LGBT au Québec

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La communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transsexuelle et transgenre au Québec regroupe les personnes homosexuelles (gaies ou lesbiennes), bisexuelles, transgenres et transsexuelles habitant le Québec, les organisations, institutions et créations qui en sont issues, de même que les espaces qu’elles occupent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, les gais commencent à fréquenter des établissements regroupés au centre-ville de Montréal autour des rues Sainte-Catherine et Stanley, jusque vers la fin des années 1970. Les lesbiennes se retrouvent plutôt dans le secteur de la rue Saint-Denis alors qu'un pôle gai se développe dans le secteur du boulevard Saint-Laurent[1].

En 1969, l’homosexualité est retirée comme motif au Code criminel du Canada [2]. En 1972, l'artiste Michel Girouard s'unit civilement avec le pianiste Réjean Tremblay lors d'une cérémonie de mariage fortement médiatisée[3]. La même année, une scène du téléroman Le Paradis terrestre de Jean Filiatrault, alors que deux hommes se tiennent discrètement par la main dans un ascenseur, déclenche un scandale et la société Radio-Canada retire abruptement l'émission de l'horaire[4]. En 1975, le gouvernement libéral n'inclut pas l'orientation sexuelle des motifs pouvant être protégés de la discrimination dans la Charte des droits et libertés de la personne[5]. L'orientation sexuelle est ajoutée à la Charte des droits et libertés de la personne comme motif interdit de discrimination le 15 décembre 1977 par l'adoption du projet de loi 88 par l'Assemblée nationale du Québec sous le gouvernement péquiste[6], deux mois après les descentes de police effectuées aux bars gais Le Truxx et Le Mystique où un grand nombre de personnes sont arrêtées, qui donne lieu à une vive réaction dans la communauté gaie et dans la population. La fin des années 1970 est intense en émergence de la prise de parole gaie avec le premier défilé d'homosexuels à Montréal en 1979[7] ainsi que la parution de Sortir et la publication de l’hebdomadaire Le Berdache (1979-1983) par l’Association pour les droits de la communauté gaie du Québec[8],[9]. Des années 1950 à 1990, les bars lesbiens se trouvent surtout au centre-ville de Montréal ou dans le quartier du Red Light puis sur la rue Saint-Denis, que ce soit le Lilith, le G-Spot, le K-2, le Louban, l'Exit, le Sisters, le Bilitis ou le Royal Phoenix[10]. À la suite de la fermeture de plusieurs bars et boîtes de nuit LGBT dans le sillage des Jeux olympiques d'été de 1976, les établissements gais se développent dans le quartier du Centre-Sud pour former le Village[11]. Au fil des années, différents établissements gais animent la vie sociale des hommes homosexuels de Montréal hors du Village, notamment le Royal, le California, le Garage, le Lézard, le Business. Cette offre en dehors du Village est maintenant disparue[12].

Au début des années 1980, Gaëtan Dugas, agent de bord québécois ayant de nombreux partenaires sexuels, est alors considéré comme l'un des premiers cas de contamination du sida aux États-Unis, ce qui a été infirmé par des études récentes[13].

En 1996, la Table de concertation des lesbiennes et gais du Québec tient les 1ers États généraux de la communauté LGBT québécoise sous le thème « De l’illégalité à la légalité »[14].

En 2002, l'Assemblée Nationale adopte à l'unanimité la loi instituant l'union civile permettant aux couples homosexuels de disposer des mêmes droits que les époux hétérosexuels (hormis le mariage, celui-ci étant de compétence fédérale) de même que des dispositions sur l'adoption et la procréation assistée[15]. La Cour d'appel du Québec statue, dans un jugement unanime rendu le 19 mars 2004 dans la cause Ligue catholique pour les droits de l'homme c. Hendricks, que la définition traditionnelle du mariage restreinte à une union entre un homme et une femme est discriminatoire, injustifiée et anti-constitutionnelle[16]. La Société de développement commercial du Village est fondée en 2006[12]. En 2006, 12 000 participants du monde entier viennent à Montréal pour les 1ers Outgames mondiaux[17].

