Médecine non conventionnelle

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Mise en place d'aiguilles au niveau de points d'acupuncture du poignet.

L'expression médecine non conventionnelle désigne une grande variété de méthodes de traitement, souvent issues de traditions anciennes (exemple : phytothérapie, acupuncture, médecine ayurvédique) ou de pratiques ayant émergé aux environs du XIXe siècle (exemple : hypnose, ostéopathie, homéopathie).

On utilise également médecines alternatives, médecines parallèles, pseudo-médecines, médecines holistiques, médecines traditionnelles, médecines naturelles ou médecines douces. L'Académie de médecine française utilise « thérapies complémentaires » (« ThC »)[1].

Selon les pays, et leurs traditions et législations, elles sont plus ou moins répandues et contrôlées[2]. Elles peuvent avoir une vocation préventive dans un cadre de soin hors des références de la médecine moderne, mais sont aussi utilisées dans les hôpitaux. Elles se développent en complément ou en alternative à la médecine classique et sont utilisées par 20 à 50 % des populations de la communauté européenne selon une statistique de la fin du XXe siècle[3].

Cette appellation regroupe un grand nombre de pratiques aux fondements scientifiques très variables, et diversement contrôlées par des instances officielles.

Avertissement[modifier | modifier le code]

Avant tout, merci de lire la mise en garde médicale concernant Wikipédia.

Les différents acteurs, praticiens de médecines conventionnelles ou non, s'accordent généralement pour dire que les approches non conventionnelles ne doivent pas remplacer les approches de soins médicaux conventionnels. Le retard de diagnostic est le principal risque de l’utilisation de ce type de pratique, et il convient donc, pour toute pathologie, de consulter un médecin en première intention.

D'autre part, un organisme de l’État français qui se consacre à la lutte contre les dérives sectaires met en garde, notamment pour les personnes « en situation de grande vulnérabilité », contre les possibles dérives de certains praticiens[4].

Origines[modifier | modifier le code]

Origine de l'appellation[modifier | modifier le code]

Le terme « médecine non conventionnelle » est celui retenu par la Commission européenne[3] pour qualifier des méthodes de soin parfois également appelées « médecine douce », « médecine complémentaire », « médecine naturelle », « médecine alternative », « médecine parallèle » ou encore « médecine holistique » et dont certaines font l'objet d'une reconnaissance progressive en Europe depuis les années 1990. La médecine conventionnelle est généralement désignée par les tenants de certaines médecines non conventionnelles sous le terme de médecine allopathique (terme provenant de l'homéopathie).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) inclut les médecines complémentaires et alternatives dans les médecines traditionnelles. Elle précise : « Le terme “médecine complémentaire” ou “médecine alternative” est utilisé de manière interchangeable avec “médecine traditionnelle” dans certains pays. Elles concernent une large gamme de pratiques de soins qui ne font pas partie des traditions du pays et qui ne sont pas intégrées dans le système de santé dominant[5]. »

Cependant, le choix des termes induit souvent des partis-pris. En effet, parler de « médecine parallèle » semble signifier qu’il y aurait deux conceptions équivalentes de la médecine impliquant deux systèmes de soins fonctionnant indépendamment l’un de l’autre, avec le même degré d’efficience et de scientificité : les patients auraient donc le choix entre deux thérapeutiques qu’ils peuvent envisager comme alternatives et concurrentes ou comme complémentaires l’une de l’autre. D'autre part, l’appellation « médecine douce » semble considérer comme agressives les pratiques de la médecine conventionnelle. En disant « médecine alternative », on envisage ces pratiques de soins comme substitutives, donc susceptibles de remplacer une démarche thérapeutique classique et conventionnelle. Les sceptiques préfèreront parler de pseudo-médecines ou pseudo-sciences afin d'éviter cet effet de rhétorique.

Le terme « holistique » constitue un reproche fait à la médecine conventionnelle de s'attacher à traiter un organe, un symptôme ou une fonction précise et non le patient dans sa globalité, ce qui s'applique aux spécialités médicales mais pas systématiquement à la médecine en général. Inversement, la prétention holistique de certaines approches thérapeutiques est parfois considérée comme prétentieuse par les médecins spécialisés dans un processus particulier de l'organisme, et en décalage avec le niveau de diplôme et de compétence de ces praticiens.

Le terme « médecine complémentaire » privilégie l’idée d’associer des traitements impliquant des « philosophies thérapeutiques » différentes mais capables de coopérer dans l’intérêt du malade[6],[7].

L'Académie de médecine française recommande pour sa part l'appellation de « thérapies complémentaires » (« ThC »).

