Virilité

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Le David de Michel-Ange, « magnification du nu viril[1] ».

La virilité désigne les caractéristiques physiques de l'homme adulte, au sens biologique, le comportement sexuel de l'homme, en particulier sa vigueur et sa capacité à procréer (en ce sens, les caractères moraux de l'homme, en tant que genre sexuel, qui lui sont culturellement associés).

Cette définition de la virilité recoupe celle de la masculinité (à l'instar des anglo-saxons et de leurs études sur la masculinité (en)) alors que l'histoire culturelle différencie la masculinité (l'ensemble des caractères propres à l'homme) de la virilité, notamment via l'évolution culturelle des attributions du masculin.

Elle peut désigner directement le membre viril.

Il n'y a pas vraiment d'équivalent pour les femmes, le terme le plus proche étant la féminité, qui vaut plus pour une contrepartie de la masculinité.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Hyponymes du latin hŏmō, ĭnis, m., « homme [sans distinction de genre] »[2], les substantifs vĭr, vĭrī, m[3]. et vĭra, æ, f. [4] désignent respectivement l'« homme mâle adulte [par opposition à la femme] » et la « femme adulte [par opposition à l'homme mâle adulte] ». Tous deux proviennent de l'indo-européen commun *wir « homme »[5] et sont parents de l'avestique et du sanskrit vīra, « héros, fort » ainsi que du grec ἥρως, ωος[réf. à confirmer][6] ou ω (ὁ), « maître, chef, noble »[7] et donnent au français des mots tels que viril, vertu, vertueux, s'évertuer, virtuel, virtuose, ou loup-garou[5].

Avec ses spécificités attribuées par opposition à fēmĭna, æ, f., « femme, femelle »[8] — bien plus communément employé que vĭra, æ — vĭr entre dans la composition du substantif virtūs, ūtis, f., « qualités qui font la valeur de l'homme moralement et physiquement »[9] et dans celle de l'adjectif vĭrīlis, e, « d'homme, des hommes, mâle, masculin ; d'homme fait, viril »[10].

Dérivé du latin classique vĭrīlis, le substantif latin d'époque impériale vĭrīlĭtās, ātis, f., « virilité, âge viril »[10] donne virilité, s. f., « caractère de ce qui appartient au sexe masculin » en ancien français[11], puis en français moyen « caractères physiques de l'homme adulte, virilité » au sens propre ; « age viril, âge mûr » par métonymie et « fermeté virile, attitude ou action virile, digne d'un homme » au sens figuré[12]. Il en vient à désigner en français contemporain tant l'« ensemble des attributs, des caractères physiques de l'homme mâle adulte [par opposition à la féminité] » que l'« ensemble des qualités (fermeté, courage, force, vigueur, etc.) culturellement attribuées à l'homme mâle adulte »[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la virilité est appréhendée par l'histoire culturelle, notamment l'histoire du corps et de ses représentations.

Selon Jean-Jacques Courtine, professeur à la Sorbonne, le sentiment de virilité s'est historiquement construit sur trois valeurs, la force physique, puis le courage, l'héroïsme guerrier, la masculinité hégémonique et enfin la puissance sexuelle[14].

Sens antique : modèle du guerrier[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, la représentation de la virilité considérée comme vertu morale se combine avec une exaltation de la force physique particulièrement valorisée dans les sociétés militaires : chez les Grecs anciens comme chez les Romains, la virilité est également associée à la maturité, la vigueur, le don de soi jusqu'au sacrifice, la puissance sexuelle, utilisée aussi bien sur les femmes considérées par Aristote comme un « mâle imparfait » devant rester cantonnées au gynécée[15], que sur les jeunes hommes : c'est dans ce contexte de guerrier héroïque que les Spartiates distinguent les hommes « vrais » et les « trembleurs » qui ont cédé lors d'un combat et perdu leur virilité. Cet idéal est représenté dans les Arts, au même titre que la féminité. Comme tout idéal inatteignable, il est menacé : dès l'Antiquité apparaît le sentiment d’une crise de la virilité. Homère dans l’Iliade s'inquiète de la « faiblesse » des nouvelles générations, Aristophane décrète « Nous dégénérons », Suétone raconte dans sa Vie des douze Césars que Jules César s'épilait tout le corps à la cire et en particulier le visage[16]. Les peuples considérés comme barbares, tout en continuant à privilégier la virilité guerrière, refusent le modèle romain de l'adultère pour qui le pater familias pouvait avoir des relations sexuelles avec l’amica (la maîtresse), l’ancilla (la servante) et le minister (domestique)[17] ou le modèle grec dans lequel un homme marié peut demander à son ami qui fait montre de puissance virile de faire un enfant à son épouse[18]. Dans le monde romain, les vies de Régulus et de Mucius Scaevola seront cités comme modèles de vertus viriles.

