Chromathérapie

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La chromathérapie, chromothérapie, chromatothérapie, ou « cure des couleurs » sont les différents noms d'une médecine non conventionnelle utilisant des lumières colorées projetées sur le corps ou de façon localisée[1]. Cette pratique prône le traitement de maux et maladies par des longueurs d'ondes ("couleurs") obtenues au travers de filtres ou autres moyens. L'efficacité de ces techniques est sujet à polémique [2] mais des recherches ont démontré l'effet des longueurs d'ondes du visible chez l'homme et l'animal[3].

La chromatothérapie[4],[5] initiée et utilisée par le Dr  Christian Agrapart[6],[7], est fondée sur les principes fondamentaux de l'acupuncture chinoise millénaire et de la mutation trigrammatique exposée et mise en œuvre par plusieurs médecins-acupuncteurs, dont le Dr Maurice Mussat [8], Dr  Georges Spido[7] pour la partie physique. Elle fait l'objet d'études chez l'animal [9],[10],[11].

Principe[modifier | modifier le code]

Selon les promoteurs de la chromothérapie, chaque couleur provoque de façon constante sur un organisme vivant un effet biologique et psychique[12]. La lumière colorée de faible intensité, à la différence de certaines photothérapies, favorise, par une stimulation physiologique, les réponses spontanées de l’organisme. Cette thérapie nécessite un diagnostic sur trois plans[13] : anatomique, énergétique, psychique. On distingue deux types de chromatothérapie.

  1. La chromatothérapie lumineuse[14]
    Des rayons lumineux colorés sont projetés ; ils sont obtenus par le passage d’une lumière blanche à travers des filtres sélectionnant dans le visible des longueurs d’ondes précises, perçues à l’œil comme des couleurs. Les longueurs des ondes sont bien précises, ainsi que le temps d’exposition ou d'irradiation, car des temps différents entraînent des résultats opposés.
  2. La chromatothérapie moléculaire[15]
    Elle utilise les mêmes longueurs d'ondes que la chromatothérapie lumineuse mais en provenance de la matière (mesurées au spectromètre de masse) et non pas de la lumière. Chaque longueur d'onde est choisie en fonction des signes cliniques à soigner et a le même effet, qu'elle ait pour origine la lumière ou la matière.

Chromatothérapie lumineuse[modifier | modifier le code]

La chromatothérapie lumineuse s’utilise à trois niveaux[16] :

Directement au niveau d’une affection[modifier | modifier le code]

Dans le cas où l’agent pathogène vient de l’environnement :

  • en traumatologie, pour le traitement des algies suite à traumatismes comme les séquelles de traumatisme crânien ;
  • en rhumatologie sur les arthroses, arthrites, tendinites ;
  • en dermatologie pour le traitement des zonas, herpès, cicatrices de brûlures ou post-chirurgicales.

Au niveau oculaire[modifier | modifier le code]

Par une action de régulation « centrale » au niveau des yeux, l'effet est à la fois psychique et physique, toujours selon ses promoteurs. Ce type d'application convient à l’anxiété, aux dépressions, au stress, au trouble du sommeil, à l'insolation, à l'état de choc[réf. nécessaire].

Au niveau des points d’acupuncture[modifier | modifier le code]

Le point d’acupuncture[17] sur lequel est appliqué le rayon lumineux est déterminé préalablement au traitement : pour des pathologies lourdes, on utilise les différentes longueurs d'ondes de la chromatothérapie sur des points d'acupuncture. Chaque point utilisé a une localisation définie par des calculs mathématiques et c'est l'association du point d'acupuncture et de la longueur d'onde qui permet de déterminer l'effet global du traitement.

Recherche fondamentale et clinique[modifier | modifier le code]

Les domaines d’application de la lumière du visible en recherche biomédicale ne se limitent pas au traitement en dermatologie[18] (acné, psoriasis, eczéma, couperose, vieillissement de la peau), mais couvrent un large champ d'application[3] : trouble et stress, cicatrisation des plaies, rhinite allergique, application dentaire, jaunisse du nouveau-né, mucites, arthrite rhumatoïde, ulcère veineux, glaucome, Parkinson.

Certaines recherches universitaires en laboratoire[9] montrent que des souris carencées en magnésium ont des crises d’épilepsie sous l’influence d’un stimulus sonore mesuré de façon précise.

