Non-mixité

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La non-mixité est une pratique consistant à organiser des rassemblements réservés aux personnes appartenant à un ou plusieurs groupes sociaux considérés comme opprimés ou discriminés, comme les femmes ou les membres de minorités ethniques (dites « racisées »), en excluant la participation de personnes appartenant à d'autres groupes considérés comme dominants comme les personnes blanches ou les hommes, afin de ne pas reproduire les schémas de domination sociale et ainsi libérer la parole.

La non-mixité est utilisée par certains groupes lié à divers courants militants, notamment dans le féminisme, l'antiracisme, le mouvement LGBT, les mouvements de minorités de genre ou de personnes en situation de handicap. C'est une pratique qui fait l'objet de critiques, y compris au sein de ces mouvements, comme étant excluante pour certaines catégories de personnes, voire discriminatoire.

Description[modifier | modifier le code]

Cette pratique part du point de vue, exprimé notamment par Christine Delphy, qu'en situation de mixité, les rapports de domination sociale et les discriminations sont reproduits[1]. En effet selon cette dernière ou encore Caroline de Haas entre autres, "les individus appartenant au groupe dominant ont tendance à imposer leurs vues et à monopoliser la parole par rapport aux groupes discriminés". Par exemple, dans les groupes qui mélangent hommes et femmes, des hommes ont tendance à recentrer le sujet sur eux en assurant qu'ils ne sont pas sexistes, ou encore, selon Christine Delphy, dans les rassemblements antiracistes, « les dominants tirent la discussion sur les sujets qui les intéressent, se plaignent, rappellent qu'eux ne sont pas racistes »[1],[2],[3].

Lorsqu'elle est mise en pratique, la non-mixité est donc conçue comme un moyen pour des personnes s'estimant subir des discriminations systémiques de partager des expériences communes et de s'exprimer librement dans un endroit où elles risquent moins d'être remises en cause par des personnes ne partagent pas cette caractéristique(s) et où leur expérience vécue risque moins d'être questionnée ou délégitimée. Les participants doivent pouvoir s'exprimer sans ressentir le besoin de s'autocensurer ou de se justifier ni la crainte de blesser[1],[4],[5],[6]. Il est parfois souligné que les espaces non-mixtes sont utiles pour libérer la parole, en permettant à certaines personnes d'oser livrer des expériences qu'elles n'auraient pas exprimées autrement[2],[4],[6].

Parmi les autres intérêts avancés en faveur de la pratique de la non-mixité figurent le fait pour les participants de se savoir dans un espace sécurisant, qui permet d'éviter de reproduire des rapports de domination sociale. La non-mixité peut être conçue comme une démarche d'empowerment qui permet aux participants de prendre confiance en eux et de s'affirmer, y compris dans d'autres contextes[4],[7].

Les réunions non-mixtes sont ainsi employées par différents groupes sociaux considérés, notamment par les organisateurs, comme opprimés : les femmes, les personnes trans, « racisés » ou les minorités sexuelles ainsi que des personnes se situant à l'intersection de plusieurs groupes[4].

La non-mixité est toutefois critiquée, y compris au sein des mouvements militants[5] : en excluant certaines catégories de personnes, elle est parfois considéré comme discriminatoire[4]. Cet argument est cependant rejeté par des militants, comme la féministe française Caroline De Haas, en raison du caractère ponctuel des évènements non mixtes, qui ne s'inscriraient donc pas dans le cadre d'une discrimination systémique[4].

Féminisme[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de la Troisième République, seule une minorité d'associations féministes et suffragistes est non mixte[8]. Cette non-mixité est alors censée garantir l'expression des femmes, d'éviter que les hommes ne se mettent en avant et ne menacent l'autonomie du mouvement. Il s'agit également de prouver que les femmes sont capables d'assurer des tâches habituellement réservées aux hommes[8].

La non-mixité dans le mouvement féministe en France est cependant considérée comme issue des années 1970 et du Mouvement de libération des femmes (MLF)[9],[10], influencé par les mouvements des droits civiques et féministes américains[9]. La non-mixité concerne alors les groupes de paroles et les assemblées générales, tandis que les hommes demeurent acceptés dans d'autres types d'évènements s'ils acceptent les conditions posées par le mouvement[9]. Le MLF ferait cependant figure d'exception au milieu des autres associations féministes mixtes[8].

