Symboles LGBT

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Les symboles LGBT sont un ensemble de symboles adopté par les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres comme des éléments d'auto-identification, censés démontrer l'unité, la fierté et les valeurs partagées par ces personnes.

Triangles[modifier | modifier le code]

Triangle rose[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le triangle rose dans le contexte des autres marquages dans le système concentrationnaire nazi.

Le triangle rose (en allemand : Rosa Winkel) était dans l'univers concentrationnaire nazi le symbole utilisé pour « marquer » les homosexuels masculins.

La déportation des homosexuels par les nazis répondait non pas à une logique de persécution (comme ce fut le cas notamment pour les populations juives ou tziganes), mais s'inscrivait dans une logique de répression des « indésirables » (asociaux, criminels…) ou des personnes considérées comme dangereuses par le régime en raison de leurs convictions (opposants politiques, Témoins de Jéhovah…). Étaient généralement déportés les homosexuels condamnés pénalement deux fois, dont une fois au moins au titre du paragraphe 175.

Appartenant donc à la plus basse caste du camp, les travaux les plus pénibles et les tortures les plus dégradantes et les plus douloureuses leur étaient réservés. Ils étaient aussi les cobayes préférés des nazis pour des expériences scientifiques : sur l'étude du paludisme, du typhus, de la stérilisation féminine, de la castration, ou encore des injections d'hormones synthétiques dans l'aine droite… afin d'obtenir, en principe, une inversion des tendances de l'individu[1].

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Logo du triangle rose.

Vers la fin des années 1970, le triangle rose a été adopté comme un symbole pour la protestation de droits LGBT. Certains universitaires ont relié la récupération du symbole avec la publication, au début des années 1970, du survivant de camp de concentration Heinz Heger le mémoire, « les Hommes avec le triangle rose »[2],[3].

Le triangle rose est la base du design de l'Homomonument à Amsterdam, le Mémorial de l'Holocauste gay et lesbien à Sydney, le Parc du Triangle Rose dans le quartier Castro de San Francisco. C'est aussi la base du design des souvenirs LGBT à Barcelone et de Sitges. Act Up New York a adopté un triangle rose inversé avec le slogan « SILENCE = MORT » comme son logo peu de temps après sa formation en 1987[4].

Triangle noir[modifier | modifier le code]

Marquage nazi pour les lesbiennes.

Le triangle noir était dans l'univers concentrationnaire nazi, le symbole utilisé pour marquer les prisonniers des camps qui étaient considérés par ce régime comme « socialement inadaptés » (« Asozial » en allemand). Il est à rapprocher du triangle rose, que portaient dans les camps les hommes homosexuels condamnés en vertu du paragraphe 175.

Catégorie au nom très flou, elle regroupait divers sous-groupes d'individus que les nazis avaient, dans leur obsession de la catégorisation, du mal à délimiter. C'est-à-dire, toutes les personnes qui, pour une raison ou une autre, se trouvaient en marge du système ou qui avaient un choix de vie contraire aux valeurs idéologiques des nazis, comme les lesbiennes.

Les lesbiennes étaient donc assimilées au sein de celles-ci, vu qu'elles n'entraient pas dans les canons du système de pensée nazi sur la famille, qui était patriarcal et hétéro-normatif.

L'appareil légal allemand ne comportait pas de délit de lesbianisme, car il n'entrait pas dans le cadre du paragraphe 175. Il était donc impossible de condamner pénalement une femme en vertu de ce motif dans ce pays. Mais il était bien entendu possible pour un système fonctionnant sur la délation, de la condamner ou de la déporter sous un autre prétexte. Toutefois, l'Autriche comportait au sein de son code pénal un article spécifique réprimant et condamnant les relations entre femmes - cet article resta en vigueur à la suite de l'Anschluss en 1938.

Triangle bleu et rose[modifier | modifier le code]

Triangle bi.

Malheureusement, autres symboles, l'origine exacte de ce symbole est tout à fait mystérieux. Le triangle rose est évidemment pris le symbole gay. Le triangle bleu n'a jamais été utilisé par les nazis. Il peut avoir été ajouté comme une feuille de rose de couleur rose pour les filles et bleu pour les garçons[5].[pas clair]

Triangle bordeaux[modifier | modifier le code]

Un triangle bordeaux aurait existé pour désigner les prisonniers transgenres, mais il semblerait que ce soit qu'une rumeur et n'a pas été étayée par des faits[5].

Drapeaux d'orientations sexuelles et romantiques[modifier | modifier le code]

Drapeau arc-en-ciel[modifier | modifier le code]

Drapeau arc-en-ciel.

