Comparaison biologique entre la femme et l'homme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2010).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Anatomie féminine et masculine. Noter que la pilosité de ces modèles a été retirée.

Si certaines différences biologiques entre hommes et femmes sont majoritaires et souvent dichotomiques (comme les chromosomes sexuels, ou la constitution de l'appareil génital), d'autres différences sont d'ordre purement statistique.

Les différences les plus évidentes entre les hommes et les femmes comprennent toutes les fonctionnalités liées à la fonction de procréation, notamment les endocriniens (hormonaux) et leurs effets physiologiques et comportementaux, y compris la différenciation des gonades, organes génitaux internes et externes, de la poitrine, de la masse musculaire, de la hauteur et la distribution de la pilosité.

Tronc commun[modifier | modifier le code]

Chaque individu d'une espèce voit sa constitution établie sur un tronc commun, auquel s'ajoute sa spécificité sexuelle.

Ce tronc commun est, pour les deux sexes, un nombre identique d'organes dont la fonction est commune : peau, cœur, intestins, foie, cerveau, nombre d'os, de muscles, présence des mêmes hormones mais en quantités différentes, etc., le tout en conformité avec son espèce.

Différences génétiques[modifier | modifier le code]

Sur le plan de la génétique :

Certains rares individus sont munis d'un caryotype sexuel différent :

Dans la majorité des cas, la simple présence du chromosome Y détermine un phénotype masculin.

En effet, si généralement c'est le chromosome Y qui est porteur du gène SRY qui détermine la différenciation des gonades (ovaires ou testicules) et donc la différenciation de phénotypes (féminin ou masculin), celui-ci peut dans de rares cas être absent du chromosome Y ou présent sur un chromosome X. Il en résulte des phénotypes en complète contradiction avec leur caryotype, qui peuvent se traduire par des femmes porteuses d'une paire de chromosomes sexuels XY et des hommes porteurs d'une paire de chromosomes sexuels XX.

Différences phénotypiques[modifier | modifier le code]

Le phénotype est l'ensemble des caractères anatomiques, morphologiques, physiologiques et éthologiques caractérisant un être vivant donné.

La différence entre les êtres humains de sexe différent est beaucoup moins importante que chez nombre d'espèces animales.

Différences hormonales[modifier | modifier le code]

C'est l'appareil génital qui produit les hormones caractéristiques à chaque sexe. Bien qu'hommes et femmes produisent également des hormones dites caractéristiques au sexe opposé, elles sont produites, dans un cas de non-dérèglement hormonal, en quantité bien moindre.[réf. nécessaire]

La femme a un taux plus élevé d'œstrogènes, cette hormone est produite par les ovaires qui sont les gonades femelles. L'homme a un taux plus élevé d'androgènes (testostérone) produites par les testicules dans les cellules de Leydig[réf. nécessaire]

Ces hormones induiront les différences sexuelles présentes dès la naissance, différences qui se formalisent à la puberté.[réf. nécessaire]

Différences sexuelles « primaires »[modifier | modifier le code]

L'appareil génital, indifférencié à la formation de l'œuf après la fécondation, se différencie nettement dès le début de la gestation.

La femme dispose d'une vulve dont les parties visibles sont les grandes et les petites lèvres, ainsi que le clitoris. La vulve se prolonge intérieurement par le vagin, puis l'utérus qui permet à la femme de porter le développement d'un enfant (grossesse). La femme conserve ses gonades (les ovaires) à l'intérieur du ventre, de part et d'autre de l'utérus.

L'homme dispose extérieurement d'un pénis et de deux bourses, soudées en un scrotum et dans lesquelles descendent les gonades du nourrisson mâle (les testicules). Intérieurement, la prostate participe à l'élaboration du sperme. Contrairement à la femme, les gonades de l'homme sont donc à l'extérieur du ventre.

On est tenté de comparer le pénis de l'homme et le clitoris de la femme, dont le développement est bien moindre (de l'ordre du centimètre pour le clitoris, de l'ordre du décimètre pour le pénis), mais qui joue un rôle comparable dans le plaisir sexuel. En réalité le clitoris est analogue fonctionnellement à la partie supérieure du pénis, le gland, et le vagin à la partie inférieure du pénis. Les différences de taille sont ainsi plutôt grossies par le regard, ignorant le vagin et l'utérus dans cette comparaison. Globalement, puisque l'un reçoit l'autre, l'appareil génital de la femme est plus volumineux que celui de l'homme. Le clitoris est le seul organe du corps humain entièrement consacré au plaisir[1],[2].

