Mouvement LGBT

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Marche des fiertés à Toulouse.

Le mouvement lesbien, gay, bisexuel et transsexuel (LGBT) désigne l'ensemble des mouvements et actions individuelles ou collectives qui cherchent à faire évoluer la perception sociale des minorités sexuelles, de l'homosexualité, de la bisexualité et de la transsexualité

Un objectif fréquemment cité de ces mouvements est l'égalité des droits pour les personnes LGBT et, parfois, la construction de communautés LGBT ou la libération de l'ensemble société de la biphobie, de l'homophobie et de la transphobie[1].

Il n'existe pas d'organisation qui regroupe l'ensemble des LGBT et de nombreuses structures existent dans différents pays à travers le monde. Le mouvement prend notamment la forme de militantisme politique, d'activités culturelles et artistiques, de lobbying, de manifestations de rue telle que la Marche des Fiertés, de medias ou de recherches.

Histoire du mouvement[modifier | modifier le code]

De 1860 aux années 1960 : les débuts du militantisme homosexuel[modifier | modifier le code]

Dans les premières décennies du XXe siècle, l'Allemagne est considérée un État très libéral, à Berlin particulièrement. En 1897 y est créé le Comité scientifique humanitaire à l'initiative du médecin et sexologue Magnus Hirschfeld. Le comité a pour objectif de faire abolir un article de la législation allemande, le Paragraphe 175, en vertu duquel les comportements homosexuels masculins sont réprimés. Malgré la loi, une certaine tolérance est néanmoins de mise. À Berlin par exemple, les homosexuels possèdent ainsi leurs bars, leurs restaurants, et même une revue, Der Eigene. Malgré tout, l'Allemagne est secouée par un scandale retentissant à travers l'affaire Harden-Eulenburg.

Le Comité scientifique humanitaire, il devient officiellement la première association au monde à prendre la défense des droits des homosexuels. Des ramifications sont développées dans nombre de pays occidentaux, mais à une échelle encore restreinte. Le fondateur Magnus Hirschfeld crée un nouveau centre en 1919, baptisé Institut für Sexualwissenschaft (Institut de recherche sexuelle), qui devient un important carrefour de documentation et d'information jusqu'à sa destruction par les nazis dans les années 1930.

La première revue homosexuelle a paraître en France est Akademos en 1909. Cette revue mensuelle "d'Art Libre et de Critique" est créée par le baron Jacques d'Adelswärd-Fersen (descendant d'Axel de Fersen), elle ne parait qu'une année et il faut attendre le pour qu'une nouvelle revue apparaisse sous le titre Inversions. Elle est rebaptisée L'amitié à partir de 1925 et n'a qu'une brève existence, les deux auteurs étant condamnés pour outrage aux bonnes mœurs. C'est la création de la revue Arcadie qui lance de fait le premier mouvement homosexuel organisé en France.

Alors que la sous-culture homosexuelle sort de l'ombre en Allemagne, elle demeure principalement le fait des hommes. Un certain activisme lesbien réussit néanmoins à surgir dans les milieux féministes allemands, mais c'est en France que le mouvement lesbien connaît un réel épanouissement[réf. nécessaire] grâce à l'arrivée de d'intellectuelles américaines, des écrivains, des artistes françaises ; Renée Vivien, Colette, Polaire, Rachilde, Romaine Brooks, Gertrude Stein, Djuna Barnes, Claude Cahun… À Paris, l'Américaine Natalie Clifford Barney ouvre un salon où converge entre 1890 et 1930 toute une communauté de femmes artistes, dont un bon nombre sont ouvertement lesbiennes.

1960-1980 : la révolution sexuelle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, alors que les sociétés occidentales connaissent une révolution sexuelle, la communauté homosexuelle s’organise politiquement pour se défendre contre l'homophobie et les persécutions qu’elle subit, à l'instar d'autres mouvements qui se développent à la même époque – notamment le mouvement de libération des femmes et le mouvement Black Power aux États-Unis - et s'imprègne du discours révolutionnaire qui caractérise alors la jeunesse contestataire.

Le mouvement homosexuel fait véritablement son apparition en juin 1969, au cours des émeutes de Stonewall qui explosent à New York autour du bar Stonewall Inn. Cet établissement du quartier Greenwich Village fait, le soir du 22 juin, l’objet d’une descente policière qui est ressentie par les clients comme «la descente de trop». Des émeutes ont lieu dans le bar et dans les rues avoisinantes : des policiers sont pris en otage, et pendant plusieurs jours, environ 2 000 émeutiers affrontent les forces de l'ordre dans le quartier.

Le mouvement homosexuel en France[modifier | modifier le code]

La marche nationale organisée
par le CUARH à Paris en juin 1982.