Le drapeau doit son origine à l'artiste Gilbert Baker de San Francisco qui s'inspire des symboles propres au mouvement hippie et du drapeau à cinq couleurs utilisé par les groupes pour la défense des droits des Noirs. Il conçoit le drapeau arc-en-ciel pour répondre aux besoins de la communauté LGBT qui désire un symbole identitaire.

À l'origine, les drapeaux comportaient huit couleurs différentes : le rose, le rouge, l'orange, le jaune, le vert, le turquoise, l'indigo et le violet.

Ces drapeaux à huit couleurs ont été utilisés pour la première fois en 1978 lors du défilé de la journée de liberté gay et lesbienne de San Francisco. L'année suivante, pour le défilé de 1979, Baker demande à une compagnie de San Francisco de produire en série des drapeaux arc-en-ciel. Cependant, certaines couleurs n'étant pas disponibles, le rose vif et le turquoise sont éliminés et le bleu royal remplace l'indigo.

Le drapeau arc-en-ciel compte depuis six couleurs symbolisant les différents aspects de la communauté : le rouge pour la vie, l'orange pour le réconfort, le jaune pour le soleil, le vert pour la nature, le bleu pour l'art et le violet pour la spiritualité. Le drapeau arc-en-ciel est rapidement devenu le symbole reconnu de la fierté gaie et lesbienne et de sa diversité[6].

Il est également appelé "Drapeau des Fiertés".

Drapeau bisexuel[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la fierté bisexuelle créé par Michael Page en 1998.

Pour plus de visibilité et pour créer un symbole pour le rassemblement de la communauté bisexuelle, Michael Page a créé le drapeau de la fierté bisexuelle en 1998, sur le modèle du drapeau arc-en-ciel, afin d'accroître la visibilité des bisexuels au sein de la communauté LGBT.

Le magenta représente l'attirance envers une personne de même sexe (homosexualité). Le bleu royal représente l'attirance pour le sexe opposé (hétérosexualité). La couleur lavande représente l'attirance envers les deux sexes (bisexualité). L'idée maîtresse du drapeau bi est que la couleur bi (lavande) est à peine perceptible dans les couleurs gai et hétéro (magenta et bleu royal), comme dans la réalité. Ce qui vient montrer l'invisibilité des bisexuels dans les communautés homosexuelles et hétérosexuelles[6].

Drapeau pansexuel[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la fierté pansexuelle créé aux alentours de 2010.

De plus en plus de personnes ne se retrouvant pas dans la binarité des orientations sexuelles, le drapeau pansexuel s'est peu à peu démocratisé pour commencer à rentrer dans les mœurs de la communauté LGBT. Le rose représente l'attraction envers les femmes, le bleu l'attraction envers les hommes et le jaune envers les personnes trans et non-binaires comme les personnes agenres, bigenres, fluides dans le genre (genderfluid), etc. Bien que les couleurs soient assez calquées sur les stéréotypes de genre patriarcaux, l'essence même de la pansexualité est d'être attiré par une personne indifféremment en fonction de son genre.

Drapeau asexuel[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la fierté asexuelle

Le drapeau asexuel est apparu à la suite d'une campagne du Réseau pour l'éducation et la visibilité de l'asexualité (Asexual Visibility and Education Network - AVEN) et après un vote des internautes sur un site non-AVEN, et s'est propagé, notamment sur le site Tumblr et dans les Marches des Fiertés. Il regroupe plusieurs orientations sexuelles et romantiques qui se rattachent à l'asexualité. Le noir représente l'asexualité, le gris l'entre-deux entre l'asexualité et la sexualité, mais aussi le questionnement entre ces deux orientations, le blanc représente la sexualité (et parfois les alliés, mais ce n'est pas forcément le cas) et le violet la communauté.

Drapeaux d'identités de genre[modifier | modifier le code]

Drapeau transgenre[modifier | modifier le code]

Drapeau de la fierté trans créé par Monica Helms en 1999

Ce drapeau a été montré pour la première fois durant la marche des fiertés de Phoenix, en Arizona en 2000. Il a été attaché et montré au grand public dans la ville de San Francisco le 19 novembre 2012, pour célébrer le jour du souvenir trans. Les bandes bleu clair sont associées à la couleur traditionnelle des garçons, les bandes rose a la couleur traditionnelle des filles, et le blanc à l'intersexualité. Le drapeau est composé de manière à ce que peu importe le sens dans lequel il est montré, il est toujours lisible, symbolisant ainsi la validité et la justesse dans le fait de se trouver en tant que personne trans.

Drapeau intersexe[modifier | modifier le code]

Drapeau de la fierté intersexe, créé en 2013.

