Le Silence des agneaux (film)

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Le Silence des agneaux
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Titre original The Silence of the Lambs
Réalisation Jonathan Demme
Scénario Ted Tally
Acteurs principaux
Sociétés de production Orion Pictures Corporation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 118 minutes
Sortie 1991

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs) est un thriller policier américain, réalisé par Jonathan Demme, sorti en 1991.

Le film est l'adaptation du deuxième opus d'une tétralogie écrite par Thomas Harris mettant en scène le personnage fictif d'Hannibal Lecter, brillant psychiatre cannibale. Les trois autres romans ont également été transposés au cinéma : Dragon rouge (Red Dragon) — remake du Sixième Sens (Manhunter) réalisé en 1986 — se déroule avant Le Silence des agneaux, Hannibal en est la suite et Hannibal Lecter : Les Origines du mal (Hannibal Rising), comme son nom l'indique, revient sur les causes du cannibalisme chez Hannibal adolescent.

Le film a remporté les cinq Oscars majeurs en 1992 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleur acteur pour Anthony Hopkins et meilleure actrice pour Jodie Foster[1],[2],[3].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Clarice Starling est une jeune et brillante stagiaire du FBI à Quantico en Virginie. Ses compétences sont repérées par Jack Crawford, chef du département des sciences du comportement. Le département est sur la brèche dans le cadre de l'enquête sur « Buffalo Bill », un tueur en série qui découpe la peau de ses victimes.

Jack Crawford envoie Clarice auprès du docteur Hannibal Lecter alias « Hannibal le Cannibale », éminent psychiatre emprisonné depuis huit ans dans une cellule de très haute sécurité de l'hôpital psychiatrique de Baltimore dirigé par le docteur Chilton. Jack Crawford espère que Clarice pourra en retirer des informations capitales sur Buffalo Bill.

Hannibal l'oriente d'abord vers un entrepôt où elle découvre la tête d'un homme, la première victime de Buffalo Bill. Hannibal, très vite, connaît l'identité de Buffalo Bill ; il lui a été présenté par l'un de ses patients, précisément celui qui a été découvert dans le hangar. Il marchande des indices à Clarice à condition qu'elle accepte de se prêter à des séances d'analyse. Bien qu’on l’ait mise en garde de ne rien révéler de personnel à Hannibal, Clarice consent à ces délicates séances en échange du jeu de pistes communiqué par Lecter.

Pendant ce temps, Buffalo Bill a enlevé la fille de la sénatrice Martin. Dans l'urgence, afin qu'Hannibal lui révèle enfin l'identité du tueur, Clarice lui fait une offre mensongère au nom du sénateur : une cellule avec une vue au lieu de son cachot de Baltimore avec le droit de se promener et de se baigner sous haute surveillance, une semaine par an, sur une plage. Mais le docteur Chilton, qui espionne jalousement les conversations de Clarice et de Lecter, en fait part au sénateur qui fait une contre-proposition à Hannibal. Il est alors transféré à Memphis où il donne de fausses informations au sénateur. Clarice parvient à l'approcher à Memphis et il lui fournit de précieux indices à l'issue de « son analyse » qui semble la valoriser à son regard de psychiatre. Puis Lecter parvient à s'échapper de sa nouvelle prison après avoir massacré ses deux gardiens.

Les indices du docteur Lecter permettent à Clarice de trouver Buffalo Bill, qui utilisait la peau de ses victimes pour se confectionner des vêtements. Elle finit par l'abattre, sauvant ainsi Catherine Martin alors que Jack Crawford et son équipe suivent une mauvaise piste.

Pendant ce temps, le docteur Lecter est parti aux Bahamas où il a suivi le docteur Chilton, dont il envisage de faire son prochain dîner pour se venger des traitements qu'il a subis durant sa détention.