Sens médiéval et à l'époque moderne : modèle du chevalier et du courtisan[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, dans l'ouest européen, sous les carolingiens, l'image de l'homme à cheval devient le symbole de la virilité[15]. Équitation, chasse et maniement des armes s'y associent[15]. Puis la virilité s'incarne dans le chevalier et dans le courtisan[19]. La Renaissance du XIIe siècle évacue le mythe faisant du chevalier un être brut mais plutôt comme un homme goûtant les manifestations littéraires et l'amour courtois. La domination virile manifeste un peu plus de retenue et s’exprime désormais dans une relation hétérosexuelle plus respectueuse et dans l'élégance du vêtement, tels les Mignons d'Henri III se fardant, se poudrant, portant des perruques, boucles d’oreille ou de grandes fraises. Raillés par le peuple, ces gentilshommes considérés comme efféminés gardent un attribut viril, la braguette rembourrée et colorée et se manifeste par le courage dans les tournois ou les duels. Néanmoins à l'époque moderne, Montaigne manifeste une nouvelle crise du sentiment de virilité : alors que le courtisan viril doit danser avec sa compagne ou se bat avec une épée, le philosophe déplore dans ses Essais le recul de la force « des vaillances et des vigueurs », considérant que ces épées sont des armes de femme. Il privilégie le « sauvage » viril au courtisan efféminé[20].

Au XVIIIe siècle : remise en cause[modifier | modifier le code]

Au siècle des Lumières, les philosophes contestent leurs aînés, la puissance patriarcale virile étant assimilée à celle d'un tyran : la virilité comme domination de l'homme sur l'homme est remise en cause[18]. Cette rupture n'existe pas quant à la domination sexuelle de l'homme sur la femme : la virilité des libertins, comme celle de l'homme du peuple, restent de la prédation sur la femme ou une domination sans retenue au sein du foyer[21]. Les femmes commencent à s'affirmer dans les salons littéraires[22], bien qu'elles y demeurent une infime minorité. Le siècle voit en Europe une valorisation des caractères physiques attribués au masculin, le modèle viril grec antique devient la figure du beau, et des caractéristiques telles que la fermeté d'esprit, la maîtrise de soi, le courage et le potentiel de domination lui sont associés[23]. L'esthétique de la virilité sera reprise au long des siècles ultérieurs, avec parfois des détournements[23].

Au XIXe siècle : apogée[modifier | modifier le code]

La virilité se manifeste dans les professions symbolisant l'ordre et la hiérarchie (soldat, conscrit, policier), chez certains ouvriers (cheminot, sidérurgiste, mineur sont mis en valeur dans la littérature, plutôt que l'employé de bureau ou l'ouvrier du travail à la chaîne chez qui la bureaucratisation ou le machinisme ne réclament plus la force virile), chez le jeune homme allant au collège, pensionnat, séminaire ou se réunissant dans la salle de garde, chez l'homme allant au café, au bordel, à la salle d’armes, la société de chasse, la réunion politique, au fumoir ou dans des clubs privés, ces « lieux de l'entre-soi masculin » selon l'historien André Rauch. La révolution industrielle voit l'homme viril dominer grâce à la technologie le colonisé, la nature, la machine à vapeur remplaçant le cheval des siècles précédents. Le combat viril persiste dans le duel[24],[15].

Mais ce siècle voit aussi les femmes prendre des places et mener des combats nouveaux : dans le travail, dans l'espace public avec le fait de prendre la parole ou d'écrire, dans le fait de demander certains droits pour elles[15]. La journaliste Annette Levy-Willard, faisant un compte-rendu de l'ouvrage Histoire de la virilité en 2011, indique que cela semble attaquer les « certitudes viriles »[15]. Dans un pays comme la France, la perte d'une guerre (1870), est aussi prise pour certains comme une « perte de leur fierté virile », faire la guerre et combattre étant aussi considérés comme des éléments liés à la virilité[15].

L'excellence en termes de morale et de forme physique est aussi considérée comme une marque de la virilité ; progressivement, les sports deviennent les « conservatoires des vertus viriles », selon une analyse ultérieure de l'historien Georges Vigarello (1941-)[23].