Le drapeau intersexe a été créé par l'Organisation internationale des intersexes - Australie en juin 2013 pour créer un drapeau sans les couleurs genrées roses et bleues. Les couleurs du fond jaune et du cercle violet sont décrites par les artistes qui l'ont créé comme « hermaphrodites », c'est-à-dire n'empruntant pas forcément aux codes binaires comme le ferait une identité de genre androgyne, mais étant indépendantes et valides dans leur individualité, à l'images des personnes intersexes qui présentent généralement une absence de plusieurs caractéristiques physiques "typiques" des genres masculins ou féminins, ou au contraire une combinaison inédite de caractéristiques physiques.

Drapeau non-binaire[modifier | modifier le code]

Drapeau de la fierté non-binaire.

Aussi appelée genderqueer, cette identité de genre est plutôt considérée comme un terme ombrelle, englobant toutes sortes d'identités sous la définition de la non-binarité de genre, c'est-à-dire, ne pas s'identifier à un genre binaire, à savoir : homme ou femme. Les couleurs se veulent représentatives des identités non-binaires, le violet lavande (qui est un mélange de bleu et de rose) représente les individus qui s'identifient à la fois comme hommes et comme femmes, totalement ou partiellement, le blanc représente les personnes agenres, et le vert représente les personnes dont le genre est « autre ».

Drapeau genderfluid[modifier | modifier le code]

Drapeau de la fierté genderfluid, créé par JJ Pole.

En français fluide dans le genre, indique un genre changeant dans le temps entre plusieurs identités. Lorsque l'intensité avec laquelle la personne s'identifie à un genre varie, on peut décrire l'identité comme étant également genderflux, au genre fluctuant. Le drapeau est composé, de haut en bas, d'une bande rose symbolisant le genre féminin, d'une bande blanche symbolisant le genre neutre, d'une bande violette symbolisant la non-binarité de genre, d'une bande noire symbolisant l'identité agenre et d'une bande bleue pour le genre masculin.

Drapeau polygenre[modifier | modifier le code]

Les personnes polygenres peuvent également s'identifier comme bigenres, trigenres, etc, suivant le nombre de genres auxquels elles s'identifient.

Drapeaux demigenres[modifier | modifier le code]

Les personnes demi s'identifient partiellement à l'un des genres masculins, féminins, ou autres, mais pas de manière complète.

Demigarçon[modifier | modifier le code]

En anglais demiboy, s'identifie partiellement à un homme. Le drapeau demigarçon est constitué de bandes grises foncées vers l'extérieur, de bandes plus claires vers l'intérieur, puis de bandes bleu claires et d'une bande blanche centrale, ce qui symbolise la neutralité de genre dans cette identité mais aussi l'appartenance en partie au genre masculin.

Demifille[modifier | modifier le code]

En anglais demigirl, s'identifie partiellement à une femme. Le drapeau demifille est constitué de bandes grises foncées vers l'extérieur, de bandes plus claires vers l'intérieur, puis de bandes rose claires et d'une bande blanche centrale, ce qui symbolise la neutralité de genre dans cette identité mais aussi l'appartenance en partie au genre féminin.

Drapeau agenre[modifier | modifier le code]

Drapeau de fierté agenre.

Appelé par certains genre neutrois, signifie la non-appartenance à un genre en particulier, ou alors le refus de s'identifier d'une quelconque manière. Il est défini par des bandes noires extérieures, puis des bandes grises vers l'intérieur, qui symbolisent l'absence de genre, puis deux bandes blanches entourant une bande centrale vert clair, qui désignent respectivement la neutralité de genre et le sentiment d'appartenance à un genre « autre ».

Drapeaux de sous-cultures[modifier | modifier le code]

Drapeau de la communauté twink.

Drapeau twink[modifier | modifier le code]

Drapeau bear[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Communauté internationale Ours

Le drapeau est apparu en 1992 afin de donner un emblème spécifique à la communauté. Il est composé de 7 bandes de couleur : marron, brun clair, blond, beige, blanc, gris, noir. Pour certains, chaque bande représente une teinte de couleur de peau humaine ainsi qu'une teinte naturelle de cheveu, l'idée étant de représenter symboliquement la totalité du genre humain. Pour d'autres, les couleurs représentent celles des ours plantigrades. Une patte noire d'ours stylisée (avec ou sans griffe selon la version) dans le coin supérieur gauche achève l'ensemble. Certains disent que cette patte d'ours fut introduite en 2005, lors de l'élection du Pape Benoît XVI, par un militant chef de file LGBT catholique. En effet l'ours est un des symboles présents sur les armoiries de Benoît XVI[7].

Drapeau lipstick[modifier | modifier le code]

Lipstick Lesbian Pride Flag.jpg

Drapeau de fierté des lesbiennes « féminines » (apparence, comportement, habits…).

Drapeau butch[modifier | modifier le code]

Drapeau de fierté des lesbiennes « masculines » (apparence, comportement, habits…).

Drapeau cuir[modifier | modifier le code]

Le Drapeau d'Cuir.