Personnages[modifier | modifier le code]

Les protagonistes du film : Clarice Starling (Jodie Foster), Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), Jack Crawford (Scott Glenn) et « Buffalo Bill » (Ted Levine).
  • Clarice Starling : née en 1960, une nouvelle recrue du FBI encore étudiante à l’académie. Elle oriente ses études dans le domaine de la psychanalyse ; son supérieur hiérarchique Jack Crawfork la charge d'interroger Hannibal Lecter au sujet de « Buffalo Bill ». Elle va mettre à rude épreuve son courage et sa logique pour retrouver le tueur.
  • le Dr Hannibal Lecter : né en 1933, un psychiatre meurtrier en série ayant pratiqué des actes de cannibalisme. Il a tué quatorze personnes d'où son emprisonnement depuis plus de huit ans dans l'établissement psychiatrique dirigé par le docteur Chilton. Les deux médecins ne s'apprécient guère. Lecter aidera Clarice à trouver Buffalo Bill, en échange d'informations sur sa vie personnelle et du divertissement que lui procure son analyse psychologique.
  • Jack Crawford : né en 1940, le chef du département des Sciences du comportement du FBI et patron de Clarice Starling. Il est déterminé à trouver Buffalo Bill, mais refuse que Clarice confie à Hannibal des secrets de sa vie personnelle, car comme il le dit, « personne ne veut avoir Hannibal Lecter dans sa tête ».
  • Buffalo Bill : né en 1952, un tueur en série qui capture des femmes, les assassine, les écorche (il leur enlève la peau du dos, des omoplates ou des cuisses) et abandonne toujours leurs cadavres dans des rivières. Il laisse délibérément dans leurs gorges un cocon d'insecte.
  • le Dr Frederick Chilton : né en 1945, psychiatre. Il est le directeur de l'asile où est interné d'Hannibal Lecter. Ils sont ennemis jurés. Imbu de sa personne, orgueilleux, vaniteux, Chilton n’apprécie pas que Clarice vienne demander des informations à Hannibal sans le consulter auparavant. Il aime infliger des punitions à Hannibal, qu'il considère comme son plus grand trophée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

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Distribution[modifier | modifier le code]

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[9], Voxofilm[10] et selon le carton du doublage français sur le DVD zone 2.

Production[modifier | modifier le code]

Reconstitution de la cellule (détail) d'Hannibal Lecter dans le film.
Hollywood Museum (en) à Los Angeles.

Scénario[modifier | modifier le code]

Le scénario de Le Silence des agneaux a été écrit par Ted Tally et a reçu l'Oscar du meilleur scénario adapté en 1992. Le scénariste adapta le livre homonyme de Thomas Harris, second tome de sa tétralogie sur Hannibal Lecter. Pour écrire son roman, Harris s'inspira de trois tueurs en série : Ted Bundy, Gary Heidnick et Ed Gein[11]. Le premier était un étudiant qui usait d'un faux plâtre au poignet afin de susciter la pitié des jeunes filles. Le second séquestrait des femmes dans une cave. Quant au troisième, il s'habillait avec la peau de ses victimes et se regardait régulièrement dans des miroirs. Ce dernier avait d'ailleurs inspiré les personnages de Norman Bates dans Psychose (1960) d'Alfred Hitchcock et de Leatherface dans Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper[12].

Si le script respecte l'intrigue du roman, certains éléments y sont tout de même modifiés, par exemple :