Dans les années 1980 et 1990, la mixité dans les mouvements militants féministes revient[9], encouragée par des personnes ayant évolué dans un environnement scolaire mixte[8].

Particularités[modifier | modifier le code]

La militante féministe Caroline De Haas affirme qu'il est souvent jugé qu'au sein d'une assemblée mixte, la situation de parole n'est pas égalitaire[2]. Les hommes présents ont tendance à monopoliser la parole au détriment des femmes[2],[3],[8], reproduisant ainsi au sein du milieu militant les inégalités et les rapports de pouvoir entre hommes et femmes[9]. Selon Christine Delphy, sociologue française, en plus de l'aspect selon lequel les hommes monopolisent le discours, les hommes féministes ont également tendance à substituer leur parole à celle des femmes, mais aussi à imposer leur conception de la libération des femmes à celles-ci, dans une optique où ils pourraient contrôler ce mouvement[11]. Pour elle, la non-mixité choisie est une conséquence de l'« auto-émancipation », c'est-à-dire de la lutte par et pour les personnes opprimées[5],[12].

Pour le courant du féminisme radical, la non-mixité a pour but de rendre la situation plus égalitaire au niveau des relations sociales. Il s'agit alors de se regrouper, tout en se passant de la domination masculine, de prendre confiance en soi, aboutissant ainsi à une analyse politique collective à partir des expériences individuelles[7]. La non-mixité peut s'inscrire dans une démarche d'empowerment[6].

Selon plusieurs personnalités militantes, dont Caroline de Haas[2], Christine Delphy[12], certaines féministes radicales[7] ou non[8] et des chercheurs[3], le principe de la non-mixité est une nécessité pour le féminisme militant, sans pour autant que les rassemblements non mixtes aient vocation à remplacer les réunions mixtes[3] qui sont jugées comme demeurant nécessaires[6].

Certains avancent que les opposants aux réunions non mixtes sont généralement des personnes qui n'auraient de toute manière pas participé aux réunions mixtes habituellement[5]. Selon le chercheur français Alban Jacquemart, « en instaurant la non-mixité, les féministes [mettent] en évidence la position de dominant des hommes. Or, les dominants n’acceptent pas d’être renvoyés à leur position de dominants »[13].

Lutte antiraciste[modifier | modifier le code]

Mouvement des droits civiques[modifier | modifier le code]

Les réunions non-mixtes ont notamment été employées lors du mouvement des droits civiques aux États-Unis dans les années 1960[5],[6], où les personnes blanches étaient exclues de certains rassemblements[5], comme au sein des collectifs des Black Panthers, du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC) et du Congress of Racial Equality (CORE)[14]. La pratique de la non-mixité s'inscrit la démarche du Black Power et de la radicalisation du mouvement civique. Pour Stokely Carmichael, les Noirs doivent s'organiser entre eux, la non-mixité permet l'autodétermination et l'empowerment des Noirs, face aux Blancs qui se retrouvaient nécessairement dans une position de dominants lors de leurs rassemblements, comme lors des réunions du SNCC et du CORE[14]. Cette évolution vers une radicalisation est critiquée par des militants modérés, qui sont pour certains exclus du mouvement. Le Times juge alors le Black power de « philosophie raciste » tandis que Roy Wilkins, activiste, considère que « Peu importent leurs efforts pour l’expliquer, le terme « Black power » signifie « pouvoir anti-Blancs » »[14].

