Roberto Baggio

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Ne pas confondre avec Dino Baggio, un autre footballeur international italien de la même époque.
Roberto Baggio
Image illustrative de l'article Roberto Baggio
Roberto Baggio avec le maillot de l'équipe d'Italie en 1990.
Biographie
Nationalité Drapeau : Italie Italien
Naissance (50 ans)
Lieu Caldogno (Italie)
Taille 1,74 m (5 9)
Poste Attaquant ou milieu offensif
Parcours professionnel1
Saisons Club 0M.0(B.)
19821985 Drapeau : Italie Vicence 046 0(15)
19851990 Drapeau : Italie Fiorentina 135 0(55)
19901995 Drapeau : Italie Juventus 200 (115)
19951997 Drapeau : Italie AC Milan 087 0(49)
19971998 Drapeau : Italie Bologne 033 0(23)
19982000 Drapeau : Italie Inter Milan 058 0(15)
20002004 Drapeau : Italie Brescia 098 0(45)
Total 643 (291)
Sélections en équipe nationale2
Années Équipe 0M.0(B.)
19882004 Drapeau : Italie Italie 056 (27)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Roberto Baggio, né le à Caldogno, près de Vicenza, est un footballeur international italien, évoluant comme attaquant ou de milieu offensif des années 1980 à 2000, reconverti dirigeant. Ballon d'or et Meilleur footballeur de l'année FIFA en 1993, il est considéré comme l'un des meilleurs attaquants italiens de l'histoire et un des plus grands joueurs de football de tous les temps. Il est listé parmi les FIFA 100, inséré par Pelé dans une liste des 125 meilleurs joueurs mondiaux encore vivants en 2004, dans un classement conjoint de Pelé et de la FIFA. Baggio gagne durant sa carrière le championnat d'Italie en 1995 et 1996, la Coupe UEFA en 1993 et la Coupe d'Italie en 1995. En 19 saisons en Serie A, il a joué 453 matchs et marqué 205 buts. Avec l'équipe d'Italie (56 sélections et 27 buts), il participe à trois Coupes du monde (9 buts) et est finaliste en 1994, où il manque le tir au but décisif. En 2002, il est listé dans la FIFA World Cup Dream Team, une sélection des onze meilleurs joueurs de l'histoire de la Coupe du monde.

Il remporte l'édition inaugurale du Golden Foot en 2003 dont il occupe la 16ª position. Premier joueur italien dans le classement des meilleurs footballeurs du XX siècle publié par World Soccer en 1999, il a été introduit dans le Hall of Fame du football italien en 2011 et dans le Walk of Fame du sport tricolore en 2015. Pendant la carrière il a divisé à la moitié la critique entre admirateurs et opposants.

Il est surnommé Raffaello[1] ou Il Divin Codino (« le divin à la queue de cheval ») en raison de l'éternelle coiffure qu'il a portée durant sa carrière[2]. En août 2010, il a été nommé à la tête de la direction technique de la Fédération italienne de football.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Roberto est sixième des huit fils de Matilde Rizzotto et Fiorindo Baggio entre lesquels il y a Eddy, lui aussi ancien footballeur. La famille vit à Caldogno, petit village de la province de Vicenza, en Vénétie. D'éducation catholique, dès son plus jeune âge, Robby est passionné par le football qu'il pratique tous les jours du couloir de sa maison jusqu'à la cour dans le jardin alors que son père s'adonne au cyclisme. Il se dit rapidement plus concerné par le ballon que par l'école. Durant son enfance, son idole était Zico dont il ne rate pas un seul exploit à la télévision, au-delà de son intérêt pour le club de l'Inter de Milan qu'il supporte. Rapidement, Roberto se fait remarquer dans toute la province par ses qualités techniques et une agilité particulière balle au pieds. Sa maman comme ses soeurs se souviennent avoir eu du mal à détacher Roberto du petit terrain de foot en terre du village, même lorsqu'il fallait passer à table. Le terrain de football était devenu son endroit à lui. À deux mois de la fin des études, il décide de se retirer pour rejoindre le LR Vicence, et il n'obtient pas le diplôme. En 1989, il épouse Andreina Fabbi avec qui il a trois enfants. Roberto Baggio débute en Serie C1, la 3e division italienne, à l'âge de 15 ans dans l'équipe de Lanerossi Vicenza. Durant la saison 1984-1985, il marque 12 buts en 29 matchs, et permet ainsi à son équipe d'obtenir la promotion en Serie B. Il est propriétaire d'une exploitation agricole en Argentine, pays où il séjourne régulièrement pour ses pampas et sa passion inoxydable pour la chasse et la nature.

Carrière[modifier | modifier le code]

Révélation à la Fiorentina (1985-1990)[modifier | modifier le code]

Il fait ses débuts professionnels en Serie A, la 1re division italienne, le 21 septembre 1986 sous les couleurs de la Fiorentina (victoire sur la Sampdoria de Gênes 2-0). Il marque son premier but à Naples contre l'équipe de Diego Maradona, sur un magnifique coup franc. Le , ce milieu offensif est sélectionné pour la première fois en équipe d'Italie, à l'occasion du match contre les Pays-Bas. Il marquera au total 27 buts en 56 sélections en équipe nationale. Baggio ne reste à la Fiorentina que jusqu'à la saison 1989-1990, au terme de laquelle, il est transféré à la Juventus. Ce transfert entre les deux clubs rivaux entraînera de nombreux mécontentements parmi les tifosi florentins. Des émeutes éclateront même à Florence, et la police sera obligée d'intervenir pour tenter de calmer la situation extrêmement tendue. Lors de cette même saison, Baggio sera confronté à son futur club en finale de la coupe UEFA mais il ne pourra rien faire pour empêcher la victoire du club du Piémont.

