Transsexualisme

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Femme trans avec les lettres « XY » écrites sur sa paume.

La transidentité, le transsexualisme ou la transsexualité est le fait chez une personne d'avoir une identité de genre non conforme à son genre assigné à la naissance. On parle parfois aussi plus globalement de personne transgenre (voire personne trans) pour désigner une personne qui ne souhaite pas se faire opérer ; le transsexualisme est une « sous-catégorie » du transgénérisme[1],[2],[3] mais certaines personnes transsexuelles rejettent l'étiquette transgenre[4],[5],[6],[7]. Un diagnostic médical de dysphorie de genre peut être donné si une personne exprime le désir de vivre et d'être acceptée, en tant que membre du genre revendiqué[8] ou si une personne éprouve de la détresse en raison de son identité de genre[9]. Les personnes transsexuelles recherchent donc une aide médicale (notamment l'hormonothérapie et les opérations chirurgicales) pour les aider à accorder leur corps avec leur identité de genre.

Toutes les personnes trans n'éprouvent pas forcément le sentiment d'être nées dans le mauvais corps (voir dysphorie de genre), bien que l'incohérence entre le genre assigné qui est basé sur l'aspect visuel des organes génitaux externes, et l'identité de genre, soit éprouvé tôt dans l'enfance. La transidentité n'est pas un choix et peut s’affirmer à tout âge en générant souvent un conflit intérieur, un mal profond, mais surtout un malaise social ; la personne concernée ne pouvant se reconnaître dans les rôles et apparences socialement attribués aux hommes cisgenres ou aux femmes cisgenres. L'identité de genre peut aussi être ambivalente ou neutre, ainsi, le terme « femme trans » (voire « personne trans ») peut définir une femme transsexuelle qui ne se reconnait pas dans le système binaire du genre, lequel exclut par ailleurs, de fait, les personnes intersexes ; de même, un « homme trans » peut se définir ainsi pour les mêmes raisons.

Bien que le travestissement puisse constituer une sorte de première étape de la transition (voir Real Test Life et passing), il faut toutefois le discerner du travestissement des personnes qui se donnent en spectacle (voir drag king et drag queen) et qui n'éprouvent pas le malaise des personnes trans qui souhaitent faire coïncider leur apparence physique avec leur identité de genre, de façon durable.

La notion de « sexe anatomique » ne correspond pas nécessairement à la notion de sexe chromosomique. L'identité sexuelle était jusqu'à présent définie par la présence de chromosomes XX ou XY, mais l'existence de personnes de sexe masculin et de caryotype XX ou de sexe féminin et de caryotype XY est connue depuis les années 2000 (voir : gène SRY)[10].

Terminologie[modifier | modifier le code]

Il existe une multitude de termes pour évoquer la sensation ou la volonté d'une personne de relever d'un autre genre que celui qui lui a été assigné à la naissance. Les mots sont généralement formés à partir du préfixe latin trans, qui évoque le passage (la transition d'un genre vers un autre). Certaines expressions prêtent à confusion ou ne font pas consensus. Le terme « transsexualité » est parfois compris ou amalgamé dans le sens de l’orientation sexuelle ou d'un « comportement sexuel », or la sexualité des personnes transidentitaires n'est ni spécifique ni évolutive de manière sensible en cas de transition. La transidentité n'a en effet aucune incidence sur les goûts ou les opinions d'un être humain[11].

Le psychiatre John F. Oliven de l'université Columbia a inventé le terme transgender dans son travail de référence de 1965, Sexual Hygiene and Pathology, en écrivant que le terme antérieurement utilisé, transsexualism était trompeur ; en réalité, transgenderism (transgénérisme) est plus évocateur, parce que la sexualité n'est pas prédominante dans le transvestisme primaire[12],[13]. Le terme transgenre a ensuite été popularisé, avec différentes définitions, de diverses personnes transgenres, transsexuelles et travesties, notamment Virginia Prince[2], qui l'a utilisé dans sa publication de décembre 1969, Transvestia, un magazine national pour travestis qu'elle avait créé[14]. Au milieu des années 1970, les termes trans-genre et personnes trans étaient des mots-valises[15], et transgénériste était utilisé pour décrire des personnes qui voulaient vivre travestis (voir passing), sans subir de chirurgie de réattribution sexuelle (CRS)[16]. À partir de 1976, transgenderiste/transgénériste a été abrégé en TG dans les formations éducatives[17].

À partir de 1984, le concept de « communauté transgenre » s'est développé, où transgenre était utilisé en tant que mot-valise[18]. En 1985, Richard Elkins a établi la Trans-Gender Archive à l'université d'Ulster[14]. À partir de 1992, l'International Conference on Transgender Law and Employment Policy a défini le terme transgenre comme une expression générique qui inclut « les transsexuels, les transgendéristes/transgénéristes, les travestis » et quiconque transitionne[19].

Le terme homme trans désigne un homme qui a réalisé la transition female-to-male', et femme trans désigne une femme qui a réalisé la transition male-to-female. Les manuels pour professionnels de santé, journalistes et militants des groupes de défenses LGBT conseillent de se référer aux personnes, de la manière dont elles se définissent elles-mêmes (prénom et pronom), y compris pour évoquer leur présent et leur expérience passée[20],[21] ; beaucoup notent également que transgenre devrait être utilisé comme un adjectif, et non comme un nom (par exemple, « Max est transgenre » ou « Max est un homme transgenre », et non « Max est un transgenre »)[22],[23],[24].

Dans plusieurs pays, les personnes transsexuelles elles-mêmes ont souvent recours à des acronymes pour préciser le sens de leur transition. Les termes les plus usités sont MtF (male-to-female, signifiant « homme vers femme ») pour une femme trans et FtM (female-to-male, signifiant « femme vers homme ») pour un homme trans.

En France, le nom commun « transidentité » tend alors à prévaloir[25],[26],[27],[28],[29]. Il en va de même pour les adjectifs « transgenre » et « transidentaire » qui sont préférés à « transsexuel »[30] qui a une connotation trop purement sexuelle et qui, par ailleurs, sonne — aux oreilles de nombreuses personnes transidentitaires — comme un symptôme ou une pathologie et qui est donc perçue comme stigmatisante et mensongère[31]. Cette dénomination étant en effet associée à une pathologie d'après le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux[32], le terme est rejeté par les personnes trans, qui ne se considèrent pas comme malades mentaux, mais sont plutôt victimes du regard que la société leur porte (transphobie), ainsi que des législations et des démarches psychiatriques de transition jugées trop complexes, voire oppressives, et discriminantes[33],[34].

Le terme shemale est une expression d'origine anglo-saxonne désignant le plus souvent, en français, des actrices pornographiques transgenres n'ayant pas, ou pas encore, effectué de chirurgie de réattribution sexuelle et présentant des caractéristiques physiques typiquement associées aux genres féminin (seins) et masculin (pénis).

Les personnes qui ne sont ni transgenres, ni non-binaires, c'est-à-dire celles dont l'identité de genre correspond au genre assigné à la naissance, sont appelées cisgenres[35].

Origine et utilisation de « transsexuel »[modifier | modifier le code]

Norman Haire a rapporté qu'en 1921[36], Dora R d'Allemagne a débuté une transition, sous la surveillance de Magnus Hirschfeld, qui s'est terminée, en 1930, par la réussite de la chirurgie de réattribution sexuelle. En 1930, Hirschfeld a supervisé la seconde chirurgie de réattribution sexuelle, qui a été rapportée en détail dans un journal de pairs, de Lili Elbe du Danemark. En 1923, Hirschfeld a introduit le terme (allemand) « Transsexualismus »[37], après que David Oliver Cauldwell ait introduit transsexualism et transsexual en Angleterre, en 1949 et 1950[38],[39].

Cauldwell semble être le premier à utiliser le terme pour se référer aux personnes qui désirent un changement sexuel physiologique[40]. En 1969, Benjamin a déclaré avoir été le premier à utiliser le terme « transsexuel » lors d'une conférence publique, qu'il a donnée en décembre 1953[41]. Benjamin a popularisé le terme dans son livre de 1966 The Transsexual Phenomenon, dans lequel il décrivait les personnes transsexuelles selon une échelle (appelée plus tard « Échelle de Benjamin ») à trois niveaux d'intensité : « Transsexuel (sans opération) », « Transsexuel (intensité modérée) », et « Transsexuel (haute intensité) »[42],[43],[44]. Dans son livre, Benjamin a décrit le transsexualisme « vrai », selon les critères suivants : « Les transsexuels « vrais » se sentent appartenir à l'autre sexe, ils veulent être, et vivre, en tant que membre du sexe opposé, pas seulement avoir son apparence. Pour eux, leurs organes sexuels primaires (testicules), et secondaires (pénis et autres) sont des déformations dégoûtantes qui doivent être modifiées par le couteau du chirurgien[45] ».

Benjamin a suggéré que les personnes transsexuelles male-to-female, d'intensité modérée, devaient bénéficier d'un traitement hormonal œstrogénique comme « substitut, ou préalable, à l'opération »[42]. Certaines personnes ont eu une CRS, mais sans répondre à la définition du transsexuel ci-dessus (e.g. Gregory Hemingway)[46],[47]. D'autres personnes ne désirent pas de CRS, bien qu'elles répondent à d'autres éléments de la définition du « transsexuel vrai » de Benjamin[48]. La transsexualité a été incluse pour la première fois dans le DSM-III en 1980. Elle apparait à nouveau dans le DSM-III-R en 1987, où elle était placée dans la catégorie Troubles habituellement déjà manifestes dans la petite enfance, l'enfance ou l'adolescence.