En France[modifier | modifier le code]

En 2016, la tenue d'un « camp d'été décolonial » réservé aux personnes considérées comme "subissant à titre personnel le « racisme d'État » en contexte français", définition qui pour les organisatrices exclu les "blancs", fait polémique en France[15],[16]. L'évènement se définit comme s'inscrivant « dans la tradition des luttes d’émancipation décoloniales, anti-capitalistes et d’éducation populaire » « afin de se former, de partager et de renforcer [les personnes invitées] pour les luttes et mobilisations à venir »[15]. La non-mixité y est défendue par les organisatrices, y compris pour les journalistes qui voudraient couvrir l'événement, comme une nécessité politique, car selon elles « les paroles blanches sont survalorisées, surinterprétées, surlégitimées comparées aux paroles et pensées non-blanches »[17]. L'évènement est cependant accusé de « rassemblement ouvertement raciste » ou de « racisme antiblanc »[17]. Critiquées par des associations comme SOS Racisme, plusieurs personnalités politiques appellent à l'interdiction de cet évènement, dont le vice-président du Front national Florian Philippot[15],[17]. Pour la politologue Audrey Célestine[n 1], la polémique autour du « camp d’été décolonial » incarne parfaitement la difficulté à parler, « à avoir une discussion critique non hystérique »[20]. Le rassemblement, jugé par le préfet comme n'étant pas une « expression publique de racisme ou d'exclusion » et ne présentant pas de « trouble à l'ordre public », a finalement lieu durant l'été 2016[17],[16].

Du 28 au , le festival Nyansapo, qui se décrit comme un festival « afroféministe militant à l’échelle européenne »[21], est organisé par le collectif Mwasi et doit se tenir dans les locaux de la Générale Nord-Est (qui loue ses locaux à la mairie de Paris), dans le onzième arrondissement de Paris[22]. Le festival est organisé en quatre espaces, dont trois sont annoncés en non-mixité : un espace non mixte pour les femmes noires (80 % du festival), un espace non mixte pour les personnes « noires » ou « afro-descendante » (les deux termes sont utilisés comme synonyme) et un espace non mixte pour les femmes « racisées » ; le dernier espace est ouvert à tous[21]. Deux mois avant sa tenue, l’événement fait face à une campagne de dénigrement sur Internet initiée par « l'extrême-droite », notamment par l'élu du Front National Wallerand de Saint-Just, puis relayée par la LICRA et la maire de Paris (parti socialiste), Anne Hidalgo : tous évoquent un festival « interdit aux blancs », alors que cette citation n'est pas présente sur le site des organisateurs. La maire de Paris publie ainsi le 28 mai une série de tweets où elle dit « demander l’interdiction du festival » et annonce qu’elle va « saisir le préfet de police en ce sens »[22]. Le lendemain, elle annonce qu'une solution a été trouvée, les ateliers organisés en non-mixité se tenant dans un lieu privé sans lien avec la mairie de Paris ; les organisateurs du festival répondent que c'était déjà ce qui était prévu[23].

La réalisatrice afroféministe Amandine Gay raconte son expérience à Osez le féminisme ! : « Nous n’étions pas non-mixte mais il y avait très peu d’hommes. Se retrouver entre femmes, ça a été plus facile pour discuter de certains enjeux parce qu’on ne se coupait pas la parole. Tu apprends beaucoup mieux en non-mixité sans qu’on délégitime ton expérience, qu’on te coupe la parole ou qu’on t’attaque ». Toutefois, elle estime que « la non-mixité est un outil très important pour prendre confiance. Après, j’émettrais des réserves quant au fait de la présenter comme une fin en soi. C’est un outil vers lequel on peut toujours se tourner quand on a besoin de faire le point, de réfléchir à certains enjeux et de développer des stratégies qui nous soient propres. Mais, mon objectif, c’est de vivre dans la société dans laquelle j’évolue : je veux que cette société change, pas en être exclue »[24]. En février 2018, le collectif Mwasi organise une projection du film Black Panther « en non mixité pour les personnes noires quel que soit le genre » en mettant en vente les tickets sur internet[25], la non-mixité n'étant ici pas justifiée par la nécessité de favoriser un échange libre la soirée étant un divertissement[26]. Suite à cela la LICRA dénonce un acte de « ségrègation » et annonce avoir déposée plainte.

À l’intérieur du mouvement anarchiste, anarcha-féministe et plus largement des milieux radicaux et autonomes, la non-mixité est un sujet clivant, sa nature de pratique est souvent remise en question, préférant évoquer pour les positions les plus critiques : une proposition politique post-moderne à questionner[27][pas clair].