Consécration à la Juventus (1990-1995)[modifier | modifier le code]

En 1990, Roberto Baggio débute à la Juventus, où il retrouve Salvatore « Toto » Schillaci, qui a brillé lors de la Coupe du monde 1990. Ses débuts sont relativement difficiles, mais il s'affirme néanmoins et progressivement comme le véritable leader de l'équipe. Sa première saison à la Juventus est marquée par le match qui l'oppose à son ancien club, la Fiorentina au cours duquel il refuse de tirer un pénalty décisif. Il sera remplacé et en sortant il ramassera une écharpe (viola) tout en saluant de la main un ancien coéquipier sur le banc de la Fiorentina. La Juve perdra le match 1-0. De nombreux supporters l'accuseront de trahison.

Lors de la saison suivante, 1991-1992, Robert Baggio réalise avec son club une belle saison sous la houlette de Giovanni Trapattoni. La Juventus termine 2e au classement derrière le Milan AC. Baggio inscrit cette saison 18 buts en série A. Il dispute et perd aussi la finale de la Coupe d'Italie (1-0 ; 0-2) contre Parme AC.

En 1993, la Juventus gagne la Coupe UEFA, Roberto Baggio est couronné Ballon d'or et désigné « Meilleur joueur de l'année » après une saison fabuleuse. Il marque 3 buts en demi-finale contre le Paris St-Germain, puis à nouveau 2 buts en finale de la Coupe UEFA contre le Borussia Dortmund, et se qualifie avec l'Italie pour le Mondial américain. En Serie A, la réussite n'est pas la même, et le Scudetto revient une fois de plus au Milan AC. La Juventus en fin de saison réussit tout de même l'exploit de battre le futur champion d'Italie dans son stade à San Siro, après une nouvelle superbe prestation de Roberto Baggio.

Roberto Baggio remporte son premier championnat d'Italie en 1995 avec la Juventus. Cette même année, il remporte également la Coupe d'Italie. Malgré ses deux succès, Roberto Baggio quitte la Juventus pour le Milan AC en fin de saison.

Poursuite au Milan AC (1995-1997)[modifier | modifier le code]

Dès sa première année au Milan AC, Roberto Baggio remporte le championnat et donc son deuxième Scudetto consécutif. Après une saison 1996-1997 où le Milan AC n'obtient que des résultats décevants, aussi bien en Italie qu'en Europe, Roberto Baggio quitte le club lombard pour l'équipe de Bologne. Il veut jouer avec continuité pour espérer faire partie de l'équipe d'Italie lors du Mondial 1998.

Rebond à Bologne avant l'Inter (1997-2000)[modifier | modifier le code]

C'est une nouvelle aventure qui commence pour Roberto Baggio, dans une équipe sans grande ambition son objectif personnel est de jouer titulaire afin d'être convoqué pour la prochaine coupe du monde 1998 en France. Bien que sa saison soit également sa meilleure performance, il inscrira 22 buts en 30 matchs, il connaîtra des problèmes avec son entraineur Renzo Ulivieri. Avant un match de championnat contre la Juventus, il décide de ne pas convoquer Baggio, qui décida à son tour de ne pas assister au match sur le banc des remplaçants. Poussé par la presse et les tifosi Ulivieri titularisa Baggio pour le reste de la saison.

Après le Mondial 98, Massimo Moratti, le président de L'Inter, décide d'engager Roberto Baggio pour l'associer à Ronaldo. L'équipe milanaise présente ainsi un formidable duo d'attaquants, et c'est avec beaucoup d'espoirs que la saison commence. Toutefois, cette saison 1998-1999, n'apporte que peu de satisfactions aux tifosi « nerazzurri ». L'Inter finit très loin du Milan AC qui remporte le Scudetto et est éliminé par Manchester United en quart de finale de la Ligue des Champions. Par ailleurs, 4 entraîneurs se succèdent à la tête de l'équipe, mais aucun d'eux n'arrive à trouver la solution.

Pour la saison 1999-2000, c'est Marcello Lippi, l'ancien entraîneur de Roberto Baggio à la Juventus, qui est nommé pour ramener l'Inter au sommet. L'équipe est également renforcée par l'arrivée de plusieurs joueurs, dont celle de Christian Vieri, l'avant-centre de l'équipe d'Italie. Pour de nombreux observateurs, le duo d'attaquants sera composé de Ronaldo et de Vieri, et donc la saison s'annonce difficile pour Roberto Baggio.

En effet, cette saison est l'une des plus noires de la carrière de Roberto. Lippi, avec lequel il s'est brouillé dès le début de la saison, ne lui facilite pas la tâche en l'envoyant à de très nombreuses reprises sur le banc des remplaçants (lorsqu'il n'était pas obligé de suivre le match des tribunes). Roberto Baggio expliquera dans son autobiographie, Una porta nel cielo, les raisons de ses problèmes avec Lippi. Lors du match de barrage entre l'Inter et Parme, permettant de départager les deux équipes pour la quatrième place du championnat, qualificative pour la Ligue des champions, c'est encore Roberto Baggio qui, grâce à un doublé sauve la saison de l'Inter, et par la même occasion celle de Lippi.

À la fin de la saison, entre Baggio et Lippi, l'Inter choisit ce dernier et Roberto Baggio se retrouve ainsi sans club, alors que l'équipe d'Italie s'envole sans lui pour aller disputer l'Euro 2000 en Belgique et aux Pays-Bas.

Fin à Brescia (2000-2004)[modifier | modifier le code]

Roberto Baggio signe à Brescia durant l'été 2000 grâce notamment à Carlo Mazzone l'entraîneur de l'équipe lombarde qui s'est investi personnellement pour le faire venir.

Roberto joue dans cette équipe jusqu'à la fin de sa carrière, et espère être appelé pour disputer le Mondial 2002 en Corée et au Japon. Malgré tous ses efforts, la convocation n'arrive pas, et Roberto ne peut donc pas disputer son 4e Mondial consécutif.

Le , durant le match contre Parme, Roberto Baggio marque son 200e but en Serie A, et rejoint ainsi 4 autres champions : Silvio Piola, Gunnar Nordahl, Giuseppe Meazza et José Altafini.

Roberto dispute son dernier match le (Milan AC-Brescia 4-2), peu après avoir été convoqué une dernière fois, en avril 2004, en équipe d'Italie pour disputer un match amical contre l'Espagne. L'affection des tifosi italiens pour leur champion se fait sentir tout au long de la partie par des ovations à chaque fois que Roberto Baggio touche le ballon et par une ovation debout lorsqu'il est remplacé à quelques minutes du coup de sifflet final.