Au-delà du travail de Benjamin, qui s'est principalment concentré sur les personnes transsexuelles male-to-female, il y a aussi eu des cas de transsexuels female-to-male, sur qui l'opération chirurgicale n'était pas praticable. Benjamin a donné les lettres MtF à ses patientes transsexuelles pour indiquer que : « Leur anatomie sexuelle, ce qui signifie, leur corps, est masculine. Leur sexe physiologique, ce qui signifie, leur esprit, est féminin ». Après 1967, Benjamin a abandonné sa première terminologie, et a opté pour « identité de genre »[49].

Balian Buschbaum, athlète allemand spécialiste du saut à la perche. Homme trans ayant changé d'identité et réalisé sa transition en 2008.

De « transsexuel » à « transgenre »[modifier | modifier le code]

À la même époque que le livre de Benjamin, en 1965, le terme transgender a été inventé par John Oliven[2]. À partir des années 1990, transsexuel a progressivement été considéré comme un sous-ensemble du terme générique transgenre[1],[2],[3]. Le terme transgenre est maintenant plus connu, et de nombreuses personnes préfèrent transgenre à transsexuel[50],[51],[52]. Le terme transsexuel, cependant, continue à être utilisé[53], et certaines personnes qui bénéficient de l'aide médicale (par exemple, la chirurgie de réattribution sexuelle) pour harmoniser leurs caractéristiques sexuelles avec leur identité de genre préfèrent transsexuel, et rejettent transgenre[50],[51],[52] ; en effet, ces personnes qui rejettent l'étiquette transgenre pour « transsexuelle », veulent souligner le fait que, bien qu'elles aient réalisé une chirurgie de réassignation sexuelle, donc que leur sexe anatomique a été modifié, leur identité de genre est toujours restée constante[54],[55],[56].

Historiquement, une des raisons pour laquelle certaines personnes préfèrent transsexuel à transgenre est que la communauté médicale, dans les années 1950 et 1980, a encouragé cette distinction entre les termes, pour permettre l'accès, ou non, au traitement médical[57]. D'autres personnes, s'identifiant transsexuelles, évoquent le fait que ceux qui ne cherchent pas à réaliser de chirurgie de réattribution sexuelle (CRS) sont fondamentalement différents de ceux qui la souhaitent, et que ces deux catégories ont donc des préoccupations différentes[44] mais ce point de vue est controversé ; en effet, certains soutiennent que le fait de réaliser des procédures médicales n'est pas suffisant pour discerner ce qui en subissent et les autres, et ce pour différentes raisons, notamment celle de ne pas être en mesure de les payer ou encore pour la crainte que le terme transsexuel ne soit amalgamé avec la sexualité, quand il s'agit, en fait, d'identité de genre[58]. Par exemple, Christine Jorgensen, la première personne largement connue pour avoir réalisé la chirurgie de réattribution sexuelle (voir femme transsexuelle), a rejeté le terme « transsexuel » et s'est identifiée, à la place, comme « trans-genre »[59],[60].

Variance terminologique[modifier | modifier le code]

Le mot transsexuel est plus souvent utilisé comme un adjectif que comme un nom (une « personne transsexuelle » plutôt que simplement « un transsexuel »). Comme d'autres personnes trans, les personnes transsexuelles préfèrent être désignées par les pronoms genrés associés à leur identité de genre. Par exemple, un homme trans qui a été assigné femme à la naissance sur la base de l'aspect visuel de ses organes génitaux externes peut, malgré tout, s'identifier comme un homme qui est en transition ou qui a transitionné vers un rôle de genre masculin ; dans le cas d'un homme « transsexuel », celui-ci a, ou aura, en outre, un corps masculin. Les personnes trans sont parfois désignées par les termes de leur direction de transition : « female-to-male » pour un homme trans, abrégé « F2M », « FTM » ou « F to M » ou bien « male-to-female » pour une femme trans, abrégé « M2F », « MTF » ou « M to F ».

Les individus qui subissent ou qui ont terminé leur chirurgie de réattribution sexuelle sont parfois désignées comme étant des individus « transsexués » [61] ; cependant, le terme « transsexué » ne doit pas être confondu avec le terme « transsexuel » qui peut aussi désigner les individus qui n'ont pas encore réalisé de CRS et dont l'anatomie sexuelle n'est pas (encore) en harmonie avec leur identité de genre.

Les termes dysphorie de genre et trouble de l'identité de genre n'ont pas été utilisés jusque dans les années 1970[53] quand Laub et Fisk ont publié plusieurs travaux sur le transsexualisme en utilisant ces termes[62],[63]. « Transsexualisme » a été remplacé, dans le DSM-IV, par « trouble de l'identité de genre chez les adolescents et les adultes ».

Le transsexualisme male-to-female a parfois été appelé « Syndrome de Harry Benjamin », après que l'endocrinologue ait été le premier à étudier la dysphorie[64]. Comme l'étude médicale actuelle de la variance de genre est beaucoup plus étendue que la première description de Benjamin, il y a une meilleure compréhension de ses aspects[49] et l'utilisation du terme Syndrome de Harry Benjamin a été critiqué pour délégitimer les personnes de genre variant[65],[66].

Androphilie et gynéphilie[modifier | modifier le code]

Article principal : Androphilie et gynéphilie.

L'utilisation de transsexuel homosexuel, et des termes connexes, a été appliquée aux personnes transgenres depuis le milieu du XXe siècle, bien que des critiques aient été exprimées depuis. Harry Benjamin a dit en 1966 :

Il semble évident que la réponse à la question « Un transsexuel est-il homosexuel ? » doit être « oui » et « non ». « Oui » si son anatomie est considérée ; « non » si sa psyché est préférentiellement choisie comme référentiel.

Quelle serait la situation après que la chirurgie corrective ait été effectuée et que l'anatomie sexuelle ressemble maintenant à celle d'une femme ? La « nouvelle femme » est-elle encore un homme homosexuel ? « Oui » si la pédanterie et les techniques l'emportent. « Non » si la raison et le bon sens sont appliqués et si le patient est traité comme une personne, et non comme un tampon en caoutchouc[67].

De nombreuses sources, notamment certains partisans de la typologie, critiquent ce choix du libellé qui est confus et dégradant. Le biologiste Bruce Bagemihl écrit : « le point de référence pour l'orientation « hétérosexuelle » ou « homosexuelle » dans cette nomenclature est uniquement le sexe génétique de l'individu avant qu'il soit réattribué (voir par exemple Blanchard et al. 1987[24], Coleman and Bockting, 1988[25], Blanchard, 1989[26]). Ces étiquettes ne tiennent pas compte de l'identité de genre de la personne, qui prévaut sur le sexe biologique »[68]. Bagemihl a contesté cette terminologie, en évoquant le fait qu'il était facile de prétendre que des hommes homosexuels étaient transsexuels pour échapper à la stigmatisation[68]. Leavitt et Berger ont déclaré en 1990 que « l'étiquette de transsexuel homosexuel était à la fois confus et controversé parmi les hommes qui souhaitaient une réattribution sexuelle »[69],[70]. Les critiques ont fait valoir que le terme « transsexuel homosexuel » était « hétérosexiste »[68], « archaïque »[71] et avilissant, parce qu'il qualifie les personnes selon leur sexe assigné à la naissance, au lieu de leur identité de genre[72]. Benjamin, Leavitt, et Berger ont tous utilisé le terme dans leurs travaux[67],[69]. Le sexologue John Bancroft a, par ailleurs, récemment présenté ses excuses pour l'avoir utilisé dans sa terminologie, qui était classique quand il l'a utilisé à l'époque, pour désigner les femmes transsexuelles[73]. Il a dit qu'il essayerai maintenant de choisir ses mots avec plus de sensibilité[73],[73]. Le sexologue Charles Moser est également critique de la terminologie[74].

L'utilisation de androphilie et gynéphilie a été proposée et popularisée par le psychologue Ron Langevin, dans les années 1980[75]. Le psychologue Stephen Wegener a écrit : « Langevin a fait plusieurs suggestions concrètes concernant le langage utilisé pour décrire les anomalies sexuelles. Par exemple, il propose les termes gynéphilique et androphilique pour indiquer le type de partenaire privilégié, indépendamment de l'identité de genre ou des vêtements d'un individu. Ceux qui sont en train d'écrire et de faire des recherches dans ce domaine feraient bien d'adopter son vocabulaire clair et concis »[76].

Le psychiatre Anil Aggrawal explique pour quoi les termes sont utilisés dans un glossaire »:

Androphilie – L'attraction romantique ou sexuelle pour les adultes masculins. Le terme, avec gynéphilie est nécessaire pour surmonter les immenses difficultés pour caractériser l'orientation sexuelle des hommes trans et des femmes trans. Par exemple, il est difficile de décider si un homme trans, érotiquement attiré par les hommes, est une femme hétérosexuelle ou un homme homosexuel ; ou si une femme trans, érotiquement attirée par les femmes, est un homme hétérosexuel ou une femme lesbienne. Toute tentative de les classer peut non seulement causer de la confusion, mais aussi susciter une offense chez les personnes concernées. Dans de tels cas, tout en définissant l'attirance sexuelle, il est préférable de se concentrer sur l'objet de leur attrait, plutôt que sur le sexe ou le genre du sujet[77].