En 2011, le gouvernement du Québec met en place la Politique québécoise de lutte contre l'homophobie, après des discussions depuis 2004 et en deçà des attentes des représentants LGBT[5],[2]. En 2013, le Groupe LGBT pour la laïcité, soutenu par plusieurs personnalités, appuient le projet de Charte de la laïcité proposée par le gouvernement Pauline Marois, se montrant en faveur de l'affirmation de la laïcité de l'État, dénonçant l'inégalité des droits de la personne en faveur des religions, rappelant que « étant donné la prégnance de la morale religieuse, les personnes homosexuelles sont demeurées longtemps dans l’ombre, la doctrine religieuse servait alors de caution à leur stigmatisation » (...) et arguant que le port de signes religieux ostentatoires constitue une rupture avec le principe de nautralité religieuse et crée un obstacle à l'accès aux services gouvernementaux pour les personnes LGBT[5],[18]. Par ailleurs, l'Association LGBT pour un Québec inclusif, regroupant une trentaine de personnes dont le cinéaste Xavier Dolan et Manon Massé, de Québec solidaire, craint que les droits des personnes LGBT peuvent être la cible d'un gouvernement attaque les droits des communautés et minorités[19]. Pour certains, cette position s'appuie sur une vision communautariste de la société, exacerbant les différences entre citoyens, multipliant les accommodements à des groupes particuliers et nivelant les traits personnalistes. Cette vision, promue par des gens qui « vivent dans des quartiers ethniquement, socialement et culturellement à la fois homogènes et privilégiés », s'opposerait à une vision universaliste, au principe d'égalité des citoyens tout en se désolidarisant des homosexuels et lesbiennes qui subissent de graves préjudices dans les pays où la religion fait loi[20]. Dans les années 2010 la façon d'être des personnes gaies semble devenir conventionnelle et conservatrice, comme si on se projetait dans une image hétérosexuelle, contrastant avec la revendication d'une certaine forme de marginalité dans les années 1970 et 1980[21].

Histoire de la répression des homosexuels au Québec[modifier | modifier le code]

La première période s'étend de 1670 à la Conquête britannique de 1760. Les comportements homoérotiques sont alors réprimés en référence à une conception religieuse de la sexualité qui s'appuie sur la représentation du sodomite pécheur [22].

Ce discours se poursuit, pendant la seconde période, jusqu'à la fin du 19e siècle, qui consolide le statut dominant des institutions religieuses[23].

Au cours de la troisième période, entre le 19e siècle et la fin des années soixante, les approches médicales et psychiatriques prennent le pas sur le discours religieux dans la construction de la déviance sexuelle autour de la figure de l'homosexuel qu'il faut médicalisé, corrigé, réhabilité[24].

La quatrième période, des années 1970 jusqu'aux années 2000, voit l'arrivée des transformations législatives qui dépénalisent l'homosexualité. Une protection légale pour les gais ainsi que l'obtention de certains droits civiques, qui les protège notamment contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, incarnent les grands acquis de cette époque[25].

Droit[modifier | modifier le code]

L’homosexualité est retirée comme motif au Code criminel du Canada en 1969[2]. En Québec, l’Assemblée nationale du Québec, sous l’instigation du gouvernement du Parti québécois, inscrit dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec l’orientation sexuelle comme motif interdit de discrimination[8]. L’Assemblée nationale du Québec institue l’union civile en 2002[2]. En 2005, la Chambre des communes du Canada modifie par voie législative la définition du mariage pour inclure le mariage homosexuel[2]. L’Assemblée nationale du Québec modifie, en 2002, les règles de filiation[2]. L’orientation sexuelle est reconnue depuis 1993 comme un motif de persécution pour lequel une personne peut invoquer le statut de réfugié lors de son immigration immigrer au Canada [26]. Un époux homosexuel dispose des mêmes droits qu'un époux hétérosexuel, dans la catégorie familiale, en matière d'immigration et d'acquisition de citoyenneté au Canada[27].

En mai 2016, le gouvernement canadien présente un projet de loi protégeant les personnes transgenres des formes d'interdictions liées à leur changement de genre et d'identité. L'âge légal pour avoir des relations sexuelles anales est de 18 ans, alors qu'il est de 16 ans pour une pénétration vaginale. En novembre 2016, le gouvernement du Canada entend modifier les dispositions du Code criminel du Canada (a. 159) pour éliminer la discrimination envers les homosexuels qui en découle[28].

Le changement de sexe est autorisé pour les personnes majeures. Les personnes trans sont assujetties à l'article 71 du Code civil qui oblige des modifications structurales des organes génitaux[29].

Santé Canada pratique une politique discriminatoire envers la population gaie masculine depuis 1983 lui interdisant tout don de sang. Elle ne lève pas l’interdiction mais permet depuis 2013 aux homosexuels masculins chastes depuis au moins 5 ans de donner du sang[30], ce qui constitue néanmoins un traitement discriminatoire par rapport aux hétérosexuels qui ont des partenaires sexuels multiples, qui doivent être chastes pour une période d'un an seulement. De plus, pour certains, les dons de sang provenant d'hommes gais en relation monogame à long terme stable devraient être acceptés[31].

