Enfant transgenre

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Un enfant transgenre aux États-Unis en 2018.

Un enfant transgenre ou un adolescent transgenre est une personne mineure s'identifiant transgenre.

Comme ces jeunes dépendent habituellement de leurs parents pour l'hébergement, le soutien moral et financier entre autres, et comme ils n'ont pas forcément accès aux traitements médicaux adaptés en raison de leur âge, ou de la réticence du corps médical, les jeunes trans font face à des difficultés différentes de celles des adultes.

Découverte de l'identité transgenre et acceptation[modifier | modifier le code]

Le corps médical estime que la dysphorie de genre est avérée chez un enfant quand elle est « persistante, constante et insistante »[1].

Dans un tel cas, certains médecins conseillent aux parents de permettre « la transition sociale » de l'enfant, en le laissant s'habiller comme il l'entend, et adopter un nouveau prénom pour ses proches s'il le souhaite[1]. Ce type d'approche ne fait cependant pas l'unanimité et est critiqué[2].

80 à 95 % des enfants prépubères atteints de troubles de l'identité sexuelle connaîtront cependant une résolution à la fin de l'adolescence s'ils ne sont pas exposés à une affirmation sociale et à des interventions médicales[3]. Les taux de prévalence de la dysphorie de genre chez les enfants ont été estimés à moins de 1 %[4]. Ce sont principalement les filles de 13 à 17 ans qui sont en demande alors qu’auparavant les garçons étaient majoritaires en France[5].

Les jeunes se tournent souvent vers le web pour trouver information et soutien[6].

L'identité transgenre n'étant pas bien reconnue et acceptée par la société, les enfants trans peuvent ressentir la nécessité de cacher leur identité à leurs parents, aux membres de la famille et aux amis, jusqu'au moment qu'ils considèrent propice à cette révélation. Le processus de coming out est source de tensions dans de nombreuses familles. Certains parents choisissent de soutenir leur enfant dès le début, ou acceptent progressivement cette nouvelle identité. D'autres réagissent très négativement, allant jusqu'à rejeter l'enfant du foyer, ou à lui imposer une « thérapie de conversion » pour le remettre « dans le droit chemin ». Ces « thérapies », liées à la droite chrétienne américaine, sont jugées dangereuses par l’association américaine de psychiatrie, et vivement contestées par une partie de l'opinion publique[7]. Un groupe de parole pour les parents et familles d’enfants transgenres ou non-binaires est créé à Angers en 2020[8].

Vulnérabilité[modifier | modifier le code]

Les personnes transgenres sont souvent victimes de transphobie — rejetées, discriminées, insultées ou brutalisées[7]. Selon une étude italienne datant de 2011, 27,5 % des enfants trans ont déjà subi des violences[9]. Les enfants sont d'autant plus vulnérables à une multitude de problèmes tels que troubles psychiatriques, l'abus de substances, la maltraitance sur mineur ou le suicide[10]. Le taux de suicides et de tentatives de suicides dans la population trans est extrêmement élevé[11]. Cependant, selon une étude de 2008, les discriminations ne permettent pas d'expliquer les différences de santé mentale entre les personnes LGBT identifiées et la population hétérosexuelle[12]. Maxence, un adolescent (FtM) de Bretagne âgé de 17 ans en cours de transition, incompris par son entourage, se donne la mort en 2017[13].

Le mal-être de ces enfants provient de leur « incapacité de pouvoir être à l'extérieur, ce qu'ils sont réellement à l'intérieur d'eux-mêmes », estime le psychiatre luxembourgeois Erik Schneider, auteur d'un rapport commandé par le Conseil de l'Europe en 2013. Selon lui, le « rejet social et les discriminations subies par ces enfants de la part de l'entourage familial et du public » provoquent des « états suicidaires »»[9]. En France, plus de 65 % des jeunes transgenres de 16 à 26 ans ont déjà envisagé le suicide, et près de 34 % ont déjà fait une ou plusieurs tentatives d'après une étude de HES/MAG en 2009[9].

En 2018, une enquête sur la santé des personnes LGBTI souligne que les jeunes trans et intersexes vivent très mal leurs années de collège : près des 86 % des personnes trans et intersexes interrogées se sont senties mal au cours de leur scolarité[14]. En dépit de cela, le sociologue Arnaud Alessandrin considère que les mineurs trans ne sont toujours « pas pris en compte par les politiques publiques »[15].