Dans tous les cas, ces appellations regroupent un grand nombre de pratiques aux fondements scientifiques très variables, et rarement contrôlées par des instances officielles. La liste du MeSH comporte ainsi 17 catégories de thérapies complémentaires et la MIVILUDES dénombre 400 pratiques « à visée thérapeutique »[1]. Certaines d'entre elles sont étroitement surveillées par les pouvoirs publics en raison des éventuels dangers qu'elles présentent pour la santé ou du risque de dérive sectaire[4].

Origines des médecines regroupées sous cette appellation[modifier | modifier le code]

Nombre de ces médecines trouvent leur origine dans les traditions asiatiques (chinoise, indienne) et sont liées aux philosophies et cultures de ces pays. Certains utilisent ainsi le terme « médecine occidentale » pour désigner la médecine conventionnelle, alors que celle-ci a également diverses origines (notamment égyptiennes et arabes, voir Histoire de la médecine) et pas uniquement occidentale, et par ailleurs, les Japonais et les dignitaires chinois ont largement recours à la « médecine occidentale ». Certaines pratiques non conventionnelles peuvent cependant trouver leur origine dans des traditions locales d'Occident ou encore avoir été développées dans une période récente (cas des multiples pratiques énergétiques).

Liste[modifier | modifier le code]

Conventionnelle, non conventionnelle, une approche différente[modifier | modifier le code]

Le naturel et la tradition ancienne[modifier | modifier le code]

Il existe deux principes fréquemment mis en avant par les promoteurs des médecines non conventionnelles et qui feraient la différence avec la médecine conventionnelle :

  • le recours à la Nature, la référence au naturel ; le fait qu’une substance est « naturelle » serait un gage de qualité. Cependant les catastrophes naturelles, les champignons vénéneux et les toxines sont également naturels, et pas bienfaisants pour autant. De fait, de nombreux médicaments ont pour principe actif des molécules extraites des plantes ou d'autres organismes, simplement isolés, purifiés et plus ou moins concentrés (l'aspirine en est un exemple). Inversement, la notion de « médecine naturelle » (conçue comme traitement basé sur l'utilisation d'un organisme entier, comme une plante) a des limites thérapeutiques, la substance active étant, soit diluée parmi les autres composés parfois toxiques ou inhibiteurs, soit présente à des concentrations non thérapeutiques, c'est-à-dire toxiques ou insuffisantes pour entraîner un bénéfice pour le patient ;
  • la référence à la « tradition » ; il s'agit principalement des traditions attribuées à plus ou moins juste titre à l'Asie (Chine, Inde, Tibet...), à l'Afrique ou à l'Amérique latine, liées aux philosophies et aux cultures de ces pays et dont l'ancienneté annoncée serait garante d'efficacité (voir Tradipraticien, Médecine traditionnelle).

L'interprétation des troubles[modifier | modifier le code]

Les thérapies non conventionnelles et la médecine classique diffèrent sur l'interprétation des troubles. Par exemple, la naturopathie élabore les concepts de détoxication/détoxination (les toxines en question n'étant pas toujours spécifiées), alors que ceux-ci n'ont pas de définition en médecine classique[8]. D'autres parleront en termes de karma, d'« énergie » ou encore d'humeurs, se plaçant donc dans un cadre conceptuel sans fondement scientifique.

Les postulats[modifier | modifier le code]

Les médecines non conventionnelles reposent sur certains postulats :

  • les médecines énergétiques (acupuncture, qi gong, shiatsu…) partent du principe que l'être humain possède un influx vital (prana en indien, ki en japonais ou qi en chinois) qui peut circuler de manière harmonieuse, la maladie étant une perturbation de cette harmonie qu'il convient de ré-équilibrer ;
  • l'homéopathie est fondée sur des principes selon lesquels :
    • le mal provient d'un problème inhérent à la personne[réf. nécessaire], le « terrain » est ce qui assure la guérison, et c'est ce terrain qu'il faut traiter,
    • le traitement se fait selon le principe de similitude : on administre une substance réputée provoquer un symptôme pour soigner ledit symptôme,
    • plus un produit est dilué et « dynamisé » (secoué vigoureusement) plus il est actif,
  • l'ostéopathie part du principe que le trouble provient d'un blocage des structures anatomiques entre elles, d'un mauvais fonctionnement « mécanique ». Elle se fonde sur quatre principes : la structure gouverne la fonction, la fonction modèle la structure, l'unité du corps, et l'artère est suprême ;
  • la balnéothérapie postule les bienfaits de l'eau et des bains, méthode à rapprocher du thermalisme.

Aspect légal[modifier | modifier le code]

Selon les pays, les médecines non conventionnelles sont reconnues ou seulement tolérées[9]. Certains pays exigent toutefois un titre médical ou paramédical pour la pratique de certaines approches.