En France, la première grande action du militantisme homosexuel a lieu au début de l’année 1971. Le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), dont Guy Hocquenghem est l'un des principaux animateurs, interrompt une tribune de radio animée par Ménie Grégoire qui porte sur « l’homosexualité, ce douloureux problème[2] ». À l'époque, l'action est essentiellement organisée par des lesbiennes[réf. nécessaire], parmi lesquelles de nombreuses militantes féministes et notamment l’écrivaine Monique Wittig mais au fil des mois, la composante masculine du FHAR augmente de manière constante. L’auteur de l’Anthologie de l’anarchisme, Daniel Guérin compte entre autres parmi les nouveaux membres, dont il représente l'esprit libertaire : « Démocratie directe » et « rejet du vedettariat » sont en effet des thèses politiques défendues par le FHAR. Issus des mouvements de révolte de Mai 68, les membres du FHAR veulent cependant confronter leurs idées au réel, et certains de leurs membres, tels Daniel Guérin ou Françoise d'Eaubonne, vont ainsi jusqu'à se déshabiller en pleine assemblée générale pour « vivre jusqu'au bout » leur discours sur la libération du corps[réf. nécessaire]. Cependant, la présence de plus en plus forte des hommes au sein du FHAR ainsi que des divergences de point de vue, poussent les femmes à se séparer du mouvement. La scission, dont Monique Wittig est une des principales instigatrices, devient effective avec la création du groupe des Gouines rouges qui se rallie ensuite progressivement au Mouvement de libération des femmes (MLF).

Peu après la fin du FHAR en 1974, des militants se regroupent au sein d'un groupe appelé Groupe de Libération Homosexuelle (GLH). Rapidement des GLH se créent dans toutes les principales villes françaises. Chaque groupe est autonome et développe un axe idéologique qui lui est propre. Cela donne lieu à de nombreuses dissensions entre les différents GLH. À Paris, ces dissensions provoquent en 1975 l'éclatement du GLH-Paris en trois organisations distinctes : le GLH-Politique et Quotidien d'orientation radicale, le GLH-Groupes de Base plus réformiste et le GLH-14XII (la scission a lieu le 14 décembre 1975) qui se définit lui-même comme « libertaire et anti-féministe ».

Afin de dépasser les clivages idéologiques entre les groupes et avoir une action commune contre les discriminations, l’idée progresse de créer une structure fédérative. Ce débat a lieu lors de la première Université d'été homosexuelle organisée par le GLH-Marseille à l’été 1979. Le Comité d'Urgence Anti-Répression Homosexuelle (CUARH) est créé à cette occasion. Le CUARH rassemble les GLH, des mouvement lesbiens comme le MIEL, le Centre du Christ Libérateur du Pasteur Joseph Doucé, le Groupe de recherche pour une enfance différente, etc. Le groupe Arcadie envoie un observateur mais ne s’associera pas à la démarche. Le CUARH se movilise principalement pour la réforme du Code pénal et l’abrogation des dispositions discriminatoires des articles 330 et 331. Dans ce cadre, le CUARH organise une « marche nationale » à Paris le 4 avril 1981 à la veille des élections présidentielles. Avec 10 000 participants, cette marche est considérée comme la première véritable Gay pride française. Les dispositions discriminatoires sont abrogées le .

Le mouvement homosexuel au Canada[modifier | modifier le code]

La première association d’homosexuels à voir le jour au Québec est le Front de libération homosexuel (FLH) en mars 1971, lié au mouvement souverainiste.

C’est lors d’une marche anti-Canada, le 1er juillet 1971, que le Front de libération homosexuelle fait sa première apparition publique, en y formant un contingent homosexuel. Un des membres du groupe, Denis Côté, y déclare alors que « la libération du Québec se ferait avec la collaboration de tous et qu’il fallait se libérer soi-même avant de libérer le Québec » [réf. nécessaire].

Constitué seulement d'une trentaine de membres au début, la formation politique passe rapidement à près de 200 personnes, une progression qui se répercute toutefois sur la composition idéologique du FLH. Ceux qui cultivaient une vision plus globale et politique deviennent minoritaires dans le FLH et choisissent de quitter ses rangs. En août 1972, la jeune organisation est dissoute, notamment en raison du harcèlement policier[réf. nécessaire].

Années 1980 et 1990 : diversification et lutte contre le SIDA[modifier | modifier le code]

À partir des années 1980, le militantisme homosexuel adopte progressivement un discours intégrationniste. Ce virage se répercute sur la terminologie, qui cesse ses références à la «libération homosexuelle» et aux fronts révolutionnaires. L'emphase est désormais mise sur les droits des gais et lesbiennes, puis dans les années 1990 sur les droits LGBT, acronyme pour lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels.