Alors que l'homme produit chaque jour de grandes quantités de gamètes (spermatozoïdes), la femme commence sa vie sexuelle avec un stock de gamètes (ovules) déjà constitué à la puberté, et en émet, généralement, un seul par cycle menstruel d'environ un mois lunaire.

Différences sexuelles « secondaires »[modifier | modifier le code]

Ces différences apparaissent pendant la puberté :

  • les épaules de l'homme s'élargissent (développement squelettique et musculaire) ; son pénis se développe également ;
  • chez l'homme, la voix mue, devient plus grave, alors que la voix de la femme évolue de façon plus nuancée. La femme conserve des cordes vocales plus petites et donc une voix plus aigüe (mais certaines femmes ont des voix très graves) ;
  • la pilosité se développe chez l'homme et la femme, en particulier au niveau du pubis et des aisselles ; chez l'homme, beaucoup plus rarement et beaucoup moins perceptiblement chez la femme, elle se développe également sur la face (moustache, barbe), la poitrine, le ventre (autour du nombril), les cuisses et les jambes, ainsi que sur les épaules et le dos ; les poils de l'homme sont plus gros, par contre il n'y a pas de différence sensible de longueur (même sur la tête : cheveux) ;
  • le développement des seins est spécifique à la femme, différence encore plus accentuée par la grossesse (mais cela arrive aussi à des hommes lorsque leur taux d'œstrogènes augmente, à l'adolescence ou à la suite de l'usage prolongé de certains médicaments ou de certains toxiques comme l'alcool) ;
  • l'anatomie de la femme est adaptée à l'accouchement par un bassin plus large, plus souple, ce qui entraîne une articulation différente de la tête du fémur sur le bassin (et donc une différence de démarche assez caractéristique).

Autres différences physiques[modifier | modifier le code]

Ces différences s'observent sur des moyennes globales.

Cerveau et système nerveux[modifier | modifier le code]

Connectivité cérébrale[modifier | modifier le code]

Les recherches effectuées à l'École de médecine de l'université de Pennsylvanie en 2013 ont constaté des différences substantielles dans la connectivité du cerveau entre les hommes et les femmes. L'étude a examiné 949 personnes (521 femmes et 428 hommes) d'âges compris entre 8 et 22. Dans l'ensemble, les cerveaux masculins ont montré une meilleure connectivité de arrière vers l'avant et à l'intérieur des hémisphères, tandis que les cerveaux féminins ont montré plus de connectivité entre les hémisphères droit et gauche du cerveau. Contrairement à la connectivité dans le cerveau, dans le cervelet, partie du cerveau qui joue un rôle majeur dans les tâches motrices, les hommes ont montré une connectivité inter-hémisphérique supérieure tandis que les femmes ont montré une connectivité intra-hémisphérique supérieure. Les différences étaient plus prononcées chez les personnes âgées de 14 ans et plus[4],[5].

Les chercheurs ont déclaré que ces résultats pourraient fournir les bases neurales des différences de sexe observables en psychologie. La recherche était conforme aux études antérieures qui ont trouvé que les femmes ont de meilleurs résultats que les hommes dans les tâches d'attention, de la mémoire des visages et des mots, et des tests de cognition sociale, alors que les hommes obtenaient de meilleurs résultats dans les tâches de traitement spatial et les compétences sensorimotrice. En moyenne, les hommes dépassaient les femmes dans l'apprentissage et l'accomplissement de tâches simples, comme le vélo et les directions de navigation, tandis que les femmes avaient une meilleure mémoire et de meilleures compétences de cognition sociale qui les rend plus adaptées pour le multitâche et pour trouver des solutions de consensus. Il a été suggéré que la différenciation accrue de la connectivité du cerveau à l'adolescence est en corrélation avec les changements hormonaux dans la puberté[4],[5].

Une étude en 2014 par le même groupe de recherche utilisant une IRM (état de repos fonctionnel connectivité IRM) a trouvé des résultats similaires aux études précédentes, avec des hommes dépassant les femmes en moyenne pour les tests cognitifs moteurs et spatiaux, alors que les femmes dépassaient les hommes en moyenne pour la reconnaissance émotionnelle et les tâche de raisonnement non verbal[6].

Différences cognitives[modifier | modifier le code]

De nombreuses études montrent statistiquement des différences cognitives entre hommes et femmes mais seules des méta-analyses seraient à même de permettre de tirer des conclusions fiables. Ainsi plusieurs méta-analyses plus anciennes avançaient qu'il n'y a pas de différence de répartition des aires du langage dans le cerveau entre les deux sexes (idée des « femmes plus douées pour le langage que les hommes »)[7], qu'il n'y a pas de base neuronale aux différences de cognition spatiale entre les sexes (idée des « hommes plus doués pour l'orientation »)[8],[9], que le corps calleux interconnectant les deux hémisphères cérébraux n'est pas plus grand chez les femmes (idée des « femmes douées pour faire plusieurs choses à la fois »)[10].