France[modifier | modifier le code]

La commission Nicolas de 2002 a permis la reconnaissance de l'acupuncture et de l'homéopathie comme des pratiques médicales légales. Le titre professionnel d'ostéopathe a lui été reconnu, de même que celui de chiropracteur, par la loi du 4 mars 2002[10]. Cependant, ces reconnaissances de titres professionnels ne sont pas pour autant des validations de ces théories, et l'Académie de Médecine considère que « l’insertion des ThC [thérapies complémentaires, en l'occurrence pour ce document l'acupuncture, l'hypnose, l'ostéopathie et le tai-chi] dans les soins dispensés par les hôpitaux, notamment les CHU, semble présenter un réel intérêt si elle est comprise non comme une reconnaissance et une valorisation de ces méthodes, mais comme un moyen de préciser leurs effets, de clarifier leurs indications et d’établir de bonnes règles pour leur utilisation[1]. »

Selon l'article 39 du code de déontologie médicale : « Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanerie est interdite[11] ». Le code de déontologie et le code de santé publique impliquent de potentielles sanctions ordinales comme pénales pour la pratique de méthodes insuffisamment éprouvées, même si certaines pratiques paramédicales sans risque restent de fait tolérées.

Selon la Question Parlementaire n° 11662 intitulée « Médecines douces et risques de dérives sectaires »[12] : « Le ministère rappelle que les pratiques dites de « médecines douces », si elles ne sont pas exercées par des membres du corps médical, doivent strictement rester dans le champ du bien-être et de la détente. Tout acte à visée diagnostique ou thérapeutique ne peut être pratiqué que par les membres du corps médical. »

Cas de l'herboristerie et de la phytothérapie[modifier | modifier le code]

En raison de l'existence de composé potentiellement dangereux dans de nombreuses plantes, l'usage des plantes médicinales est très règlementé en France[13]. « En France, les médicaments à base de plantes sont dispensés exclusivement dans les officines pharmaceutiques du fait de l’existence du monopole pharmaceutique. Il existe toutefois une possibilité de laisser certains de ces médicaments en libre accès pour les clients ; le libre accès est limité à certaines spécialités pharmaceutiques ayant des indications thérapeutiques bien précises définies par décret. [...] Certaines plantes très actives, donc potentiellement toxiques, sont inscrites sur l’une des listes (I ou II) des substances vénéneuses et ne peuvent de ce fait être délivrées en pharmacie que sur prescription médicale[14]. ».

Un régime dérogatoire est prévu pour les herboristes, et près d’un tiers des plantes médicinales inscrites à la pharmacopée a été libéralisé en 2008[15].

La plupart des médicaments de phytothérapie sont disponibles sans ordonnance en France mais ils peuvent aussi être prescrits[14].

Suisse[modifier | modifier le code]

La Suisse a décidé, en , d’intégrer à l’essai cinq nouvelles médecines parallèles (après le succès de la chiropratique) dans le remboursement de l’assurance maladie obligatoire : l’homéopathie, la thérapie neurale, la phytothérapie, la médecine anthroposophique et la médecine traditionnelle chinoise. Après évaluation, ces médecines se sont avérées inefficaces et l’essai a été stoppé en [16],[17]. En outre, l’usage de ces médecines ne réduisait pas la consommation des autres médecines. Ainsi, le 3 juin 2005, Pascal Couchepin (Conseiller fédéral) a donc décidé d’exclure ces méthodes de l’assurance de base. Selon l’ATS — Le Temps[18], « il n’a pas été suffisamment prouvé que les cinq méthodes complémentaires satisfaisaient aux critères d’économicité, mais surtout d’efficacité et d’adéquation selon la loi sur l’assurance maladie (LAMal). »

Après une interruption du remboursement à partir de [16], il a été décidé de recommencer à rembourser temporairement ces médecines complémentaires à partir de 2012, pour une période d'essai de 5 ans[19]. La proposition d'inscrire la « prise en compte des médecines complémentaires » dans la Constitution a en outre été acceptée par 63 % des votants lors de la votation populaire du 17 mai 2009.

Utilisation des médecines non conventionnelles[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Il existe peu de statistiques sur l'usage de ces médecines par la population. Un sondage SOFRES en 1985, CSA en 1988, une enquête chez des personnes hospitalisées en 1993, une étude réalisée par le CREDES en 1997 et les chiffres du rapport de l’OMS en 2002 sur la médecine traditionnelle sont les points de référence pour cette question[20]. Les résultats sont fluctuants, l’OMS donne un taux de 75 % et de 49 % dans le même rapport, mais il est généralement avancé que la moitié de la population française a recours à une médecine non conventionnelle et que les femmes sont les plus nombreuses à les utiliser.