Depuis le XXe siècle à aujourd'hui : déclin[modifier | modifier le code]

Les guerres mondiales et le développement du chômage achèvent le mythe de l'homme viril défendant et pourvoyant aux besoins de son foyer. La femme cantonnée au foyer s'émancipe avec le développement des grands magasins ou en s'habillant en garçonne, les homosexuels ou les Juifs sont accusés de la perte de la fierté virile[15]. Les guerres de masse et notamment la première guerre mondiale provoquent un changement dans le modèle militaro-viril[23] : le guerrier du Moyen Âge cède la place à un « guerrier couché » dans les tranchées[15] et à des soldats devenus « chair à canon » si possible docile[23]. Le modèle de la « virilité militaire » reste toutefois mobilisateur sur un plan politique et est utilisé dans des idéologies de l'homme nouveau, par exemple dans l'entre-deux-guerres en Italie avec les squadristes[23]. Bien qu'en déclin, la virilité se manifeste comme un retour du refoulé archaïque dans certaines résurgences (nazisme, fascisme qui se signalent entre autres par l'exaltation de la virilité et la persécutions des juifs et des homosexuels), persiste dans des domaines comme le sport (rugby à XV avec ses « contacts virils », free fight), des simulacres de virilité (simulacre de la force physique : bodybuilding ; simulacre de la séduction : chippendales ; simulacre de combat : catch ; simulacre de la sexualité : pornographie), le machisme, le sexisme, l'antiféminisme ou dans l'inégalité homme-femme malgré l'obtention du droit de vote ou la contraception[25].

Bien que le spectre de la dévirilisation rejaillisse parfois, la virilité comme symbole de misogynie et de phallocentrisme disparaît progressivement au profit de la masculinité ou du masculinisme alors que les études de genre se développent[26].

Représentation[modifier | modifier le code]

La virilité est transcendée dans les représentations diverses des types masculins (demi-dieux, héros, nobles, etc.) mises en avant par les civilisations ayant contribué historiquement à la formation de l'Occident, alors que la féminité ne faisait pas l'objet d'une telle adulation : la femme et l'image de la femme qui lui est associée représentent des allégories ou d'autres vertus idéales, mais rarement la féminité en elle-même, ou une personnification telle qu'une héroïne.

Traits et marqueurs associés à la virilité[modifier | modifier le code]

Dans ce contexte, la virilité est associée à la puissance et la robustesse, ce qui tend à identifier les hommes à leurs capacités physiques et aux aptitudes psychologiques qui en découleraient (courage, énergie, etc.), tandis que la féminité est alors conçue comme un ensemble de caractères physiques et physiologiques opposés, associés à des traits psychologiques qui en découleraient : chaque genre étant censé détenir l'une des deux dimensions constitutives de l'être humain. La virilité, selon les sociétés, est associée à la force et au courage, à la résolution et à la constance, au respect de soi et au sens de l'honneur, etc.

On l'attribue généralement aux hommes, quelquefois à certaines femmes, tantôt de manière positive (exemples de Romaines admirées pour leur constance et leur fermeté dans une société où il arrivait que les mères dussent éduquer leurs fils aux vertus militaires), tantôt de manière péjorative (une vir-ago : une femme qui a des qualités d'homme, viriles, morales et physiques — allure, taille ; le sens littéraire n'est pas nécessairement péjoratif, mais le terme signifie habituellement : femme autoritaire, harpie, mégère). Certaines femmes ont également fait le choix de s'approprier des marqueurs de la virilité : ce sont par exemple les garçonnes dans les années 1920 en France, ou les butches[23].

Comme la féminité, la virilité a ses qualités et ses défauts : la vertu étant pour les Anciens un idéal de mesure (cf. Aristote), ou une conformité à un ordre naturel (cf. stoïcisme), les déviances relatives à la virilité étaient dans l'Antiquité perçues de deux manières, suivant qu'il y avait excès ou défaut. La virilité par excès : la violence et l'agressivité inappropriée, le manque de subtilité dans la pensée, la vanité masculine de dominer, d'être le plus fort, etc., l'incapacité de reconnaître ses erreurs, surtout devant une femme, et le refus d'admettre quelque aspect que ce soit de sa personnalité qui pourrait être « faible » (absence de pitié, d'indulgence, dureté inhumaine, etc.). L'excès de virilité rapproche, dans l'esprit des Anciens, l'homme de la brute et de la bête[réf. souhaitée]. S'il y a au contraire défaut, l'homme était alors qualifié d'efféminé ; c'est le cas par exemple chez les Grecs, qui considèrent la virilité comme une plénitude opposée à l’« imperfection » féminine[réf. souhaitée] ou, à la Renaissance, avec l'exemple des Mignons d'Henri III raillés par le peuple.