Il est également intéressant de remarquer que l'équipe de Brescia, avant l'arrivée de Roberto Baggio, n'avait jamais réussi à se maintenir en Serie A. Durant les 4 saisons où Roberto Baggio a évolué sous les couleurs de Brescia, l'équipe s'est à chaque fois sauvée sans trop de difficultés (se qualifiant même une fois pour l'Europe). Lors de la saison 2004-2005, Brescia, privé de son « numéro 10 » (numéro retiré en hommage à Baggio), s'est classé 19e sur 20, et a été donc relégué en Serie B…

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Le Mondial 90[modifier | modifier le code]

Sélectionné pour le Mondial 90 organisé en Italie, il se révèle au monde entier en marquant un superbe but contre la Tchécoslovaquie. Il évolue en pointe de l'attaque, et forme un formidable duo avec Salvatore Schillaci. Cependant pour affronter l'Argentine de Diego Maradona en demi-finale, le sélectionneur italien, Azeglio Vicini, décide de faire confiance à Gianluca Vialli. Roberto se retrouve sur le banc des remplaçants, et son entrée trop tardive dans le match, ne lui permet pas de changer le cours du jeu. L'Italie est éliminée aux tirs au buts.

Pour le match de la troisième place contre l'Angleterre, le duo Schillaci-Baggio est de nouveau sur le terrain, et c'est assez logiquement que l'Italie l'emporte 2-1. Roberto marque le premier but après une belle action dans la surface de réparation anglaise. Il aurait également pu marquer le deuxième but, mais préfère laisser tirer le penalty à Schillaci, pour que ce dernier remporte le titre de meilleur buteur de la compétition.

Le Mondial 94[modifier | modifier le code]

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Pour le Mondial 94 aux États-Unis, toute l'Italie attend son équipe nationale et surtout son meilleur joueur, Roberto Baggio. Pour Roberto et la Juventus, la saison 1993-1994, n'a pas été particulièrement réussie. La Juventus se classe 2e de la Serie A mais sans jamais vraiment avoir lutté contre le Milan AC et est éliminée en quart de finale de la Coupe UEFA. De même, la préparation de l'Italie au Mondial, n'est pas des meilleures : défaite 1-0 à Naples face à la France, défaite 2-1 en Allemagne. De plus, le sélectionneur italien, Arrigo Sacchi, ne semble être fixé ni sur un module de jeu, ni sur une équipe type. Seuls Roberto Baggio et les défenseurs du Milan AC (Baresi, Maldini, Costacurta et Tassotti), sont des titulaires indiscutables.

  • Italie-Irlande :

Ainsi, l'Italie joue son premier match contre l'Irlande en 4-4-2, alors que durant tous les matchs préparatoires, l'Italie avait évolué en 4-3-3. Roberto Baggio ne brille pas pour son début dans la compétition, et l'Italie dispute son plus mauvais match du Mondial. L'Irlande s'impose 1-0, et plus que le manque de jeu de l'Italie, c'est la prestation de Roberto Baggio qui inquiète les tifosi.

  • Italie-Norvège :

Pour son deuxième match, l'Italie n'a pas droit à l'erreur. Elle doit battre la Norvège s'il elle veut continuer dans le Mondial. Cette fois-ci, tout semble se passer pour le mieux. L'Italie commence bien la rencontre, et Roberto Baggio semble bien inspiré. Mais c'est un coup de théâtre qui se produit. Lors de la première action norvégienne, Gianluca Pagliuca, le gardien italien, est expulsé après avoir touché le ballon avec les mains en dehors de sa surface de réparation. L'Italie se retrouve à 10, et un joueur doit sortir pour que Luca Marchegiani, le gardien remplaçant, puisse entrer sur le terrain. Arrigo Sacchi décide à la surprise générale de faire sortir Roberto Baggio. Roberto, n'en revient pas, et se demande si son entraîneur n'est pas devenu fou. Ces images où l'on voit très nettement les gestes et l'expression de Roberto Baggio, seront à l'origine des incompréhensions entre Sacchi et Baggio jusqu'à la fin de sa carrière. L'Italie parvient au bout d'un match incroyable à remporter la victoire 1-0. C'est Dino Baggio, « l'autre Baggio » qui offre la victoire à l'Italie. Cependant Franco Baresi se blesse gravement, et pour de nombreux observateurs son Mondial est déjà terminé.

  • Italie-Mexique :

Lors du troisième match, Italie et Mexique se séparent sur le score de 1-1 (but de Massaro pour l'Italie), et comme lors du premier match, Roberto Baggio n'est que l'ombre de lui-même. L'Italie se qualifie pour le deuxième tour comme meilleure troisième. En 8e de finale, elle s'attend à affronter l'Argentine de Batistuta et de Maradona. Mais les argentins, privés de Maradona suspendu pour dopage, perdent contre la Bulgarie et finalement, c'est le Nigéria qui se classe premier de son groupe et qui donc jouera contre l'Italie.

  • Italie-Nigeria :

À Boston, tout débute très mal pour l'Italie. Les Italiens souffrent terriblement contre le Nigeria, et les joueurs champions d'Afrique ouvrent très rapidement le score. Cette fois-ci pour l'Italie, il n'y aura pas de seconde chance, il faut gagner ou « rentrer à la maison ». Roberto Baggio, très critiqué, a également beaucoup à prouver sur ce match. L'arbitre mexicain expulse Gianfranco Zola, rentré à peine 10 minutes. Mais une nouvelle fois, c'est dans l'adversité que l'Italie donne le meilleur d'elle-même et à 10 contre 11, elle commence à mettre en difficulté son adversaire. Cependant le temps passe et l'Italie est toujours mené 1-0. Mais à la 88e minute, alors que tout semble perdu, Roberto Baggio au même titre que Paolo Rossi lors du Mondial 82, décide de prendre les choses en main. Roberto Mussi qui vient de remonter le ballon voit Roberto à la limite de la surface de réparation. L'arrière droit de la Nazionale donne ainsi le ballon à Roberto qui, d'une frappe à ras de terre, bat le gardien Nigérian. Plus personne n'y croyait, mais l'Italie arrache la prolongation. Celle-ci sera à sens unique, jusqu'à un penalty sifflé en faveur de l'équipe italienne. Roberto Baggio le transforme et l'Italie l'emporte 2-1.