  • dans le livre, Jame Gumb étale Catherine Martin sur le dos, après l'avoir assommée, la déshabille et observe sa poitrine alors que, dans le film, il la met sur le ventre et regarde son dos ;
  • dans le livre, Hannibal Lecter s'échappe en utilisant une clé qu'il a lui-même fabriquée à l'aide d'un des ressorts de sa couchette. Dans le film, il parvient à déverrouiller ses menottes à l'aide de l'agrafe métallique du stylo que le docteur Chilton, dans son excitation, laisse sur la couchette de Lecter lorsqu'il révèle à celui-ci le canular mis au point par Clarice et Crawford de son soi-disant transfert dans un pénitencier « avec vue » : dans cette scène, Lecter regarde avec convoitise le stylo que Chilton a oublié ; ensuite, lors de son arrivée à l'aéroport de Memphis et avant sa rencontre avec le sénateur Martin, Lecter a un instant d'inquiétude quand Chilton cherche son stylo dans ses poches, étonné de ne pas le retrouver, mais l'un des gardiens met fin au bref suspense en prêtant le sien à Chilton.
  • dans le livre, Hannibal Lecter possède six doigts à sa main gauche.
  • dans le livre, le gardien Boyle est retrouvé attaché à la table, le visage à moitié dévoré ; dans le film, il est retrouvé suspendu devant la cellule, le ventre ouvert ;
  • à la fin, Hannibal Lecter se cache à Chesapeake, projetant d'aller à Rio de Janeiro, et prend contact avec Clarice en lui écrivant une lettre. Dans le film, Lecter se cache aux Bahamas et contacte Clarice par téléphone le soir où elle reçoit son badge officiel d'agent du FBI.
  • le film omet également d'autres éléments du livre comme les personnages de Bella Crawford (épouse malade de Jack) et de Klaus (l'amant de Raspail), mais comporte aussi quelques ajouts, comme le striptease filmé de Jame Gumb, habillé en femme, au son de la chanson Goodbye Horses (en).

Préproduction[modifier | modifier le code]

C'est l'acteur Gene Hackman qui détenait les droits du film et qui désirait diriger et jouer dans le film, mais il changea d'avis après la première lecture du scénario de Ted Tally qu'il considéra comme trop violent.

Jonathan Demme reprit le projet et proposa le rôle de Clarice Starling à Michelle Pfeiffer[Note 2]. Après réflexion, celle-ci refusa, trouvant l'histoire trop sombre et violente et déclara plus tard que cette décision avait été très difficile à prendre[13]. Kim Basinger, Emma Thompson, et Meg Ryan ont été ensuite approchées, avant que le metteur en scène ne porte son choix sur Jodie Foster qui venait de remporter l'Oscar de la meilleure actrice pour Les Accusés (1988) de Jonathan Kaplan. Jodie Foster s'était déjà rapprochée du scénariste Ted Tally qui lui a dit : « Je suis en train d'écrire un rôle pour vous ». Pendant la préparation du film, c'est elle qui est venue voir les producteurs à plusieurs reprises en leur disant : « Si jamais il y a un problème avec l'autre actrice, je suis là ! »[14] ou en demandant à Jonathan Demme de la considérer comme son « deuxième choix » en cas de désistement de Pfeiffer[15]. Elle avança un point de vue qui retint l'attention du réalisateur : « Cette histoire parle d'une jeune femme qui essaie d'en sauver une autre »[15]. Enfin, Demme, voyant un jour venir vers lui sa petite silhouette farouchement déterminée, a confié à Tally : « Clarice, c'est elle »[16].

Pour le rôle d'Hannibal Lecter, le choix initial de la production était Robert Duvall[17] qui le refusa. Anthony Hopkins le reprit.

La préparation du film se fit dans un grand souci de réalisme. En effet, Jodie Foster et Scott Glenn furent mis en relation avec des agents du FBI, et passèrent beaucoup de temps à se familiariser avec les techniques, mais également avec l'état d'esprit de ces personnes. Glenn a même visionné des photographies de scènes de crimes. « J'ai perdu un certain degré d'innocence », dira-t-il plus tard[18].

Tournage[modifier | modifier le code]

Hall du musée Carnegie d'histoire naturelle où Clarice vient consulter les deux entomologistes au sujet du cocon.

Musique[modifier | modifier le code]

The Silence of the Lambs: Music From The Motion Picture Soundtrack

Bande originale de l'Orchestre symphonique de Munich dirigé par Howard Shore
Film Le Silence des agneaux
Sortie
Enregistré Août 1990
Munich
Durée 57 min 9 s
Genre Musique de film
Format CD
Compositeur Howard Shore
Producteur Howard Shore (producteurs délégués : Jonathan Demme et Gary Goetzman)
Édition EMI Songs Ltd.
Label MCA Records réf. MCD 10194

Tous les morceaux sont des instrumentaux composés par Howard Shore.