En contradiction avec ces études, la neurobiologiste Lise Eliot rappelle que les différences entre garçons et filles dans l'apprentissage du language sont notables : les filles sont plus précoces sur le plan verbal, avance qui diminue beaucoup au cours des premières années du primaire et davantage de garçons que de filles ont des difficultés à apprendre à lire [11].

Certains chercheurs estiment que les différences statistiquement observées peuvent être en partie expliquées par des caractéristiques physiques (maturation plus lente des lobes frontaux chez les garçons, effets de la testostérone prénatale[12]) et que ces menues différences initiales seraient amplifiées, voire créées de toutes pièces[réf. nécessaire], par l'éducation [13].

Causes génétiques et hormonales[modifier | modifier le code]

Gènes et hormones affectent la formation des cerveaux humains avant la naissance, ainsi que le comportement des individus adultes. Plusieurs gènes qui codent des différences entre les cerveaux masculins et féminins ont été identifiés. Dans le cerveau humain, une différence entre les sexes a été observée dans la transcription de la paire de gènes PCDH11X / Y, une paire unique de l'Homo sapiens[14].

Les hormones affectent de manière significative la formation du cerveau humain, ainsi que le développement du cerveau à la puberté. Le corps actuel de la recherche soutient l'idée que les différences entre les sexes dans l'expression neuronale des gènes X et Y contribuent de manière importante à des différences entre les sexes dans les fonctions du cerveau et dans la maladie[15].

Des pressions sélectives d'évolution peuvent causer des différences cérébrales biologiques innées avant même que l'enfant ne soit né. Une étude distincte a été effectuée sur des nourrissons âgés d'une journée pour voir si les nourrissons ont détourné différemment leur attention selon les sexes. Les résultats ont montré qu'il doit y avoir un mécanisme inné qui diffère entre les sexes. Ce mécanisme inné est évolutif dans le sens où les hormones pour les femmes sont simultanément transmises à d'autres femmes, et la même chose avec les hommes[16],[17].

La testostérone intervient tôt dans le développement de l'embryon. La première poussée de testotérone démarre six semaines après la conception, pour se terminer avant la fin du second trimestre. Selon la neurobiologiste Lise Eliot, « la brève période de quatre mois, avant la naissance, durant laquelle les fœtus sont exposés à la testostérone, suffit à les masculiniser entre les jambes et, dans une certaine mesure, dans leurs cerveaux embryonnaires. »[11]. Dès le début de la grossesse, les garçons se développent plus vite que les filles. La conséquence de ce développement plus rapide est que les garçons ont au moment de la naissance des crânes plus épais et des cerveaux plus gros que les filles[11].

Ainsi, bien avant que garçons ou filles n'entrent en contact avec notre culture différenciée entre masculin et féminin, « leurs cerveaux sont préparés à ne pas réagir tout à fait de la même manière à certains aspects de notre environnement »[11].

Santé[modifier | modifier le code]

Il existe des différences au niveau des maladies génétiques. Du fait même que la femme ait deux exemplaires du chromosome X alors que l'homme lui n'en possède qu'un, tout gène déficient porté par le chromosome X ne peut pas être compensé chez l'homme par l'autre chromosome X, contrairement à chez la femme, d'après les règles du mode de transmission récessive liée à l'X. C'est le cas par exemple avec la mutation du gène F8 du locus q28 qui se traduit par l'hémophilie qui n'est présente que chez les hommes. De même, des gènes récessifs nécessitent chez la femme la présence de ce gène sur les deux chromosomes X, alors que chez l'homme la simple présence sur son unique chromosome X lui fera exprimer ce phénotype. C'est le cas par exemple du daltonisme qui est donc beaucoup plus courant chez les hommes que chez les femmes.

