Sikasso

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Sikasso
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Sikasso
Cercle Sikasso
Maire Mamadou Tangara (Adéma-Pasj)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 225 753 hab. (2009)
Population précédent recensement 134 774 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 4.8 %
Géographie
Coordonnées 11° 19′ 00″ N 5° 40′ 00″ O / 11.316667, -5.666667 ()11° 19′ 00″ Nord 5° 40′ 00″ Ouest / 11.316667, -5.666667 ()  
Localisation

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Localisation de Sikasso au Mali

Sikasso est une grande ville et une commune du sud du Mali à 375 km au sud-est de Bamako. Elle est la capitale de la troisième région administrative. La population est passée de 114 000 individus en 1998 à 135 000 en 2005. C’est par sa population la deuxième ville du Mali.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 375 km de Bamako, 100 km de la frontière de la Côte d'Ivoire et à 45 km de celle du Burkina Faso, Sikasso est une ville-carrefour entre les pays côtiers (Togo, Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire) et les pays enclavés (Burkina Faso et Mali).

Bénéficiant d’un climat subtropical avec des précipitations très abondantes durant la saison des pluies (298,6 mm de hauteur de pluie pour le mois le plus arrosé), la production agricole est abondante. Les fruits et légumes sont disponibles toute l’année et l'autosuffisance alimentaire est assurée à la différence du reste du Mali.

Relevé météorologique de Sikasso (altitude : 375 m ; latitude : 11°21'N)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 14,5 17,9 21,8 24,4 24 22,3 21,4 21,3 21,1 21,4 17,9 17,6 20,2
Température moyenne (°C) 24 27 29,5 30,6 29,7 27,7 26,1 25,1 26,1 27,4 25,9 23,6 26,9
Température maximale moyenne (°C) 33,6 36,2 37,6 37,4 35,9 33,1 30,9 30,1 31,3 33,6 34,5 33,1 34
Précipitations (mm) 1,1 3,3 12,9 45 94,6 152 235,7 298,6 193,2 72,7 11,2 1,9 1 122,2
Source : Le climat à Bamako (en ° C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com


Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Sikasso a été fondée au début du ⅩⅠⅩe siècle par Mansa Daoula Traoré. Elle fut la capitale du royaume du Kénédougou. Un tata (muraille défensive) fut construit en 1890 par Tiéba Traoré, roi du Kénédougou, afin de protéger la ville contre les attaques de Samory Touré puis celles des troupes coloniales françaises. Il a été agrandi et renforcé par Babemba Traoré. Cet édifice est menacé de disparition en raison de la pression du développement de la ville. Le Conseil des ministres du 18 mars 2009 a adopté un projet de décret portant classement du Tata de Sikasso et éléments associés dans le patrimoine culturel national[2].

En avril 1898, le colonel Audéoud prend prétexte du refus de Babemba Traoré, successeur de Tiéba, à l'établissement d'une garnison française pour attaquer la ville. Les trois enceintes du Tata ont résisté à Samory mais pas aux obus modernes et malgré les violentes contre-attaques des défenseurs, la ville est prise au terme de deux jours de siège, le 1er mai 1898 et mise à sac.

La commune mixte de Sikasso est créée en 1954. Sikasso devient une commune de plein exercice par la loi française du 18 novembre 1955[3]. Elle est alors dirigée par un conseil municipal élu par un collège unique dirigé par un maire élu en son sein[4].

Sites naturels ou historiques de la région[modifier | modifier le code]

  • Les ruines du légendaire tata de Sikasso construit au XIXe siècle. par le roi Tiéba Traoré et Babemba Traoré. Le Tata de Sikasso est une imposante muraille en terre construite pour défendre la ville contre les agresseurs. La toute dernière enceinte avait un périmètre de 9,5 km; une épaisseur de 6 mètres à la base et 2 mètres au sommet et d'une hauteur variant de 4 à 6 mètres et comptait 5 grandes portes verrouillées. Grâce au Tata, Sikasso résista longtemps aux troupes de Samory Touré et à l'assaut de l'armée coloniale française.
  • Le mamelon de Sikasso, une colline artificielle au centre de la ville où siégeaient les rois de Sikasso.
  • Les grottes de Missirikoro à 13 km.
  • Les chutes de Farako à 20 km.
  • Le palais des rois du Kenedougou.

Économie[modifier | modifier le code]

En janvier 2001 l'agence auxiliaire de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest a ouvert sa succursale afin de donner un élan à l'économie de cette ville stratégique. Elle a été inaugurée deux mois plus tard par le président de la République Alpha Oumar Konaré et le gouverneur de l'institution, Charles Konan Banny.

Sikasso est desservi par l'Aéroport international de Sikasso Dignagan

Culture[modifier | modifier le code]

Le festival « Triangle du balafon », consacré à l'instrument de musique traditionnel, se déroule chaque année à Sikasso.

La construction d’un musée du balafon est prévue à Sikasso, à Bougoula-Hameau[5].

Le Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture sénoufo, crée par le père Emilio Escudero Yangüela, présente et travaille à la collecte d'informations sur la culture Sénoufo.

Religion[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'Islam, avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Le Stade Babemba Traoré est situé à Sikasso. L'Association Sportive Tata National est un club de football basé à Sikasso.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Le cercle de Sikasso regroupe les communes de Benkadi, Blendio, Dandéresso, Dembella, Dialakoro, Diomaténé, Dogoni, Doumanaba, Fama, Farakala, Finkolo Ganadougou, Finkolo-Sikasso, Gongasso, Kabarasso, Kaboila, Kafouzela, Kapala, Kapolondougou, Kignan, Klela, Kofan, Kolokoba, Koumankou, Kouoro, Kourouma, Lobougoula, Miniko, Miria, Missirikoro, N Tjikouna, Natien, Niéna, Nongo-Souala, Pimperna, Sanzana, Sikasso, Soukourani-Missirikoro, Tella, Tiankadi, Waténi, Zanferebougou, Zangaradougou et Zanièna.

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
1999 Mamadou Tangara
2004 Mama Sylla
2009 Mamadou Tangara[6] Adéma-Pasj

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ 12 août 2009 (consulté le 18 mars 2010)
  2. Communiqué du Conseil des ministres du 18 mars 2009
  3. Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Equatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar
  4. Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3ème République, Penser pour agir.org, 7 février 2006 Recherche sur l'historique de la décentralisation au Mali
  5. Communiqué du conseil des ministres du 15 octobre 2008
  6. Investiture du maire à Sikasso : Le Maire sortant Mama Sylla boude la cérémonie, Nouvel Horizon, 9 juin 2009 [ http://www.maliweb.net/category.php?NID=45792]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]