The Silence of the Lambs: Music From The Motion Pictures Soundtrack
No Titre Durée
1. Main Title 5:04
2. The Asylum 3:53
3. Clarice 3:03
4. Return to the Asylum 2:35
5. The Abduction 3:01
6. Quid Pro Quo 4:41
7. Lecter in Memphis 5:41
8. Lambs Screaming 5:34
9. Lecter Escapes 5:06
10. Belvedere, Ohio 3:32
11. The Moth (Le Papillon) 2:20
12. The Cellar (conception électronique par Skip Livesay et Eugene Gearity) 7:02
13. Finale 4:50
57 min 9 s
Production
Musiques et chansons additionnelles non incluses dans la BO (listées dans le générique de fin).
  • American Girl (en) (1977), paroles et musique de Tom Petty, interprétée par Tom Petty and the Heartbreakers, chanson que Catherine Martin écoute et chante à tue-tête dans sa voiture, peu de temps avant son enlèvement par le tueur Buffalo Bill.
  • Goodbye Horses (en) (1988), paroles et musique de William Garvey, interprétée par Q Lazzarus, à l'esthétique new wave, sert de musique de fond au strip-tease solitaire et halluciné du tueur en série, dans une scène de maquillage et de danse où Buffalo Bill parvient à « escamoter » brièvement ses parties génitales, afin de donner à son bas-ventre l'aspect de celui d'une femme.
  • Les Variations Goldberg (1740) de Johann Sebastian Bach sont jouées au piano par Jerry Zimmerman (séquence où le docteur Lecter est enfermé dans une cage du palais de justice).
  • Alone (1986), paroles et musique de Colin Newman et Graham Lewis (en)[Note 3], interprétée par Colin Newman (scène où Buffalo Bill est en train de coudre à la machine dans son sous-sol).
  • Sunny Day (en) (1991), paroles et musique de Ted Ottaviano, interprétée par le groupe Book of Love (scène dans un bar de Belvedere où Clarice interroge Stacy Hubka[Note 4], amie de la défunte victime Fredrica Bimmel).
  • Real Men, paroles et musique de Bruce Licher, Mark Erskine et Jeff Long, interprétée par le groupe Savage Republic (en), de leur album Tragic Figures (en) (1982).
  • Hip Priest, paroles et musique de Mark E. Smith, Mark Riley, Steve Hanley, Craig Scanlon, Paul Hanley (en), interprétée par le groupe The Fall, de leur album Hex Enduction Hour (1982).
  • Lanmo Nan Zile A, paroles, musique et interprétation par Les Frères Parent[Note 5].
Titres non crédités au générique[20].

Accueil[modifier | modifier le code]

« Réussite exemplaire du film de terreur. [...] Cette adaptation du best-seller de Thomas Harris glace le sang, parce que la barbarie naît ici de la plus haute intelligence. Le suspense tient autant dans le jeu de pistes macabre que dans l'affrontement psychologique entre Hannibal le cannibale, ogre moderne, psychopathe luciférien, et Clarice, flic séduisante, proie virtuelle, tour à tour malléable, angoissée, courageuse. Il s'agit bien ici de sonder toutes les zones d'ombre de la chair (une chrysalide au fond de la gorge d'une victime !) et de l'inconscient, sans compter celles des maisons (le cache-cache final, hallucinant, dans le noir complet). Peur profonde, sexualité enfouie, pulsion de mort, tout cela est savamment entretenu par la mise en scène. Dans ce voyage au bout du mal, qu'on peut aussi voir comme une histoire d'amour dévorant, tout est plausible et palpable, de là vient l'effroi. Gaffe au traumatisme. »

— Jacques Morice, Télérama[21].