La législation québécoise ne reconnaît pas les mères porteuses. Il s'ensuit que la parentalité pour les hommes gais est possible par adoption ou si l'un des deux conjoints a des enfants d'une relation antérieure. Si le couple d'homosexuels a recours à une mère porteuse et celle-ci agit par générosité, il n'y aura pas de sanction. La rétribution est strictement interdite. De plus, si la mère porteuse peut refuser de donner son enfant et le couple demandeur n'a aucun recours juridique quant à la reconnaissance de parentalité. C'est pourquoi certains ont recours à des mères porteuses à l'étranger. Dans ce cas, l'homme qui enfante devient père par filiation par le sang et son conjoint peut faire une demande d'adoption et le couple pourra être parents. Si les gais ont le droit d'adopter des enfants depuis 2002, l'adoption internationale peut être très difficile pour des conjoints de même sexe ou pour un gai, suivant les pays d'origine de l'enfant[32].

Politique[modifier | modifier le code]

Le gouvernement canadien nomme en 2016 le député Randy Boissonnault, ouvertement gai, pour élaborer et coordonner un programme du gouvernement sur les enjeux LGBT. Le premier ministre canadien Justin Trudeau est le premier chef de gouvernement d'un pays du G7 à participer à des défilés de la fierté LGBT[28].

Les députés Claude Charron et André Boulerice, tous les deux gais, puis Martin Lemay et Daniel Breton, représentent la circonscription québécoise de Saint-Jacques, maintenant Sainte-Marie–Saint-Jacques, où se trouve le Village gai de Montréal, sous la bannière péquiste de façon presque ininterrompue entre 1970 et 2014[33]. En 2014, Manon Massé, de Québec solidaire, devient députée de la circonscription. Elle devient ainsi la deuxième députée ouvertement lesbienne à l'Assemblée nationale du Québec, avec Agnès Maltais, députée depuis 1998 de la circonscription de Taschereau, laquelle correspond aux quartiers centraux de Québec, où vit une grande partie de la population gaie de cette ville[34].

Géographie et démographie[modifier | modifier le code]

Le Village.
Article détaillé : Village gai (Montréal).

Le village gai de Montréal est le pôle central de la communauté LGBT québécoise, même si de tout temps, les jeunes gais et lesbiennes de la métropole fréquentent les établissements mixtes ou straights dans les autres quartiers de la ville[12]. Le Village est la destination de plusieurs jeunes homosexuels de banlieue ou des régions qui souhaitent vivre leur homosexualité de manière épanouie[35]. La place Émilie-Gamelin, à la jonction du Village et du quartier latin, est un important lieu de rassemblement de la communauté LGBT du Québec. Plusieurs gais habitent également les quartiers du Plateau-Mont-Royal et d'Hochelaga-Maisonneuve[36].

À Québec, la communauté LGBT fréquente les quartiers de Saint-Jean-Baptiste[17] et de Saint-Roch mais le nombre de lieux de rencontre marque une régression depuis un certain nombre d'années.

Société[modifier | modifier le code]

Homophobie[modifier | modifier le code]

Les jeunes parlent rarement d’homosexualité ou de bisexualité avec leurs parents. Le Groupe de recherche et d’intervention sociale (GRIS-Montréal) a rencontré plus de 200 000 jeunes dans 600 écoles de la région métropolitaine de Montréal depuis 1994, année de sa fondation. Macha Limonchik et Vincent Bolduc, comédiens, en sont porte-parole depuis cinq ans. En 2009, le gouvernement du Québec adopte la Politique québécoise de lutte contre l’homophobie[2].

Ariane Moffatt, récipiendaire du Prix de lutte contre l’homophobie 2013, rappelle que « la société n’est pas si ouverte que ça et que la campagne gouvernementale contre l’homophobie suscite des opinions malveillantes à l’encontre des personnes LGBT  »[37].

Malgré la reconnaissance constitutionnelle et juridique des LGBT, la mise à l’écart des homosexuels, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, se poursuivrait non pas en raison d’une homophobie comme telle, mais du fait que plusieurs ne se comportent pas selon les normes socialement codifiées comme correspondant aux rôles masculin et féminin. Le renforcement des stéréotypes est perpétué par les parents, les éducateurs et les médias. L'ambiguïté sexuelle ou de genre devient suspecte ou l'affirmation de sa personnalité à l’encontre de la conformité amène isolement, rejet, moquerie. La diversité fait plutôt place à l’uniformité. Cette approche grégaire gagne la communauté LGBT et « la fantasmagorie des gais d’aujourd’hui sur les mecs virils et musclés participe de renforcement de genre. »[38]. Bien qu'il y ait une plus grande ouverture, il demeure encore beaucoup de stigmatisation. Encore un peu plus du quart (26 %) des Canadiens considèrent qu'une personne peut changer d'orientation sexuelle si elle le souhaite[39]. En 2015, 71 % des Québécois disent être témoins d'irrespect envers les LGBT dans leur vie quotidienne et plus de la moitié des jeunes LGBT font l'objet de menaces, d'intimidation ou de violence à l'école[40].