Alors que dans l'imaginaire collectif la pilosité est perçue comme un marqueur de la virilité, cela n'a pas toujours été le cas historiquement[27]. Les attributs physiques destinés à marquer la virilité ont varié selon les lieux, les époques et les classes sociales[23]. Ainsi, en Europe, du XIXe siècle au XXIe siècle, des éléments tels que la pilosité du visage, le port de pantalon ou de costume trois-pièces, certains accessoires comme le chapeau haut-de-forme ou la casquette ont été considérés comme des éléments marquant l'appartenance au « sexe dit fort » ; la docteure en histoire contemporaine Élodie Serna indique en 2021 que cela marque également la « coexistence de masculinités concurrentes »[23]. Des usages peuvent aussi s'ajouter aux marqueurs physiques et matériels : il en va ainsi pendant longtemps de la consommation habituelle de tabac ou d'alcool[23].

Une crise de la masculinité ?[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du XIXe siècle, avec les transformations sociales, naît une crainte de perdre les « valeurs traditionnelles fondées sur la séparation des sexes » et « une mise en scène récurrente d’une prétendue crise de la masculinité », selon les explications de l'historienne Élodie Serna dans un article sur l'histoire de la virilité de l'Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe[23]. Dans la seconde partie du XXe siècle, certains groupes (beatniks, yéyés, hippies, punks), moquent la « virilité obligatoire », tandis que la remise en cause du patriarcat et l'émancipation des femmes contribuent à une « rupture avec la virilité traditionnelle », qui apparaîtra plus tard comme une recomposition[23].