« Le réalisateur Jonathan Demme et le scénariste Ted Tally, à partir du roman de Thomas Harris, décortiquent les horreurs de la vie quotidienne et de l’enfance qui commencent à concurrencer les crimes les plus exotiques du méchant Hannibal Lecter. Si la justice est servie, nous ne nous sentons pas plus en sécurité. [...] « Clarice et ses profondes blessures » par Jodie Foster et « Lecter amateur de Chianti-et-fèves » par Anthony Hopkins, sont devenus des classiques de l'interprétation au cinéma. [...] Le Silence des agneaux est l'un des films d'épouvante psychologique les plus complexes et déconcertants. Les fans de films d'horreur guetteront également les apparitions en caméo des réalisateurs George A. Romero et Roger Corman. »

— Mark Deming, AllMovie[22],[23].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Il a reçu un accueil critique très favorable, recueillant 94 % de critiques positives, avec une note moyenne de 8,5/10 et sur la base de 62 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[24]. Sur Metacritic, il obtient un score de 84/100 sur la base de 17 critiques collectées[25].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a connu un important succès commercial.

Pays ou Régions Recette du 1er week-end Recette Globale Nbre de sem. Nbre d'entrées
Recette Date Recette Date d'arrêt du box-office
Drapeau des États-Unis États-Unis[26] 13 766 814 $ du 14 au 130 742 922 $ 45 31 129 000[27]
Monde International[26] - - 142 010 962 $ - - -
Drapeau de la France France - - - - - 3 110 147[28]
Drapeau de Paris Paris - - - - - 894 590[29]
Monde Total mondial[30] - - 272 742 922 $ 45 -

Distinctions[modifier | modifier le code]

Entre 1991 et 2012, Le Silence des agneaux a été sélectionné 119 fois dans diverses catégories et a remporté 68 récompenses. [31]

Récompenses 1991[modifier | modifier le code]

Nominations 1991[modifier | modifier le code]

Récompenses 1992[modifier | modifier le code]

Nominations 1992[modifier | modifier le code]

Récompenses et Nominations 1992[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie Prix Lauréat
1992 BAFTA BAFTA du meilleur acteur Anthony Hopkins
BAFTA de la meilleure actrice Jodie Foster
Nomination au BAFTA du meilleur film Ronald M. Bozman, Jonathan Demme, Edward Saxon et Kenneth Utt
Nomination au BAFTA du meilleur réalisateur Jonathan Demme
Nomination au BAFTA du meilleur scénario adapté Ted Tally
Nomination au BAFTA de la meilleure photographie Tak Fujimoto
Nomination au BAFTA de la meilleure musique Howard Shore
Nomination au BAFTA du meilleur montage Craig McKay
Nomination au BAFTA du meilleur son Skip Lievsay, Christopher Newman et Tom Fleischman
1992 César du cinéma Nomination au César du meilleur film étranger Jonathan Demme
1992 Festival de Berlin Ours d'argent du meilleur réalisateur Jonathan Demme
Nomination à l'Ours d'or Jonathan Demme
1992 Golden Globe Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique Jodie Foster
Nomination au Golden Globe du meilleur film dramatique
Nomination au Golden Globe du meilleur réalisateur Jonathan Demme
Nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique Anthony Hopkins
1992 Oscars Oscar du meilleur film Edward Saxon, Kenneth Utt et Ronald M. Bozman
Oscar du meilleur acteur Anthony Hopkins
Oscar de la meilleure actrice Jodie Foster
Oscar du meilleur réalisateur Jonathan Demme
Oscar du meilleur scénario adapté Ted Tally
Nomination à l'Oscar du meilleur montage Craig McKay
Nomination à l'Oscar du meilleur son Tom Fleischman et Christopher Newman
1992 Prix Edgar-Allan-Poe Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario Ted Tally

Récompenses 1997[modifier | modifier le code]

  • Online Film & Television Association 1997 : OFTA Film Hall of Fame pour l’image animée

Récompenses années 2000[modifier | modifier le code]

Nominations années 2000[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Sphinx tête de mort (Acherontia atropos).