Solidarité[modifier | modifier le code]

Plusieurs organismes québécois apportent un soutien à des groupes minoritaires particuliers, par exemple auprès de personnes vivant avec un handicap, comme la Coalition Sida des Sourds du Québec, aux personnes LGBT immigrantes ou issues des communautés culturelles, comme Au-delà de l’Arc-en-ciel, Arc-en-ciel d’Afrique et Helem (communauté libanaise). L’homosexualité tend à être davantage acceptée par les immigrants de deuxième génération que par ceux de première génération[41]. La tolérance de la société québécoise et les dispositions juridiques d'immigration envers les personnes LGBT en font une terre d'accueil pour les gais et lesbiennes de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient[27]. Le Festival du monde arabe de Montréal propose une réflexion sur les droits LGBT dans les communautés arabophones[42]. Plusieurs hommes et femmes homosexuels quittent leur pays en raison de l'homosexualité pour s'établir au Québec. Il demeure difficile pour certaines lesbiennes immigrées de plus de la quarantaine de s'exprimer librement de leur orientation sexuelle[10].

Certains dénoncent les organismes sportifs internationaux qui s'allient avec des pays et juridictions où les droits de la personne des minorités sexuelles sont bafoués et où les travailleurs se retrouvent dans des conditions similaires à de l'esclavage, sacrifiant la philosophie de fraternité officielle inscrite dans leurs chartes, dans un objectif lucratif[43]. En guise de protestation de la loi russe réprimant les personnes LGBT, la mairie de Montréal fait flotter le drapeau arc-en-ciel durant la durée des Jeux olympiques de Sotchi[44].

Santé[modifier | modifier le code]

L'organisme Gai Écoute offre un service d'aide par téléphone, par clavardage ou par courriel aux personnes LGBT ou à leurs proches, en ce qui a trait à la détresse psychologique, au dévoilement de son orientation sexuelle, à l'isolement, à leurs relations familiales ou à leurs relations de couple. Gai Écoute traite environ 13 000 demandes par année[45].

Quelque 20 000 personnes vivent avec le VIH-sida au Québec. Depuis 1991, les partys Black & Blue de la Fondation Bad Boy Club Montréal permettent de soutenir les organismes d'aide directe aux personnes atteintes du VIH-sida de même que les organismes gais et lesbiens[46]. La fondation Farha est fondée en 1992 par Ronald Farha, homme d’affaires de Montréal. Depuis 1992, elle a distribué plus de 8,7 millions de dollars à 76 organismes qui, à travers le Québec, dispense des soins et services aux sidéens ou appliquent des programmes de prévention ou de formation sur le VIH-sida.

Culture[modifier | modifier le code]

Institutions de mémoires[modifier | modifier le code]

Les Archives gaies du Québec, créées en 1983, regroupent une collection de documents et artefacts retraçant la vie des personnes et l’histoire de la communauté LGBT à Montréal et au Québec. Après avoir été sur le Plateau Mont-Royal pendant trente ans, elles ont pignon sur rue dans le Village gai de Montréal depuis 2013[47]. La Chambre de commerce gaie du Québec, avec le soutien de l'Office québécois de la langue française, élabore en 2013 un lexique terminologique français traduisant les réalités LGBT, pour lesquelles des expressions courantes provenant de l'anglais américain sont mal adptés, mal traduits ou pas traduits en français[48].

Bibliothèque à livres ouverts

Littérature[modifier | modifier le code]

Alors que la société québécoise est en pleine transformation dans les années 1960, Jean Basile insère un personnage gai et la thématique gaie dans son roman Le Grand Khan (1967). Les auteurs gais sont majeurs au sein de la littérature québécoise. Ainsi, Michel Tremblay dessine toute une faune de personnages gais à travers de nombreuses œuvres à thématique gaie dont La Duchesse de Langeais (1969), Demain matin Montréal m'attend (1970), Hosanna (1973), Damnée Manon, Sacrée Sandra (1977). Marie-Claire Blais met des personnages gais au centre de ses romans Le Loup (1972) et Les Nuits de l'Underground (1978)[8]. Une nouvelle génération d'auteurs gais commettent romans et autres, par exemple Pierre-Luc Landry, Mathieu Leroux, Donald Bilodeau, Simon Boulerice ou Denis-Martin Chabot[49].