La revue Science et Vie de janvier 2015 montre que « la mesure scientifique de l’efficacité des médecines alternatives se heurte à de nombreuses difficultés que la multiplication des études ne parvient pas vraiment à résoudre. Mais cette incertitude scientifique ne semble nullement entamer la confiance des français envers ces thérapies. Ainsi, 40 % d’entre eux y font appel et 78 % les jugent efficaces lorsqu’elles sont utilisées en prévention et 72 % estiment que, même dans le cas du cancer, les médecines complémentaires sont importantes en plus des traitement médicaux classiques[21]. »

L'Académie de médecine française a publié en 2013 un rapport intitulé « Thérapies complémentaires - acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi - leur place parmi les ressources de soin »[1]. Ce rapport, qui se fonde sur une synthèse de la bibliographie disponible sur le sujet, constate que « l’intérêt qui leur est porté dont témoigne le grand nombre de publications qui leur sont relatives, la croissance en nombre dans notre pays des projets de recherche clinique les concernant, et les connaissances en neurobiologie qui permettent d’en approcher le mécanisme obligent à les considérer avec sérieux, quand bien même leur efficacité n’est évoquée que dans un nombre limité de situations et fondée sur un niveau de preuve insuffisant. Cela ne justifie pas pour autant l'engouement probablement excessif du public en leur faveur. Ces pratiques doivent rester à leur juste place : celle de méthodes adjuvantes pouvant compléter les moyens de la médecine. »

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) a mis gratuitement à disposition dans son Guide santé et dérives sectaires[4] une fiche intitulée « Comment reconnaître un charlatan ou un pseudo thérapeute sectaire ? ». Parmi les principaux traits récurrents qui définissent un pseudo-thérapeute, la mission note le dénigrement systématique de la médecine conventionnelle, la promesse d'une guérison miracle, la mise en valeur de bienfaits impossibles à évaluer ou mesurer (en termes de karma, d'aura, d'énergétique, etc.), la promesse d'une prise en charge globale (prétention holiste) agissant autant sur le corps que l'esprit voire l'âme, et l'utilisation d'un vocabulaire technique opaque (« ondes cosmiques, cycles lunaires, dimension vibratoire, purification, énergies, cosmos, conscience... »).

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, cinquante-sept pour cent des femmes atteintes de cancer du sein auraient recours aux médecines non conventionnelles et plus la personne se sent malade plus elle aurait tendance à multiplier ces traitements. À côté des traitements biologiques (fortifiants), les méthodes les plus habituelles sont les thérapies de relaxation tête et corps, les cassettes de musique ou de vidéo[22].

Toujours dans le cadre du cancer du sein, des études préliminaires portent sur la classique Grande Camomille de nos grands-mères dont une substance, le parthénolide, permettrait in vivo la lutte contre la résistance des cellules au tamoxifène[23].

Pays en développement[modifier | modifier le code]

Selon l'OMS : « Jusqu’à 80 % des populations des pays en développement s’en remettent à la médecine traditionnelle pour les soins de santé primaires, par tradition culturelle ou faute d’autres alternatives[24]. »

Pratique des médecines non conventionnelles par des médecins en France[modifier | modifier le code]

Le serment d'Hippocrate réactualisé indique que le médecin doit respecter « toutes les personnes […] sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions[25]. » Pour autant, l'utilisation d'une médecine non-conventionnelle par un médecin, éventuellement au sein d'un hôpital, n'est pas une forme de validation de la méthode. D'un point de vue pragmatique, tant que la méthode apporte bien-être et réconfort au patient, le médecin peut parfois l'utiliser même s'il est convaincu que l'effet n'est que placebo (la médecine conventionnelle utilise d'ailleurs fréquemment des placebos). Dans le même ordre d'idée, la présence de lieux de prière et d'aumôneries au sein d'un hôpital n'indique pas que le personnel soignant soit croyant, mais qu'il respecte la croyance des patients et accepte de mettre en œuvre tout ce qui n'est pas néfaste et apporte du réconfort.

Certains professionnels de santé médicaux (médecin, sage-femme) et paramédicaux (infirmier, kinésithérapeute, etc.) ont parfois recours à des pratiques non conventionnelles en milieu hospitalier[1]. Mais ces pratiques peuvent aussi être proposées par des personnes qui ne sont ni médecins ni paramédicaux. En effet, un certain nombre peuvent être pratiquées en France « sans diplôme particulier » (selon la fiche Rome K1103 de Pôle Emploi « Développement personnel et bien-être de la personne »[26]). Selon le ministère des Affaires sociales et de la Santé, « l’enseignement de ces pratiques [non conventionnelles] ne donne pas lieu à des diplômes nationaux, à l’exception de l’acupuncture. Cependant, certaines formations font l’objet de diplômes d’université (DU) ou de diplômes interuniversitaires (DIU) placés sous la seule responsabilité d’une ou de plusieurs universités. Ces diplômes ne signifient pas, ipso facto, que l’efficacité et l’innocuité de la technique sont prouvées. Ce sont des diplômes complémentaires qui, à eux seuls, ne donnent pas le droit à l’exercice d’une profession de santé. Certaines formations sont par ailleurs délivrées au sein d’organismes privés sans aucun contrôle des institutions publiques quant à leur contenu, et sans reconnaissance par l’Etat des diplômes délivrés[27]. » Certains praticiens ne peuvent procéder à aucun acte médical, tel que le diagnostic, la thérapie ou la prescription de médicaments. Face à la diversité de ces pratiques non conventionnelles avec des praticiens très hétérogènes, des tentatives de réglementation et de contrôle tentent de se mettre en place, notamment pour surveiller les éventuelles dérives sectaires en dehors des établissements hospitaliers publics[4].