Différences avec le roman[modifier | modifier le code]

  • Dans le film, Lecter demande à Clarice de rechercher "mademoiselle Modi". Dans le roman, il lui demande de chercher dans la "voiture de Raspail"[38].
  • Dans le roman, lorsque Clarice ressort du hangar, des journalistes lui tombent dessus[39], une scène qui n'a pas lieu dans le film.
  • La tête que retrouve Clarice dans le hangar n'est pas celle de Benjamin Raspail comme dit dans le film mais d'un certain Klaus, un scandinave et amant de Raspail, tué par Bufallo Bill[40]. Qui plus est, Raspail est la neuvième victime reconnue de Lecter[41] et non un personnage inconnu débarquant dans l'intrigue.
  • C'est Lecter qui rallume la lumière de sa cellule et non une initiative de Barney[42].
  • Le film ne fait pas mention de Bella, l'épouse mourante de Crawford[43].
  • Lors de l'autopsie sont présents Crawford, Sarling, l'agent Terry, le docteur Lamar tandis que le docteur Akin se retire. Dans le livre, seul Crawford, Starling et Akin sont présents[44].
  • Dans le roman, seul le papillon retrouvé dans la tête de Klaus (ou Raspail) est un Acherontia styx provenant de Malaisie[45]. Celui de Fredrica Bimmel est un spécimen provenant des Antilles ou Hawaii[46].
  • L'enfance de Clarice dévoilée à Lecter diffère légèrement du roman au film[47].
  • Lors de sa rencontre avec le sénateur Martin, Lecter déclare que Buffallo Bill se nomme en réalité William Billy Rubin dans le roman[48], Louis Friend dans la version cinématographique originale et Faust Federer dans la version française.
  • Dans le livre, Clarice visite l'appartement de Katherine Martin et rencontre le sénateur Martin et le procureur Krendler[49], une scène non présente dans le film.
  • Dans le film, Boyle est le supérieur de Pembry. Dans le livre, les rôles sont inversés[50].
  • Lecter déverrouille ses menottes dans le roman à l'aide d'un corps de stylos en partie usiné par ses soins pendant des mois et un morceau de trombone, et non grâce à la languette du capuchon du stylo de Shilton comme vu dans le film[51].
  • Dans le livre, le gardien Boyle n'est pas pendu tel un ange mais laissé attaché aux menottes et en parti éviscéré par Lecter afin de lester son propre corps pour coller à la morphologie de Pembry[52].
  • Clarice déduit que Buffalo Bill connaissait sa première victime grâce aux notes de Lecter[53]. Dans le film, Ardelia est à ses cotés et en déduit la même chose.
  • Quand Clarisse découvre des éléments d'enquête chez les Bimmel, elle s'empresse d'en informer Crawford par téléphone. Dans le livre, elle tombe sur un de ses collègues et c'est lui qui lui délivrera les informations sur Buffalo Bill[54].
  • La remise des diplômes n'a pas lieu dans le film, pas plus que le coup de téléphone de Lecter à Clarice. Ce dernier se contentera de lui écrire une lettre[55].
  • Clarice aura une relation en fin de roman avec Pichler[56], l'un des entomologistes qui l'avait draguée[57].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lauren Roselli, qui tient ici le rôle de Stacy Hubka, est membre du groupe musical Book of Love où elle exerce en tant que claviériste et chanteuse.
  2. Avec laquelle il venait de tourner Veuve mais pas trop (Married to the Mob, 1988).
  3. Chanson précédemment éditée dans le double album 33 tours Filigree & Shadow (en) du supergroupe This Mortal Coil.
  4. Voir Note 2.
  5. Voir Jean Jacques Clark Parent (en).
  6. On ignore de quel Woodstock il est question, plusieurs localités des États-Unis portent ce nom.