Prise en charge médicale[modifier | modifier le code]

Le traitement visant à bloquer la puberté a été mis au point au début des années 1980 pour les enfants atteints de puberté précoce. « Encore rarissimes en France » (en 2015), ils sont proposés aux Pays-Bas, États-Unis, Royaume-Uni ou Canada[16]. Le traitement consiste à administrer à l'enfant des hormones de synthèse qui imitent l'action de la GnRH, l'hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires normalement produite dans l'hypothalamus. En réponse à la libération des hormones sexuelles, les récepteurs à la GnRH se désensibilisent et bloquent son activité. Des injections répétées sont nécessaires pour que la puberté reste en sommeil. À l'arrêt du traitement, elle reprend son cours normal[16]. Le traitement est généralement entamé avant l'apparition des premiers signes de puberté, qui sont mal vécus par les enfants transgenres[1]. Quelques rares effets secondaires sont répertoriés, dont des risques de douleurs musculaires et articulaires, de la fatigue, des troubles du sommeil ou un retard de calcification des os[16].

Les bloqueurs de puberté ont été administrés pour la première fois à la fin des années 1990 à l'hôpital universitaire d'Amsterdam, le VU Medical Center. Toujours aux Pays-Bas, un deuxième centre spécialisé a ouvert en 2011 à Leyde. Dans le pays, environ 300 adolescents ont bénéficié du traitement entre son lancement et l'année 2015[16].

En France, les hôpitaux de la Pitié-Salpêtrière et Robert-Debré ont ouvert leurs consultations aux mineurs, qui seront suivis par un pédopsychiatre pendant au moins six mois ; des solutions non médicamenteuses sont d'abord proposées[17]. En suivant les recommandations internationales, les professionnels spécialisés dans ce domaine peuvent prescrire des bloqueurs de puberté à l'arrivée de la puberté — avant les hormones masculinisantes ou féminisantes — bien que d'éventuels risques ne soient pas connus[18],[19]. Leur utilisation reste en effet controversée en France[1],[20]. À Paris en 2020, environ sept cents mineurs — de 3 à 18 ans —sont actuellement suivis ou sur liste d'attente[21]. Si le nombre de demandes de transition est très important (multiplié par 10 en 7 ans selon l’Assurance maladie), le taux de regret demeure[22]. L'estimation des "détransitions" s'élèverait entre 10 % et 20 %[23]. En 2021, un collectif de professionnels de santé s'inquiète des transistions effectuées trop précocement au regard des conséquences irréversibles[24]. Deux spécialistes de l'enfance en 2022 s'alarment de l'influence transmises par les réseaux sociaux mais soulignent le travail des professionnels de santé permettant une réflexion et une introspection détachée de l'influence de l'environnement, sans pour autant s'opposer au projet de transition. Elles évoquent également les regrets de transition[25]. Elles rédigent un livre (voir la bibliographie)[26]. Pour d'autres professionnels de santé, il ne s'agit pas d'un effet de mode ou d'une humeur passagère mais plutôt d'une introspection relative au genre ressenti au sein de la société[27]. La même année en février, l'Académie de Médecine publie 5 recommandations[28]:

  • un accompagnement psychologique aussi long que possible des enfants et adolescents exprimant un désir de transition et de leurs parents
  • en cas de persistance d’une volonté de transition, une prise de décision prudente quant au traitement médical par des bloqueurs d’hormones ou des hormones du sexe opposé dans le cadre de Réunions de Concertation Pluridisciplinaire
  • l’introduction, dans les études médicales, d’une formation clinique adaptée pour informer et guider les jeunes et leur famille
  • la promotion de recherches, tant cliniques et biologiques qu’éthiques, trop rares en France à ce jour sur ce sujet
  • la vigilance des parents face aux questions de leurs enfants sur la transidentité ou leur mal-être, en soulignant le caractère addictif de la consultation excessive des réseaux sociaux qui est, à la fois, néfaste au développement psychologique des jeunes et responsable d’une part très importante de la croissance du sentiment d’incongruence de genre