En France, la psychologue et professeure de psychologie sociale Pascale Molinier s'intéresse au thème de la « crise de la masculinité » et publie en 2004 un article ayant pour problématique : « la débâcle du masculin est-elle un phénomène réel, ou s’agit-il d’une pure construction idéologique ? »[28]. Elle s'y intéresse à la souffrance et aux difficultés des hommes « dans un monde où le travail, central dans la construction de l’identité masculine, change, se précarise et n’est plus tant vécu comme une valeur mais comme une faveur », selon le texte introduisant l'article[28]. Elle revient sur les années 1980 et 1990 avec des changements de points de vue et de discours : d'une humanité gagnant (pour chacun des genres) de l'évolution des relations entre les genres avec davantage d'égalité, aux critiques dénonçant une forme d'émasculation des hommes due à l'émancipation des femmes ; l'universitaire note que « même lorsqu’il se pare de nuances, le fond du discours sur la crise de la masculinité est masculiniste, c’est-à-dire conservateur des prérogatives des hommes »[28]. Elle se penche sur les difficultés des hommes, sans occulter qu'hommes et femmes n'ont pas forcément acquis une égalité dans les faits et que les femmes subissent certaines difficultés davantage que leurs homologues masculins (elles ont en 2004, un risque de chômage plus élevé et sont davantage touchées par la précarité et les bas salaires)[28]. L'universitaire souligne qu'il y a « une mise à mal du socle de l’identité masculine qui, celle-ci, n’a aucun rapport avec les conquêtes féministes, mais trouve son origine dans les nouvelles formes d’organisation du travail »[28]. Selon elle, en France, c'est culturellement par leur activité que se définissent et sont définis les hommes (au sens de personne de genre masculin), ce qui fait que lorsqu'il y a souffrance au travail ou chômage, santé et identité risquent d'être impactés[28]. Elle attribue à certaines organisations du travail le fait d'utiliser des conduites managériales ou de provoquer des situations menant à « des conduites de soumission qui attaquent le socle de la virilité, le sentiment d'être un homme »[28]. Elle indique que certaines pratiques managériales amènent une dissolution des collectifs dans le travail, entraînant en même temps davantage de jugement moral sur l'individu seul[28]. Or, le jugement porté sur la personne et non sur ce qu'elle fait est qualifié par la psychologue comme étant plus souvent le point de vue classique donné sur une femme (selon elle, traditionnellement qualifiée par son être) et non sur un homme (traditionnellement qualifié par son activité)[28]. Les changements des conditions de travail amènent aussi à une perte de repères qui peut faire perdre la confiance en ses capacités dans son travail[28]. Dans certains milieux professionnels, les « ressources symboliques de la virilité » permettent par ailleurs de contribuer à se défendre contre certaines difficultés : par exemple la règle défensive de ne pas dire sa peur ou ses doutes dans un collectif masculin permet de contribuer à un déni de perception alors protecteur quant à un risque et une peur liés au travail ; la perception s'en trouve modifiée et le travail peut être fait sans trop de danger pour la santé mentale, même si le risque initial subsiste[28]. Le sentiment de vulnérabilité induit par les changements d'organisation du travail et de certaines attentes (moins de sentiment de travail bien fait et de sentiment de reconnaissance), devient dicible[28]. L'universitaire indique son souci pour les périls qu'elle recense et l'importance du travail pour l'identité, la santé et la civilisation, quel que soit le genre de la personne[28].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • George Mosse Lachman, L'image de l'homme : l'invention de la virilité moderne, Paris, Pocket, 1999.
  • Fethi Benslama, Nadia Tazi, La virilité en Islam, Paris, L'Aube, 2004.
  • Alain Corbin (dir.) et Georges Vigarello (dir.), Histoire de la virilité, 3 tomes, Paris, Seuil, coll. « L'Univers historique », 2011.
  • Thierry Hoquet, La virilité : à quoi rêvent les hommes ?, Paris, Larousse, coll. « Philosopher », 2009.
  • Harvey Mansfield, Virilité, Paris, Cerf, 2018.
  • Olivia Gazalé, Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes, Ed. Robert Laffont, 2018.
  • Ivan Jablonka, Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinités, Ed. Seuil, 2019.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chastel, « Les Ignudi de Michel-Ange », dans Fables, formes, figures, 1978.
  2. Gaffiot, p. 751.
  3. Gaffiot, p. 1680.
  4. Gaffiot, p. 1681.
  5. a et b Dictionnaire des racines des langues européennes, Larousse, p. 242
  6. Littré, IV, p. 2503
  7. Bailly, p. 909
  8. Gaffiot, p. 658.
  9. Gaffiot, p. 1683.
  10. a et b Gaffiot, p. 1682.
  11. Godefroy, p. 861
  12. Dictionnaire moyen français
  13. Trésor de la langue française
  14. Jean-Jacques Courtine, « C'est quoi, être un homme viril ? », sur Les inrocks, .
  15. a b c d e f g h et i Annette Levy-Willard, « Le mâle est fait », sur Libération, (consulté le )
  16. Bernard Le Solleu, « Et l'homme a déposé l'armure de la virilité… », sur Ouest France, 19 octobre '"`uniq--nowiki-000000bf-qinu`"'201[quand ?].
  17. Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello, Histoire de la virilité, tome 1, De l'antiquité aux lumières, L'invention de la virilité, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Univers historique », 2011, 577 p. (ISBN 978-2-02-098067-8).
  18. a et b Pierre-Edouard Deldique, « Virilité », émission Idées sur RFI, 29 janvier 2012.
  19. Baldassare Castiglione, Le Livre du courtisan, 1528.
  20. Gilles Heuré, « Histoire de la virilité, des antiques aux bodybuildés », sur Télérama no 3222, .
  21. Georges Vigarello, Histoire de la virilité, La Fabrique de l'histoire, 2 novembre 2011.
  22. Georges Vigarello, « La virilité à l'époque moderne », La Marche de l'Histoire, 27 octobre 2011.
  23. a b c d e f g h i j k et l Élodie Serna, « La virilité en Europe », sur Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe, (consulté le )
  24. Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello, Histoire de la virilité, tome 2, Le triomphe de la virilité, Le XIXe siècle, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Univers historique », 2011, 493 p. (ISBN 978-2-02-098068-5).
  25. Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello, Histoire de la virilité, tome 3, La virilité en crise ?, Le XXe-XXIe siècle, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Univers historique », 2011, 566 p. (ISBN 978-2-02-098069-2).
  26. Martine Fournier, « Histoire de la virilité », sur Science Humaines.com.
  27. Pierre Brulé, « Les saisons du poil en Grèce antique », L'Histoire, no 353,‎ , p. 76-79
  28. a b c d e f g h i j k l et m Pascale Molinier, « Déconstruire la crise de la masculinité », Mouvements, vol. 31, no 1,‎ , p. 24-29 (ISSN 1291-6412 et 1776-2995, DOI 10.3917/mouv.031.0024, lire en ligne, consulté le )