Militantisme LGBT[modifier | modifier le code]

Handicap[modifier | modifier le code]

Dans certaines organisations luttant pour les droits des handicapés, la pratique de la « pairémulation » (traduction de l'anglais « peer counseling »[28]), se répand. Il s'agit, lors de réunions entre des personnes atteintes d'un handicap, de partager des expériences relatives à la vie de tous les jours mais aussi de parler de l'oppression souvent vécue par les personnes handicapées dans la société. La « pairémulation » vise en premier lieu à rendre la parole à celui ou celle qui doit se construire ou se reconstruire, et à la réinstauration d’une parité pour trouver ou retrouver la confiance[28]. Pour ce faire, cette pratique se fait souvent en non-mixité : « Pour obtenir la parité, seules les personnes qui surmontent des restrictions de capacité sont en effet invitées à participer et, surtout, à prendre la parole. Cette règle destinée à libérer la parole de celles et de ceux qui n’ont que rarement l’occasion de s’exprimer en dehors de la présence des personnes qui les accompagnent dans le quotidien est parfois difficile à mettre en œuvre, surtout avec les personnes dites "handicapées mentales" »[28].

Certaines associations imposent un agrément par le Conseil d'administration de toute adhésion de membres, voire imposent un quota dans leurs instances dirigeantes. Exemples :

D'autres groupes de personnes en situation de handicap se rassemblent en statut associatif spécifique pour se préserver de l'intrusion des valides, parents, professionnels de santé (ou du handicap) et bénévoles, comme le Réseau des diplômés ou étudiants de l'enseignement supérieur et cadres Asperger ou autistes (DÉesCAa)[29].

Syndicalisme[modifier | modifier le code]

Les syndicats français Force ouvrière (FO) et la Confédération générale du travail (CGT) ne rassemblent que des personnes salariées et pas de patrons ou de patronnes[1].

Critiques[modifier | modifier le code]