La HAS dans un rapport de 2022 sur la santé des personnes trans, note la nécessité d'une information sur l’impact des traitements sur la fertilité et les démarches de préservation de cette dernière, à adapter dans le cas des mineurs, dans le cadre des parcours de transition. Il lui parait important de développer conséquemment dans tous les CECOS, les démarches d’accompagnement de la conservation des gamètes. A cet égard, le Comité consultatif national d'éthique sur les questions d’un consentement éclairé des mineurs et la préservation de leur fertilité devrait être saisi selon elle. Elle appelle à un accompagnement avec des réponses fines, globales et réactives, adossées à des recommandations scientifiquement étayées. Le premier concerne l'accueil sans a priori sur les questionnements d’identité de genre, tout en les plaçant dans une approche globale de leurs problématiques adolescentes et de permettre à ces jeunes de s’orienter, ou non, vers un parcours de transition. Il s’agit aussi de prendre en compte les facteurs de sur-vulnérabilité qui concernent nombre d’adolescents trans (déscolarisation, comportements suicidaires, troubles psychiques, troubles du spectre autistiques...). Les parcours de transition s'orientent le plus souvent ainsi :

  • accompagnement psycho-social
  • traitement hormonal d’affirmation de genre amorcé à une âge variable selon la situation du jeune (souvent à l’âge de l’entrée au lycée vers 15 ans)
  • recours à la chirurgie exceptionnel avant la majorité
  • recours aux bloqueurs de puberté au tout démarrage de cette dernière semble concerner un petit nombre de mineurs

Les travaux internationaux montrent un bénéfice des traitements sur le bien-être global des jeunes concernés. Cependant d'autres thématiques gagneraient à être approfondies : un état des lieux de l’accompagnement des mineurs en France, l’impact des traitements hormonaux au long cours, le consentement éclairé des mineurs et sur les enjeux de préservation de leur fertilité, notamment. Enfin, la HAS souhaite mener une enquête auprès des services (hospitaliers, Maison Des Adolescents) et des professionnels libéraux pour établir un état des lieux de l’accompagnement des mineurs trans et en exploration de genre et de veiller à un maillage territorial de l’offre d’accompagnement des mineurs, en consolidant les équipes spécialisées et en soutenant la formation et le travail en réseau des autres professionnels impliqués[29]. Il n'existe pas d'orientation nationale sur les thérapies en dehors des recommandations précitées de l'Académie de Médecine et de la HAS[30].

Pour la première fois en Belgique francophone, en 2021, le Centre d’Accompagnement des Transidentités du CHU de Liège lance une consultation mixte en pédopsychiatrie et endocrinologie pédiatrique spécialisée sur la question transidentitaire infanto-juvénile afin de répondre à une demande émergente, des besoins spécifiques des enfants et des adolescents[31].

Pour les promoteurs des traitements de réassignation sexuelle chez les enfants, ce n'est pas aux médecins de décider ce qui va être nocif ou non. C'est à l'enfant de décider en fonction de ses propres pensées et sentiments subjectifs[32]. Pour l'American College of Pediatricians (ACPeds), les enfants et les adolescents n'ont pas la maturité cognitive nécessaire et s’interrogent sur le bien fondé de ces traitements notamment au regard des taux très importants de résolution de dysphorie de genre chez les enfants lorsqu'ils ne sont pas encouragés à se faire passer pour des personnes du sexe opposé[2]. Les opérations de réattribution sexuelle pratiquées sur des mineurs en France demeurent très rares mais sont en augmentation : environ 50 par an[33]. Entre 2016 et 2017, aux États-Unis pratiquées sur les jeunes femmes, ces opérations sont quatre fois plus nombreuses[34].


Une communauté croissante d'opposants incluant des médecins, des professionnels de la santé mentale et des universitaires affirment être préoccupés par la tendance actuelle qui consiste à diagnostiquer et à affirmer rapidement que des jeunes soient transgenres ce qui les met souvent sur la voie d'une transition de sexe médicale. Ces critiques estiment que des actes de chirurgies inutiles et les traitements hormonaux n'ont pas prouvé leur innocuité à long terme et représentent des risques importants pour les jeunes concernés. Il n'est pas possible à l'heure actuelle selon eux d'évaluer les risques et les avantages de ces traitements de réassignation sexuelle[35].