D'après un rapport de l'Académie de médecine française, l'utilisation de ces pratiques dans les hôpitaux publics, « et notamment dans les CHU, est acceptable dans la mesure où l’hôpital n’est pas considéré comme garant de leur efficacité, mais comme lieu d’exemplarité de leur pratique et espace ouvert à la recherche les concernant. L’expérience de ces établissements devrait contribuer à terme à l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques destiné à tous les intervenants publics ou privés ». Le rapport recommande que ces pratiques demeurent « à leur juste place : celle de méthodes adjuvantes pouvant compléter les moyens de la médecine. Elles ne doivent être préconisées que dans les cas où leur utilité est plausible, et au terme d’une démarche médicale par laquelle on se sera assuré qu’il n’y a pas, parmi les moyens éprouvés de la thérapeutique, une solution plus nécessaire ou plus recommandable. En conséquence, elles ne doivent jamais être choisies par le patient comme une solution de premier recours, ni comme une solution de remplacement qui exposerait à des erreurs ou retard de diagnostic et à des pertes de chance. Une attention particulière doit d’autre part être portée au risque de complications (notamment des manipulations cervicales), au risque de diffusion abusive de méthodes d’utilité improbable (telle l’ostéopathie crânienne préventive du nouveau né), et au risque de dérive sectaire avec éloignement définitif de la médecine conventionnelle, particulièrement redoutable en cancérologie[1]. »

Un état des lieux en 2013 des thérapies complémentaires utilisées à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris indique qu'elles sont « mises en pratique, dans 95% des cas, par des professionnels de santé : médecins, sages-femmes, infirmières, infirmières anesthésistes, masseurs-kinésithérapeutes, psychomotriciens, psychologues. Les médecins titulaires qui sont impliqués dans ces soins ne les pratiquent qu'à temps partiel. On remarque toutefois que dans 5% des cas, les pratiques complémentaires sont réalisées par des intervenants indéterminés, professionnels de santé ou non, exerçant éventuellement de façon bénévole[1]. »

Une économie publique[modifier | modifier le code]

Des études réalisées ces dernières années montrent une amélioration du confort des utilisateurs, une diminution au recours des méthodes conventionnelles et une diminution des dépenses de santé[28],[29].

Certains demandent à ce que les pratiques non-conventionnelles soient remboursées par l'assurance maladie pour réaliser une diminution des dépenses de santé.[réf. nécessaire]

L'expérience de la Suisse entre 1999 et 2005 semble montrer que le remboursement de médecines non-conventionnelles ne génère pas d'économie, ni de surcoût. Elles ne représentaient que 0,16 % des dépenses de l'assurance obligatoire, mais de nombreuses dépenses sont prises en charge par les patients ou de plus en plus par leurs assurances ou mutuelles complémentaires.

L'impact du remboursement des médecines parallèles reste tout de même difficile à évaluer.[réf. nécessaire]

Il existe de possibles effets nuisibles : ainsi des malades se tournant exclusivement vers des thérapies dont l'efficacité n'a pas été prouvée ne pourront pas bénéficier d'un diagnostic précoce par la médecine scientifique, mettant leurs jours en danger[1].

Recherches[modifier | modifier le code]

Selon l'OMS : « Il existe des données empiriques et scientifiques qui mettent en évidence les bénéfices de l’acupuncture, des médecines manuelles et de plusieurs plantes médicinales dans le traitement de maladies chroniques ou bénignes[24]. »

Aux États-Unis le National Center for Complementary and Alternative Medicine (NCCAM) qui dépend des National Institutes of Health, a pour mission de financer et mener des recherches scientifiques rigoureuses dans le domaine des médecines complémentaires et alternatives. L'institut a été créé en 1991 sous le nom Office of Alternative Medicine (OAM) avant de devenir le NCCAM en 1998, son budget était de 2 millions de dollars à sa création, il a atteint 50 millions en 1999 et 128,8 millions en 2010[30]. Les critiques reprochent au NCCAM l'absence de résultats significatifs malgré son budget conséquent et la promotion des pseudo-sciences pour des raisons politiques et démagogiques[31],[32].