La psychologue Rachel Ann Heath a écrit : « Les termes homosexuel et hétérosexuel sont maladroits, en particulier lorsque le premier est utilisé avec, ou au lieu de, gay et lesbienne. Sinon, j'utilise gynéphilie et androphilie pour désigner la préférence sexuelle pour les femmes et les hommes, respectivement. Gynéphilie et androphilie dérivent du grec signifiant amour d'une femme et amour d'un homme, respectivement. Donc, un homme gynéphile est un homme qui aime les femmes ; un homme hétérosexuel, alors qu'un homme androphile est un homme qui aime les hommes ; un homme gay. Pour être complet, une lesbienne est une femme gynéphile ; une femme qui aime les autres femmes. Une femme transsexuelle gynéphile désigne une femme transsexuelle dont la préférence sexuelle est dirigée vers les femmes. À moins que les termes « homosexuel » et « hétérosexuel » soient plus faciles à comprendre dans un contexte donné, cette terminologie plus précise sera utilisée tout au long du livre. Comme « homosexuel », « gay », et « lesbienne » sont souvent associés à l'intolérance et à l'exclusion dans de nombreuses sociétés, l'accent mis sur l'appartenance sexuelle est à la fois approprié, et socialement juste »[78]. L'autrice Helen Boyd a approuvé, en écrivant : « Il serait beaucoup plus précis de définir l'orientation sexuelle par « androphile » (aimant les hommes) et « gynéphile » (aimant les femmes) »[79]. La scientifique sociomédicale Rebecca Jordan Young défie les chercheurs, tels que Simon LeVay, Michael Bailey et Martin Lalumière, qui, dit-elle, « ont complètement échoué à apprécier les implications alternatives pour encadrer l'orientation sexuelle »[80].

Approche sociomédicale[modifier | modifier le code]

Le transsexualisme apparait dans la classification internationale des maladies (CIM, actuellement dans sa dixième édition). La CIM-10 comprend le transsexualisme, le transvestisme et le trouble de l'identité de genre dans l'enfance dans la catégorie trouble de l'identité de genre. Le transsexualisme est défini comme « le désir de vivre et d'être accepté en tant que membre du sexe opposé, généralement accompagné d'un sentiment de malaise ou d'inconfort avec son sexe anatomique, et le souhait de subir une intervention chirurgicale et un traitement hormonal pour rendre son corps aussi conforme que possible au sexe préféré ».

Historiquement, le transsexualisme a également été inclus dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de la Société américaine de psychiatrie. Dans la version du DSM-5, le transsexualisme a été retiré en tant que diagnostic et un diagnostic de dysphorie de genre a été créé à la place[81]. Cette modification a été apportée pour refléter le consensus des membres de l'APA sur le fait que le transsexualisme n'est pas un trouble en soi et que les personnes transsexuelles ne devraient pas être stigmatisées inutilement[82]. En incluant le diagnostic de dysphorie de genre, les personnes transsexuelles peuvent encore avoir accès aux soins médicaux relatifs à la transition.

De la même façon, la World Professional Association for Transgender Health (WPATH), et de nombreuses personnes transsexuelles, ont recommandé le retrait du transsexualisme du chapitre de la santé mentale dans la prochaine édition de la CIM, la CIM-11 (qui devrait être publiée en 2017)[83]. Ils soutiennent que certains professionnels de santé mentale sont insensibles dans le fait d'étiqueter le transsexualisme en tant que « maladie » plutôt que comme un trait inné, et ceux qui l'ont pourrait le croire[84]. Le principe 18 des principes de Yogyakarta, un document relatif au droit international des droits de l'homme[85], associe un tel diagnostic de maladie mentale à de la maltraitance médicale.

Le diagnostic actuel pour les personnes transsexuelles qui viennent chercher un traitement médical s'appelle la dysphorie de genre (en laissant de côté les personnes qui ont des troubles de l'identité sexuelle, sans préoccupations de genre)[81]. Selon les Standards of care formulés par la World Professional Association for Transgender Health (WPATH)[86],[87], anciennement appelée la Harry Benjamin International Gender Dysphoria Association, l'étiquette diagnostique est souvent nécessaire pour obtenir les procédures relatives à la réattribution sexuelle, avec une couverture d'assurance maladie, et l'association des troubles de l'identité de genre avec les troubles mentaux ne stigmatisent pas nécessairement les personnes concernées, et ne les privent pas de leurs droits civils.

Durant l'époque moderne, les personnes transsexuelles ne sont plus définies comme des hommes ou des femmes possédant, en réalité, une âme féminine ou masculine, mais bien comme des hommes ou des femmes existant dans un corps de femme ou d'homme[88]. Les personnes transsexuelles n'essaient pas de changer de genre, mais seulement de sexe[89].

Dans l'Histoire, toutes les sociétés n'ont pas réagi de la même manière. Un certain nombre de groupes, dont les Indiens d'Amérique du Nord, ont des sociétés avec trois, ou même quatre, genres qui leur permettent, entre autres, d'intégrer les personnes homosexuelles, transgenres et transsexuelles[90]. D'autre part, des formes primitives d'opération de réattribution de sexe ont été pratiquées depuis l'Antiquité. Des groupes comme les Hijra du sous-continent indien continuent à pratiquer l'émasculation pour des raisons religieuses.

Identité de genre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Identité de genre.

L'identité de genre pourrait se définir comme étant la conviction intime d'un être humain d'appartenir à un genre, indépendamment de son sexe assigné à la naissance. Pour une grande partie de la population, l'identité de genre d'une personne est en conformité avec le sexe assigné, basé sur ses organes génitaux internes et externes ; ces personnes sont dites "cisgenres". Chez certaines personnes, dites "transgenres, l'identité de genre ne correspond pas aux aspects attendus avec leur sexe assigné à la naissance. Dans 1 cas sur 2 500[91], l'identité de genre d'une personne, et son sexe assigné, sont en contraste si fort que la personne a entrepris une opération de réattribution de sexe ; il semble que les personnes non prises en charge soient environ 10 fois plus nombreuses, soit environ une personne sur 250. En outre, les personnes transgenres semblent 10 fois plus nombreuses que les personnes transsexuelles non prises en charge, soit environ une personne sur 25[91].

Certaines personnes peuvent se sentir « masculines » ou « féminines », par rapport aux normes de genre, sans pour autant avoir une forme identitaire spécifique (par exemple « homme et femme », « ni l'un ni l'autre », « beaucoup de l'un, moins de l'autre », etc.), ou vouloir être considérées selon un autre genre ; il existe des femmes très masculines qui ne mettront jamais en cause leur identité de genre de femmes cisgenres, et des hommes cisgenres qui ont une très forte dimension féminine et qui, pour autant, restent des hommes cisgenres.


Identité sexuelle[modifier | modifier le code]

L'identité de sexe est un ensemble de caractéristiques anatomiques, physiologiques et génétiques qui font dire que telle personne est soit mâle, soit femelle, soit hermaphrodite, soit intersexe plutôt masculine, soit intersexe plutôt féminine (herms, merms et ferms selon la terminologie d'Anne Fausto-Sterling)[92]. L'existence des personnes intersexes et des personnes trans tend à prouver qu'il existe plus de deux sexes selon la thèse de Judith Butler [réf. nécessaire] dans l'humanité et que la division de l'humanité en deux groupes totalement distincts (les hommes et les femmes) peut être remise en cause. De leur côté, les personnes intersexes insistent d'ailleurs de plus en plus fortement sur leur identité sexuelle propre, et c'est un des principaux chevaux de bataille de l'Organisation internationale des intersexués (OII).

Les travaux de la biologiste et théoricienne du féminisme Anne Fausto-Sterling sont essentiels et ont grandement aidé les personnes intersexes à sortir de l'effacement dont elles font l'objet depuis si longtemps[92],[93].

Approche médico-psychologique[modifier | modifier le code]

Article principal : Causes du transsexualisme.
Militantes transgenres à la Marche des fiertés de Paris, juin 2005.

Les causes du transsexualisme sont étudiées depuis des décennies.

Le transsexualisme (Gender Identity Disorder) fut autrefois répertorié dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux comme un trouble de l’identité sexuelle, jusqu'en 2012[94]. Après discussions, la Société américaine de psychiatrie le retire de la cinquième édition du DSM, et le remplace par Gender Dysphoria ; catégorie qui ne classe plus les personnes transgenres parmi les malades mentaux[95],[96]. Dans la Classification internationale des maladies (10e révision), il entre dans les déviations et troubles sexuels (CIM-10)[97].

Premières études[modifier | modifier le code]

La pulsion de changement de sexe ou « délire de transsexualisme » est décrite à maintes reprises. Si certaines descriptions de cas sont retrouvées dans la première moitié du XIXe siècle, c’est surtout dans la seconde moitié de ce même siècle que ce comportement a fait l’objet d’études, associées à celles des comportements considérés, à l'époque, comme des perversions sexuelles, en particulier l’homosexualité[réf. souhaitée]. Selon Colette Chiland, psychiatre et psychanalyste, le transsexualisme demeure une énigme. La question est de savoir s'il s'agit d'une véritable entité nosographique, ou d'une conséquence de l'accessibilité plus aisée aux traitements chirurgicaux et endocriniens permettant une transformation pour ceux qui le souhaitent.

Les premières observations comportementales proviennent du docteur Harry Benjamin, en 1953. Il dira que « les vrais transsexuels ont le sentiment qu’ils appartiennent à l’autre sexe, ils veulent être et fonctionner en tant que membres du sexe opposé, et pas seulement apparaître comme tels. Pour eux, leurs organes sexuels, primaires (testicules) aussi bien que secondaires (pénis et autres), sont de dégoûtantes difformités devant être changées grâce au bistouri du chirurgien. Le tableau a changé à la suite des récentes et grandes avancées de l’endocrinologie et des techniques chirurgicales. » La caractéristique principale du syndrome repose sur la conviction : il s’agit, chez un sujet dont la physiologie est normale, de la conviction d’appartenir à l’autre sexe. Cette conviction, souvent issue de l’enfance, est constante et donne lieu, à l’âge adulte, à des manifestations telles que le travestissement, d’abord privé, puis public, et à des demandes de traitements hormonaux et chirurgicaux qui permettent de rectifier l’apparence corporelle. Pour l'école lacanienne, le transsexualisme est une psychose dans laquelle le sujet présente un délire : être né dans le mauvais corps.