Le docteur Paul R. McHugh a critiqué les États de Californie, New Jersey et Massachusetts qui ont adopté des lois interdisant aux psychiatres même avec l'accord des parents, d'essayer de traiter par la psychiatrie les mineurs souffrant de troubles de l’identité sexuelle alors même que, 80 à 95 % des enfants prépubères atteints de troubles de l'identité sexuelle connaîtront une résolution à la fin de l'adolescence s'ils ne sont pas exposés à une affirmation sociale et à des interventions médicales, selon une étude publiée en 1980[3],[36]. Le Dr McHugh a qualifié l'administration d'hormones retardatrices de puberté de proche de la « maltraitance sur mineurs ». L'administration de ces hormones vise à rendre les chirurgies ultérieures de changement de sexe moins onéreuses mais freinent la croissance des enfants et risquent de provoquer leur stérilité[36].

Un hôpital renommé de Suède ne propose plus d’hormones aux mineurs. Il préfère désormais attendre leur majorité avant d'avoir recours aux traitements de changement de sexe[37], [38].

Reconnaissance sociétale[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays, voire au niveau international, tentent de permettre une meilleure intégration des enfants transgenres dans la société.

La campagne Unbox Me ("Sors-moi de ma boîte") à l'initiative de l'ONU en 2022 vise à promouvoir une plus grande inclusion et acceptation des enfants transgenres et à défendre leurs droits[39].

En Argentine, une loi prévoit depuis 2012 que les enfants, comme les adultes, puissent utiliser un prénom correspondant à l'identité de genre qu'ils ont choisi.

En Californie, une loi de 2013 accorde aux enfants le droit d'utiliser les installations (dont les toilettes) correspondant à leur identité de genre[9]. Le California Department of Insurance rappelle en décembre 2020 aux compagnies d'assurance maladie par l'intermédiaire du Procureur général de Californie, qu'en application de l'article 12921.9 du code des assurances, refuser la prise en charge pour la mastectomie et la reconstruction d'un thorax masculin uniquement sur la base de l'âge est interdit en vertu des lois de l'État exigeant la couverture de la chirurgie reconstructive. Les compagnies d'assurance maladie doivent tenir compte de la situation clinique spécifique du patient pour déterminer la nécessité d'une intervention médicale,[40]. L'Arkansas devient le premier État américain en 2021 parmi plus d'une vingtaine à interdire aux mineurs l'accès aux transitions médicales[41]. Cependant en juillet 2021, un juge fédéral saisi par l'Union américaine pour les libertés civiles ordonne la suspension de la loi par une injonction interlocutoire en raison de la violation de la Constitution des États-Unis[42],[43]. Les parents d'un petit garçon trans aux États-Unis témoignent en 2017 s'agissant de l'écoute et de l'épanouissement de leur enfant grâce à sa transition[44]. Un couple d'américain organise une fête afin de marquer la transition de leur fille et de la faire connaitre à l’égard de tous. Leur amour de leur fille reste inchangé[45]. En 2021, un père de famille de quatre enfants, chrétien et fils d’un pasteur méthodiste, témoigne devant l'assemblée législative de l'État du Missouri qui interdit aux enfants transgenres de pratiquer un sport à l'école. Il raconte comment, pendant des années, lui et sa femme ont forcé leur enfant à « porter des vêtements de garçon, se faire couper les cheveux courts et jouer dans des équipes sportives de garçons » malgré l’avis contraire des enseignants et des thérapeutes. Il reconnait qu’il a lui-même dans un premier temps échoué à comprendre les individus qui s’identifient comme transgenres. En 2021, une petite fille trans âgée de 10 ans témoigne à son tour devant l'assemblée sénatoriale du Texas au sujet d'un projet de loi par lequel le parcours de transition des mineurs sera complexifié[46]. La petite nièce de Walt Disney, prénommée Charlee, annonce publiquement sa transidentité (MtF) en 2022 . Enseignante, elle regrette de ne pas avoir davantage agi contre le projet de loi de la Floride dite "Don't say gay", interdisant d'aborder les questions de l'orientation sexuelle et de genre avec les élèves de la maternelle à la troisième. Le PDG de Walt Disney, Bob Chapek, présente ses excuses pour ne pas avoir suffisamment réprouvé ce texte. Son entreprise cesse désormais de verser des subventions à cet État[47].