Dans les années 1950, alors que le Québec demeure une société conservatrice, Guilda, transformiste aux costumes extravagants, est une grande vedette des cabarets de Montréal[50]. Les pièces de théâtre Les Feluettes ou la répétition d'un drame romantique de Michel Marc Bouchard et Being at Home with Claude de René-Daniel Dubois, à thématique gaie, marquent la dramaturgie québécoise dans les années 1990. Village Scène monte plusieurs pièces de théâtre à thématique gaie, par exemple Guillaume et Jacques au Monument national en 2013 [51].

Maison d'édition[modifier | modifier le code]

  • Homoromance Editions

Télévision et cinéma[modifier | modifier le code]

Les productions télévisuelles créées par des LGBT ou présentant des personnages principaux LGBT au Québec comprennent entre autres les téléséries Cover Girl, Tout sur moi, ou encore la websérie Coming Out. Celle-ci suit les méandres amoureux de Matt et de ses amis à Montréal[52]. Line Beaumier tourne en 2013 la docu-fiction Les Oubliées qui traite des sévices subis par les lesbiennes depuis les années 1940[53]. Image et Nation, festival international de cinéma LGBT de Montréal, se tient chaque année à l'automne depuis 1987 dans différentes salles du cetre-ville de Montréal avec plus de 125 films de divers pays dans le monde[54].

Évènements[modifier | modifier le code]

Le Festival international Montréal en Arts présente, chaque année en juin, l’événement GaleRue d’Art sur plus de un kilomètre de la rue Sainte-Catherine piétonnière. Plusieurs artistes LGBT québécois œuvrent dans les arts visuels, notamment le dessinateur et peintre Peter Flinsch, le photographe Robert Laliberté[55]. et Yvon Goulet, qui peignent des corps masculins[56], ou encore Philippe Pagé-Desrues, Amanda Mocci et Johan Jansson[57].

Médias[modifier | modifier le code]

Au fil des années, plusieurs publications maintenant disparues ont informé ou divertit la population LGBT québécoise, notamment Sortie, Le Berdache, RG, Attitude, Attitude-Mtl, Village, Être, Entre Elles, Sapho, Revue 13, Gazelle.

Fugues, qui existe depuis 1984, demeure le principal média LGBT au Québec, traitant d'un grand éventail de sujets spécifiquement LGBT (tant au niveau communautaire, identitaire, politique ou social) ainsi que de l'actualité politique, culturelle, sportives, médicales sous un angle LGBT. [58].

D'autres magazines LGBT poursuivent aussi leur travail, s'attardant à une information plus spécialisée, comme Gay Globe Magazine, autrefois Le Point (traite de différents sujets touchant l'actualité, la santé, l'égalité, la culture, la société), ZIP (s'intéresse à l'érotisme au masculin), Guide arc-en-ciel / Quebec Rainbow Guide (fait un survol annuel du tourisme LGBT au Québec) et DécorHomme (offre un contenu style de vie pour les hommes gais, bi et hétérosexuels, autour de la décoration, l'immobilier, la mode et les belles choses) [58].

Économie[modifier | modifier le code]

Le village gai à Montréal concentre une grande partie des établissements commerciaux et de services à la communauté LGBT du Québec. Néanmoins, certains établissements montréalais desservant la clientèle gaie se retrouvent hors village, par exemple le Cabaret Cléopâtre sur le boulevard Saint-Laurent, ou sur le Plateau Mont-Royal, avec le Bar Phoenix et Le Toaster. Les établissements commerciaux du Village connaissent une diminution de l'achalandage de la clientèle gaie, notamment en raison de la présence d'Internet qui permet aux personnes LGBT de se rencontrer autrement que dans les établissements s'adressant spécifiquement à ce groupe. De plus, les LGBT se sentent à l'aise dans les différentes quartiere de Montréal[11]. La plupart des commerçants gais du Village ne sont pas propriétaires de leur local, ce qui pose un problème de viabilité à long terme, en raison de la spéculation immobilière dans le quartier[59].

La Chambre de commerce LGBT du Québec, dans son plan stratégique quinquennal 2016-2021, vise à développer ses assises, renforcer son réseau de membres, rehausser son positionnement et accroître ses moyens d’intervention[60].

Certaines grandes entreprises et organimes entreprennent et financent des initiatives d'inclusion des personnes LGBT, notamment la Banque nationale du Canada[61], la Banque Toronto-Dominion[62], Telus, l'Université Laval[63], les Caisses Desjardins, Axor experts-conseils[64] et Les Brasseurs du monde[65]. Les nouvelles entreprises LGBT innovantes comprennent 1642 Cola[64].