Après l'abrogation des articles discriminatoires, alors que le CUARH cesse d'exister en 1987, le mouvement homosexuel français se diversifie :

  • Une part des militants réclament l'égalité des droits civiques comme les Gais pour les libertés (GPL) ou Homosexualités et socialisme (HES). Ils élaborent notamment différents projets de contrat d'union civile qui finissent par donner naissance au Pacte civil de solidarité (PACS). Les revendications du mariage homosexuel et de l'homoparentalité succèdent à l'adoption du PACS.
  • Alors que le commerce gai se développe, que des nouveaux moyens de communication apparaissent (minitel, presse gratuite), de nombreux groupes se créent autour de la socialisation et la convivialité (randonnée, sport, groupes de rencontres affinitaires ou ethniques etc.).
  • Dans le même temps le développement de la pandémie du SIDA qui frappe durement le milieu militant et pousse à la création de groupes ou d'associations dédiées à la lutte contre la maladie et la prévention (Vaincre le Sida, ARCAT-SIDA, AIDES et Act-Up).

Au mouvement de libération gaie succède donc un mouvement protéiforme pour les droits des personnes LGBT que certains qualifient d'intégrationniste. Les cibles changent et les moyens de les atteindre aussi : les nouveaux militants ne réclament plus l'abolition du « capitalisme sauvage » ou de l' « hétéropatriarcat » et les revendications sont davantage pragmatiques.

Ce n'est pas la fin de tous les groupes radicaux, l'émergence de mouvements comme Act Up, Queer Nation et les Lesbian Avengers dans les années 1990, ou encore les Panthères roses[3] au début du XXIe siècle, affichent une filiation avec l'esprit de Stonewall.

Depuis 2000 : combat pour l'égalité des droits[modifier | modifier le code]

Manifestation pour le mariage des couples homosexuels en 2012.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Pensée radicale[modifier | modifier le code]

Les premiers partisans de la libération homosexuelle sont souvent issus des différentes formes du marxisme. Leur imaginaire est formé par l'analyse révolutionnaire et marxiste, à laquelle s’ajoute parfois une touche de dérision.

Une chanson, écrite par Marie-Jo Bonnet et chantée au cours du Tribunal de Dénonciation des crimes contre les femmes organisé par le MLF à Paris en 1972 montre l'engagement des "Gouines Rouges" en faveur d'un changement radical de la société: « A bas l’ordre bourgeois/ Et l’ordre patriarcal/ A bas l’ordre hétéro/ Et l’ordre capitalo/ Nous les gouines, les lesbiennes/ Les vicieuses, les infâmes/ Nous aimons d’autres femmes/ Nous briserons nos chaînes/ Ne rasons plus les murs/ Aimons-nous au grand jour » .

L'auteure Margaret Cruikshank prétend entre autres dans son ouvrage The gay and lesbian liberation movement, que « la libération gaie ne pouvait pas être complètement assimilée par la gauche (…) étant donné sa forte nature chaotique. En plus, la libération gaie tend à promouvoir un haut degré d’individualisme du fait évidemment qu’elle s’est alimentée à même des expériences privées qui ont conforté l’impression d’être différent des autres ».[réf. nécessaire] La cause sexuelle (et la cause féministe dans une moindre mesure) se transforme par conséquent en sujet de discorde, au point qu'elle précipite parfois la rupture au sein de groupes marxistes.

Mis à part de tels épisodes, les années libérationnistes demeurent une époque de grande convergence[réf. nécessaire]. Alors que la solidarité apparaît parfois comme allant de soi, notamment entre les mouvements gay et féministe, elle se montre d’autres fois plus surprenante. Dans son Gay Manifesto paru en 1970, l’Américain Carl Wittman appelle ainsi les autres homosexuels à soutenir la lutte des femmes, des hippies, des blancs radicaux, mais également la libération des latinos et des noirs américains.

Les autres mouvements de libération se rangent à leur tour, peu ou prou, derrière le combat des homosexuels. Huey Newton, leader des Black Panthers, exprime en ces mots sa solidarité avec la cause gaie : « nous le savons tous bien, notre première impulsion est souvent de vouloir mettre notre poing dans la figure des homosexuels, et de vouloir qu’une femme se taise... Nous devons perdre ces sentiments d’insécurité (…). Ils (les gais) sont peut-être la couche la plus opprimée au sein de cette société… Le Front de libération des femmes et le Front de libération des homosexuels sont nos amis[4] ».

