Ségou (ville)

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Ségou
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Ségou
Cercle Ségou
Maire Ousmane Simaga (Cnid)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 130 690 hab. (2009)
Population précédent recensement 105 305 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 2 %
Géographie
Coordonnées 13° 27′ 00″ N 6° 16′ 00″ O / 13.45, -6.266667 ()13° 27′ 00″ Nord 6° 16′ 00″ Ouest / 13.45, -6.266667 ()  
Localisation

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Ségou

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Ségou

Ségou est une ville et une commune du Mali, située à 240 km de la capitale Bamako. C’est également le chef-lieu du cercle de Ségou et de la 4e région administrative du Mali qui porte son nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le marché de Ségou au bord du fleuve Niger.

La ville de Ségou est surnommée « la cité des balanzans », nom d’un arbre poussant en abondance dans et autour de la ville (acacia albida). Elle est située sur la rive du fleuve Niger.

Histoire[modifier | modifier le code]

Palais d'Ahmadou à Ségou (1872).

Les premiers habitants sont des bozos, une ethnie pratiquant la pêche. Sont ensuite arrivés des soninkés, des malinkés puis les bambaras au XVIe siècle.

C’est à Ségoukoro, sur la rive du Niger à 11 km à l'ouest du centre ville actuel de Ségou, que Biton Coulibaly fonde au XVIIIe siècle le royaume bambara de Ségou. C'est à Ségoukoro que l'on trouve les tombeaux de la dynastie fondée par Biton Mamary Coulibaly, sa propre tombe et la splendide mosquée soudanaise de Ba Sounou Sacko dédiée à sa mère.

Le 10 mars 1861, El Hadj Oumar Tall conquiert la ville, oblige la population à se convertir à l’islam et fait construire des fortifications autour de la ville.

Le 13 avril 1862, il part à la conquête de Tombouctou et confie Ségou à son fils Ahmadou qui doit se battre contre l’aristocratie bambara.

Le commandant Louis Archinard de l’armée coloniale française entre à Ségou le 6 avril 1890, et s’allie aux bambaras. Le 13 mars 1893, Ségou devient chef-lieu d'un cercle administratif colonial qui regroupait les territoires des cercles actuels de Dioïla, Barouéli, Bla, Ségou, Macina, San, Koutiala, Tominian et une partie du cercle de Koulikoro.

La commune mixte de Ségou est instituée en 1953. Ségou devient une commune de plein exercice par la loi française du 18 novembre 1955[2]. Elle est alors dirigée par un conseil municipal élu par un collège unique dirigé par un maire élu en son sein[3].

Administration[modifier | modifier le code]

Le cercle de Ségou regroupe la commune urbaine de Ségou et 29 communes rurales (Pélengana, Sébougoubou, Konodimini, N'Gara, Massala, Sakoïba, Soignébougou, Cinzana, Samené, Dioro, Farakou-Massa, Kamiandougou, Diédougou, Koumandougou, Bellen, Baguidadougou, Farako, Sama-Foulala, Souba, Digandougou, Katiéna, Fatiné, Diouna, Markala, Dougabougou, Togou, Boussin, Sansanding et Sibila) totalisant 554 villages et quartiers.

La Ville de Ségou est jumelée avec :

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
2004 Bréma Thiéro CNID
2009 Ousmane dit Oussou Simaga[4]. CNID

Éducation et Culture[modifier | modifier le code]

Les poteries de Ségou.

Le Festival sur le Niger a lieu à Ségou en février chaque année depuis 2005. Selon Mamou Daffé, directeur du festival, l’organisation du festival est bénéfique pour l’économie locale. Ainsi, au cours des 6 premières éditions, environ 1 5 milliards de francs Cfa ont été injectés dans l’économie, 150 entreprises locales ont travaillé pour le festival qui a créé, en 2010, 95 emplois directs et 1 858 emplois indirects. En 5 ans, le nombre de touristes à Ségou a été multiplié par 10, passant de 1 500 touristes en 2004 à 15 000 touristes en 2008. En 2010, 22 000 festivaliers venant de 29 pays ont participé au festival[5].

Ségou est réputé pour son marché aux poteries fabriquées dans le village de potiers de Kalabougou.

Le 14 novembre 2011, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au classement dans le patrimoine culturel national du quartier historique de Ségou, constitué d'un ensemble de 12 bâtiments construits dans le style architecturale néo-soudanais[6].

L'université de Ségou a ouvert en 2012, le Premier ministre, madame Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a inauguré le 27 janvier 2012 l’amphithéâtre de la nouvelle université de Ségou et présidé la rentrée solennelle de cette première université malienne en dehors de Bamako[7].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'Islam, avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes.

Islam[modifier | modifier le code]

La grande mosquée du vendredi de Ségou a été inauguré en 2009[8]. Elle a été financée par l’Association mondiale pour l’appel islamique, une organisation libyenne[9]. Le président de la république Amadou Toumani Touré a lancé officiellement les travaux le 2 février 2007. L’édifice comprend également une école et un centre culturel. La superficie est de 2 300 m2 et la grande mosquée peut recevoir 3 000 fidèles.

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ 12 août 2009 (consulté le 18 mars 2010)
  2. « Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Equatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar », sur www.legifrance.gouv.fr.
  3. « Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3ème République, », sur Penser pour agir.org (consulté le 7 février 2006)
  4. « Cité des Balazan : Le Cnid indétrônable, Zénith Balé, », sur www.maliweb.net (consulté le 29 mai 2009)
  5. A.K., L’apport du festival à l’économie locale de Ségou, Le Républicain, 26 janvier 2009 et Amadou Haidara « Le festival sur le Niger en chiffres, Le Ségovien, 23 février 2010. »
  6. Gouvernement, « Conseil des Ministres du 23 Novembre 2011 », Journaldumali.com,‎ 23 novembre 2011
  7. Ousmane Berthé, « Enseignement supérieur : l’université de Ségou a ouvert ses portes », L’Essor,‎ 30 janvier 2012 (lire en ligne)
  8. A.B.D., « Inauguration de la grande mosquée de Ségou, Madani Sada Touré désigné grand Imam », L'Indicateur Renouveau,‎ 27 juillet 2009 (lire en ligne)
  9. Ségou : Une mosquée digne de la réputation religieuse, L’Essor 5 février 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]