Une enquête de MARU/VCR&C pour Telus montre qu'il existe des problèmes d'acceptation des personnes LGBT en milieu de travail. Seulement le tiers (34 %) des personnes LGBT interrogées ont révélé leur orientation ou identité sexuelle à leurs collègues. Le tiers des répondants LGBT canadiens (45 % des transgenres) ne considèrent pas que leur milieu de travail est sécuritaire et accueillant. Plus de la moitié (57 %) des employés LGBTAA ne dévoilennt pas leur orientation sexuelle au travail. Un tiers (30 %) ont vécu ou perçu des manifestations de discrimination ou de harcèlement liés à l'orientation sexuelle, la moitié n'a pas signalé ces actes. Plus des deux tiers (69 %) de l'ensemble des répondants croient que les gais, lesbiennes et bisexuels sont susceptibles d’être promus à des postes de direction, contre 47 % dans le cas des transgenres[63],[66].

Perception de l'acceptation et des mesures d'intégration des personnes LGBT en milieu de travail, Canada, 2016[66]
Énoncé Favorables
Tous
Favorables
LGBT
Politique de lutte contre le harcèlement et la discrimination
.
88 %
Formation sur la diversité et l’intégration
.
66 %
Soutien et participation dans le cadre des célébrations de la Fierté
.
51 %
Groupe de ressources et de soutien destiné aux employés LGBTAA
.
50 %
Soutien manifeste de la haute direction envers les causes et les événements associés à la communauté LGBT
.
50 %
Les entreprises appuyant la communauté LGBT sont de meilleures entreprises citoyennes.
68 %
88 %
Les entreprises appuyant la communauté LGBT comprennent mieux les besoins de leurs clients.
64 %
86 %
Plus susceptibles d’accepter un poste dans une entreprise qui appuie la communauté LGBT.
56 %
86 %
Plus susceptibles d’acheter les produits et services d’entreprises qui appuient la communauté LGBT.
49 %
83 %

Communauté[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Divers/Cité se tient fin juillet début août à Montréal. Il présente entre autres Sunset Party et La Grande Danse, au Vieux-Port. L’événement Fierté Montréal, qui a lieu en août également dans la métropole, comprend un défilé de la fierté gaie de même qu’une journée communautaire. L'édition 2013 aurait rassemblé 175 000 personnes au défilé[7]. La Fête Arc-en-ciel, célébrée à la fin août à Québec depuis 2005, attire 20 000 festivaliers en 2013[67]. La Fierté dans la capitale se tient en août à Ottawa, voisine de l’Outaouais[68].Les premières célébrations de la fierté gaie sont célébrées en mai 2013 à Rimouski lors de l'événement la D.marche auquel participent plusieurs représentants politiques régionaux, et en août 2013 à Sherbrooke sous le nom de Fière la fête[69].

Chaque année depuis 2005 a lieu la Journée de visibilité lesbienne[70].

Prix et reconnaissances[modifier | modifier le code]

Le Gala Arc-en-ciel, organisé par le Conseil québécois LGBT, reconnaît depuis 2004 l'apport des personnalités et groupes à la communauté LGBT du Québec dans différents secteurs d'activité[71]. La Fondation Émergence remet le prix de lutte contre l’homophobie à : Michel Tremblay en 2010[72], Fabienne Larouche en 2012 pour le traitement des personnages gais dans ses scénarios à la télévision québécoise[73], Ariane Moffatt en 2013[37].

Sport et loisir[modifier | modifier le code]

Équipe Montréal est une association de dizaines d’équipes sportives récréatives et compétitives de la communauté gaie et lesbienne de la région de Montréal créée en 1990. Elle regroupe plusieurs disciplines sportives comme le badminton, le volleyball. Les lieux des matchs et rencontres comprennent entre autres le cégep du Vieux Montréal, le collège de Maisonneuve[74].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Annexe - Organisations LGBT[modifier | modifier le code]