Études actuelles[modifier | modifier le code]

Les facteurs les plus étudiés sont biologiques.

Les études ont débuté avec Zhou, en 1995, qui avait trouvé que les structures cérébrales des femmes trans (volume et densité de neurones) étaient similaires à celles des femmes cisgenres, et différentes des hommes cisgenres ; les structures cérébrales des hommes trans étant similaires à celles des hommes cisgenres, même sous le contrôle des prises hormonales.

Une étude de 2002, menée par Chung, suggère que l'important dimorphisme sexuel au niveau du BSTc ne s'établit pas jusqu'à l'âge adulte, en théorisant que tout changement des niveaux hormonaux fœtaux produisent des changements dans la densité synaptique du BSTc, et d'autres facteurs conduisent, plus tard, à des différences observables dans le BSTc, ou encore que les différences résultent de l'inconfort entre l'identité de genre et le sexe assigné à la naissance qui ne sont pas cohérents. Des études de 2004 (Swaab), 2006 (Gooran) et 2008 (Garcia-Falgueras) ont confirmé ces premières recherches en trouvant que l'identité de genre est influencé par la structure cérébrale. (Des différences de structures cérébrales ont aussi été relevées entre des hommes cisgenres gay et hétérosexuels, et entre des femmes cisgenres lesbiennes et hétérosexuelles.) Des études ont également trouvé que la réception et les réponses androphiles et gynéhiles des femmes trans sont semblables à celles des femmes cisgenres, et différentes de celles des hommes cisgenres, ou entre les deux. De la même manière, des études ont trouvé que les hommes trans gynéphiles avaient des patterns de substances blanches similaires à ceux des hommes cisgenres (même avant la prise d'hormones).

En ce qui concerne les facteurs génétiques, une étude menée par Hare a rapporté que les femmes trans avaient un gène récepteur des androgènes plus long que celui des hommes cisgenres, ce qui rend moins efficace la liaison à la testostérone, et donc ce qui pourrait prévenir la masculinisation complète du cerveau. (L'exposition aux androgènes prénatales, ou sensibilité, ou absence de celle-ci, est souvent citée pour expliquer les différences de structures cérébrales observées). Une étude réalisée par Bentz a trouvé que les hommes trans avaient une distribution allélique CYP17 similaire aux hommes cisgenres, et différente des femmes cisgenres[98]. Une étude de jumeauxa trouvé que 33% de paires de jumeaux homozygotes étaient tous les deux trans, comparé à seulement 2.6% pour les jumeaux hétérozygotes qui étaient élevés dans la même famille, en même temps, mais qui ne sont pas génétiquement identiques[99].

Des facteurs psychologiques ont aussi été proposés. L'échec pour élever David Reimer, de l'enfance jusqu'à l'adolescence, en tant que fille, après que ses organes génitaux aient été accidentellement mutilés, est cité comme réfutant la théorie selon laquelle l'identité de genre est déterminée par l'éducation parentale. Ray Blanchard a développé une taxonomie du transsexualisme male-to-female qui suppose que les femmes transsexuelles sont soit homosexuelles, soit autogynéphiles, mais elle est largement controversée ; Michael Bailey, Anne Lawrence, James Cantor et d'autres l'ont soutenue, mais Charles Allen Moser, Larry Nuttbrock, Julia Serano, la World Professional Association for Transgender Health et d'autres, ont fait valoir qu'il s'agissait d'une représentation pauvre, non-instructive, et qui manque de preuves empiriques, étant donné que les expériences sont mal contrôlées et/ou contredites par d'autres données.

Assistance médicale[modifier | modifier le code]

Réattribution sexuelle[modifier | modifier le code]

La réattribution sexuelle (RS) est une expression générique pour désigner tous les traitements médicaux relatifs à la réattribution sexuelle pour les personnes transgenres et intersexes. Bien que la RS soit parfois appelée "réattribution de genre", ceux qui utilisent le mot sexe pour décrire la biologie d'un individu, et genre pour décrire leur identité personnelle et leurs rôles sociaux, considèrent cet usage trompeur.

Les individus font des choix différents en ce qui concerne la réattribution sexuelle, ce qui peut inclure l'hormonosubstitution female-to-male ou male-to-female pour modifier les caractéristiques sexuelles secondaires, la chirurgie de réattribution sexuelle (telle que l'orchiectomie) qui altère les caractéristiques sexuelles primaires, la chirurgie de la poitrine, telle que l'augmentation mammaire, par exemple, ou encore, dans le cas des femmes trans, une chondrolaryngoplastie, une chirurgie de féminisation faciale ou une épilation définitive.

Pour avoir accès à la réattribution sexuelle, les personnes transsexuelles doit généralement se soumettre à une évaluation psychologique, et recevoir un diagnostic de trouble de l'identité de genre, en accord avec les Standards of Care (SOC), qui sont publiés par la World Professional Association for Transgender Health[86]. Cette évaluation est généralement accompagnée de conseils sur les questions d'adaptation aux rôles de genre, des effets et des risques des traitements médicaux souhaités, et parfois aussi d'un accompagnement psychologique. Les SOC sont conçus comme des lignes directrices et non comme des règles rigides, ils sont destinés à informer correctement les patients en matière de santé psychologique, et à décourager ceux dont la transition est basée sur des attentes irréalistes.

Lucas Silveira, leader et chanteur/guitariste de The Cliks.

Rôle de genre et transition[modifier | modifier le code]

Après l'évaluation psychlogique initiale, les hommes trans et les femmes trans peuvent débuter le traitement médical, en commençant par l'hormonosubstitution[87],[100] ou les bloqueurs de puberté. Dans ce cas, les personnes qui changent leur genre doivent habituellement vivre en tant que membre du genre voulu pendant une année, au moins, précédent la chirurgie génitale, c'est l'expérience de vie réelle, qui est parfois appelée "real-life test" (RLT)[87]. Les personnes transsexuelles peuvent subir certaines, toutes, ou aucune, des procédures médicales disponibles, en fonction de leurs sentiments personnels, de leur santé, du revenu, et de d'autres considérations. Certaines personnes avancent que le transsexualisme est une condition physique, non un problème psychologique, et affirment que la réattribution sexuelle doit être donnée sur demande (Brown 103).

Traitement psychologique[modifier | modifier le code]

Les techniques psychologiques qui tentent de modifier l'identité de genre vers celle qui est considérée comme appropriée par rapport au sexe assigné à la personne sont généralement inefficaces. Les Standards of Care[87], largement reconnus, notent que, parfois, la seule voie de traitement raisonnable et efficace pour les personnes transsexuelles est la réattribution sexuelle[87],[101].

La nécessité de traitement des personnes transsexuelles est soulignée par le taux élevé de problèmes de santé mentale, notamment la dépression, l'anxiété, et les addictions aux substances, ainsi qu'un taux supérieur de suicide chez les personnes transsexuelles non traitées, par rapport à la population générale[102]. Ces problèmes sont atténués par un changement de rôle de genre et/ou de caractéristiques physiques[103].

De nombreux militants transgenres et transsexuels, ainsi que de nombreux aidants, relèvent que ces problèmes ne sont habituellement pas relatifs aux problèmes de l'identité de genre en elle-même, mais aux réponses sociales et culturelles aux individus de genre variant. Certaines personnes transsexuelles rejettent les conseils recommandés par les Standards of Care[87] parce qu'ils ne considèrent pas leur identité de genre comme la cause des problèmes psychologiques.

Brown et Rounsley[104] ont noté que "certaines personnes transsexuelles se conforment aux attentes juridiques et médicales, afin d'obtenir des droits accordés par la hiérarchie médicale/psychologique". Les besoins juridiques comme le changement légale de sexe sur les documents, et les besoins médicaux, comme la chirurgie de réattribution sexuelle, sont habituellement difficiles à obtenir sans l'acceptation d'un médecin. Pour cette raison, certaines personnes transsexuelles se sentent contraintes d'affirmer des concepts dépassés pour surmonter des obstacles juridiques et médicaux (Brown 107).

Regrets et détransitions[modifier | modifier le code]

Les personnes qui subissent une chirurgie de réattribution sexuelle peuvent développer des sentiment de regret plus tard dans leur vie, largement dû au manque de soutien de la part de la famille ou des pairs, avec des données des années 1990 suggérant un taux de 3,8%[105],[106]. Une étude de 2001 a révélé que sur les 232 patientes MTF qui avaient subi une chirurgie de réattribution sexuelle avec le Dr Toby Meltzer, aucune n'avaient rapporté des sentiments de regret total ; seulement 6% ont déclaré des regrets partiels ou occasionnels[107]. Une revue de littérature médicale de 2009 suggère que le taux global des patients exprimant des sentiments de doute ou de regret est estimé à 8%[108]. Un problème rapporté par certains est l'incapacité à trouver un partenaire sexuel[citation nécessaire].

Une étude longitudinale de 2010, basée sur 28 personnes transsexuelles hommes et femmes, a constaté que le fonctionnement psychologique général des personnes transsexuelles après la transition était similaire à celui de la population générale, et nettement meilleur que celui des personnes transsexuelles non traitées[109].