The Scientific Review of Alternative Medicine est un magazine américain évalué par les pairs, soutenu par la Commission for Scientific Medicine and Mental Health, consacré à l'étude des médecines non conventionnelles[33].

L'approche scientifique[modifier | modifier le code]

La médecine conventionnelle applique un traitement si son efficacité est prouvée, s'il a une supériorité sur la guérison naturelle et l'effet placebo. La théorie sur l'efficacité est subordonnée à la vérification de son efficacité thérapeutique. Ainsi, on a utilisé l'aspirine et la pénicilline sans connaître les mécanismes de l'action thérapeutique de ces substances[34]. L'explication de leur action changerait par de nouvelles découvertes, cela ne changerait rien à leur efficacité.

D'une manière générale, le fait qu'une théorie, une conception a priori, soit vraie ou fausse est indépendant du résultat atteint ; on peut expliquer un fait réel par une théorie fausse, et le fait que la théorie soit fausse n'empêche pas le fait d'être vrai. Par exemple, au Moyen Âge, on savait fabriquer du fer et du savon, pourtant, la théorie qui expliquait les transformations de la matière, l'alchimie, était globalement fausse [35].

Donc :

  • si l'on prouve que la théorie sous-jacente à une médecine donnée est fausse, cela n'implique pas que les traitements liés à cette médecine soient inefficaces (même principe épistémologique que celui évoqué pour le savon et l'alchimie) ;
  • le fait qu'un traitement soit efficace ne valide pas pour autant la théorie médicale qui le justifie (même principe épistémologique que celui évoqué pour le savon et l'alchimie) ;
  • la preuve de l'efficacité doit se faire par comparaison avec la guérison naturelle et un placebo sur un nombre suffisant de cas pour que l'on puisse avoir une différence significative statistiquement (Cf. Essai clinique).

Relations entre médecins conventionnels et non-conventionnels[modifier | modifier le code]

Des médecins ont été poursuivis en France pour avoir utilisé des méthodes thérapeutiques sans validation scientifique. La notion « d’exercice illégal de la médecine » condamne par ailleurs toute personne qui s’aventurerait à manipuler la santé d'un patient par des traitements ou méthodes invasifs sans qu’il en ait été prouvé l’innocuité et l’efficacité.

Les laboratoires pharmaceutiques sont alors soupçonnés de faire pression auprès des gouvernements pour avoir une législation restrictive. À l’inverse, est cité le cas des Laboratoires Boiron (France), des Laboratoires Lehning (France), Heel et DHU Schwabe (Allemagne), grands pourvoyeurs d’emplois en Europe, et qui ont obtenu du gouvernement français que les préparations homéopathiques soient remboursées en 1984[36], puis de l’Union européenne que les mêmes préparations puissent avoir une autorisation de mise sur le marché sans procéder à des essais cliniques[37].

L’effet placebo et le réconfort sans danger qu’apportent, entre autres, certaines méthodes ont un certain intérêt. Les promoteurs de certaines médecines non-conventionnelles s’appuient sur cet effet placebo pour montrer que le psychisme est fondamental dans la guérison ; cependant, l’effet placebo peut agir alors même que l’on sait qu’il s’agit d’un effet placebo[38].

Selon certains défenseurs des approches non conventionnelles, ces médecines répondraient à une lacune de la médecine conventionnelle en termes d'amélioration de la qualité de vie du patient. La plupart d'entre elles ne prétendraient pas se substituer à la médecine conventionnelle mais interviendraient en prophylaxie entre un état de pleine santé et l'apparition de troubles dits organiques. Une fois ceux-ci constitués, ces médecines parallèles pourraient au mieux se poser en adjuvant thérapeutique pour potentialiser la prise en charge médicale[réf. nécessaire].

Affaires[modifier | modifier le code]

Le recours aux médecines parallèles devrait être parcimonieux et adapté : le traitement d’une maladie grave et avancée nécessitant des soins médicaux importants peut être retardé par le recours exclusif à une médecine non conventionnelle[1].