  • Italie-Espagne :

Quatre jours plus tard, toujours dans ce même stade de Boston, l'Italie doit affronter dans le derby latin l'Espagne de Javier Clemente. Naturellement Roberto Baggio est le joueur sur lequel repose tous les espoirs des tifosi. Durant l'hymne national italien son visage semble dessiner toute sa volonté de bien faire. Nous voilà à la 26e minute, une deux entre Donadoni et Dino Baggio, celui-ci décroche un tir qui surprend Zubizarreta… 1-0 pour la Nazionale. Avantage qui perdura jusqu'à la 59e min., lorsque Caminero frappe de près, le ballon est dévié par Benarrivo dans les filets du pauvre Pagliuca 1-1, balle au centre. L'Italie et Baggio semblent accuser le coup et c'est dans la logique que les Ibériques dominent et se créent une belle occasion de prendre l'avantage par Julio Salinas qui seul devant Pagliuca rate sa chance à 5 minutes de la fin. C'est au point mort que Roberto Baggio allait briller de mille feux ; avec la superbe complicité de Signori dans une rapide contre attaque, il marqua le but de la délivrance tout en dribblant le portier Zubizarreta 2-1, alors qu'il ne restait plus que 2 minutes à jouer.

  • Italie-Bulgarie :

Demi-finale, mercredi 13 juillet au Giants Stadium de New York, l'Italie se retrouve devant une surprenante Bulgarie, emmenée par son futur ballon d'or Stoïchkov. Ce match, nous pouvons l'intituler « Il talento di Roberto Baggio », tant sa classe a contribué à la victoire des siens. Dès les premières minutes de jeux, les Italiens jouent le pressing tel l'AC Milan d'un certain Arrigo Sacchi actuel sélectionneur des azzurri, avec leur chef d'orchestre Robi Baggio. Dans ce récital azzurro 21e et 36e min., il inscrit pratiquement à lui tout seul deux perles de toute beauté, un doublé magique qui fait chanter et danser les milliers de tifosi présent à cette Opéra azzurra. Cependant, à la 44e minute, c'est Stoïchkov qui sur un pénalty, vient enrayer la musique 2-1 c'est la mi-temps. Au retour des vestiaires, les Italiens vont pratiquer le catenaccio de triste mémoire, ce qui aura comme seul effet d'inciter les Bulgares à se créer des occasions mais le score en restera là. Pire, Roberto Baggio véritable héros de la World Cup, blessé à la cuisse restera incertain pour la finale contre le Brésil.

  • Italie-Brésil :

La finale de cette XVe coupe du monde, oppose deux colosses l'ayant chacune remporté trois fois. Les éditions 1958, 1962 et 1970 pour les auriverde. 1934, 1938 et 1982 pour la squadra azzurra. Dimanche 17 juillet, Rose Bowl de Pasadena. Qui des deux allait remporter cette coupe si convoitée Romario ou Baggio, mis à part l'enjeu l'attente était très grande même pour le public neutre. Les Italiens pouvaient se rassurer car en défense Baresi est miraculeusement de retour, à ses côtés Paolo Maldini assurera le dernier périmètre, ils colmateront les brèches, poussant l'Italie jusqu'à la fatidique séance des tirs au but. Dans ce match, pauvre en but 0-0 à l'issue de la prolongation, le malheureux Baggio ne rayonne pas, blessé, il se verra repousser une tentative lointaine par Taffarel, et juste avant la fin de la prolongation son tir passe au-dessus. Tirs au but, après que Baresi et Massaro eurent échoué, c'est au tour de Roberto Baggio qui s'avance pour le tir de la dernière chance, il frappe fort, le ballon s'envole dans le ciel de Pasadena. Le Brésil bat donc l'Italie 3-2 aux tirs au but. Roberto Baggio ne pourra pas soulever le trophée qui danse la samba dans les mains de Romario et son équipe.

Le Mondial 98[modifier | modifier le code]

Roberto Baggio réalise un très bon Mondial en France. Il marque deux buts (contre le Chili et l'Autriche), offre deux passes décisives et orchestre de somptueuses actions, collectives ou individuelles. Et si Cesare Maldini, le sélectionneur italien, lui avait donné plus souvent sa chance, ses performances ainsi que celles de l'Italie aurait pu être bien meilleures.[réf. nécessaire]. L'Italie est éliminée en quart de finale par la France durant la séance des tirs au but. Bien que la France ait dominé globalement le match, Roberto rate de très peu le but en or durant la prolongation, sur une superbe reprise de volée directe d'un ballon aérien venant dans le dos. Bien qu'il marque son tir au but, l'Italie se fait une nouvelle fois éliminée lors de cette exercice qui se révèle maudit pour la troisième fois consécutive.

C'est le troisième et dernier mondial disputé par Roberto Baggio, et à trois reprises, l'Italie aura été éliminée aux tirs aux buts. Ainsi pour Roberto Baggio, mais également pour d'autres grands champions comme Paolo Maldini, « la roulette » des tirs au but se sera révélée fatale. Il est le seul joueur italien à avoir marqué dans trois Coupes du monde différentes.

L'équipe d'Italie s'envole sans lui pour aller disputer l'Euro 2000 en Belgique et aux Pays-Bas.

