Koulikoro

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Koulikoro
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Koulikoro
Cercle Koulikoro
Maire Youssouf Papa Traoré
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 43 174 hab. (2009)
Population précédent recensement 28 670 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 3.8 %
Géographie
Coordonnées 12° 25′ 00″ N 7° 24′ 00″ O / 12.416667, -7.4 ()12° 25′ 00″ Nord 7° 24′ 00″ Ouest / 12.416667, -7.4 ()  
Localisation

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Koulikoro est une ville et une commune du Mali, chef-lieu du cercle et de la deuxième région du Mali qui portent son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est sur le site de Koulikoro qu’a eu lieu la grande bataille historique, en 1235, entre Soumaoro Kanté, roi du royaume de Sosso, et Sundjata Keïta, roi du Mandé, futur empereur du Mali. Dans la colline sacrée (Nianan Kulu) aurait disparu Soumaoro Kanté.

Koulikoro a été fondée au début du ???e siècle par un Bambara, Dioba Diarra, qui, venant de Faroko dans le cercle de Ségou, s’installa avec son frère d’abord à Kélé, puis à Kélan et Kayo avant de s’installer au pied de la montagne (« Koulo koro » en bambara). Ce qui était au départ un simple hameau devint un village puis la capitale du Meguetan, une principauté bambara affiliée au Royaume bambara de Ségou.

Arrivée de la mission Hourst à Koulikoro

En 1884, le capitaine français de Lanneau signe un traité de protectorat avec Ouodiou Diarra, chef de village de Meguetan de Koulikoro. La subdivision a été créée par les colonisateurs français en 1889 et fut érigée en cercle le 17 avril 1957. Alors que le Soudan français est une colonie française, Koulikoro devient par la loi française du 18 novembre 1955[2], une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège unique[3].

La loi du 2 mars 1966 donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints[3].

Koulikoro s’est développée avec la ligne du chemin de fer Dakar-Niger. Le 10 décembre 1904, le premier train entrait en gare de Koulikoro, terminus de la ligne reliant la capitale sénégalaise au fleuve Niger.

En 1979, Koulikoro devient la capitale administrative de la deuxième région du Mali. Depuis 1980, l'École militaire interarmes de Koulikoro est installé à Koulikoro.

Économie et transport[modifier | modifier le code]

La ville de Koulikoro est très industrialisée. Elle est le terminus de la ligne du chemin de fer de Dakar au Niger. C’est un port important qui permet la desserte fluviale par la Compagnie malienne de navigation de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao entre août et novembre, à la fin de la saison des pluies. Plusieurs sociétés sont installées à Koulikoro :

  • L’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA)
  • la Compagnie malienne de navigation (COMANAV)
  • l'Industrie de construction navale (INACOM)
  • les Grands Moulins du Mali (GMM)
  • la Briqueterie moderne du Mali
  • la Coopérative Djemanguèle, qui produit des jus de fruits (Zeguené, Dah rouge, Goyave, etc...)
View over Kulikoro.jpg

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
2004 Souleymane N’Diaye PDR
2009 Youssouf Papa Traoré[4] Rpm

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association sportive Nianan est un club de football basé à Koulikoro.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Koulikoro est jumelée avec :

Le Lycée Dioba Diarra de Koulikoro est jumelé depuis le 15 février 2010 avec le lycée Castel de Dijon (France), après plusieurs années d’échanges entre les deux établissements scolaires[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Gilbert Nicomède Jaime, De Koulikoro à Tombouctou à bord du "Mage" : 1889-1890, E. Dentu, Paris, 1992
  • E. Meynaar et Peter Slits, Koulikoro : rapport de synthèse de 4 études sectorielles sur la ville régionale de Koulikoro du Mali, Direction nationale de l'urbanisme et la construction (DNUC), Bamako, 1980, 168 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ 12 août 2009 (consulté le 18 mars 2010)
  2. Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique-Occidentale française, en Afrique-Équatoriale française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar [1]
  3. a et b Kô Samaké, Modibo Keïta, « Recherche sur l’historique de la décentralisation au Mali : De la période coloniale à la 3e République », Penser pour agir.org, 7 février 2006 (texte intégral).
  4. Zoumana Nayté, Un maire Rpm succède à un maire Adema : L'Alternance dans le Folona, Le Challenger, 5 juin 2009 [2]
  5. Zoumana Nayté Coopération Mali – France : Lycée Dioba Diarra jumelé au Lycée CASTEL de Dijon, Le Challenger, 19 février 2010

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