Références[modifier | modifier le code]

  1. The Silence of the Lambs Sweeps Top Awards at Oscars - The Tech
  2. 'Silence of the Lambs' Sweeps 5 Major Oscars - The Envelope - LA Times
  3. All about Oscar
  4. (en) Société de Production / Sociétés de distribution sur l’Internet Movie Database (consulté le 04 juin 2020).
  5. a et b « Visa et Classification - Fiche œuvre Le Silence des agneaux », sur CNC (consulté le 3 juin 2020).
  6. (en) The Silence of the Lambs sur The Numbers.
  7. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database (consulté le 03 juin 2020).
  8. (en) Parents Guide sur l’Internet Movie Database (consulté le 03 juin 2020).
  9. « Fiche du doublage français du film », sur RS Doublage.
  10. « Fiche du doublage français du film » sur Voxofilm, consulté le 26 novembre 2014.
  11. (fr) FILMDECULTE : Silence des Agneaux (Le), de Jonathan Demme, Le Parfum.
  12. Voir à ce sujet l'article de fond « Ed Gein ou le Boucher de Plainfield » sur Horreur.Net, ainsi que l'article critique « Bibliographie » sur le site Au Troisième Œil.
  13. The Barbara Walters Special, American Broadcast Company, 1992
  14. Interview de Jodie Foster, La Méthode Cauet du
  15. a et b Source : reportage Le Commencement, un bonus de l'Ultimate Edition DVD 2006.
  16. Source : reportage Dans le labyrinthe sur le tournage du film, Éditions DVD 2001 et 2006.
  17. Le Silence des agneaux sur DeVilDead
  18. People magazine du 1er avril 1991
  19. IMDb Filming & Production/Filming Dates.
  20. IMDb Soundtracks.
  21. Extrait de sa critique du .
  22. (en) Extrait de sa critique sur AllMovie.com.
  23. Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.
  24. Le Silence des agneaux sur Rotten Tomatoes.
  25. Le Silence des agneaux sur Metacritic.
  26. a et b (en) « Box office du film Le Silence des agneaux », sur Box Office Mojo.com (consulté le 5 juin 2020).
  27. « Nombre d'entrées aux Etats-Unis du film Le Silence des agneaux », sur jpbox-office.com (consulté le 5 juin 2020).
  28. « Nombre d'entrées en France du film Le Silence des agneaux », sur jpbox-office.com (consulté le 5 juin 2020).
  29. « Nombre d'entrées à Paris du film Le Silence des agneaux », sur jpbox-office.com (consulté le 5 juin 2020).
  30. « Nombre d'entrées à Paris du film Le Silence des agneaux », sur jpbox-office.com (consulté le 5 juin 2020).
  31. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database (consulté le 03 juin 2020).
  32. http://awardsdatabase.oscars.org/ampas_awards/help/statistics/bigfive.html
  33. « Ces gens qui ont gagné un Oscar en apparaissant moins de 20min à l'écran - Nerdalors », sur Nerdalors, (consulté le 28 juillet 2020).
  34. https://www.linternaute.com/cinema/anthony-hopkins/
  35. https://www.lesaviezvous.net/societe/celebrites/anthony-hopkins-a-remporte-un-oscar-pour-avoir-joue-seulement-16-minutes-a-lecran-dans-le-film-le-silence-des-agneaux.html
  36. « Un Oscar en moins de 20 minutes ! », sur Tuxboard, (consulté le 3 juin 2020).
  37. Axel Cadieux, Une série de tueurs. Les serial killers qui ont inspiré le cinéma, Paris, Capricci Éditions, , 92 p. (ISBN 979-10-239-0020-0, lire en ligne), p. 21
  38. Harris 1990, p. 36.
  39. Harris 1990, p. 65-67.
  40. Harris 1990, p. 69-70.
  41. Harris 1990, p. 38-39.
  42. Harris 1990, p. 73.
  43. Harris 1990, p. 42-43, 53, 78, 290-291.
  44. Harris 1990, p. 93.
  45. Harris 1990, p. 137-138, 273-274.
  46. Harris 1990, p. 116.
  47. Harris 1990, p. 176-179.
  48. Harris 1990, p. 212.
  49. Harris 1990, p. 219-231.
  50. Harris 1990, p. 235, 243, 245.
  51. Harris 1990, p. 249.
  52. Harris 1990, p. 256, 267.
  53. Harris 1990, p. 303-308.
  54. Harris 1990.
  55. Harris 1990, p. 377.
  56. Harris 1990, p. 373-374, 378.
  57. Harris 1990, p. 117-118.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]