Prévalence[modifier | modifier le code]

Les estimations de la prévalence des personnes transgenres sont très dépendantes des définitions utilisées dans les études, les taux varient selon les ordres de grandeur[110]. L'estimation de prévalence la plus souvent citée vient de l'Amsterdam Gender Dysphoria Clinic[111] ; pendant plus de quatre décennies, la clinique a traité, approximativement, 95% des clients transsexuels hollandais, et suggère une prévalence de 1:10 000, parmi les personnes assignées homme, et 1:30 000 parmi les personnes assignées femme. Aux États-Unis, le DSM-IV (1994) évoque approximativement 1 personne assignée homme pour 30 000, et 1 personne assignée femme pour 100 000, qui cherchent une chirurgie de réattribution sexuelle. Bien qu'aucune étude directe sur la prévalence du trouble de l'identité de genre n'ait été fait, une variété de papiers cliniques publiés au cours des 20 dernières années, fournissent des estimations allant de 1:7 400 à 1:42 000 pour les hommes assignés, et de 1:30 040 à 1:104 000 pour les femmes assignées[112]. Une étude de 2008, sur le nombre de détenteurs d'un passeport néo-zélandais, qui ont changé le sexe sur leur passeport, estime que 1:3 639 personne assignée homme, et 1:22 714 personne assignée femme étaient transsexuelles[113].

La plus récente (2016) revue systématique de prévalence, conduisant à une méta-analyse de 27 études, a trouvé des estimations, pour une population de 100 000, de 9,2 (95% CI = 4,9–13,6) pour l'hormonosubstitution ou l'opération, et de 6,8 (95% CI = 4,6–9,1) pour les diagnostics liés au transgénérisme. Dans des études évaluant l'identité transgenre auto-déclarée, la prévalence était de 871 (95% CI = 519–1,224) ; cependant, ce résultat a été influencé par une étude aux valeurs aberrantes. Après le retrait de cette étude, le chiffre est tombé à 355 (95% CI = 144–566). Une hétérogénéité importante a été observée dans la plupart des analyses[110].

Olyslager et Conway ont présenté un papier[114] au WPATH 20th International Symposium (2007) faisant valoir que les données de leur propre étude, ainsi que d'autres, impliquaient effectivement une prévalence beaucoup plus élevée, avec des limites minimales inférieures de 1:4 500 personnes transsexuelles male-to-female, et 1:8 000 personnes transsexuelles female-to-male, pour un certain nombre de pays dans le monde entier. Ils estiment le nombre de femmes trans en phase post-opératoire, aux États-Unis, à 32 000 et obtiennent un chiffre de 1:2 500 personnes transsexuelles male-to-female. Ils comparent, en outre, le taux annuel de la chirurgie de réattribution sexuelle (CRS) avec la naissance des hommes aux États-Unis, et obtiennent un chiffre de 1:1 000 personnes transsexuelles MTF, et suggèrent une prévalence de 1:500 extrapolée à partir de la hausse de la CRS aux États-Unis, et de l'estimation du nombre de personnes transsexuelles non diagnostiquées. Olyslager et Conway ont également fait valoir que la population des personnes assignées homme, aux États-Unis, et ayant déjà subi une intervention chirurgicale de réattribution par l'un des trois chirurgiens américains les plus réputés pour la médecine transgenre, était suffisant pour tenir compte de l'ensemble de la population transsexuelle impliquée par la prévalence 1:10 000, mais cela exclut tous les autres chirurgiens effectuant la CRS aux États-Unis, ainsi que les chirurgiens d'autres pays, tels que la Thaïlande, le Canada, et d'autres, et la proportion élevée de personnes transsexuelles qui n'ont pas encore cherché de traitement, ce qui suggère que la prévalence de 1:10 000 est trop faible.

Une étude suédoise a estimé un ratio de 1,4:1 femme trans par rapport aux hommes trans, pour ceux qui demandaient une chirurgie de réattribution sexuelle, et un ratio de 1:1 pour ceux qui l'avaient réalisée[115].

Une présentation au LGBTI Health Summit, à Bristol, au Royaume-Uni[116], basée sur des données d'un certain nombre de sources européennes et britanniques de renom, montre que cette population augmente rapidement (14% par an) et que l'âge moyen de la transition est en hausse.

Société et culture[modifier | modifier le code]

Un transsexuel apparent nommé Héliogabale a été empereur romain de 218 à 222[117],[118].

Un certain nombre de culture ancestrales ont eu des rôles sociaux et des cérémonies traditionnelles pour les personnes qui ne rentraient pas dans les rôles de genre habituels pour les hommes et les femmes (voir binarité de genre). Ces rôles pouvaient varier considérablement d'une tribu à l'autre, parce que les rôles de genre, quand ils existaient, variaient aussi considérablement entre les différentes cultures autochtones. Cependant, un statut moderne, connu sous le nom de Deux-Esprit, a émergé parmi les amérindiens LGBT au cours des dernières années[119] ; cette société ayant un système de genre ternaire, voire quaternaire[120].

Sociétés occidentales et orientales[modifier | modifier le code]

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Dans les sociétés binaires occidentales, l'identité sexuelle définit automatiquement l’identité de genre, et donc le genre lui-même : le mot femme est associé à la féminité, le mot homme est associé à la masculinité. Elles ne définissent que deux sexes-genres sociaux inamovibles et complètement distincts ; homme et femme sont affirmés comme étant des entités naturelles, homogènes et mutuellement exclusives. Les personnes transsexuelles qui s'identifient clairement en tant qu'hommes, ou en tant que femmes, auraient un peu moins de difficultés d'insertion que les personnes transgenres qui ne veulent pas d'opération.[réf. nécessaire] Tout comme certaines personnes intersexes, certaines personnes transgenres luttent pour faire en sorte que leur propre parcours soit reconnu avec ses spécificités. Cela signifie en particulier faire reconnaître officiellement leur genre, alors même qu'elles n'ont pas (et ne veulent pas) bénéficier d'opération de réattribution de sexe.

Thomas Beatie à la Stockholm Pride 2011, connu dans les médias comme le premier « homme enceint », est un homme transgenre qui a eu trois enfants.

Le transsexualisme a toujours existait, partout dans le monde. Des identités de genre intermédiaires, entre les polarités cisgenre, sont apparues dans de nombreuses cultures, notamment Mahus à Hawaï, Acaults en Birmanie, les Faikakekines aux Tonga, new half au Japon, Hijras en Inde, muché chez les Zapotèques du Tehuantepec Juchitan, rae rae en Polynésie, fa'afafine aux Samoa, woobie en Côte d'Ivoire, femminielli en Italieetc. Il existe également, à Oman, des hommes (identité sexuelle) très parfumés, et maquillés, nommés Xaniths qui ont le droit de partager la vie sociale des femmes, à l'instar des Hijras en Inde qui ont subi une émasculation complète, s'habillent et vivent en femmes, et sont des parts essentielles de certains rites de base de la société indienne traditionnelle. Maintes sociétés ont ainsi inclus un sexe tiers permettant d'intégrer les personnes homosexuelles et, souvent, aussi les personnes transsexuelles, transgenres, intersexes, androgynes, etc. Selon les groupes, la position sociale de ces genres est très variable. Nombre de sociétés amérindiennes recrutent leurs chamans dans ces groupes.

Certains chefs de guerre indiens fameux (et craints des envahisseurs Blancs) étaient des personnes que nous définirions aujourd'hui comme des « FtM » (female-to-male, transsexuels de type « femme vers homme »). D'un autre côté, la caste des Hijras, bien qu'intégrée dans la société indienne, y joue un rôle mineur et correspond à un statut de personnes marginales. Dans cette socialité ternaire, le sexe physique ne définit pas automatiquement le genre ni le rôle que prendra la personne devenue adulte. Par contre, cela n'empêche pas qu'il existe au sein de ces groupes des personnes qui ressentent un conflit irréconciliable entre leur identité de genre et leur corps, et pour qui le fait de « restaurer » leur corps est une question de vie ou de mort. De fait, depuis l'Antiquité, des sociétés ont utilisé des opérations primitives de réattribution de sexe, correspondant en gros à une émasculation complète et à rendre aussi féminine que possible la zone uro-génitale. Bien qu'elles fussent pratiquées sans asepsie, avec au mieux des produits naturels pour soulager la douleur et avec des risques post-opératoires non négligeables, ces opérations ont été pratiquées depuis l'Antiquité et elles le sont toujours de nos jours[Quand ?], par exemple au sein de la caste des Hijras. La grande différence aujourd'hui[Quand ?], est que ces groupes comprennent que des traitements modernes, comme les traitements hormonaux, leur permettent de « restaurer » encore mieux leurs corps et ils font tout pour se les approprier. Dans tous les cas, le but premier est « la volonté d’être en cohérence physique avec son identité de genre » et ce, quel que soit le mode (binaire, ternaire ou plus).

Depuis 2016, l'État américain d'Oregon, ainsi que l'Australie, l'Allemagne et l'Inde reconnaissent un troisième genre, « neutre » sur le plan administratif[121]. L'Indonésie reconnaît trois sexes (femme, homme et hermaphrodite), quatre genres (femme, homme, calabai — hommes travestis en femmes — et calalai — femmes travesties en hommes) ainsi qu'un méta-genre, le bissu[121].

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Nina Poon, une modèle transsexuelle qui est apparue à Kenneth Cole, au Tribeca Film Festival de 12010.

Le transsexualisme a été discuté dans les médias depuis les années 1930. Le magazine américain The Time lui avait consacré un article en 1936, appelé "hermaphrodites", traitant le sujet avec sensibilité, sans sensationnalisme[122]. Il décrivait l'appel d'Avery Brundage, qui s'occupait de l'équipe américaine des Jeux Olympiques d'été de 1936, à Berlin, qu'un système soit mis en place pour examiner les athlètes féminines avec "ambiguités sexuelles" ; deux athlètes avaient changé de sexe après les Jeux.