Auteur de recherches sur la notion de « racisme institutionnel », le sociologue Michel Wieviorka juge qu'organiser des ateliers de « non-mixité raciale » est « dangereux et malsain, c'est aller en sens inverse de ce qu’il faut faire pour faire respecter, comprendre et partager les valeurs universelles. En disant que pour partager certaines expériences, il faut appartenir à un groupe racialisé, on joue la fragmentation de la société, on s'éloigne des idéaux universels. Mais le discours universaliste, incarné en France par l'idéal républicain, lance des promesses d'égalité ou de fraternité qui ne sont pas tenues pour tout le monde. Il devient alors abstrait, incantatoire, répressif et contre-productif. Pour résister aux tentations de fragmentation, on met en avant des valeurs sans les appliquer à tous. La situation est donc délicate, il faut combattre sur deux fronts : à la fois défendre les valeurs de la République et, en même temps, reconnaître que le racisme se fixe sur des populations plutôt que d'autres[30]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Audrey Célestine, docteure en science politique de l’IEP de Paris[18], est maître de conférence à l’université Lille 3 et chercheure au CECILLE et à l’Institut des Sciences Sociales du Politique (Nanterre)[19].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Mathilde Goupil, « Festival afroféministe : "Les dominants ont toujours imposé leurs vues" », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 1er juin 2017)
  2. a, b, c, d et e Caroline de Haas, « De l'utilité de la non mixité dans le militantisme », sur Les Blogs de Mediapart,
  3. a, b, c et d Patricia Roux, Céline Perrin, Gaël Pannatier et Valérie Cossy, « Le militantisme n’échappe pas au patriarcat », Nouvelles Questions Féministes, Éditions Antipodes, vol. 24,‎ , p. 4-16 (ISBN 9782940146703, DOI 10.3917/nqf.243.0004, lire en ligne)
  4. a, b, c, d, e et f Marie Kirschen, « Les festivals et les réunions non-mixtes, à quoi ça sert ? », sur buzzfeed.com,
  5. a, b, c, d, e et f Clarence Edgard-Rosa, Les gros mots - Abécédaire joyeusement moderne du féminisme, Hugo Document, , 224 p. (ISBN 978-2755624908)
  6. a, b, c, d et e Camille Bordenet, « À la Nuit debout, les réunions non mixtes des féministes font débat », sur lemonde.fr,
  7. a, b et c Ashley Fortier, Anna Kruzynski, Jacinthe Leblanc, Leah Newbold, Magaly Pirotte et Coco Riot, « Questionnements sur la compréhension de militantEs libertaires : Queer et féministes au Québec à l’égard du Nous femmes et de la non-mixité : recoupements et divergences », Cahiers de l’IREF/UQAM, no 19 « Faut-il réfuter le Nous femmes pour être féministe au XXIe siècle ? »,‎ , p. 23-32 (lire en ligne [PDF])
  8. a, b, c, d, e et f Liane Henneron, « Être jeune féministe aujourd’hui : les rapports de génération dans le mouvement féministe contemporain », L'Homme et la société, L'Harmattan, no 258,‎ , p. 93-111 (ISBN 9782296016385, DOI 10.3917/lhs.158.0093, lire en ligne)
  9. a, b, c, d et e Sylvie Chaperon et Christine Bard, Dictionnaire des féministes : France - XVIIIe -XXIe siècle, Presses universitaires de France, , 1700 p. (ISBN 978-2130787204, présentation en ligne)
  10. Christine Delphy, « Retrouver l’élan du féminisme », sur monde-diplomatique.fr, , p. 24-25
  11. Christine Delphy, « Nos amis et nous. Les fondements cachés de quelques discours pseudo-féministes », Questions Féministes, no 1,‎ , p. 20-49 (résumé, lire en ligne [PDF])
  12. a et b Christine Delphy, « La non-mixité, une nécessité politique : Domination, ségrégation et auto-émancipation », sur lmsi.net,
  13. Aude Lorriaux, « Comment (et pourquoi) des hommes deviennent-ils des militants féministes ? », sur slate.fr,
  14. a, b et c Camille Renard, « Trois exemples historiques de non-mixité choisie », sur France Culture, (consulté le 1er juin 2017)
  15. a, b et c Anne-Charlotte Dancourt, « Un camp d’été “décolonial” non-mixte à Reims suscite de nombreuses réactions », Les Inrocks,‎ (lire en ligne).
  16. a et b Jean-Bernard Gervais, « Les organisatrices du camp d'été décolonial », Vice,‎ (lire en ligne).
  17. a, b, c et d Maxime Bourdier, « Le camp d'été "décolonial" à Reims ne sera pas interdit », HuffingtonPost,‎ (lire en ligne).
  18. « Fiche A. Célestine », sur univ-lille3.fr
  19. « Audrey Célestine », sur laviedesidees.fr
  20. Iris Deroeux, « Nacira Guénif: "On ne peut pas parler de racisme sans parler de race" », sur mediapart.fr, (consulté le 23 octobre 2017)
  21. a et b « Festival NYANSAPO », sur mwasicollectif.com, .
  22. a et b Frantz Durupt, « Aux origines de la polémique sur le festival afroféministe Nyansapo », Libération,‎ (lire en ligne).
  23. « Hidalgo assure avoir trouvé une « solution » pour la tenue du festival afroféministe Nyansapo », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  24. Emeline Amétis, «J'ai compris qu'il y avait un rapport de force quand mes profs se sont réjouis à l'idée d'envoyer un non-blanc en CAP», sur Slate, (consulté le 9 octobre 2017)
  25. « Un collectif afro-féministe organise une projection du film “Black Panther” réservée aux Noirs », Valeurs actuelles, (consulté le 30 janvier 2018)
  26. « Une séance Black Panther réservée aux non-mixtes, un acte signé MWASI », sur afro-trendz.com, (consulté le 30 janvier 2018)
  27. Fleurs Arctiques, « La non-mixité en question : Être en lutte ou être lutte ? », Paris,‎ (lire en ligne)
  28. a, b et c Jean-Luc Simon (Président du GFPH), « La pairémulation - Faciliter la participation des personnes handicapées au développement des actes de formation » [PDF], sur ccb-formation.fr
  29. « À qui est destiné le Réseau DÉesCAa ? », sur deescaa.free.fr (consulté le 24 octobre 2017)
  30. Frantz Durupt, « Michel Wieviorka : « Blanquer a eu raison de porter plainte, de ne pas laisser faire » », sur www.liberation.fr, (consulté le 6 février 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]