Au Canada, la même année, dans la province de Colombie-Britannique une mère de famille déplore le manque d'accompagnement de son fils trans au collège [48]. Au Québec, les enfants d'un groupe scolaire peuvent désormais choisir les toilettes ou le vestiaire du genre auquel ils s’identifient[49].

En Australie, en 2020, des parents se voient retirer la garde de leur fils trans par une décision de justice car ils refusent de soutenir sa transition. Il développe des idées suicidaires, présente des risques d'automutilation en relation avec des violences verbales: « liées à ses sentiments et à l’expression de son identité de genre ». Une sénatrice conservatrice de cet État, Amanda Stoker, mène une campagne contre les changements de sexe pour les enfants[50].

Le Conseil de l'Europe a dressé en 2010 une liste de recommandations aux États membres, conseillant notamment de prendre les mesures appropriées pour garantir « l’éducation dans un environnement sûr, à l’abri de la violence, des brimades, de l’exclusion sociale ou d’autres formes de traitements discriminatoires et dégradants liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. » Le Conseil de l'Europe recommande également de « promouvoir la tolérance et le respect mutuels à l’école, quelle que soit l’orientation sexuelle ou l’identité de genre », par exemple en fournissant « des informations objectives concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre » dans « les programmes scolaires et le matériel pédagogique »[51].

En France, le mineur émancipé qui démontre par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe dans les actes de l'état civil ne correspond pas à celui dans lequel il se présente et dans lequel il est connu peut en obtenir la modification[52]. Par ailleurs, tout mineur peut faire modifier uniquement ses prénoms par l'intermédiaire de son représentant légal auprès de l'officier de l'état civil du lieu de résidence ou du lieu où l'acte de naissance a été dressé, sauf si le changement envisagé apparaît contraire à un intérêt légitime. Aucun document médical n'est nécessaire afin d'assoir cette demande[53]. Pourtant, en 2021, le changement de prénom à l'État civil d'une petite fille trans de 8 ans est refusé par le Procureur de Carpentras car il doit être justifié par un changement physique irréversible alors que cette exigence n'existe plus dans la loi depuis 2016[54]. Si tous les documents officiels de l’école, comme les diplômes et bulletins de note, ne peuvent porter que le prénom qui figure sur l’acte de naissance, les élèves trans ont le droit de se faire appeler par leur prénom choisi et de le faire inscrire sur des documents non officiels, comme les listes d'appel[55]. Ainsi, une petite fille trans âgée de 8 ans pourra porter le prénom féminin qu'elle a choisi lors de la rentrée 2020, en accord avec le recteur du Vaucluse[56],[57],[58]. La transidentité reste difficilement acceptée en milieu scolaire[59],[60],[61]. Après le décès par autolyse d'une lycéenne en cours de transition le , le ministère de l'éducation nationale rappelle qu'il est possible de demander l'usage d'un prénom correspondant à son genre dans le cadre scolaire sans produire de certificat médical[62]. Élisabeth Moreno y est favorable[63],[64]. Elle s’était précédemment rendue au lycée en jupe mais avait été rappelée à l'ordre par la conseillère principale d’éducation au sujet de sa tenue vestimentaire. Ses camarades lui rendent hommage devant son lycée quelques semaines plus tard[65],[66]. Un adolescent FtM âgé de 15 ans du Mans se donne la mort par défenestration au sein de son lycée le . Il venait de déclarer sa volonté de transitionner à ses parents. Il était reconnu comme appartenant au genre masculin par ses camarades[67]. Les formations internes initiales et continues de l’Éducation nationale éludent quasiment les questions de sexualité, d’orientation sexuelle et d’identité de genre. D'autres aspects ne sont pas pris en compte: l’architecture scolaire (les toilettes, les cours de récréation) et la mise en œuvre général des “bonnes pratiques” d’accueil et d’inclusion des mineurs trans[68],[69]. Le ministère de l'Éducation Nationale publie pour la rentrée 2021, une circulaire ayant : « pour objet de rappeler, dans le respect du droit commun, les règles à suivre pour prendre en compte les élèves transgenres et partager les bonnes pratiques qui ont pu être mises en œuvre dans des établissements scolaires en vue de faciliter leur accompagnement et les protéger, sans préjudice de ce que seront par ailleurs leurs parcours personnels »[70]. L’académie de Dijon organise en 2021 une journée de formation pour les enseignants afin de prévenir notamment la transphobie et de mieux connaitre l'identité de genre[71]. L'association Contact 44 à Nantes constate qu'il y a de plus en plus de demandes de changement de prénom et de changement de sexe sur l’état civil. Les agents de l'éducation nationale y sont cependant davantage sensibilisés[72]. Un lycéen (FtM) de Mont-de-Marsan témoigne de la possibilité de changer de prénom dans son établissement mais aussi des difficultés qu'il rencontre par ailleurs : l'accès au vestiaire des garçons ne lui est pas autorisé pour le sport, la nuit doit être obligatoirement passée dans la chambre des filles dans la cadre d'un voyage scolaire[73]. Tel autre enfant (FtM) est noté en sport selon le barème des filles[74]. Le rectorat de Lyon consent à son tour en 2021 à un changement de prénom pour un lycéen (FtM)[75]. En 2022, une école privée de Tours interdit le port de la jupe aux petits garçons et leur accès aux locaux d'enseignement au nom des "codes sociétaux"[76].

