Bobo-Dioulasso

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Bobo-Dioulasso
Grande mosquée
Grande mosquée
Administration
Pays Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Région Hauts-Bassins
Province Houet
Département Bobo-Dioulasso
Maire El Hadj Salia Sanou
Démographie
Gentilé Bobolais
Population 489 967 hab. (2006)
Densité 3 582 hab./km2
Géographie
Coordonnées 11° 11′ 00″ N 4° 17′ 00″ O / 11.183333, -4.283333 ()11° 11′ 00″ Nord 4° 17′ 00″ Ouest / 11.183333, -4.283333 ()  
Superficie 13 678 ha = 136,78 km2
Divers
Indicatif téléphonique (+226) 20
Langues du Burkina Faso Français, Dioula, Bobo
Localisation

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Bobo-Dioulasso

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Bobo-Dioulasso
Liens
Site web http://www.mairie-bobo.org/

Bobo-Dioulasso est une ville du Burkina Faso, la deuxième en population après Ouagadougou. C'est la capitale de la région des Hauts-Bassins, de la province du Houet et préfecture du département du même nom.

Baptisée ainsi par les colons, son nom signifie « la maison des Bobo-dioula (peuple d'Afrique) ». Sa gare est d'une étonnante architecture (le train relie Abidjan et Ouagadougou).

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Située au sud-ouest du Burkina, ancienne capitale coloniale et encore appelée capitale économique, Bobo-Dioulasso couvre une superficie de 13 678 ha et comptait, au recensement de 1985, 231 162 habitants. Le taux de croissance est de 7,23 %, ce qui donne pour 1995, 412 000 habitants. Au recensement de 2006, la ville comptait 489 967 habitants[1]. La commune de Bobo-Dioulasso est administrée par un Maire et un bureau élus au sein du conseil municipal pour une durée de cinq ans. La ville bénéficie d'un climat plutôt doux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Poste administratif et militaire dès 1897, la ville actuelle de Bobo-Dioulasso a connu un long cheminement. En effet, elle a pris naissance et s’est développée à partir d’un petit village appelé « Kibidoué » fondé par des agriculteurs Bobo venus du Mandé vers 1050.

Ces agriculteurs Bobo, après s’être installés sous le « Kibi » qui signifie arbre en Bobo, décidèrent de baptiser leur village « Kibidoué ». Par la suite, Kibidoué donnera « Sya », village plus gros avec l’arrivée progressive des commerçants Dioulas venus du royaume de Kong et d’autres migrants venus du sud. Cette arrivée des Dioula a generé une ethnie metissée appelée Bobo-Dioula occupant l'actuel quartier de Dioulassoba qui signifie la grande famille des Dioulas.

La légende consacre plusieurs versions à cette appellation de Sya et l’une des versions dit que Sya était le nom d’une jeune vendeuse de dolo à Kibidoué, réputée pour sa générosité.

En 1904, le Commandant Caudrelier baptise la ville Bobo-Dioulasso, ce qui, littéralement traduit du dioula, signifie la « maison des Bobo-Dioula ».

Longtemps considérée comme la capitale économique du pays, notamment par sa proximité avec Abidjan et par sa forte production de coton, principale richesse du pays, la ville est en perte de vitesse depuis les crises ivoiriennes de 2002 et 2010-2011 [2]. La ville n'accueille que 20 % des entreprises du pays contre 58 % pour Ouagadougou[3].

En 2011, la ville est secouée par la révolte qui touche le pays ; elle est notamment touchée par la mutinerie des militaires du camp de Ouezzin Coulibaly et l'intervention de l'armée qui mate cette mutinerie, faisant 7 morts et 25 blessés entre le 31 mai et le 6 juin[4],[5],[6],[7],[8].

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville de Bobo-Dioulasso

À l’étape actuelle, il convient de retenir qu’aux termes de l’article 7 de la loi n 004/93/ADP du 12 mai 1993 portant organisation municipale, Bobo-Dioulasso est érigée en commune de plein exercice, statut dont elle bénéficiait d’ailleurs compte tenu de son importance.

La loi n 006/93/ADP du 12 mai 1993 consacre à la commune de Bobo-Dioulasso un statut particulier.

Aux termes de l’article 2 de cette loi, la commune de Bobo-Dioulasso est organisée en trois arrondissements qui sont :

  • Arrondissement de Dô ;
  • Arrondissement de Dafra ;
  • Arrondissement de Konsa.

C’est cette même loi qui fixe les limites de la commune de Bobo-Dioulasso.