Organismes, associations et établissements LGBT au Québec, selon la région
Région Organismes sociopolitiques et sociosanitaires Associations sociocommunautaires Établissements commerciaux
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Association LGBT Baie-des-Chaleurs LGBT Rocher-Percé
Bas-Saint-Laurent Comité Diversité Rimouski • MAINS Front de libération et d'information queer de Rimouski • Gai Côte-Sud Bar L'Illusion, Rimouski
Saguenay–Lac-Saint-Jean MIENS • LGBT Boréale (Saguenay-Lac-Saint-Jean & Chibougamau) Fém’Elles Chicoutimi Guimov, Chicoutimi
Capitale-Nationale GRIS-Québec • Groupe QC/Lutte à l’homophobie • MIELS • Projet Intervention Prostitution de Québec • Sida-aide Aide aux trans du Québec • Arco Iris (cégep Ste-Foy) • Groupe chrétien gai • Groupe gai de l'université Laval • L’Accès • Spiritualité entre Nous • Badminton • Cuirassés • Hors sentiers • Méchants Moineaux • Volte-face • Volley-ball Québec Québec : Domahom • Drague • St. Matthews • Backboys • Bloc 225 • Hippocampe
Chaudière-Appalaches GRIS Chaudière-Appalaches • Association beauceronne d'intervention sur le sida Domaine Arc-en-Ciel, Joly • Gîte au Masculin, Saint-Honoré-de-Shenley
Mauricie L’Accès Trois-Rivières • Atmosphère gaie Mauricie
Centre-du-Québec BLITS • GRIS Centre du Québec Association des gais des Bois-Francs • La Margelle Victoriaville Domaine Émeraude, Saint-François-du-Lac
Estrie IRIS Association des gais, lesbiennes, bisexuels de l’Université de Sherbrooke • Comité identités et orientations sexuelles et amoureuses libres du Cégep de Sherbrooke • Groupe de discussion pour hommes gais • Prisme • Projet Sapho L'Otre Zone, Sherbrooke
Montérégie Émiss-ère Café-causerie pour femmes lesbiennes et bisexuelles • SIDEP en Montérégie • Jeunes adultes gais de Saint-Hyacinthe
Saint-Jean-sur-Richelieu : Carrefour Gai(es) • Loisirs pour femmes gaies • Vie Alternative GLBT Saint-Jean-sur-Richelieu • Rencontres sociales Vaudreuil-Dorion • Amalgame Longueuil
Bain de nature, Saint-Alphonse-de-Granby • V V & V, Saint-Hyacinthe • Camping Plein Bois, Sainte-Marthe • Sauna 1286 • Sauna 3481
Montréal ACCM (AIDS community care centre) • Aide aux transsexuel(le)s du Québec • AlterHérosArchives gaies du Québec • Chambre de commerce gaie du Québec • Coalition des familles homoparentales • Coalition sida des sourds • CAEO-Québec • Coalition des gais et lesbiennes du Québec • Coalition jeunesse montréalaise de lutte contre l’homophobie • COCQ-sida • Conseil québécois LGBT • Fondation d'aide directe sida-Mtl • Fondation BBCM • Fondation Émergence • Fondation Farha • Fondation Jasmin Roy, Fondation L'Actuel • Fondation Les Petits Lutins • Fondation québécoise du sida • Fréquence VIH (disparu en 2012) • Gai Écoute • Gris Montréal • Groupe d’intervention violence conjugale lesbiennes • Helem • Maison D'Hérelle • Maison du Parc • Maison Plein Cœur • Portail VIH/sida du Québec • Réseau des lesbiennes du Québec • Réseau juridique canadien VIH-sida • REZO • Société de développement commercial du Village • Suicide Action Montréal Association des Mères Lesbiennes • Association des pères gais de Montréal • Astérisk • Arc-en-ciel d'AfriqueCentre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal • Centre de solidarité lesbienne • Centre St-Pierre • Comité famille et qualité de vie des gais et des lesbiennes • Communauté chrétienne Saint-Pierre-Apôtre • Foi et fierté • Groupe de méditation LGBTQ • Jeunesse Lambda • Parents d’enfants gais • Projet 10 • L’Alternative UdeMConcordia Queer Collective • LGBT Students of McGill • Queer McGill • RÉPITSS-UQAM • Etcetera Dawson College • Fondation FEEL • Projet Travailleurs du Sexe, Stella • Pink 28 Montréal • • Au-delà de l’Arc-en-Ciel (espagnol) • Ga'ava (juifs) • Gay and Lesbian Asian Montreal (GLAM) • Les Spread the World (LSTW) • Lez Elles • Long Yang Club Gais asiatiques et amis • Schwule Stammtisch • LEGIT-Québec • Chœur gai de Montréal • Chœur québécois • Extravaganza • Ganymède • Les Nanas • Gayradiobec • Découverte et expression • Association des motocyclistes gais du Québec • À contre-courant • À pieds levés • Amazones • Aux Prismes • Ballon balais • Bolides • Boréal • Club Arc-en-Ciel • Club Bolo • Débiles du plein air • Di-versions • Dragons • Duplicata • Fauves • Fous du Roi • Gaillards • Galopins • G-Bleus • H2O • Hockey féminin • Hors sentiers • Lez Elles • Loups • Maxima • Odawagan • Outsquash • Phoenix • Quatros • Roulibre • Séro Poolz • Tennis Lambda • Tip on the Tongue Village : Aigle noir • Apollon • Cabaret • Campus • Citibar • Cocktail • Date • Drugstore • L'invi-thé au Gaisha • Ktkombs • Mado • Normandie • Pub St-André • Relaxe • Rocky • Sky • Stock Bar • Stud • Taboo • Unity • Aubergell • BBV • Conciergerie • Maison Des Jardins • Nuzone • Foto Fusion • Galerie Dentaire • Productions Village Scène • Priape • Gijoe • Oasis • Sauna Centre-ville
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Outaouais Bureau régional d'action sida Groupe des gais francophones de l'Outaouais • Association des pères gais de l’Outaouais • Jeunesse Triangle Rose • Lesbiennes Gatineau • Outaouais Dimanches • Projet entre Hommes • Jeunesse Idem
Abitibi-Témiscamingue
Côte-Nord Action sida Côte-Nord
Nord-du-Québec LGBT Boréale (Saguenay-Lac-Saint-Jean & Chibougamau)

