Loi 12 du football

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La loi 12 du football intitulée fautes et incorrections fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l'International Football Association Board (IFAB). Elle concerne les fautes passibles d'un coup franc (direct ou indirect) si le ballon est en jeu, et les sanctions disciplinaires (avertissement, exclusion). L'exécution des coups francs est régie par la loi 13, les penaltys sont définis par la loi 14.

Coup franc direct[modifier | modifier le code]

Un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse si, de l'avis de l'arbitre, un joueur commet l'une des fautes suivantes de manière imprudente, inconsidérée ou violente :

  • charge un adversaire ;
  • saute sur un adversaire ;
  • donne ou essaie de donner un coup à un adversaire ;
  • bouscule un adversaire ;
  • frappe ou essaie de frapper un adversaire ;
  • tacle un adversaire ou lui dispute le ballon ;
  • fait ou essaie de faire trébucher un adversaire.

En cas de contact, la faute est sanctionnée d’un coup franc direct.

  • On parle d’attitude « imprudente » lorsqu’un joueur dispute le ballon sans attention, ni égard, ni précaution. Aucune sanction disciplinaire n’est nécessaire.
  • On parle d’attitude « inconsidérée » lorsqu’un joueur agit sans tenir compte du caractère dangereux ou des conséquences de son acte pour son adversaire. Il doit être averti.
  • On parle d’attitude « violente » lorsqu’un joueur fait un usage excessif de la force au risque de mettre en danger l’intégrité physique de son adversaire. Il doit être exclu.

Un coup franc direct est également accordé si un joueur commet l'une des fautes suivantes :

  • commet une faute de main[1] (sauf le gardien de but dans sa surface de réparation) ;
  • tient ou retient un adversaire ;
  • fait obstacle à la progression d'un adversaire avec contact ;
  • crache sur ou vers quelqu'un, ou le mord ;
  • lance ou botte un objet sur le ballon, un adversaire ou l'arbitre, ou touche le ballon avec un objet tenu à la main.

Faute de main[modifier | modifier le code]

Il y a faute si un joueur :

  • touche délibérément le ballon de la main (ou du bras) avec un mouvement de la main vers le ballon ;
  • marque un but, ou crée une occasion de but, après avoir récupéré la possession ou le contrôle du ballon en ayant touché le ballon de la main (ou du bras) ;
  • marque directement de la main (ou du bras), même accidentellement (s'applique aussi au gardien).

Il y a « en général » faute :

  • si la position du bras ou de la main a artificiellement augmenté la surface couverte par son corps,
  • si le bras ou la main est au-dessus du niveau de l'épaule.

Ces fautes sont sanctionnables même si le ballon touche le bras ou la main du joueur directement depuis la tête, le tronc ou la jambe d’un autre joueur à proximité.

En revanche, il n'y a « en général » pas faute si le ballon touche le bras ou la main d'un joueur :

  • directement depuis sa tête, son tronc ou sa jambe,
  • directement depuis la tête, le tronc ou la jambe d’un autre joueur à proximité,
  • si le bras ou la main est près du corps (n'en augmentant pas artificiellement la surface)
  • si le bras ou la main est sous le corps pour amortir une chute.

D'après les autres lois du jeu[modifier | modifier le code]

En vertu de la loi 3, un coup franc direct est aussi accordé quand le jeu est influencé par un joueur entrant sur le terrain sans autorisation de l'arbitre, un officiel d’équipe, un remplaçant, un joueur remplacé ou exclu.

En vertu de la loi 14, un penalty (coup de pied de réparation) est accordé quand l’une de ces fautes est commise par un joueur dans sa propre surface de réparation (ou hors du terrain, à proximité de sa surface de réparation), quel que soit l’endroit où se trouve le ballon à ce moment-là, pourvu qu’il soit en jeu.

Coup franc indirect[modifier | modifier le code]

Un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse du joueur qui, de l’avis de l’arbitre :

  • joue de manière dangereuse (pied trop haut par exemple), sans qu’il y ait contact (en cas de contact c'est un coup franc direct)
  • fait obstacle à la progression d’un adversaire sans qu’il y ait contact
  • se rend coupable de gestes ou de propos blessants, injurieux ou grossiers
  • empêche le gardien de but de lâcher le ballon des mains, ou essaie de jouer le ballon lorsque le gardien le lâche
  • commet d’autres fautes pour lesquelles le match est arrêté afin d’avertir ou d’expulser un joueur. Dans ce cas, le lieu d’exécution de la faute est celui du ballon.
  • influence le jeu en attente de son expulsion (cas où l'arbitre aurait laissé un avantage pour une faute passible d'un carton rouge ou oublié d'exclure un joueur)

Un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse du gardien de but qui, se trouvant dans sa propre surface de réparation, commet l’une des fautes suivantes :

  • rester en possession du ballon plus de six secondes avant de le relâcher (qu'il le tienne à la main, le fasse rebondir ou le lance en l'air)
  • toucher le ballon des mains :
    • après l'avoir relâché, sans qu’il n’ait été touché par un autre joueur,
    • sur une passe bottée délibérément par un coéquipier (ou une passe délibérée d'une autre partie du corps si le défenseur a contourné l'esprit de la loi[2])
    • sur une rentrée de touche d'un de ses coéquipiers

D'après les autres lois du jeu[modifier | modifier le code]

Un coup franc indirect est aussi accordé quand un joueur :