Ces communes regroupent vingt-cinq secteurs. Chaque secteur comporte un ancien nom mais avec la nouvelle nomination en secteur le terme ex est utilisé pour les désigner. Exemple : Secteur 1 ex Dioulassoba.

Économie[modifier | modifier le code]

À Bobo-Dioulasso, ce sont l’administration et le commerce qui constituent les branches d’activité les plus importantes.

Ces deux branches d’activité occupent les deux tiers des actifs. Les services dans leur ensemble concentrent 84 % des actifs.

Les caractéristiques socio-économiques de Bobo-Dioulasso peuvent s’analyser à travers les fonctions urbaines telles que les transports, le commerce, l’industrie, les services publics et l’agriculture.

Hotel Ran Somketa de Bobo-Dioualasso

Le commerce[modifier | modifier le code]

le marché de Bobo-Dioulasso

Du fait de sa position de carrefour international, la fonction commerciale tient une place de choix dans la ville de Bobo-Dioulasso. Un grand nombre de maisons de commerce nationales et étrangères ont leur siège à Sya.

Le répertoire de la Chambre de Commerce dénombre 180 établissements de commerce allant du commerce général à l’import–export, à la vente de textiles, de matériaux de construction, au commerce des machines, automobiles, appareils électriques ; Bobo-Dioulasso compte environ 18 marchés.

L’industrie[modifier | modifier le code]

L’essentiel du tissu industriel bobolais est constitué par l’agro-alimentation (Brakina, Citec Huilerie) par l’agro-industrie (Sofitex, Sofib, Mabucig), industrie légère (Sonaceb cartonnage, Winner piles, Filsah produits cotonniers), par la mécanique et la métallurgie (Sifa, CBTM, Profimétaux, EERI-BF, AUMI) et par la chimie et ses dérivés (Saphyto, SAP). La zone industrielle aménagée le long de la voie ferrée s’étend actuellement vers le quartier Lafiabougou.

L’industrie bobolaise est surtout destinée au marché intérieur mais avec le développement de la filière coton, il est possible d’envisager une industrie d’exportation.

Depuis 2005 une industrie d'exportation de fruits, notamment de mangues fraîches, s'est mise en place. Il y a une station de conditionnement publique - le Terminal Fruitier - et une station privée.

Le transport[modifier | modifier le code]

L'Aéroport de Bobo-Dioulasso (code AITA : BOY, code OACI : DFOO) est doté d'une piste de 3 300 m (après Dakar la plus longue de l'Afrique occidentale) et peut recevoir tout type d'avions. Il y a deux vols par semaine vers Abidjan et Ouagadougou.

Gare de Bobo

Bobo-Dioulasso est situé sur le chemin de fer Abidjan-Ouagadougou, exploité par la Sitarail. Il y a trois trains de passagers par semaine sur Abidjan et Ouagadougou, et environ deux trains de marchandises par jour. Une plate-forme à conteneurs moderne se trouve dans la zone industrielle.

Pour le transport routier, la ville est un important carrefour sur l'axe Mali-Lomé.

Train[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Abidjan Banfora Non précisé Koudougou Ouagadougou

Personnalités nées à Bobo-Dioulasso[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Recensement général de la population et de l'habitation de 2006 », sur Institut National de la Statistique et de la Démographie (consulté en 17 février 2014)
  2. Slateafrique, « [1] », Slate Afrique, publié le 3 mai 2011, consulté le 20 décembre 2012
  3. Ministère de l'économie et des finances du Burkina Faso, « [2] », VIème recensement industriel et commercial, publié juillet 2010, consulté le 20 décembre 2012
  4. RFI, « Nouvelle nuit de mutinerie au Burkina Faso », Radio France internationale, publié le 1er juin 2011, consulté le 6 juin
  5. RFI, « Bobo-Dioulasso, théâtre d’un nouveau soulèvement militaire », Radio France internationale, publié le 1er juin 2011, modifié le 3 juin, consulté le 6 juin
  6. RFI, « Burkina Faso, la situation est toujours très tendue à Bobo-Dioulasso », Radio France internationale, publié le 3 juin, consulté le 6 juin
  7. RFI, « Nouveaux tirs de militaires à Bobo-Dioulasso, colère des commerçants », Radio France internationale, publié le 2 juin 2011, consulté le 6 juin
  8. RFI, « Burkina Faso : Bobo Dioulasso panse ses plaies », Radio France internationale, publié le 5 juin 2011, consulté le 6 juin

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