Ballon d'Or et meilleur joueur mondial FIFA[modifier | modifier le code]

Ballon d'Or 1993[modifier | modifier le code]

C'est au terme de l'année 1993, que Roberto Baggio a survolé par sa classe, qu'il reçoit à Paris, des mains de Michel Platini, en présence de Jacques Thibert et Didier Roustan, le Ballon d'Or. Conforme à sa tradition de récompense individuelle qui favorise les artistes et les créateurs, le Ballon d'Or 1993 sacra, une fois de plus, un joueur à vocation offensive. Notons que Roberto Baggio se situait donc dans la lignée des précédents lauréats et, avec 142 points, il n'était pas loin de faire le plein auprès des trente jurés. Totalement ignoré du jury en 1991 et en 1992, crédité de huit petits points en 1990, le joueur de la Juventus Turin venait presque de nulle part et cette éclosion soudaine récompensait un champion en prise avec les réalités de son temps. Dans ce scrutin assez clair de bout en bout, il n'eut pas de concurrents en mesure d'entretenir le suspense pour la victoire finale, devenant le quatrième Italien couronné, après Sivori (1961), Rivera (1969) et Rossi (1982), Baggio permettait aussi à la Juventus Turin de remporter le sixième Ballon d'Or de son histoire.

"Onze d'Or" par le magazine Onze Mondial[modifier | modifier le code]

Baggio est désigné logiquement, cette même année, "Onze d'Or" par la magazine spécialisé Onze Mondial.

Meilleur footballeur de l'année FIFA[modifier | modifier le code]

Roberto Baggio est nommé Meilleur joueur FIFA en 1993, le meilleur footballeur de l'année FIFA est désigné chaque année par la FIFA au terme d'un vote impliquant les sélectionneurs nationaux.

Roberto Baggio en 2013

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Doté d’une technique exceptionnelle, associée à une élégance qui lui était propre, Roberto Baggio a régulièrement suscité des débats chez les observateurs et techniciens du monde footballistique. Meneur de jeu ou neuf et demi, comme avait analysé Michel Platini à son sujet, les prestations de Baggio ne laissaient personne insensible. Il avait la particularité plutôt rare d’éclaircir le jeu à chaque fois qu’il touchait le ballon, résultat de ses choix d’action toujours très judicieux. Au-delà du registre de jeu, celui d’un meneur porté vers le but, l’international italien a su, tout au long de son incroyable carrière, faire l’unanimité grâce à ses qualités techniques souvent inégalées parmi les meneurs. Son intelligence de jeu, sa vision claire, absolue et pointue des phases offensives lui permettaient de distiller des passes millimétrées gardant une incroyable capacité à éliminer les joueurs adverses. Dans ce registre, Roberto Baggio comptait parmi les meneurs de jeu les plus prolifiques et redoutables, très habile dans l’art d’utiliser le moindre espace, alliant une vive capacité à se démarquer à l’approche de la surface de but adverse. Excellent passeur, les ballons, courts ou longs, trouvaient avec Baggio des cibles très souvent vouées à être transformées en but. Sobriété, tout un symbole pour celui qui était aussi adroit à jouer ou à faire jouer les autres, pour qui les caviars de Baggio changeaient le jeu à eux-seuls. C’est toujours à l’approche de cette zone de prédilection que l’international italien était redoutable par son adresse, finisseur dans toutes les positions et avec les deux pieds. Si le jeu de tête pouvait être considéré comme son talon d’Achille, Baggio était un buteur hors-norme, offrant régulièrement la pléiade de reprises de volée, slaloms et dribbles déconcertants, contrôles de balles miraculeux, duels  décisifs face aux gardiens adverses. Avec Roberto Baggio, tout semblait facile. Le moindre geste était réalisé avec une classe hors-norme, une délicatesse et un art abouti. Il restera l’un des plus grands spécialistes des coups de pieds arrêtés, ayant même marqué un but sur corner. Ses éternels coups-francs sont considérés à ce jour comme de véritables chefs d’œuvres. A l’appui de statistiques déconcertantes, il était assez rare de voir un match sans but ou sans passe décisive de Roberto Baggio, illustration de l’efficacité et de la régularité de ses performances.

Il imprime directement les victoires[modifier | modifier le code]

C'est certainement Baggio, comme le souligne lucidement Arrigo Sacchi, « qui a souvent montré les plus belles choses sur un terrain de football » et qui a, loin devant les autres, manifesté de la constance dans l'expression footballistique au plus haut niveau. Aux origines du jeu, et encore dans certains pays comme le Brésil et l'Angleterre, c'est d'abord le joueur que l'on distingue dans le recrutement, pour son aptitude à être lui-même avec la balle et à créer par ses pieds. L'influence sur le jeu coule de soi, si l'on peut dire, comme la qualité athlétique. Le joueur, avant tout, est jeu. Dans cette définition, Roberto Baggio, comme Maradona hier, est premier de cordée. Il est footballeur de la tête aux pieds, par sa taille moyenne, par sa très grande qualité technique, par son astuce et sa malice instinctives, de buteur notamment, par son art décisif du contre-pied, par la possession de l'arme absolue, vitesse, détente, donc par son pouvoir d'accélération. A cela il ajoute, sans jamais renier sa vocation de virtuose, mais dans le droit-fil de l'évolution d'un champion intelligent, une claire vision collective du jeu, l'aptitude encore peu montrée de la passe décisive et renversante, l'efficience sur les coups de pied arrêtés. Que manquerait-il donc à ce premier violon, inventeur solitaire souvent et parfait chef d'orchestre quand il le veut. Baggio est un décideur, un homme qui imprime directement les victoires. Non seulement il frappe l'imagination populaire, mais il représente aussi une solide réalité sur les gestionnaires, corporation en vogue dans le monde moderne. Il vaut donc plus que Franco Baresi, dont l'influence sur le jeu du Milan AC est énorme, mais celle-ci dans la règle et le classicisme, et sans dépasser le cadre de la création contrôlée.

