Peste pneumonique

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Peste pneumonique
Classification et ressources externes
CIM-10 A20.2
CIM-9 020.3
MeSH D010930
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La peste pneumonique est une forme de peste qui est plus rare que la peste bubonique, mais nettement plus mortelle et extrêmement contagieuse. Elle survient lorsque le bacille atteint les poumons et, sans traitement approprié, est mortelle en quelques jours.

Formes cliniques[modifier | modifier le code]

Peste pulmonaire primaire[modifier | modifier le code]

Elle peut être transmise par voie aérienne par un malade atteint de peste bubonique. La contagion se fait par contact avec des liquides organiques infectés, ou par l'inhalation de gouttelettes en suspension dans l'air émises par une personne infectée présentant des expectorations, c'est-à-dire qui tousse ou éternue en émettant des sécrétions infectées. Elle peut se propager par contact avec des vêtements ou de la literie contaminés par des liquides organiques infectés.

Dans ce cas, le temps d'incubation est plus bref que dans la peste bubonique et dure de deux à trois jours. Les premiers symptômes outre la fièvre, se concentrent sur la sphère respiratoire : toux, dyspnée (difficulté à respirer) avec éventuellement production d'expectorations hémoptoïques et purulentes (le malade tousse et crache du sang et du pus infecté). Puis on constate une pneumopathie invasive dyspnéisante avec œdème lésionnel responsable d'une détresse respiratoire aiguë entrainant la mort.

Peste pulmonaire secondaire[modifier | modifier le code]

Dans 12 % des cas de peste, la peste pulmonaire fait suite à une peste bubonique ou une peste septicémique non ou mal soignée. Le bacille (Yersinia pestis) envahit les poumons par voie sanguine et infecte directement le parenchyme pulmonaire. Les patients sont atteints d'un syndrome pseudo-grippal, toux sèche, céphalées (maux de tête), fièvre, puis une pneumopathie sévère se développe : toux avec crachats hémoptoïques dits « sirop de framboise », douleurs thoraciques, fièvre élevée, puis coma.

Chine[modifier | modifier le code]

La République populaire de Chine a éliminé la peste pneumonique de la plupart des parties du pays, mais rapporte toujours des cas occasionnels dans des régions éloignées de l'ouest de la Chine où la maladie est portée par les rats et les marmottes qui vivent à travers le plateau de l'Himalaya. Les éruptions épidémiques peuvent survenir quand une personne mange une marmotte infectée ou vient en contact avec les puces portées par des rats. En 2006, un rapport de l’OMS d'une réunion internationale sur la peste a cité un expert de santé du gouvernement chinois affirmant que la plupart des cas de peste dans le nord-ouest de la Chine se produisent quand les chasseurs sont contaminés alors qu'ils écorchent des animaux infectés[1]. L'expert a dit qu’en raison de l'éloignement de la région, la maladie a tué plus de la moitié des personnes infectées. Le rapport affirme aussi que depuis les années 1990, il y a eu une hausse des cas de peste chez les humains—de moins de 10 dans les années 1980 à près de 100 cas en 1996 et 254 en 2000[2]. En septembre 2008, deux personnes sont mortes de la peste dans la partie est du Tibet[3]

L'éruption épidémique la plus récente, toujours en cours, de la maladie a débuté en Chine en août 2009 dans la ville de Ziketan localisée dans la Province du Qinghai. La ville a été condamnée et jusqu’à présent, trois personnes sont mortes des suites de la maladie[1],[4]. Selon le porte-parole de l'OMS à Pékin, Vivian Tan, : "C'est bien sûr un sujet d'inquiétude, car c'est probablement la forme la plus mortelle de la peste. Mais cela se passe dans une zone reculée du pays et les autorités semblent prendre les mesures adéquates, par conséquent il est trop tôt pour juger de la gravité de la situation[5],[6].".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

L'article principal :

Les autres formes cliniques de peste :

L'histoire des épidémie de peste :

Notes et références[modifier | modifier le code]