En Belgique, depuis la rentrée scolaire de 2021, les parents à partir de la classe de première secondaire (Classe de cinquième française) peuvent choisir sur les formulaires d’inscription entre : garçon, fille et neutre. Cela est destiné à lutter contre la discrimination des élèves transgenres[77]. Entre 25 000 et 75 000 jeunes de moins de 19 ans seraient trans[78].

En Suède, des écoles proposent des vestiaires transgenres destinés aux enfants ne se sentant ni fille ni garçon. Un enfant de 9 ans transgenre (FtM) est exclu de l'équipe des garçons de son club de football. Une association de lutte contre les discriminations de Malmö porte plainte pour discrimination contre ce club basé à Veberöd en 2018. Il joue désormais avec les garçons dans le club d’une commune voisine[79]. Une enseignante est licenciée en 2022 pour avoir systématiquement refusé d'utiliser un pronom neutre quand il s'agissait de nommer un élève trans. Le médiateur en charge de la lutte contre les discriminations condamne l'établissement scolaire qui n'a pas réagi assez rapidement. Il devra verser une indemnité de 15 000 euros à l'enfant[80].

En Espagne en 2019, Elsa une fillette transgenre âgée de 8 ans prononce un discours devant l'assemblée du conseil régional de l'Estrémadure afin de faire reconnaitre le droit de ce que l'on est vraiment pour vivre heureux. Si ce discours a ému l'assemblée, les parents sont soupçonnés par des commentateurs sur les réseaux sociaux d'instrumentaliser leur fille qui n'a pu écrire seule ce discours[81].

Une adolescente trans Moldave, victime de multiples harcèlements scolaires, se donne la mort en 2022[82].

Représentations dans la culture[modifier | modifier le code]