Image publique et oeuvres caritatives[modifier | modifier le code]

Anniversaire des 50 ans auprès des sinistrés dans le Latium[modifier | modifier le code]

En février 2017, alors que la population italienne est nombreuse à lui fêter son anniversaire à travers tout le pays, Roberto Baggio rend visite aux sinistrés du tremblement de terre d'Amatrice du 24 août 2016, accompagné de sa femme et ses enfants, pour fêter son cinquantième anniversaire, avec une étape à Norcia. Une visite organisée en sourdine. Sa famille déjeune entre les gens évacués et puis séances de dédicaces l'après-midi auprès des enfants. Ce jour-là, toute l'Italie a fêté l'anniversaire de son ballon d'or. Roberto Baggio a profité de ses cinquante ans entre les sinistrés: "Être ici, c'est très émouvant, je voulais me rendre compte de près de ce que cette catastrophe voulait dire". Particulièrement ému, Roberto Baggio déclare: "La télévision ne rend pas réelle la situation, donc je suis venu pour me rendre compte personnellement". Et de rajouter: "Mon avenir? Des choses simples, car elles sont les plus belles" déclare le champion aux microphones de la Rai. Ce jour-là, Baggio a partagé symboliquement l'anniversaire de son cinquantenaire avec les gens en difficulté, visitant notamment les institutions locales, le siège d'une radio, une cantine ou encore le siège de la protection civile avant de déjeuner avec la population.

Match pour la paix à Rome le 1er septembre 2014[modifier | modifier le code]

Roberto Baggio participe à la première édition du match interreligieux pour la paix organisé à l'initiative du Pape François, une initiative dont il a été un des premiers à soutenir le projet. Durant ce match symbolique, Roberto Baggio marque un but sur une passe de Diégo Maradona. Une réception au Vatican réunit une prestigieuse pléiade de joueurs et de légendes.

La "Partita del Cuore"[modifier | modifier le code]

Roberto Baggio participe le 19 mai 2014 au stade Artemio Franqui de Florence à l'évènement "La partita del cuore".

Ambassadeur de bonne volonté de la FAO[modifier | modifier le code]

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) joue un rôle de chef de file dans les efforts internationaux de lutte contre la faim. La FAO a été constituée le , à Québec, Canada. Le Programme des Ambassadeurs de bonne volonté de la FAO a été lancé en 1999. Le , Roberto Baggio a été nommé Ambassadeur de bonne volonté[3] de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Il a reçu le titre de Man of Peace (en) 2010 le pour son travail en Birmanie[4].

Reconnaissance et hommages[modifier | modifier le code]

« J’ai travaillé avec Rossi, Platini, Bettega, Boniek et Matthaus. De tous, Baggio est le plus fort balle au pied » Giovanni Trapattoni

« Les anges chantent dans ses jambes » Aldo Agroppi, ancien entraîneur de la Fiorentina.

« Roberto Baggio était le meilleur fantaisiste italien, il était meilleur que Meazza et Boniperti et il était parmi le plus grands de tous les temps, directement derrière Maradona, Pelé et peut-être Cruyff. Sans les problèmes de blessures et les difficultés avec ses genoux, il aurait été le tout meilleur joueur dans l'histoire » Carlo Mazzone, ancien entraîneur de Brescia.

« Baggio est une bombe à retardement pour l'adversaire. Mais ce n'est pas nécessairement dans notre intérêt » Azeglio Vicini, ancien sélectionneur de l’équipe d’Italie.

« Il devrait avoir fait plus d’un impact à chaque club où il a joué, et devrait avoir été plus qu’un leader. Au lieu de cela, bien qu'ayant la possibilité de le faire, il a juste voulu faire partie d'une équipe et ceci s'est étrangement avéré être un problème dans sa relation avec beaucoup d'entraîneurs. Cependant, nous devons tous remercier Baggio pour ce qu'il a fait dans sa carrière » Gianni Rivera, ancien international italien.

« Je ne laisserai pas tomber Baggio. Je ne l'échangerais pas pour Maradona » Arrigo Sacchi, ancien sélectionneur de l’équipe d’Italie.

« Quand d'autres joueurs courent, il reste immobile. Quand d'autres joueurs font le prévisible, il crée. Quand d'autres joueurs sont stressés, il reste cool » Jorge Valdano, ancien international argentin.

« Un match se détache particulièrement, celui contre Ancone que nous avons gagné 5 buts à 1. Baggio a marqué quatre buts dans les vingt premières minutes et a scellé le match. Je ne pense pas que j'ai vu une meilleure performance de n'importe quel joueur dans n'importe quel match dans lequel j'ai joué. Pendant une demi-heure, il était en feu. Comme les footballeurs qui vont, il est un génie » David Platt, ancien international anglais.

« Vous pourriez voir qu'il était quelque chose de très spécial. Technique brillante. Vous pourriez voir, vous pourriez le sentir, qu'il soit un grand talent et allant pour être un grand joueur » Sven-Goran Eriksson, ancien entraîneur de la Fiorentina.

« J'ai voulu jouer avec Roberto Baggio. J'ai grandi avec le mythe de Baggio, si bien que quand s’est présentée cette chance je n'ai pas réfléchi, même pas une seconde » Pep Guardiola.

« Il est fantastique. Vous savez que j’ai toujours joué avec beaucoup de grands footballeurs, mais personne ne lui ressemble, si intelligent, une si bonne personne et un joueur tellement fort » Ronaldo.

« Il est sans doute le plus habile numéro dix dans le jeu moderne, le meneur de jeu archétypal, si vous aimez, qui peut créer des occasions et marquer des buts » Brian Laudrup.

« Il m'a dit de le prendre. Nous n'avions pas gagné la Coupe du monde, mais il m'a offert l'occasion de finir le tournoi comme le meilleur buteur. Ce geste était typique de Roberto » Salvatore Schillaci.

« Je ne dirais pas que Baggio est un numéro dix, mais plutôt un neuf et demi » Michel Platini.

« Il est un numéro dix qui a fait l'histoire de football. Il a laissé une empreinte sur le jeu et pas seulement en Italie. Le fait qu'il ait maintenant marqué plus de 200 buts est la preuve d'une carrière extraordinaire. En fait, il aurait pu faire plus sans ses sérieuses blessures subies au genou » Giovanni Trapattoni.

« Un des plus grands de tous les temps » Pelé.

« Il a l'intelligence et le physique qui me rappellent Maradona. J'estime que Roberto peut sûrement jouer jusqu’à quarante ans » Luigi Corioni, président du club de Brescia.

« Baggio sur le banc ! Il y a des choses que je ne comprendrai jamais de mon vivant » Zinédine Zidane.

« Je l'ai gagné et il ne l’a pas fait ! Qu’est-ce que vous dites… Mais il jouait seulement avec une jambe ! » Francesco Totti.