Christine Jorgensen était une femme transgenre qui a reçu une attention considérable de la part des médias populaires, dans les années 1950. Jorgensen était une ancienne militaire qui avait quitté le Danemark pour recevoir une chirurgie de réattribution sexuelle. Son histoire est apparue dans des publications, notamment le Time et Newsweek. D'autres représentations de femmes transgenres sont apparues dans les médias populaires dans les années 1950 et 1960, telles que Delisa Newton, Charlotte McLeod, Tamara Rees, et Marta Olmos Ramiro, mais Jorgensen a reçu le plus d'attention. Son histoire était sensationnalisée, mais elle a été reçue positivement. En comparaison, des nouveaux articles à propos de Newton, McLeod, Rees, et Ramiro ont eu des conséquences négatives[123].

Avant, les personnes transsexuelles ont été représentées dans des films populaires et des émissions de télévision ; Aleshia Brevard, une personnes transsexuelle dont la chirurgie a eu lieu en 1962[124]:3, était actrice[124]:141 et modèle[124]:200 à Hollywood et à New York, pendant les années 1960 et 1970. Aleshia n'a jamais joué le rôle d'une personne trans, bien qu'elle soit apparue dans huit films produit par Hollywood, sur la plupart des spectacles populaires, notamment The Dean Martin Show, et régulièrement The Red Skelton Show et One Life to Live avant de retourner à l'université pour enseigner le théâtre et l'interprétation[125],[124].

Le silence des agneaux, de Thomas Harris, comprenait un serial killer qui se considéré lui-même comme transsexuelle. Après avoir été refusé pour bénéficier d'une chirurgie de réattribution sexuelle, du fait ne pas répondre à des évaluations psychologiques nécessaires, il a ensuite récolté des corps féminins pour réaliser une tenue féminine. Dans le roman, il est noté que le personnage n'est pas vraiment transsexuel ; cette distinction n'est faite que brièvement dans le film[126].

Certains films dépeignent les problèmes transgenres, notamment : Reviens Jimmy Dean, reviens, Le Monde selon Garp, Priscilla, folle du désert, Tout sur ma mère, et The Crying Game. Le film Different for Girls est remarquable pour sa représentation d'une femme transsexuelle qui forme une relation amoureuse avec son ancien meilleur ami de pensionnat non-mixte. Ma Vie en Rose met en scène un enfant de six ans qui est de genre variant. Dans le film Wild Zero, le personnage incarné par Kwancharu Shitichai est un acteur transsexuel Thai. Lorsque le personnage principal est confus par rapport au fait de tomber amoureux d'une « femme qui est aussi un homme », Guitar Wolf lui dit : "L'amour ne connaît pas l'ethnie, la nationalité ou le genre !".

Bien que Better Than Chocolate soit principalement axé sur la romance entre deux femmes lesbiennes, une intrigue secondaire dans le film canadien de 1999 (Peter Outerbridge), comprend une femme trans, Judy, qui a le béguin pour Frances (Ann-Marie MacDonald), la propriétaire d'une librairie lesbienne. Le film a quelques scènes montrant Judy qui perd ses parents, incapables de l'accepter, et qui lui achètent une maison pour qu'elle les quitte à tout jamais.

Southern Comfort est un documentaire de 2001, réalisé par Katie Davis, qui relate les derniers mois de la vie de Robert Eads, un transsexuel female-to-male vivant en Géorgie. Eads a reçu un diagnostic de cancer ovarien, et s'est fait refusé de soins par une douzaine de médecins, de par sa condition transsexuelle. Le documentaire suit Eads et plusieurs de ses amis proches, un groupe de soutien de sudistes transsexuels appelé "Southern Comfort". Le documentaire a remporté plusieurs prix, notamment le Grand Prix de Jury, au Sundance Film Festival, le Premier Prix, au Seattle International Film Festival, et le Prix Spécial du Public, au Berlin International Film Festival[127].

Deux films remarquables par leur représentation de la violence transphobe, basé sur des événements réels : Soldier's Girl (au sujet d'une relation entre Barry Winchell et Calpernia Addams, ainsi que le meurtre ultérieur de Winchell), et Boys Don't Cry (au sujet du meurtre de Brandon Teena). Calpernia Addams est apparu dans de nombreux films et téléfilms, notamment le film de 2005 Transamerica, dans lequel Felicity Huffman joue le rôle d'une femme transsexuelle[128].

À l'automne 2005, le Sundance Channel a diffusé une série documentaire connue sous le nom de TransGeneration. Cette série était axée sur quatre étudiants transsexuels (deux femmes trans et deux hommes trans), à divers stades de leur transition[129]. En février 2006, Logo TV a diffusé Beautiful Daughters, un film documentaire dont le casting de Les Monologues du vagin ne comprenait que des personnes trans, parmi lesquelles Lynn Conway, Andrea James, et Leslie Townsend[130]. Également, en 2006, Lifetime a diffusé un film biographique sur le meurtre de Gwen Araujo, appelé A Girl Like Me: The Gwen Araujo Story.

Les personnes transsexuelles ont aussi été représentées dans les téléfilms populaires. Dans la première saison d'une série humoristique des années 1970, Soap, Billy Crystal joue Jodie Dallas, un homme gay qui subi une chirurgie de réattribution sexuelle pour se marier légalement avec son amoureux, qui mettra fin à la relation juste avant l'opération. Dans Voilà !, le personnage de David Spade rencontre un ami d'enfance qui a transitionné et qui vit en tant que femme. Après avoir d'abord été effrayé, il a finalement essayé de séduire son amie, mais il a été recalé au motif "qu'il n'était pas son style". Dans un épisode de Becker, le Dr. Becker reçoit la visite d'un vieil ami qui révèle avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle, la scène est très similaire à celle de Voilà !. Dans un épisode de La croisière s'amuse des 1980, McKenzie Phillips joue le rôle d'une femme trans qui a finalement été acceptée comme amie par son ancien camarade d'université Fred Grandy. Dans les années 1970, The Jeffersons montre comment l'ancien ami de marine de George, Eddie, est finalement acceptée par George.

Les drames incluant New York, police judiciaire et Nip/Tuck ont eu des épisodes mettant en scène des personnages et des actrices transsexuelles. Alors que dans Nip/Tuck, le rôle a avait été joué par une femme non-transsexuelle, dans New York, police judiciaire, certains rôles avaient été joués par des travestis professionnels. FBI : Portés disparus et Les Experts ont eu des épisodes traitant de la violence envers les personnages transsexuels. Beaucoup d'actrices transsexuelles et travesties sont apparues dans "Ch-Ch-Changes" dans Les Experts, notamment Marci Bowers et Calpernia Addams[131]. La femmes trans victimes, Wendy, a été jouée par Sarah Buxton, une femme cisgenre. Candis Cayne, une actrice transsexuelle, est apparue dans Les Experts : Manhattan, en tant que personne transsexuelle. De 2007 à 2008, elle a aussi joué le rôle d'une personne transsexuelle dans de nombreux épisodes de la série d'ABC Dirty Sexy Money.

Hit & Miss est un drame au sujet de Mia, jouée par Chloë Sevigny, une femme transsexuelle en phase de pré-opération, qui travaille en tant que comme tueur à gages et découvre qu'elle a engendré un fils.

Myriam et les garçons était une émission de téléréalité de 2003. Six garçons courtisaient la modèle mexicaine de 21 ans, Miriam, sans révéler qu'elle était une femme trans en phase pré-opératoire jusqu'au dernier épisode.

"Coronation Street" : une femme transsexuelle nommée Hayley, qui était initialement "Harold" dans son enfance, et qui est morte le 20 janvier 2014.

Concours de beauté[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, dans le but de couronner la personne transsexuelle "top modèle", un concours de beauté mondial, The World's Most Beautiful Transsexual Contest, se tient à Las Vegas, dans le Nevada. Le spectacle a accepté les femmes trans en préopératoire et postopératoires, mais a exigé la preuve de leur genre de naissance. La gagnante du concours 2004 était Mimi Marks.

Jenna Talackova, une femme de 23 ans qui a contraint Donald Trump, et son concours de Miss Univers Canada, à mettre fin à l'interdiction d'inclure des participantes transgenres, a concouru le 19 mai 2012 à Toronto[132].

Le samedi 12 janvier 2013, Kylan Arianna Wenzel a été la première femme transgenre à être autorisée à concourir au concours de Miss Univers, depuis que Donald Trump a changé les règles pour permettre aux femmes trans d'y entrer officiellement ; l'année précédente, Jenna Talackova avait été disqualifiée après avoir su qu'elle était transgenre[133],[134].


Événements et associations[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Association ou organisme lié au transsexualisme.

Dans de nombreux pays, les communautés trans ont organisé plusieurs événements annuels ; aux États-Unis, le plus important est le Transgender Day of Remembrance qui a lieu, chaque année, le 20 novembre, et la Trans March, une des trois manifestations qui a lieu à San Francisco pendant la "Pride Weekend" (Semaine de la fierté), le dernier weekend de juin.

All About Trans est une association du Royaume-Uni dont le but est d'influencer et améliorer la compréhension, et la représentation, des personnes trans dans les médias. Des liens sont faits entre les médias et les membres de la communauté trans du Royaume-Uni, afin de favoriser une plus grande sensibilité à l'égard de ce groupe de personnes[135]. Paris Lees travaille comme facilitateur avec cette association, et elle a été reconnue, sur la Pink List de 2013 de The Independent comme la figure la plus influente de la communauté LGBT au Royaume-Uni[136].

Transgender At Work (TAW) est une association qui se concentre sur les problèmes rencontrés sur le lieu de travail, par les individus transsexuels. Son objectif est de permettre aux employés transsexuels de travailler de façon efficace et productive, sans qu'elles sentent le besoin de dissimuler une partie essentielle d'elles-mêmes. Cela inclut le fait d'aborder des questions liées à l'exclusion de ces personnes des soins de santé de l'employeur, du fait de leur condition transsexuelle[137].