Différents supports abordent la transidentité des enfants.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le film Ma vie en rose (1997) d'Alain Berliner met en scène Ludovic, jeune enfant de sexe masculin qui vit en tant que fille, et tente de convaincre son entourage de respecter cette identité. Il est en conflit avec sa famille et ses voisins.
  • Le film Tomboy (2011) de Céline Sciamma raconte l'histoire d'une enfant de 10 ans nommée Laure, qui, après son déménagement dans un nouveau quartier, se fait passer pour un garçon auprès de ses amis.
  • Le film About Ray (2015) de Gaby Dellal raconte le parcours d'un jeune homme trans et de sa famille. Il suit cette famille qui va devoir traverser et accepter la transition de Ray afin qu'il puisse s'épanouir.
  • Le documentaire intitulé Je suis un garçon (2019) illustre le parcours d'un adolescent transgenre de France 3 Occitanie, en partenariat avec Cinélatino et la région Occitanie[83].
  • Le film Petite Fille (2020) de Sébastien Lifshitz, raconte l'histoire de Sasha qui sait depuis ses trois ans, qu'elle appartient au sexe féminin contrairement à ce qu'indique son acte de naissance[84].
  • La série australienne Premier Jour (First Day) de 4 épisodes (la rentrée, la révélation, l'épreuve, le grand saut) d'une durée de 25 minutes environ est diffusée sur la plateforme de vidéos Okoo en 2020. La vie d'une ado transgenre rentrant au collège: révélation, acceptation par les autres, rivalités, affirmation et accomplissement dans son genre[85],[86].
  • Le documentaire intitulé Transhood d'HBO (2020) porte sur les enfants trans aux États-Unis.
  • Il est elle (2020) s'inspire de la BD Barricades de Charlotte Bousquet et Jaypee. Ce téléfilm français en deux parties raconte la vie d'une adolescente assignée garçon et sa lutte pour avoir le droit d'effectuer sa transition. C'est une coproduction RTBF[87].
  • La série britannique Butterfly (2020) raconte l'histoire de la transition d'un garçon vers l'autre sexe au sein des trois générations d'une famille[88].
  • Cowboys (2020). Un petit garçon (FtM) dont les parents sont séparés, part vivre l'aventure d'un cowboy dans la forêt du Montana avec son père. Sa mère prévient les autorités afin de les retrouver[89].
  • Le film The Mirror (2021). Les premiers pas d'une petite fille trans dans la société contemporaine en Inde[90].

Livres jeunesses[modifier | modifier le code]

  • Le Club des cinq d'Enid Blyton, une des jeunes adolescentes, prénommée Claudine, se fait appeler Claude et revendique une identité masculine[91],[92]. Des lecteurs modernes voient dans ce personnage de garçon manqué un jeune transgenre. Il est improbable qu'il s'agisse de l'intention de l'autrice, compte tenu de ses opinions conservatrices[93]. Elle connut cependant une série de liaisons extraconjugales[94], dont une relation homosexuelle avec une des nurses de ses enfants[94],[95].
  • Barricades, roman graphique de Charlotte Nousquet et Jaypee, paru chez Gulf Stream éditeur en janvier 2018.
  • Je suis Camille de Jean-Loup Felicioli (2019). Ses anciens camarades de classe la rejetaient : « Camille c'est pas une vraie fille lalalalère ». Un jour Camille rencontre Zoé, elle hésite beaucoup à lui révéler son secret. (Editions Syros en édition Kindle)
  • La bande dessinée en ligne de Sophie Labelle Assignée garçon raconte l'histoire de Stéphie, 11 ans, une fille trans qui découvre son genre, et qui se l'approprie.
  • Camille aux papillons (2021) de Mary Wenker et Amélie Buri par les Editions "Loisirs et Pédagogie". Une petite fille trans qui aime les vêtements pour les filles rencontre d'autres enfants comme elle[96].
  • Reconnaitrans une bande dessinée de Laurier The Fox. Un recueil des témoignages sur les micro-agressions subis au quotidien par les personnes transgenres: actes, paroles, situations transphobes, enbyphobes, cissexi (2021). Editions Lapin
  • Les Editions "On ne compte pas pour du beurre" (2022) publient Je m’appelle Julie dont l'héroïne est une petite fille transgenre[97].
  • Marie-Pierre Gazaille et Marie-Eve Turgeon (2022) livrent le récit dans L’ouragan et moi, la vie d'un petit garçon dont le père est devenu une femme[98]. Editions Québec Amérique

Autres supports[modifier | modifier le code]

  • La marque de shampooings Pantene, en 2021 lors d'une campagne publicitaire, met en scène une petite fille trans auprès de ses parents, un couple lesbien[99],[100].
  • Un père de famille canadien dont la fille est cours de transition crée en 2021 une gamme de maillots de bain exclusivement dédiés aux enfants transgenres[101].
  • Lego lance sur le marché, des pièces aux couleurs du drapeau transgenre le [102].
  • La présidente de la Walt Disney Company, en 2022, mère d'un enfant transgenre et d'un enfant pansexuel, soutient la présence de personnages LGBTQIA dans les histoires et souhaite qu'au moins 50 % des personnages Disney appartiennent à la communauté LGBTQIA[25].
  • L'actrice Laverne Cox, révélée dans la série Orange Is the New Black, inspire le premier modèle de la poupée Barbie transgenre en 2022[103].