« Baggio n'était pas le problème, seuls les entraîneurs étaient le problème. Ils n'étaient pas capables de gérer quelqu'un de son talent » Alessandro Altobelli.

« Il a tant de forces que c'est dur, presque impossible de trouver une faiblesse. Il est un des joueurs les plus passionnants et doués que vous pourriez vouloir voir. Même quand il est marqué de près, il a la capacité de faire l'espace pour lui avec un tour ou un mannequin » Paul Ince.

« Je regrette ne pas avoir l’invention de Baggio » Attilio Lombardo.

« Quand Roby s’entraînait, il donnait toujours tout. Il participait à l’entraînement toujours avec enthousiasme, comme un petit enfant et je l'enviais. Il était toujours là pour beaucoup d'entre nous. Il disait toujours qu’il était là pour chaque problème ou conseil si on en avait besoin » Luca Toni.

« Maintenant il y a Baggio, le plus grand de tous les joueurs. Il ne fait pas seulement les passes décisives, mais il marque des buts… merveilleux ! » Ronaldo.

« Il est vrai qu'à Barcelone j'avais eu la chance de jouer avec de grands joueurs, mais Baggio était spécial pour beaucoup de raisons. J'ai joué avec Laudrup, Romario, Koeman, Ronaldo, Stoichkov… mais je n'ai jamais vu personne comme Baggio » Pep Guardiola.

« Tout se passe pour que l'équipe italienne suive son chemin et aille dans son sens. On s’attend à ce qu'il soit une star, et il était ! » Hristo Stoïchov.

« Ce but contre la Tchécoslovaquie était merveilleux ! Je n'ai pas su son nom, mais ce but et ses grands yeux verts m'ont conquis ! » Madonna.

« J'avais dix-sept ans et j’ai fait mon début contre Roberto Baggio, qui était effrayant. Il est le meilleur joueur italien des trente dernières années » Gianluigi Buffon.

« Quand je t’ai rencontré en 1993, tu étais le plus grand. Roby, j'ai appris beaucoup de toi, j'ai joué avec toi, j'ai gagné avec toi. Tu étais un super compagnon et quand nos chemins en club se sont séparés, hériter de ton maillot était un honneur aussi bien qu'une grande responsabilité. Chaque fois nous nous sommes rencontrés ensuite, sur le terrain comme adversaires, on s’est embrassé avec amitié et respect » Alessandro Del Piero.

« C'était un honneur de te rencontrer comme un adversaire, et un privilège de t’avoir comme un coéquipier » Paolo Maldini.

« Un des meilleurs joueurs italiens de tous les temps. Je suis un grand fan de lui. Malheureusement, je n’ai pas pu jouer avec lui. Cela reste un des meilleurs joueurs italiens de tous les temps » Zico.

« Quand vous observez le jeu de Baggio, vous entendez des enfants. Baggio est l'impossible qui devient possible, une chute de neige d'une porte ouverte dans le ciel » Lucio Dalla, chanteur italien.

"Il n'y a pas d'équipe dans le monde qui ne voudrait pas l'avoir dans sa formation" Don Howe.

" Je n’y connais rien en foot, mais Baggio est tellement fort qu’il peut remporter la Coupe Davis, le Goncourt, Liège-Bastogne-Liège et, s’il s’y met sérieusement, la Palme d’or du festival de Cannes. L’Oscar ? Non, l’Oscar, il est pour moi ! " Roberto Benigni, acteur italien.

« Un but de Baggio sera toujours un but étrange venu d’ailleurs. Une espèce de revanche miraculeuse sur ses genoux vacillants et sur ceux qui prétendent que le football est réductible à une formule » Edmondo Berselli, écrivain.

« Au pays de Pavarotti, on chante l’amour, la beauté, la victoire. Et Roberto Baggio est un peu tout ça. Il est réel de manière douloureuse, presque bouleversante. C’est un footballeur, mais décrire Baggio comme un simple joueur de football, c’est dire que Mona Lisa est une peinture. Baggio est un créateur, un inventeur, l’interprète du plus grand art populaire du monde » Michael Farber, homme de lettres.

« Il y a pas mal de jeunes gens qui cherchent d’autres réponses que les réponses officielles. Baggio est un de ceux-là. Il est allé chercher sa religion et il n’a pas accepté celle qu’on lui imposait » Red Ronnie.

« Baggio reste l’homme des situations désespérées. Les situations dans lesquelles on a besoin de quelque chose que les mortels n’ont pas. Ce n’est pas lui qui fera gagner la Ligue des champions à l’Inter. Ce n’est pas sa mission. Il suffit que Baggio lui ait offert le rêve de pouvoir le faire. Quand il arrêtera de jouer, l’espoir qui te fait dire : "Ça n’est pas encore fini, tu vas voir que Baggio va entrer et marquer" s’effacera. Sans doute, chers entraîneurs, qu’il ne vous assure pas la victoire. Sans doute que son imprévisibilité ne vous rassure pas. Sans doute que c’est pour cela que vous préférez miser sur le train-train laborieux des marathoniens. Sans doute, que sa lumière vous rejette dans l’ombre. Mais sans Baggio, le roman du football risque de devenir un peu trop plat, comme lorsqu’on sait depuis le commencement qui va perdre et qui va gagner. Et ni Totti ni Del Piero ne réussiront à le remplacer. Ce ne sont que des champions. Baggio est plus que cela : le dernier hasard, une prière adressée aux dieux » Ernesto Granpasso, poète.

« Baggio a des pieds dignes du musée du Louvre et une grande dignité. Qu’il laisse mariner ceux qui le dénigrent dans leur sempiternel bouillon » Clemente Mastella, homme politique.

« Un autographe, s’il vous plaît » Tony Blair, homme politique.

« Baggio est l’expression de la majorité silencieuse faite de souffrance et de malaise. Des jeunes gens qui mènent une vie assez normale, capables de bien travailler et en même temps qui sont inconstants. C’est une diva du football avec les caractéristiques de notre société. Il représente une mutation survenue en Italie, la figure émergente d’un changement d’époque. Il exprime un pays différent qui avait besoin d’un symbole comme lui » Sabino Acquaviva, sociologue.