  • entre sur le terrain sans autorisation de l'arbitre, sans influencer le jeu (cf. loi 3)
  • commet une infraction de hors-jeu (cf. loi 11)
  • joue le ballon deux fois consécutivement lors d'une remise en jeu, sauf balle à terre (cf. lois 8, 13, 14, 15, 16, 17)
  • partenaire du tireur, commet une faute durant l’exécution d'un pénalty (entre le signal de l'arbitre et le botté), s'il n'est pas marqué (cf loi 14)
  • tireur d'un pénalty, commet une faute, que le but soit marqué ou non (cf loi 14)
  • partenaire du tireur, se tient à moins d'un mètre d'un mur lors d'un coup franc (cf loi 13)
  • se tient à moins de 2 mètre de l'exécutant d'une touche adverse (loi 15)

Approche disciplinaire[modifier | modifier le code]

En vertu de la loi 5, l'arbitre peut infliger une sanction disciplinaire à un joueur, un remplaçant ou un joueur remplacé, ou un officiel entre le moment où il entre sur le terrain pour inspection et celui où il le quitte après la fin du match (tirs au but compris). Il signifie la sanction par un carton jaune pour un avertissement et un carton rouge pour l'exclusion.

Avertissement[modifier | modifier le code]

Un joueur (ou, le cas échéant, un remplaçant ou un joueur remplacé) ou un officiel doit être averti, s'il :

  • retarde la reprise du jeu
  • manifeste sa désapprobation en paroles ou en actes
  • pénètre, revient ou quitte sur le terrain de jeu sans l’autorisation préalable de l’arbitre
  • ne respecte pas la distance requise lors de l’exécution d’un coup de pied de coin, d’un coup franc ou d’une rentrée de touche
  • enfreint de façon répétée les Lois du jeu
  • se rend coupable d'un comportement antisportif - notamment : simulation, jouer le ballon de la main en vue de marquer un but, faute commise pour faire échouer une attaque prometteuse (sauf s'il y a penalty) ou annihiler une occasion de but manifeste (s'il y a penalty)
  • fait un usage excessif du signal d'analyse vidéo
  • pénètre dans la zone de visionnage.

Deux fautes distinctes, même commises à quelques secondes d'intervalle, doivent donner lieu à deux avertissements.

Les lois du jeu 2017/2018 ont introduit la possibilité, pour certaines compétitions amateurs, d'assortir l'avertissement d'une exclusion temporaire du joueur concerné, en principe pour 10 minutes. Cette faculté reste peu utilisée.

Exclusion[modifier | modifier le code]

Un joueur, un remplaçant, un joueur remplacé ou un officiel doit être exclu, s'il :

  • empêche l’équipe adverse de marquer un but en commettant une faute passible d’un coup franc direct
  • annihile une occasion de but manifeste en commettant une faute passible d’un coup franc direct (cependant, s'il y a penalty mais que le joueur tentait de jouer le ballon, il sera seulement averti)
  • commet une faute grossière ou un acte de brutalité
  • crache sur quelqu'un ou le mord
  • tient des propos ou fait des gestes blessants, injurieux ou grossiers
  • pénètre dans la salle de visionnage
  • reçoit un second avertissement au cours du même match.

Un joueur exclu doit quitter le terrain de jeu ainsi que la surface technique et n'est pas remplacé (sauf si la faute est commise avant de pénétrer sur le terrain au début du match).

Suspensions[modifier | modifier le code]

Selon les règlements de chaque compétition, les joueurs avertis ou exclus sont passibles de suspensions. En France, trois avertissements reçus dans une période de trois mois ou une expulsion entraînent une suspension automatique pour un match. Toute nouvelle expulsion dans un délai de trois mois entraîne automatiquement deux matchs de suspension. Une commission de discipline, selon la gravité de la faute, peut alourdir ces sanctions.

Reprise du jeu[modifier | modifier le code]

Le coup franc direct ou indirect sera exécuté à l’endroit où l’infraction a été commise (sauf en cas de penalty) et conformément à la loi 13 : coups francs. Lorsqu'un joueur commet l'une de ces fautes à l'extérieur du terrain de jeu le coup franc sera joué sur la ligne de but ou de touche au plus près de l'endroit où a été commise la faute. Si cette ligne est dans la surface de réparation, un penalty est accordé.

Toutefois lorsqu'un joueur commet une de ces fautes à l'extérieur du terrain de jeu et contre un partenaire le coup franc sera joué sur la ligne de but ou de touche au plus près de l'endroit où a été commise la faute, mais il sera indirect si un des deux joueurs au moins est titulaire[3]. Si une faute est commise par un remplaçant, hors du terrain, et contre un remplaçant ou spectateur (les trois conditions sont nécessaires), il n'y aura pas de coup franc mais balle à terre sous réserve de l'avantage. Ces cas n'empêchent toutefois pas l'application de la sanction administrative, avertissement ou expulsion, envers le fautif. Si la faute est commise sur un spectateur, un coup franc indirect à l'endroit où était situé le ballon est accordé (une balle à terre si le spectateur est sur le terrain).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le texte a été modifié en 2019 pour plus de clarté et de cohérence, concernant en particulier l'aspect « délibéré » de la main
  2. Se saisir du ballon des mains sur une tête, poitrine, genou, dos ... d'un coéquipier reste autorisé s'il y a une raison tactique (adversaire a proximité, danger de but...). Mais si un gardien fait une passe sur la tête d'un coéquipier qui lui remet la balle, ou si un joueur jongle avant de faire un passe de la tête de gardien, il convient de siffler la faute, car le défenseur a alors fait une passe de la tête sans autre intention que celle de contourner la loi
  3. https://www.fff.fr/static/uploads/media/cms_pdf/0003/49/e9ddfc530d4bc128e590cf7858b98c823a34af7e.pdf Page 11

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]