Au XXIe siècle, il existe encore de nombreuses maladies incurables et parfois mal comprises, telles que l'autisme, certains cancer ou encore la maladie d'Alzheimer. Ces maladies peuvent entraîner une grande anxiété chez les malades et leurs familles, ainsi qu'un douloureux complexe d'impuissance[39]. Cette fragilité émotionnelle a attiré de nombreux thérapeutes para-médicaux malintentionnés et autres escrocs, qui face à l'impuissance de la médecine modernes proposent des méthodes « alternatives » soi-disant miracles, facturées à des prix souvent astronomiques[39],[40]. On assiste ainsi à la prolifération de tout une pseudo-science autour de certaines maladies comme l'autisme, de leurs causes hypothétiques et de leur soi-disant traitement, impliquant autant de simples charlatans que de riches fondations, ainsi que certaines mouvances sectaires[40], surfant sur des effets de mode (comme le régime sans gluten[41]) ou la théorie du complot (voir notamment la Controverse sur le rôle de la vaccination dans l'autisme[42],[43]). Grâce aux importants revenus générés par ces pseudo-thérapies, de puissants instituts se sont formés aux États-Unis pour promouvoir et centraliser ce genre de méthodes (comme la Strategic Autism Initiative), appuyés par une communication et un lobbyisme actifs, impliquant des personnalités du show-business et certains politiciens populistes, jusqu'à Donald Trump[44]. Cette communication est généralement basée sur des témoignages isolés et invérifiables et une grande force de persuasion, parfois assortis de fausses études scientifiques[39] En réponse, la FDA américaine a publié des guides d'aide aux victimes (comme le « Beware of False or Misleading Claims for Treating Autism »[39]), et des associations d'aide aux victimes se sont montées, comme la Autism Rights Watch. En France, c'est notamment la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires qui a été saisie du problème (voir par exemple son Guide santé et dérives sectaires[4]).

Aux États-Unis, certaines dérives de l'analyse transactionnelle ont donné lieu à des procès aux États-Unis[45]. Ces affaires ont été compilées et révélées dans une enquête de M.T. Singer et J. Lalich parue en 1996[46].