Questionnement identitaire[modifier | modifier le code]

Si la révolution telle que voulue par les activistes gais renvoie en premier à une rupture sociopolitique, un important volet identitaire y est néanmoins attaché. La déconstruction des identités homo/hétéro et homme/femme est donc à l’ordre du jour à l’époque, quoique beaucoup moins mise en avant qu’elle ne l'est dans les années 1980 et 1990. Tout en dénonçant la colonisation psychologique que le pouvoir hétérosexuel fait subir aux homosexuels («We are children of straight society. We still think straight: that is part or our oppression[5] »), Carl Wittman n’en recourt pas moins à une grille foncièrement identitaire lorsqu’il prêche en faveur de la création d’un territoire distinct pour les homosexuels, ainsi que des institutions et des médias distincts.[réf. nécessaire]

C’est probablement les lesbiennes qui mettent alors la plus grande emphase sur la déconstruction des catégories. En effet, les militantes lesbiennes sont en prise avec un constant dilemme, qui les oblige à questionner sans cesse leur identité : doivent-elles militer en premier lieu comme homosexuelles ou comme femmes ? La peur classique portée par le mouvement féministe d’être étiquetées de lesbiennes enragées par les hommes, incite de nombreuses homosexuelles féministes à prendre leurs distances face à la catégorie « lesbienne ». Autant le mot que le concept représentent aux yeux de ces dernières une création du pouvoir patriarcal, un pouvoir qui utilise le qualificatif de « lesbienne » pour rasseoir toute femme qui ose se lever.

Monique Wittig compare par exemple l’évolution des termes « femme » et « esclave » et dénonce le fait que l’émancipation des femmes ne se soit pas traduite par la mise au rencard de la réalité « femme », tout comme l’émancipation des noirs s’était jadis répercutée par l’abandon de l’appellation « esclave » au sein de la population noire. Une autre raison justifie par ailleurs la désintégration du concept de femme : les frontières rigides du masculin/ féminin représenteraient pour l’individu un déni total de sa liberté et freineraient son épanouissement personnel. Pour être en harmonie avec sa personnalité profonde, pour être une personne la plus authentique et la moins censurée possible, il faudrait selon les lesbiennes radicales, non pas réformer les identités de genre, mais les abolir.

Contexte international[modifier | modifier le code]

Pour les droits et dignité des personne LGBT, Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT est adoptée en juillet 2006.

Les Principes de Jogjakarta sont adoptés par la Commission internationale des juristes lors de la conférence internationale en Yogyakarta.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopedia of Lesbian, Gay, Bisexual, and Transgender History in America – Page 194
  2. La transcription intégrale de cette émission est disponible sur http://www.france.qrd.org/media/revue-h/001/probleme.html
  3. Voir Site des panthères roses
  4. (Martel, 1996, p.55)
  5. Blasius et Phelan, 1997, p.380-388

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Histoire du militantisme LGBT[modifier | modifier le code]

Mouvements actuels[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Jacques Girard, Le Mouvement homosexuel en France : 1945-1980, Paris, Syros,‎ 1981 (ISBN 978-2-901968-52-8).
  • (en) Burleigh, Michael and Wolfgang Wipperman. The Racial State: Germany, 1933-1945. New York: Cambridge, 1991.
  • Frédéric Martel, Le Rose et le noir : Les homosexuels en France depuis 1968, Paris, Éditions du Seuil,‎ 2008, 3e éd. (1re éd. 1996) (ISBN 978-2-7578-1055-2).
  • Didier Eribon (dir.), Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Paris, Larousse,‎ 2003 (ISBN 978-2-03-505164-6).
  • Jean-Michel Rousseau, « Associations », dans Louis-Georges Tin (dir.), Dictionnaire de l'homophobie, Paris, Presses universitaires de France,‎ 2003 (ISBN 978-2-13-053582-9).
  • Nicole Albert, Saphisme et décadence dans Paris fin-de-siècle, La Martinière, 2005.
  • Mark Blasius et Shane Phelan, We are everywhere. A historical sourcebook of gay and lesbian politics, New York, Routeledge, 1997.
  • Cruikshank, Margaret, The gay and lesbian liberation movement, Londres : Revolutionary thought/ radical movements, 1992.
  • Girard, J., Le Mouvement homosexuel en France 1945-1980, Paris : Syros, 1981.
  • Katz, Jonathan, L’invention de l’hétérosexualité, Paris : EPEL, 2001.
  • Martel, Frédéric, Le rose et le noir : les homosexuels en France depuis 1968, Paris : Éditions du Seuil, 1996.
  • Mieli, Mario, Éléments de critique homosexuelle. Italie : les années de plomb, Paris : EPEL, 2008.
  • Rousseau, Jean-Michel, « Associations », Dictionnaire de l'homophobie, PUF, 2003.
  • La Revue h Critique de Le Rose et le noir

Périodiques[modifier | modifier le code]

  • Dossier anniversaire : dix ans de militantisme gai, Le Berdache, no 20, mai 1981.