« Un temps, on descendait dans la rue pour protester contre la Fiat. Aujourd’hui, c’est parce que Baggio ne veut pas venir à la Juve. Je dirais que ce pays s’améliore » Gianni Agnelli, propriétaire de FIAT.

« Regarde comme Silvio est heureux. Il est heureux parce que Baggio a marqué un but en Coupe du monde » Bill Clinton à Boris Eltsine après la victoire de l’Italie contre l’Espagne en quarts de finale du Mondial 94.

« Certains joueurs ont construit une partie importante de l'histoire contemporaine. Les miracles de quelqu'un comme Baggio n’ont rien à envier à ceux de Marlon Brando » Pietro Sermonti, acteur.

« Pourquoi lui avoir dédicacé la chanson Baila ? Parce que sur le terrain, il faisait danser tout le monde » Zucchero, chanteur.

« Je te veux dans mon film Jésus de Nazareth, dans le rôle de Dieu » Franco Zeffirelli, réalisateur.

« Baggio représente la victoire de l’espérance sur nos afflictions quotidiennes » Italo Cucci, écrivain.

« Parler de football ennuie Roby. Les parties de l’interview où il s’illumine, concernent la chasse, le bouddhisme et son enfance » Andrea Scanzi.

« Il est normal qu’on envoie d’abord sur le terrain les ouvriers pour qu’ils taillent la pierre et qu'ils cèdent ensuite la place à l’artiste, au ciseleur qui fait sortir de cette pierre encore brute une œuvre d’art » Aldo Serena, footballeur international.

« Ces dernières années, personne n’a offert aux Italiens autant de bon football et de sujets de discussion. Le football de Roberto Baggio est un mystère : ses jambes pensent pour leur compte, ses pieds tirent seuls, ses yeux voient les buts avant qu’ils ne se matérialisent. Tout Baggio est une longue queue de cheval qui avance et éparpille son monde en d’élégantes allées et venues. Ses adversaires l’agressent, le mordent, le frappent. Baggio porte des messages bouddhistes sur son brassard de capitaine. Buddha ne lui évite pas les coups, mais il l’aide à les supporter. Dans son infinie sérénité, il l’aide à découvrir le silence au-delà du fracas des ovations et des sifflets » Eduardo Galeano, monument de la littérature uruguayenne.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Roberto Baggio [5]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : Italie Italie Total
Division M B M B M B C M B M B M B
1982-1983 Drapeau de l'Italie Vicence Calcio Serie C 1 0 - - - - - - - - - 1 0
1983-1984 Drapeau de l'Italie Vicence Calcio Serie C 6 1 6 1 - - - - - - - 12 2
1984-1985 Drapeau de l'Italie Vicence Calcio Serie B 29 12 5 2 - - - - - - - 34 14
Sous-total 36 13 11 3 - - - - - - - 47 16
1985-1986 Drapeau de l'Italie AC Fiorentina Serie A 0 0 5 0 - - - - - - - 5 0
1986-1987 Drapeau de l'Italie AC Fiorentina Serie A 5 1 4 2 - - C3 1 0 - - 10 3
1987-1988 Drapeau de l'Italie AC Fiorentina Serie A 27 6 7 3 - - - - - - - 34 9
1988-1989 Drapeau de l'Italie AC Fiorentina Serie A 30+1 15+0 10 9 - - - - - 3 1 44 25
1989-1990 Drapeau de l'Italie AC Fiorentina Serie A 32 17 2 1 - - C3 12 1 8 3 54 22
Sous-total 95 39 28 15 - - - 13 1 11 4 147 59
1990-1991 Drapeau de l'Italie Juventus FC Serie A 33 14 5 3 1 1 C2 8 9 5 3 52 30
1991-1992 Drapeau de l'Italie Juventus FC Serie A 32 18 8 4 - - - - - 6 5 46 27
1992-1993 Drapeau de l'Italie Juventus FC Serie A 27 21 7 3 - - C3 9 6 7 5 50 35
1993-1994 Drapeau de l'Italie Juventus FC Serie A 32 17 2 2 - - C3 7 3 14 7 55 29
1994-1995 Drapeau de l'Italie Juventus FC Serie A 17 8 4 2 - - C3 8 4 1 0 30 14
Sous-total 141 78 26 14 1 1 - 32 22 33 20 233 135
1995-1996 Drapeau de l'Italie Milan AC Serie A 28 7 1 0 - - C3 5 3 1 0 35 10
1996-1997 Drapeau de l'Italie Milan AC Serie A 23 5 5 3 - - C1 5 1 1 1 34 10
Sous-total 51 12 6 3 - - - 10 4 2 1 69 20
1997-1998 Drapeau de l'Italie Bologne FC Serie A 30 22 3 1 - - - - - 6 2 39 25
Sous-total 30 22 3 1 - - - - - 6 2 39 25
1998-1999 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 23 5 4+2 0+1 - - C1 6 4 3 0 38 10
1999-2000 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 18+1 4+2 5 1 - - - - - - - 24 7
2000-2001 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A - - - - - - - - - - - 0 0
Sous-total 42 11 11 2 - - - 6 4 3 0 62 17
2000-2001 Drapeau de l'Italie Brescia Calcio Serie A 25 10 3 0 - - - - - - - 28 10
2001-2002 Drapeau de l'Italie Brescia Calcio Serie A 12 11 1 0 - - - - - - - 13 11
2002-2003 Drapeau de l'Italie Brescia Calcio Serie A 32 12 - - - - - - - - - 32 12
2003-2004 Drapeau de l'Italie Brescia Calcio Serie A 26 12 - - - - - - - 1 0 27 12
Sous-total 95 45 4 0 - - - 6 4 1 0 106 49
Total sur la carrière 490 220 89 38 1 1 - 63 32 56 27 699 318

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant liste les résultats de tous les buts inscrits par Roberto Baggio avec l'équipe d'Italie.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Trophées collectifs[modifier | modifier le code]

Distinctions Individuelles[modifier | modifier le code]

Graffiti de Roberto Baggio à Milan

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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