Imaginé par Tony DeBlase en 1989, le drapeau cuir réunit et symbolise la communauté cuir en général, homosexuelle ou non. Il se compose de neuf bandes de couleur horizontales, alternativement bleues et noires, la bande centrale étant blanche. Un cœur rouge dans le coin gauche supérieur orne l'emblème.

L'auteur s'est toujours refusé à donner une signification quant au choix des couleurs et de leur disposition. Il préfère que chacun se construise sa propre représentation quant à leur signification. Le drapeau a été immédiatement accepté et arboré par le public concerné.

Autres symboles[modifier | modifier le code]

Double croissant[modifier | modifier le code]

Le « double croissant » bisexuel.

Le « double croissant » bisexuel représente deux lunes opposées et tangentes en un point. Utilisé essentiellement en Allemagne, il a été conçu en 1998 par Vivian Wagner avec l'assistance d'une équipe, afin d'offrir un autre symbole que le triangle rose, peu apprécié à cause de son lien avec la déportation des homosexuels sous le régime nazi[8].

Lambda[modifier | modifier le code]

Un symbole lambda.

Le symbole a été choisi par les militants homosexuels Alliance de New York en 1970. Le GAA a été un groupe qui s'est détaché de plus le Front de libération gay à la fin de 1969, six mois seulement après sa fondation en réponse aux émeutes de Stonewall.

En raison de son adoption officielle par le GAA, qui a parrainé des événements publics pour la communauté gay, le lambda est rapidement devenu un moyen rapide pour les membres de la communauté gay pour identifier les uns des autres. Le raisonnement était que le lambda pourrait facilement être pris pour un symbole de la fraternité des collèges et ignoré par la majorité de la population. Le siège GAA a été incendié par un pyromane, détruisant non seulement le bâtiment mais tous les dossiers de l'organisation, et le mouvement ne s'est jamais remis de la perte. Le symbole, cependant, a survécu.

Simplement, la lettre grecque « L » est synonyme de « libération ». Les Spartiates grec ont estimé que le lambda représentait l'unité. Les Romains l'ont pris en ce sens : « la lumière des connaissances brille dans les ténèbres de l'ignorance. »

Ce symbole est aujourd'hui très courant pour les mouvements LGBT. Même si à un moment il a acquis une connotation strictement masculine, il est utilisé à la fois par les gays et les lesbiennes d'aujourd'hui. Retour en décembre de 1974, le lambda a été officiellement déclaré le symbole international pour les droits des homosexuels et des lesbiennes par le congrès Gay Rights International d'Édimbourg, en Écosse[5].

Le Labrys[modifier | modifier le code]

Labrys comme symbole moderne.

Le labrys a été le symbole des femmes dans les années 1970 pour un certain nombre de lesbiennes et d'organisations féministes. Sa popularité a augmenté lorsque des articles sur ses origines ont été publiés dans la littérature féministe de l'époque. Aujourd'hui, le labrys a été remplacée par d'autres symboles, mais on peut encore voir orner les bijoux et les magasins spécialisés de femmes[5].

Symbole de la bisexualité en Australie[modifier | modifier le code]

Un symbole qui a été adoptée en Australie par le mouvement bisexuel est le symbole yin-yang combiné avec le symbole bisexuel. Le South Australian Bisexual Network a été créé en novembre 1992 et a développé le symbole l'année suivante pour l'utiliser sur son matériel militant[5].

Main Pourpre[modifier | modifier le code]

La main pourpre n'a pas duré longtemps. L'histoire raconte que, dans les années 1970, un groupe de personnes ont pris d'assaut le bureau de San Francisco Examiner pour protester contre un éditorial homophobe et a mis des empreintes de mains pourpres partout sur le bâtiment. Inspiré par le New York des gangs mafieux New « La Main Noire», certains militants ont tenté d'utiliser la main « pourpre » comme un symbole gay et lesbien[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site Generation Gay
  2. « Youth says he was raped by police after arrest », The Times,‎ , p. 3 :

    « I was obviously picked on because of my appearance and the fact that I was wearing a Gay Lib supporters badge, a pink triangle. »

  3. Erik Jensen, « The pink triangle and political consciousness: gays, lesbians, and the memory of Nazi persecution », Journal of the History of Sexuality, vol. 11, no 1 and 2,‎
  4. Site The Pink Triangle
  5. a, b, c, d, e et f Site lambda
  6. a et b Scorpio-Assoc
  7. Ray Kampf, (2000). The Bear Handbook: A Comprehensive Guide for Those Who Are Husky, Hairy and Homosexual, and Those Who Love 'Em from Haworth Press page 16 ISBN 1-56023-996-4 [1]
  8. (en) « Gay Symbols 5 », article par Matt & Andrej Koymasky sur leur site personnel.

Liens internes[modifier | modifier le code]