Coalition des transsexuelles et transsexuels du Québec (CTTQ) : Coalition créée en 2005 et visant à défendre les droits des personnes transsexuelles du Québec et de réseauter les différentes instances travaillant de près ou de loin auprès de cette population. À la suite des États généraux « De l'égalité juridique à l'égalité sociale », organisés à Québec par la Table de concertation des gais et lesbiennes du Québec, maintenant le Conseil québécois LGBT, l'idée de créer une coalition regroupant les organismes œuvrant auprès des personnes transsexuelles naît. Julie-Maude Beauchesne est présidente fondatrice[77]. Après plusieurs rencontres entre plusieurs représentants du milieu transsexuel, le 3 février 2005, la Coalition des transsexuel(le)s et transsexué(e)s du Québec voit officiellement le jour sous l'appellation Coalition des transsexuelles et transsexuels du Québec. Dès sa fondation, l'organisme prend en charge l'organisation de la journée de la Fierté trans. Après avoir organisé les éditions 2005 et 2006 et transfère l'organisation de cette journée à l'Association des trans du Québec -ATQ- en 2007. Les premiers mandats de la CTTQ sont de doter l'organisme d'un site Internet, de mettre sur pied ses règlements généraux, d'établir un calendrier d'action annuel, de créer un code d'éthique. Elle organise la Journée de la fierté transsexuelle[78]. Elle est également représentée au Groupe de travail mixte de lutte contre l’homophobie encadré par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse[79]. En 2006, l'organsime donne plusieurs conférences de démystification de la transsexualité, dont un atelier lors des 1er Outgames à Montréal. Il participe à divers groupes de travail et de consultation touchant la cause transsexuelle, dont le Groupe de travail mixte contre l'homophobie chapeauté par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. En 2007, la CTTQ fait du lobbying afin de faire avancer les droits des personnes transsexuelles au Québec, notamment en santé et en justice. Elle participe au premier Forum social québécois et organisation un premier colloque sur la transsexualité. En 2008, à la suite du dépôt d'un projet de loi de l'Assemblée nationale du Québec proposant une modification à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec pour inclure la notion d'égalité entre les hommes et les femmes, la CTTQ vise à faire reconnaître l’importance de l’identité de genre comme une valeur fondamentale et éviter la discrimination envers les personnes trans[80] En 2009, la CTTQ se montre favorable au projet de loi fédéral privé C-389 modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel (identité et expression sexuelles), arguant que les transexuels pourront être reconnus comme personnes à part entière, ce qui n'est pas toujours le cas[81] Elle constate qu'il est plus facile pour une personne trans de changer son nom au Québec depuis 2006[82]. L'organisme cesse ses activités en 2009.

Annexe - Œuvres littéraires gaies québécoises[modifier | modifier le code]

Annexe - Films, vidéos et émissions LGBT québécoises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  29. Extrait du Code civil :
    SECTION IV - DU CHANGEMENT DE LA MENTION DU SEXE
    71. La personne qui a subi avec succès des traitements médicaux et des interventions chirurgicales impliquant une modification structurale des organes sexuels, et destinés à changer ses caractères sexuels apparents, peut obtenir la modification de la mention du sexe figurant sur son acte de naissance et, s'il y a lieu, de ses prénoms.
    Seul un majeur domicilié au Québec depuis au moins un an et ayant la citoyenneté canadienne, peut faire cette demande. 1991, c. 64, a. 71; 2004, c. 23, a. 1. (LRQ, c. CCQ-1991).
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  79. Julie Maude Beauchesne, « Un pas important pour les droits des trans », AlterHéros,‎ (lire en ligne)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (en) Ross Higgins, A sense of belonging : Pre-liberation space, symbolics, and leadership in gay Montreal, Montréal, Université McGill, .
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]