La National Transgender Advocacy Coalition est une association de lobbying, basée aux États-Unis, dédiée à préserver les droits civils des individus trans. Elle a débuté en Virginie, en 1999, et a organisé son premier événement en 2001. Il n'y a pas d'employés rémunérés, mais elle est constituée d'un conseil de lobbyistes et de militants expérimentés[138].

La Renaissance Education Association est une association à but non lucratif fondée en Pennsylvanie, qui est dédiée à promouvoir le soutien éducationnel et social en ce qui concerne les problèmes transgenres ; cela comprend la fourniture de programmes éducatifs, de groupes de soutien et de ressources pour les fournisseurs de soins. Elle vise également à fournir des ressources personnelles et éducatives pour les personnes concernées par des questions liées au transsexualisme, et à leurs proches[139].

Survivor Project est une association à but non-lucratif fondée en 1997 qui est dévouée à l'assistance des personnes intersexes et transsexuelles, victimes de violences sexuelles et domestiques. Cela se fait par l'action et l'éducation bienveillante. Le projet fournit des présentations, des ateliers et des documents à destination de nombreuses communautés et universités à travers les États-Unis. L'association travaille également à trouver des informations sur les questions spécifiques rencontrées par les personnes intersexes et transsexuelles qui sont victimes. L'empowerment etla possibilité de faire participer ces personnes à la lutte contre la violence, est une philosophie majeure de l'association[140].

Le Transgender Law and Policy Institute (TLPI) a été fondé par Paisley Currah, professeure associée de sciences plitiques à l'université de Brooklyn. Il est dédié à la défense des personnes transgenres dans notre société. Le TLPI réunit des experts qui travaillent de concert sur des lois et des inititatives politiques visant à promouvoir l'égalité transgenre. Leur site web fournit des informations et des ressources sur la législation, la jurisprudence, les politiques d'emploi et d'université, et d'autres informations encore, toujours concernant les États-Unis. Ils travaillent également avec les Advocates Gay & Lesbian & Defenders (GLAD) en Nouvelle-Angleterre[141].

Trans*topia est une partie du Youth Resource (un projet de Advocates for Youth, une association à but non-lucratif basée à Washington) et qui est destinée aux besoins des jeunes transsexuels. Leur site web inclut des articles au sujet d'être jeune et transgenre, des articles à la fois pour un usage "personnel", et des articles scientifiques qui sont destinés à aider les jeunes transgenres à devenir plus informés, et à être plus à l'aise avec leur sexualité et leur genre[142].

Aspects juridiques[modifier | modifier le code]

Anna Grodzka en Pologne[143] est la première personne transsexuelle de l'Histoire membre du Parlement européen, et ayant effectué la chirurgie de réattribution sexuelle[144].

Les lois concernant le changement légale des personnes transsexuelles sont différentes d'un pays à l'autre. Certaines juridictions permettent à un individu de changer leur prénom, et parfois, leur genre juridique, afin de refléter leur identité de genre. Aux États-Unis, certains États permettent de modifier ou de remplacer complètement les certificats de naissance originaux[145].

Dans de nombreux endroits, il est impossible de modifier le sexe sur les dossiers de naissance, ou d'autres dossiers juridiques. Le livre d'Estelle Asmodelle documente sa lutte pour changer les lois australiennes relatives au certificat de naissance ; d'autres personnes ont également contribué à la modification des lois vers plus d'acceptation pour les personnes transsexuelles, de façon générale.

Les juridictions permettant la modification des dossiers de la naissance, permettent généralement aux personnes trans de se marier avec un membre du sexe opposé à leur identité de genre, et d'adopter des enfants. Les juridictions qui interdisent le mariage homosexuel demandent souvent des mariages avant la transition, pour qu'ils se terminent avant l'accord de modification du certificat de naissance[146].

Les manuels de praticiens de santé, les guides professionnels journalistiques, et les groupes de défense des droits LGBT, destinés à informer le public sur les questions trans, conseillent d'utiliser le prénom et les pronoms que la personne trans emploient pour se désigner elle-même, y compris les références à ses expériences présentes et passées[147],[148],[149]. Les membres de la famille et les amis, qui peuvent être embarrassés par l'utilisation du pronom ou des définitions de sexe, sont généralement informés de l'utilisation du pronom approprié, soit par la personne transsexuelle elle-même, soit par des professionnels, soit par d'autres personnes qui sont familières avec les questions trans, et notamment l'utilisation d'un autre pronom que celui associé au genre assigné. Parfois, les personnes transsexuelles doivent corriger leurs amis, et les membres de leur famille, de nombreuses fois avant qu'ils utilisent les pronoms souhaités par la personne transsexuelle. Selon Julia Serano, le mé-genrage délibéré des personnes transsexuelles est "une tentative arrogante pour rabaisser et humilier les personnes trans"[150].

Problèmes d'emploi[modifier | modifier le code]

Les personnes ouvertement transsexuelles peuvent avoir des difficultés pour maintenir leur emploi. La plupart trouvent qu'il est nécessaire de continuer à travailler pendant la transition afin de couvrir les coûts de la vie quotidienne, et de la transition. Cependant, la discrimination des personnes transsexuelles sur le lieu de travail est répandue, et beaucoup sont licenciées quand elles font leur coming out, ou quand elles sont outé (c'est-à-dire qu'une personne, ou qu'un groupe de personnes, aient révélé leur condition de transsexuelles)[151]. Les personnes transsexuelles doivent décider si elles transitionnent sur le lieu de travail[152], ou pour trouver un nouvel emploi, quand elles font leur transition. Parmi d'autres contraintes auxquelles les personnes transsexuelles sont confrontées sur leur lieu de travail, il peut y avoir la crainte que leurs collègues répondent négativement à leur transition, ainsi que la perte de leur expérience professionnelle par le changement de prénom[153] ; trouver un emploi peut s'avérer particulièrement difficile pour les personnes en cours de transition.

Au vu des lois concernant le changement du prénom et du genre dans de nombreux pays, il peut être difficile, pour les personnes transsexuelles, de dissimuler leur statut de trans à leurs employeurs[154]. Comme les Standards of Care requièrent une année, au moins, d'expérience de vie réelle avant de pouvoir entamer la chirurgie de réattribution sexuelle (CRS), certains pensent que la situation des personnes trans est, ainsi, rendue plus difficile pour rester employées, ou obtenir une CRS.

Dans de nombreux pays, les lois offrent une protection contre la discrimination au travail, fondée sur l'identité de genre ou l'expression de genre, y compris pour les femmes masculines, et les hommes féminins. Un nombre croissant d'entreprises ont notamment des politiques de non-discrimination, incluant notamment l'"identité de genre et son expression"[145],[155]. Souvent, ces lois et ces politiques ne recouvrent pas toutes les situations, et ne sont pas strictement appliquées. Les lois anti-discrimination de Californie protègent les personnes transsexuelles sur le lieu de travail, et interdisent, en particulier, aux employeurs, de refuser une personne sur la base de son transsexualisme. L'Union européenne offre une protection de l'emploi, dans le cadre de la protection contre la discrimination entre les genres, suivant la décision de la cour de justice de l'Union européenne[156].

Dans une étude de United States National Transgender Discrimination Survey, 44% des répondants ont déclaré ne pas avoir un emploi en raison du fait d'être transgenre[157]. 36% de femmes trans ont rapporté avoir perdu leur emploi à cause de la discrimination, comparé à 19% pour les hommes trans[157]. 54% de femmes trans, et 50% d'hommes trans ont rapporté avoir été harcelés sur leur lieu de travail[157]. Les personnes transgenres qui ont été licenciées en raison de genrisme (voir transphobie) sont 34 fois plus susceptibles de tenter de se suicider que la population générale[157].

Législation concernant la transition[modifier | modifier le code]

Amérique[modifier | modifier le code]

En Amérique, les deux catégories, "transsexualisme" et "trouble de l'identité de genre ne résultant pas de déficiences physiques", sont expressément exclues du champ d'application de l'Americans with Disabilities Act, Section 12211[158] Gender dysphoria is not excluded[159].

Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique une loi facilite le changement de sexe sur la carte d'identité. Cependant elle est contestée par certaines associations transgenres, notamment sur le point concernant la procréation où il est dit que « l’intéressé n’est plus en mesure de concevoir des enfants conformément à son sexe précédent[160] ». Dans cet État, tout comme en France ou au Québec, la personne trans devra respecter certaines conditions[161].

France[modifier | modifier le code]

Le le ministère de la Santé a publié un décret[162] qui reclasse la transidentité des ALD 23 (affections psychiatriques longue durée) à l’ALD 31. Avant ce décret, il n'existait pas de lois en France, concernant les personnes trans. Le sénateur Henri Caillavet avait présenté deux projets de loi en 1981 et 1982 qui furent tous deux rejetés. Il fut préféré un article particulier concernant la question transsexuelle dans le Code de déontologie de l'Ordre des médecins (l'article 41). La pertinence de l'élaboration d'une loi ne fait pas l'unanimité chez les personnes trans elles-mêmes, étant donné que la mise en place d'une législation peut être restrictive et abusive. Le changement d'état civil est actuellement en France une procédure uniquement basée sur la jurisprudence, qui pose comme condition sine qua non le « caractère irréversible de la transformation de [l']apparence »[163].

Pour obtenir un changement d'état civil dans l'état actuel de la législation, la personne trans doit avoir subi une intervention chirurgicale de réassignation la mettant en conformité avec le sexe choisi. Quel que soit le pays ou le secteur de soins librement choisi par la personne concernée pour se faire opérer, la gravité et l'irréversibilité de ce type d'intervention justifie une procédure préalable d'évaluation multidisciplinaire (psychiatrique, endocrinienne et chirurgicale) correspondants aux critères internationaux de la WPATH. Actuellement, les interventions de réassignation réalisées en France sont prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale en maladie de longue durée hors liste. Le changement de prénom peut être demandé au juge des affaires familiales lorsque l'apparence se rapproche du genre désiré.

