Kayes (Mali)
| Kayes | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Kayes | |
| Cercle | Kayes | |
| Maire | Abdoulaye Camara (Adéma-Pasj) élu(e) en 2009[1] |
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| Démographie | ||
| Population | 127 368 hab. (2009) | |
| Population précédent recensement | 67 424 hab. (1998) | |
| Taux de croissance annuel moyen | 6 % | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 51 m | |
| Localisation | ||
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Kayes est une grande ville et une commune de l’Ouest du Mali à 495 km au nord-ouest de Bamako, sur les rives du fleuve Sénégal. Elle est la capitale de la première région administrative et le chef-lieu du cercle qui porte son nom. La ville connaît un fort accroissement démographique puisqu'elle passe de 80 146 habitants en 2005[2] à 127 368 habitants en 2009.
Son nom vient du soninké, du mot karré qui signifie « marigot » (bas-fond humide qui est inondé en saison de pluie).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Kayes est surnommée « la cocotte-minute de l'Afrique » en raison de sa moyenne de température très élevée. En effet, elle est entourée de massifs montagneux très riches en fer qui contribuent à l'élévation de la température.
Différents sites se trouvent dans les environs de Kayes :
- le fort de Médine à 12 km de Kayes ;
- les chutes du Félou (16 km) ;
- les chutes de Gouina à 80 km au sud-est de Kayes sur le fleuve Sénégal ;
- le tata de Koniakary construit par El Hadj Oumar Tall à 70 km au nord-est de Kayes ;
- le lac Magui et le lac Doro ;
- le barrage hydroélectrique de Manantali.
Histoire [modifier]
En 1892, Kayes devient la capitale du Soudan français (constituant la colonie française du Haut-Sénégal-Niger), capitale transférée à Bamako le 17 octobre 1899.
La commune-mixte de Kayes est instituée par un arrêté général du 20 décembre 1918 et est effective au 1er janvier 1919. Par la loi du 18 novembre 1955[3], Kayes devient une commune de plein exercice en 1956 avec un conseil municipal élu par un collège unique et un maire élu en son sein[4].
Durant la Seconde Guerre mondiale, la région abrite une grande partie des réserves d'or de la Banque de France, expédiées outre-mer dès le début de la guerre pour éviter qu'elles ne risquent de tomber aux mains de l'ennemi[réf. nécessaire]. Cet or, initialement expédié à Dakar, fut ensuite acheminé par le chemin de fer à Kayes, jugée plus sûre car éloignée de la côte et du risque d'une attaque maritime.
Économie et transport [modifier]
Kayes est située sur la ligne du chemin de fer Dakar-Niger construite lors de la colonisation française à la fin du XIXe siècle.
En 2003, le conflit ivoirien en bloquant les transports vers le sud a réactivé la voie ferrée et la ville de Kayes. Le désenclavement au niveau de l’accès routier est actuellement en cours : les routes menant vers le Sénégal et vers Bamako viennent d'être achevées[Quand ?]. La ville de Kayes est située de part et d’autre du fleuve Sénégal. En raison du trafic routier en augmentation, et notamment des poids lourds reliant Dakar à Bamako, le pont construit en 1998 a connu une usure précoce et a dû être réhabilité en 2009. Les travaux, d’un montant de près de deux milliards de francs CFA, ont perturbé fortement la circulation, le trafic sur le pont ayant été interrompu pendant trois mois[5].
L'aéroport international de Kayes Dag Dag permet des liaisons régulières vers Bamako et vers Paris à partir de décembre 2011 avec la compagnie française Aigle Azur[6].
Politique [modifier]
| Année | Maire élu | Parti politique |
|---|---|---|
| 2004 | Hamidou Koné | RPM |
| 2009 | Abdoulaye Camara[7] | Adéma-Pasj |
Culture et patrimoine [modifier]
Le Conseil des ministres réuni le 26 janvier 2011 a adopté un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national des bâtiments coloniaux de Kayes, comprenant la cité des cheminots et des anciens bâtiments sur la corniche compris entre la résidence du Gouverneur et la « Quarantaine »[8].
Religion [modifier]
Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'Islam, avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes.
Sports [modifier]
Le Stade Abdoulaye Makoro Cissoko est situé à Kayes. L'Association sportive Sigui Kayes est un club de football basé à Kayes.
Jumelages [modifier]
La ville de Kayes est jumelée depuis 30 novembre 1990 entre le Syndicat d'agglomération nouvelle devenu Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne composée des communes d’Évry, Ris-Orangis, Courcouronnes, Bondoufle et Lisses)[9].
L'école Legal Segou A est jumelée avec le Collège Jean Lurçat de Ris-Orangis.
Notes et références [modifier]
- Informations sur les élus, sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, 12 août 2009. Consulté le 18 mars 2010
- Communiqué du Conseil des ministres du 18 octobre 2006
- Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Équatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar, sur www.legifrance.gouv.fr.
- Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3e République,, sur Penser pour agir.org, 7 février 2006.
- Kayes : Le pont fluvial réparé à près de 2 milliards de F Cfa,, sur Le Républicain, 7 septembre 2009.
- Aigle Azur inaugure sa seconde route vers le Mali: Paris - Kayes, Bussines Travel.fr, 23 novembre 2011
- O. Niane Kayes : Abdoulaye Camara élu maire, L’Essor, 29 mai 2008
- Conseil des Ministres du 26 janvier 2011
- Site internet de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne. Consulté le 8 janvier 2009.