En France, le procès d’un couple, accusé de mauvais traitement sur son enfant décédé en 2000, à la suite d'une carence alimentaire (l'autopsie a révélé une « infection aiguë secondaire à une malnutrition chronique particulièrement sévère[47] ») alors que sa mère, kinésiologue, alimentait l’enfant au sein et pratiquait en même temps un régime végétalien[48], a relancé le débat sur les médecines non conventionnelles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Daniel BONTOUX, Daniel COUTURIER, Charles-Joël MENKÈS, « THÉRAPIES COMPLÉMENTAIRES - acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi - leur place parmi les ressources de soin », sur academie-medecine.fr,‎ .
  2. (en) World Health Organization, « Legal Status of Traditional Medicine and Complementary/Alternative Medicine: A Worldwide Review »,‎ (consulté le 10 février 2016)
  3. a et b Parlement européen : Commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des consommateurs, « Rapport sur le statut des médecines non conventionnelles », sur europarl.europa.eu (consulté le 3 avril 2011)
  4. a, b, c, d et e Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, « Guide santé et dérives sectaires », sur derives-sectes.gouv.fr.
  5. (en) « Traditional Medicine: Definitions », sur www.who.int (consulté le 11 septembre 2014)
  6. Institut national du cancer Portée et enseignement de l'offre et de la demande de soins en médecine non conventionnelle et médecine parallèle
  7. Stephen Barret, "Méfiez-vous des traitements alternatifs"
  8. (en) Dara Mohammadi, « You can’t detox your body. It’s a myth. So how do you get healthy? », sur The Observer,‎ .
  9. (en) Fisher P, Ward A, « Complementary medicine in Europe », BMJ, vol. 309, no 6947,‎ , p. 107-11. (PMID 8038643, PMCID PMC2540528, lire en ligne [PDF]) modifier
  10. « Loi no 2002-303 du 4 mars 2002 - Article 75 »
  11. http://www.conseil-national.medecin.fr/article/article-39-charlatanisme-263
  12. Question Parlementaire n° 11662 de Madame Marie-France Beaufils, Journal officiel du 15 mai 2014
  13. Edzard Ernst,Max H Pittler, Médecines alternatives : le guide critique, Elsevier Masson, (présentation en ligne), p. 443
  14. a et b Hélène Lehmann, « Le médicament à base de plantes en Europe : statut, enregistrement, contrôles »,‎ (consulté le 2 mars 2016)
  15. Ordre national des pharmaciens, « Plantes médicinales et médicaments à base de plantes », sur www.ordre.pharmacien.fr,‎ (consulté le 2 mars 2016)
  16. a et b L’homéopathie n’est plus remboursée en Suisse, AFP, 3 juin 2005
  17. « 5 prestations exclues du catalogue de l’assurance de base, revue de presse » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 11 janvier 2007, sur www.comparez.ch
  18. Cinq médecines douces ne seront plus remboursées, Le Temps,
  19. Cinq médecines complémentaires seront remboursées sous condition pendant une période provisoire de six ans
  20. Thèse de pharmacie sur les médecines non conventionnelles
  21. « Les médecines alternatives sont-elles efficaces ? », sur France Culture,‎
  22. (en) « MSU researcher linking breast cancer patients with alternative therapies » sur www.eurekalert.org
  23. (en) « GUMC researchers say flower power may reduce resistance to breast cancer drug tamoxifen » sur www.eurekalert.org
  24. a et b Nouveaux principes directeurs de l’OMS visant à promouvoir l’usage rationnel des médicaments alternatifs, 22 juin 2004
  25. Marie-Marthe Montignies, Guide pratique des écrits professionnels en action sociale et médico-sociale: Principes - Méthodologie - 26 rapports commentés et corrigés, Dunod, (ISBN 978-2-10-055329-7, lire en ligne), p. 17
  26. « Fiche Rome K1103 - Développement personnel et bien-être de la personne », sur www.chambre-syndicale-sophrologie.fr
  27. Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, « Pratiques de soins non conventionnelles - Introduction », sur sante.gouv.fr (consulté le 29 décembre 2015)
  28. (en) Kooreman P., Patients whose GP knows complementary medicine tend to have lower costs and live longer, t. 6, Eur J Health Econ, (DOI 10.1007/s10198-011-0330-2), p. 769–776
  29. (en) Smallwood C., The role of complementary and alternative medicine in the NHS : An investigation into the potential contribution of mainstream complementary therapies to healthcare in the UK, Freshminds Consultancy, , 194 p. (lire en ligne)
  30. NCCAM Funding: Appropriations History
  31. Is NCCAM a Sham?, The Scientist, 2002.
  32. The Ongoing Problem with the National Center for Complementary and Alternative Medicine, Skeptical Inquirer, 2003
  33. The Scientific Review of Alternative Medicine, « About The Scientific Review of Alternative Medicine », sur sram.org (consulté le 3 avril 2011)
  34. Maladies des vaisseaux Joseph Emmerich, Maladies des vaisseaux, DOIN initiatives santé
  35. Michel-Eugene Chevreul recherches chimiques sur les corps gras d'origine animale Michel-Eugene Chevreul, Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animale, Paris, FG Levrault,
  36. Arrêté ministériel du 12 septembre 1984 fixant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux, Journal officiel de la République française du 29 septembre 1984, p. 8 945
  37. directive 92/73/CEE du 22 septembre 1992
    « considérant que, compte tenu des caractéristiques particulières de ces médicaments, telles leur très faible concentration en principes actifs et la difficulté de leur appliquer la méthodologie statistique conventionnelle relative aux essais cliniques, il apparaît souhaitable de prévoir une procédure d’enregistrement simplifiée spéciale pour les médicaments homéopathiques traditionnels, mis sur le marché sans indication thérapeutique et sous une forme pharmaceutique et dans un dosage ne présentant pas de risque pour le patient ; […]
    que notamment les États membres possédant une tradition homéopathique doivent pouvoir appliquer des règles particulières pour l’évaluation des résultats des essais visant à établir la sécurité et l’efficacité de ces médicaments, à condition de les notifier à la Commission, […]
    Article 4 […] Toutefois, la preuve de l’effet thérapeutique mentionnée à l’article 28 paragraphe 1 point b) de ladite directive n’est pas requise pour les médicaments homéopathiques »
  38. À titre d’exemple, les médecins savent que l’aspirine met plusieurs dizaines de minutes avant d’agir, mais éprouvent comme tout le monde un réconfort dès les premières minutes après son absorption.
  39. a, b, c et d (en) Food and Drugs Administration, « Beware of False or Misleading Claims for Treating Autism », sur www.fda.gov.
  40. a et b « Autism Rights Watch - nos propositions à la MIVILUDES pour mieux lutter contre les dérives sectaires dans la santé et les universités », sur derive-sectaire.fr,‎ .
  41. Millward C, Ferriter M, Calver S, Connell-Jones G, « Gluten- and casein-free diets for autistic spectrum disorder. », Cochrane Database Syst Rev, no 2,‎ , CD003498 (PMID 18425890, DOI 10.1002/14651858.CD003498.pub3)
  42. (en) Immunization Safety Review Committee, Board on Health Promotion and Disease Prevention, Institute of Medicine, Immunization Safety Review: Vaccines and Autism, Washington, DC, The National Academies Press, (ISBN 0-309-09237-X, lire en ligne)
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  44. (en) « Experts condemn Donald Trump for remarks on vaccines, autism », sur NY Daily News (consulté le 8 février 2016).
  45. Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, « Rapport au Premier ministre - 2006 », sur www.derives-sectes.gouv.fr.
  46. (en) M.T. Singer et J. Lalich, Crazy Therapies : What Are They ? Do They Work ?, [réf. incomplète].
  47. Sur l'Express
  48. Huit mois ferme pour avoir laissé mourir de faim leur enfant

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Approche sceptique

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens critiques