Les hommes ont un taux de mortalité infantile légèrement supérieur (même in utero) et les femmes vivent en moyenne sept années de plus [Où ?]. Bien qu'il naisse moins de filles que de garçons (le ratio est d'environ 1:1,05), les femmes sont majoritaires dans la population adulte. Les petits garçons sont plus touchés par la mortalité infantile que les filles, et le ratio se rapproche de 1 vers 5 ans. Les fausses couches dues à des anomalies du fœtus sont trois fois plus élevés chez les fœtus masculins que chez les fœtus féminins. Au-delà de 20 ans, la surmortalité masculine par rapport à celle des femmes est due aux différences sociétales qui existent entre les deux sexes et rarement aux différences génétiques : les hommes sont traditionnellement confrontés de par leurs activités et leur style de vie (usage de drogues, consommation d'alcool et de tabac, attitudes), à des situations qui entraînent plus souvent la mort que chez les femmes.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) V. Di Marino et H. Lepidi, Anatomic Study of the Clitoris and the Bulbo-Clitoral Organ, Suisse, Springer International Publishing, , 160 p. (OCLC 880941031, lire en ligne), p. 147
  2. [1]
  3. « La taille du cerveau comparaison femme-homme », sur futura-sciences.com,‎
  4. a et b (en) « Brain Connectivity Study Reveals Striking Differences Between Men and Women », sur Perelman School of Medicine / University of Pennsylvania, University of Pennsylvania (consulté le 21 novembre 2015)
  5. a et b (en) Ian Paul, « Is gender difference innate? », sur Psephizo (consulté le 21 novembre 2015)
  6. (en) Satterthwaite, « Linked Sex Differences in Cognition and Functional Connectivity in Youth », sur oxfordjournals.com, Oxford Journals (consulté le 21 novembre 2015)
  7. (en) Anelis Kaiser, Sven Haller, Sigrid Schmitz et Cordula Nitsch, « On sex/gender related similarities and differences in fMRI language research », Brain Research Reviews, vol. 61, no 2,‎ , p. 49-59 (DOI 10.1016/j.brainresrev.2009.03.005)
  8. (en) Giuseppe Iaria et col, « Cognitive Strategies Dependent on the Hippocampus and Caudate Nucleus in Human Navigation : Variability and Change with Practice », The Journal of Neuroscience, vol. 13, no 13,‎ , p. 5945-5952
  9. (en) Pamela Banta Lavenex et Pierre Lavenex, « Spatial relational learning and memory abilities do not differ between men and women in a real-world, open-field environment », Behavioural Brain Research, vol. 207, no 1,‎ , p. 125-137 (DOI 10.1016/j.bbr.2009.09.046)
  10. Catherine Vidal, Féminin/Masculin : mythes et idéologie, Belin, , 123 p. (ISBN 978-2-7011-4288-3)
  11. a, b, c et d Les neurones ont-ils un sexe ?, Sophie Roquelle, lefigaro.fr, 19/08/2011
  12. « Les neuroscientifiques supposent en général que l'agitation plus grande des garçons est due à une maturation plus lente des lobes frontaux qui assurent le contrôle inhibiteur, "mais curieusement, les recherches ne confirment pas du tout cette hypothèse", poursuit Lise Eliot. La testostérone prénatale pourrait jouer un rôle dans le fait que les garçons soient plus actifs, voire plus agressifs. » dans Garçons et filles ont des têtes aussi bien faites, article du quotidien Le Monde, daté du 4 septembre 2011 (accès réservé aux abonnés).
  13. « "Les différences véritablement innées - celles des capacités verbales, des niveaux d'activité, de l'inhibition, de l'agressivité et, peut-être, de la sociabilité - sont petites, toutes petites : de simples tendances qui influencent un peu le comportement des enfants, mais ne déterminent rien du tout par elles-mêmes, explique la neuroscientifique. Ce qui compte surtout, c'est la façon dont les enfants passent leur temps, c'est le regard que l'on porte sur eux, et les conséquences de toutes leurs interactions avec leur entourage sur les circuits neuronaux." » dans Garçons et filles ont des têtes aussi bien faites, article du quotidien Le Monde, daté du 4 septembre 2011 (accès réservé aux abonnés).
  14. (en) Alexandra M. Lopes, Norman Ross, James Close, Adam Dagnall, António Amorim et Timothy J. Crow, « Inactivation status of PCDH11X: sexual dimorphisms in gene expression levels in brain », Human Genetics, vol. 119, no 3,‎ , p. 1–9 (PMID 16425037, DOI 10.1007/s00439-006-0134-0)
  15. (en) A. P. Arnold, « Sex chromosomes and brain gender », Nature Reviews Neuroscience, vol. 5, no 9,‎ , p. 701–708 (PMID 15322528, DOI 10.1038/nrn1494)
  16. (en) Larry Cahill, « His Brain, Her Brain », Scientific American, vol. 20,‎ , p. 40–47 (DOI 10.1038/scientificamericanmind0509-40, lire en ligne)
  17. (en) Gerianne M. Alexander et Melissa Hines, « Sex differences in response to children's toys in nonhuman primates (Cercopithecus aethiops sabaeus) », Evolution and Human Behavior, vol. 23, no 6,‎ , p. 467–479 (DOI 10.1016/s1090-5138(02)00107-1)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]