Débats au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

D'après un article alarmiste publié dans le journal conservateur Daily Mail, au Royaume-Uni les traitements de changement de sexe chez les enfants se multiplieraient. En 2018, 1 000 enfants auraient été orientés vers un traitement qui permet de changer de sexe comparativement à seulement 40 en 2010. Un tiers des jeunes envoyés présenteraient des « traits autistiques modérés à sévères ». Selon une professeur d'école à l'origine de certaines des révélations, les écoles et certains hommes politiques auraient « avalé les hameçons, les lignes et les plombs » d’un « sophisme politiquement correct colporté par un puissant lobby transgenre ». Les enfants imiteraient les vedettes trans de YouTube, comme Alex Bertie (en), et se feraient duper voire endoctriner à la manière des grooming gangs (sollicitation d'enfants à des fins sexuelles) par d’autres élèves trans. Les enseignants auraient peur de contester les affirmations des élèves selon lesquelles ils sont transgenres parce qu’ils craindraient d’être licenciés ou poursuivis pour transphobie. Les enfants transgenres de l’école seraient idolâtrés par les autres élèves. Les enfants prendraient des traitements, parfois à l’insu de leurs parents et sans surveillance médicale[104]. Pourtant, un petit garçon dès l'âge de 18 mois refuse le genre féminin de sa naissance. Ses parents l'acceptent[105]. Selon le psychothérapeute Bob Withers dans la même source, « dans 20 ans, nous repenserons la ruée vers le changement du sexe de nos enfants comme l’un des chapitres les plus sombres de la médecine ». « La chirurgie – qui est irréversible – ne devrait jamais être qu’un dernier recours ». « Le NHS permet à des centaines, voire des milliers d’adolescents, de subir une intervention chirurgicale majeure pour changer leur sexe. C’est fait, presque sans contestation, au nom des droits des transgenres. Nous avons besoin d’un peu d’honnêteté maintenant, libérée du politiquement correct. Sinon, nous nous dirigeons vers la catastrophe »[104].

La presse LGBT relate que les activistes transgenres, notamment Sophie Cook et le groupe Trans Actual UK, font de nombreuses critiques vis-à-vis de l'article, notamment sur, selon eux, son ton sensationnaliste, ses inexactitudes et le fait qu'il arrive au moment de la Trans Awareness Week[106].

Un garçon transgenre de 14 ans introduit une action en justice en novembre 2020, soutenu par The Good Law Project contre le National Health Service en raison du retard dans l'accès au traitement d'un changement de sexe. Il a attendu plus d’un an avant d'être accepté dans une clinique alors que d'après lui le NHS a « l’obligation légale » de fournir des soins spécialisés dans un délai de 18 semaines. Le temps d’attente moyen pour un premier rendez-vous avec le Service de Développement de l’Identité de Genre serait de 18 mois, selon l'association, voire dans certains cas de quatre ans[107]. Dès l'âge de 2 ans une petite fille en Angleterre exprime son désir d'appartenir à l'autre sexe[108],[109].

Dans un arrêt rendu le , la Haute Cour de justice (Angleterre et pays de Galles) dispose qu'« il est hautement improbable qu’un enfant âgé de 13 ans ou moins soit compétent pour consentir à l’administration d’inhibiteurs de puberté ». L'accès à un processus de transition comportant un traitement bloquant la puberté n'est envisageable que s’ils en comprennent les conséquences « immédiates et à long terme » pour les mineurs de moins de 16 ans[110], [111].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Elisa Bligny, Mon ado change de genre, La boite à pandore, , 145 p. (ISBN 978-2875574466)
  • Anne Marbot et Elodie Durand, Transitions - Journal d'Anne Marbot, Delcourt, , 176 p. (ISBN 978-2413024316)
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  • Céline Masson et Caroline Eliacheff, La fabrique de l'enfant transgenre, Éditions de l'Observatoire, , 112 p. (ISBN 979-10-329-2522-5)
  • Josephine Yole Signorelli, P. Mon adolescence trans, Massot éditions, (ISBN 978-2380352580)
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Liens externes[modifier | modifier le code]

[voir en ligne].