Une résolution du Parlement européen votée en 1989[164] « sur les discriminations dont sont victimes les transsexuels » vise à réduire les discriminations qui peuvent aboutir à les marginaliser. Depuis d'autres lois ont été votées pour combattre ces discriminations. Début 2010, il y a bien eu un rapport de la Haute Autorité de santé (HAS) qui n'a pas abouti.

En avril 2016, le TGI de Montpellier déboute une transsexuelle qui voulait changer de genre sur son état civil car le demandeur « ne souhaite pas s’engager dans une chirurgie de réattribution sexuelle ». La plaignante, au même titre que trois autres l'ayant précédée saisit la Cour européenne des droits de l'homme[165].

Iran[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transsexualisme en Iran.

Suisse[modifier | modifier le code]

La situation en Suisse est réglée par la jurisprudence, dont deux jugements du Tribunal fédéral qui règlent les modalités de remboursement de l'opération. Le premier de ces jugements date du 26 juin 1975[166], et l'autre jugement date du début des années 1980. Peggy Guex (Diana Santiago) est la première transsexuelle de nationalité suisse à obtenir gain de cause en 1974 pour son changement d’état civil qu’elle obtint à 29 ans après une procédure de trois ans[167].

Les opérations de changement de sexe sont remboursées au titre de l'assurance maladie de base pour autant que les conditions suivantes soient remplies :

  • L'opération est autorisée par un médecin psychiatre ;
  • Elle est effectuée en hôpital public ;
  • La personne a 25 ans révolus ;
  • Elle a été suivie pendant au moins deux ans avant l'opération.

Les assurances maladies refusent de plus en plus tout remboursement d'opérations en dehors des hôpitaux public. Une équipe dirigée par le professeur Giovanolli exerce à l'hôpital universitaire de Zurich et un autre chirurgien, le Docteur Daverio, n'exerce qu'en clinique privée à Lausanne. L'hôpital cantonal de Genève va créer une cellule de traitement. Et diverses cliniques privées sont prêtes à accepter de nouveaux patients. Comme il est de plus en plus difficile de trouver un psychiatre prêt à accompagner une personne transsexuelle[réf. nécessaire], un nombre croissant[réf. nécessaire] de personnes recourent aux chirurgiens thaïlandais. Les traitements « annexes » (épilation électrique, traitement hormonal, logothérapie, etc.) sont pris en charge par l'assurance maladie de base. Le changement d'identité intervient nécessairement après l'opération et il nécessite impérativement les documents du chirurgien. C'est une requête en rectification d'état civil sans partie adverse. Elle est examinée par le ministère public qui peut choisir de la soutenir ou de s'y opposer. Dans certains cantons elle implique également une publication de cette demande dans la feuille des avis officiels. Le jugement est également publié. Le greffe entérine et notifie le jugement dans un délai d'une semaine à six mois[réf. nécessaire].

Certains tribunaux sont plus restrictifs que d'autres et demandent des éléments qui soulignent que la personne est bien intégrée. D'autres se contentent des documents médicaux.[réf. nécessaire] Les personnes transgenres ne peuvent pas faire mettre à jour leurs documents. Un avis de droit de l'Office fédéral de l'état-civil du 1er février 2012 permet aux personnes transsexuelles mariées de changer leur état-civil tout en maintenant les liens du mariage[réf. nécessaire].

Lieux communs et préjugés courants[modifier | modifier le code]

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Les personnes transgenres sont victimes de certains préjugés tels que :

  • Les personnes transgenres seraient des homosexuel(le)s qui refusent leur orientation sexuelle : ce préjugé, encore assez courant, est lié à une erreur dans la distinction entre genre et sexe. Ainsi par exemple, deux hommes gays attirés l'un par l'autre s'identifient bien comme des hommes et sont attirés par l'autre en particulier parce que l'autre est un homme. Et les deux vont interagir en homme dans la relation. Pour de telles personnes, une intervention de réattribution de sexe a toutes les chances de se révéler catastrophique et les personnes homosexuelles, bien au clair sur leur identité, n'en voudront jamais. Il en va tout autrement avec des personnes transsexuelles. Une femme transsexuelle se situe en femme et a besoin d'entrer en relation en tant que femme, de pouvoir s'investir affectivement en tant que femme et de pouvoir vivre une relation sexuelle en tant que femme (quelle que soit son orientation sexuelle, d'ailleurs). Il en va de même pour un homme transsexuel. Les deux conditions sont donc bien distinctes. Là où il arrive qu'elles interagissent, c'est en début ou en fin de parcours. Au début, il arrive que des personnes ne puissent pas mettre tout de suite le mot « transsexualité » sur ce qu'elles vivent et qu'elles commencent par vivre en tant que personnes homosexuelles, pour se rendre compte que ça n'est pas vraiment cela qu'elles vivent et pour alors comprendre que, contrairement aux personnes homosexuelles, il est question d'abord de leur identité sexuelle, de qui elles sont, et pas de qui elles aiment. En fin de parcours, il arrive aussi que des personnes transsexuelles se découvrent en plus homosexuelles (et se définissent alors comme des femmes lesbiennes ou comme hommes gays).
  • Les personnes transgenres seraient condamnées à vivre une vie marginale et à vivre de la prostitution : Ce genre de propos est encore opposé bien trop souvent à toute personne qui envisage une transition et à ses proches. Mais, avec l'arrivée d'Internet, certaines ont pris le risque de publier leur témoignage sur le web. C'est ainsi que, parmi d'autres, le site de Lynn Conway contient des pages de témoignages de femmes ayant réussi leur transition[168] ainsi que d'autres consacrées aux hommes (FtM)[169]. Ces témoignages de personnes de nombreux pays et de nombreuses origines sociales peuvent rassurer les personnes qui envisagent leur transition ainsi que leurs proches et leur permettre de comprendre que, même si une transition est une entreprise très délicate, il est tout à fait possible de la réussir et de vivre pleinement sa vie.
  • Les personnes transgenres devraient renoncer à toute forme de plaisir sexuel : ce préjugé est répandu, y compris parmi certains psychiatres et autres intervenants censés prendre en charge, aider et accompagner les personnes transsexuelles. Dès la création des premières vaginoplasties modernes par le Dr Georges Burou à Casablanca, Maroc au milieu des années 1950, on a eu le souci de préserver la capacité de plaisir sexuel et même d'orgasme des personnes opérées. De ce fait, un protocole a été créé, lequel conserve les nerfs et une partie du tissu érectile qui sont placés dans le corps, entre autres pour reconstituer un clitoris. Cela fait maintenant[Quand ?] 50 ans que ce protocole a été perfectionné[réf. nécessaire], et le moins que l'on puisse dire est que, tant qu'il est pratiqué par un des chirurgiens de premier plan, la personne a toutes les chances de pouvoir vivre une vie sexuelle pleine et épanouie après son opération. Il lui faudra certes prendre le temps de redécouvrir son corps, mais elle pourra alors vraiment en jouir, accomplissant une vraie renaissance par rapport à ce qu'elle a vécu avant sa transition. Les phalloplasties sont moins perfectionnées sur ce point, mais elles sont en progrès rapide et elles devraient bientôt devenir aussi raffinées que les vaginoplasties[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages en français[modifier | modifier le code]

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  • Olivia Chaumont, D'un corps à l'autre, Robert Laffont/bouquins/segher, (ISBN 9782221134788, lire en ligne).
  • Colette Chiland, Le Transsexualisme, Éditions Presses Universitaires de France, Collections Que sais-je?, 2003, ISBN 2130536751.
  • Colette Chiland, Changer de sexe. Illusion et réalité, Éditions Odile Jacob, 2011, ISBN 2738124518.
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  • Karine Espineira, Transidentités : Ordre et panique de genre. Le réel et ses interprétations, Éditions L'Harmattan, Collection Logiques sociales, 2015, ISBN 978-2-343-05477-3.
  • Karine Espineira, La transidentité, De l'espace médiatique à l'espace public, Collections Champs visuels, 2008, ISBN 978-2-296-06097-5.
  • Maxime Fœrster, Histoire des transsexuels en France, Éditions H&O, 2006, ISBN 978-2-845-47138-2.
  • Michel Foucault, Les anormaux, cours au Collège de France 1974-1975, Gallimard Le Seuil 1999, ISBN 978-2-02-030798-7.
  • Michel Foucault, Histoire de la sexualité, t. I, La volonté de savoir, Gallimard 1976, ISBN 978-2-07-074070-3.
  • Peggy Guex, Roland, Gloria, Diane et Moi, Peggy Guex, ISBN 9782839914512.
  • Peggy Guex, Chassée du Paradis Rescapée de L'enfer, Éditions Bénévent, 2011, ISBN 978-2-756-32237-7.
  • Julian L., Petit garçon aux cheveux longs, Éditions Arc-en-ciel, 2013, ISBN 978-1-483-99365-2.
  • Marie Claude Paquette, Autobiographie 17. Pseudo hermaphrodite neurologique, Éditions Médialib, 2002, ISBN 2-9807737-0-0.
  • Delphine Philbert, Devenir celle que je suis, Éditions Max Milo, 2011, ISBN 978-2-31500-140-8.
  • Françoise Sironi, Psychologie(s) des transsexuels et des transgenres, Éditions Odile Jacob, 2011, ISBN 978-2-7381-2583-5.
  • Jimmy Sueur, Ne m'appelez plus Julien, Éditions L'Harmattan, 2003, ISBN 978-2-747-53786-5.
  • Patrick Verret, Changer de sexe pour vivre enfin!, Éditions Vivre Enfin, 2005, ISBN 2-923113-00-4.

Ouvrages en anglais[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]