  • L’utilisation de 50 secondes d’une longueur d’onde précise de la lumière visible a un effet comparable aux meilleurs anti-épileptiques[10].
  • L’utilisation de 50 secondes d’une longueur d’onde de la lumière visible a un effet inverse et provoque la mort de toutes les souris[11].

Chromatothérapie moléculaire[modifier | modifier le code]

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La chromatothérapie moléculaire s’utilise à deux niveaux [19]:

  • au niveau cutané : en application locale par utilisation de pommades contenant l’oligo-élément souhaité ;
  • par voie orale : sous forme de potions ou de granules homéopathiques. Le choix de l’oligo-élément se fait en fonction de la zone à traiter et de la pathologie.

Critiques[modifier | modifier le code]

Les articles de recherches publiés n'apportent pas d'éléments scientifiques suffisants pour prouver l'efficacité des pratiques de chromothérapie[20]. Par ailleurs, les hypothèses émises dans ces travaux n'ont parfois aucun fondement en physique [21] . Aucun mécanisme d'action des couleurs sur l'organisme autre que le mécanisme de la vision n'est scientifiquement décrit indique Sébastien Point dans un article paru dans la revue sceptique Science & pseudosciences qualifiant la chromothérapie (à ne pas confondre avec la luminothérapie) de « pseudo-médecine »[20].

Toutefois, l’utilisation de la lumière du visible en recherche biomédicale est en plein essor, avec une augmentation constante du nombre d’articles scientifiques à partir de 2005[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Lemarquis, Portrait du cerveau en artiste, Odile Jacob, (ISBN 978-2-7381-7851-0, lire en ligne), p. 154
  2. (en) SS Carey, A Beginner's Guide to Scientific Method, Belmont, Wadsworth Publishing, , 3e éd., poche (ISBN 978-0-534-58450-4)
  3. a et b Naichia Gary Yeh, Chia-Hao Wu et Ta Chih Cheng, « Light-emitting diodes—Their potential in biomedical applications », Renewable and Sustainable Energy Reviews, vol. 14,‎ , p. 2161–2166 (ISSN 1364-0321, DOI 10.1016/j.rser.2010.02.015, lire en ligne)
  4. Le nom a été déposé en 1989 à l'INPI par le Dr Agrapart
  5. Agrapart et Agrapart-Delmas 1989.
  6. Bibliothèque du CFDRM sur les massages, « La chromatothérapie et ses applications par le Dr. Christian Agrapart Ed. Interligne de 1988 », sur www.cfdrm.fr (consulté le 22 juillet 2016)
  7. a et b La Chromatothérapie et ses applications, Éditions Interligne 77 - 1988 / Agrapart & Spido
  8. Les mouvements d'énergie en acupuncture : le Yi-King, Ed. Librairie Le François - 1974 / Maurice Mussat
  9. a et b Expérimentations effectuées à la faculté de Chatenay Malabry (en) Pages N, Bac P, Maurois P, Agrapart C. « Comparison of a short irradiation (50 sec) by different wavelengths on audiogenic seizures in magnesium‐deficient mice: Evidence for a preventive neuroprotective effect of yellow » Magnes Res. 2003;16,1,29-34.
  10. a et b (en) Pages N, Bac P, Maurois P, Agrapart C, Vamecq J. « Effect of Chromatotherapia audiogenic seizure magnesium deficient adult DBA/2 mice: preliminary results » in: Nutrition and Health, J. Rayssiguier, A. Mazur, J. Durlac (eds) John Libbey and company, Londres, 2001, Chapitre 73, p. 427-430
  11. a et b (en) Durlach J, Pages N, Bara M, Guiet-Bara A, Agrapart C. « Chronopathological forms of magnesium depletion with hypofunction or with hyperfunction of biological clock » Magnes Res. 2002;3-4:263-8.
  12. Agrapart-Delmas 2010.
  13. Agrapart et Agrapart-Delmas 1989, p. 65-69.
  14. Agrapart-Delmas 2010, p. 7-8.
  15. Agrapart 2008, p. 11.
  16. Agrapart et Agrapart-Delmas 1989, p. 71.
  17. Chromatothérapie des points d'acupuncture, Éditions CEREC
  18. Daniel Barolet, « Light-emitting diodes (LEDs) in dermatology », Seminars in Cutaneous Medicine and Surgery, vol. 27,‎ , p. 227–238 (ISSN 1558-0768, PMID 19150294, DOI 10.1016/j.sder.2008.08.003, lire en ligne)
  19. « Se soigner par les couleurs Editions Sully », sur www.editions-sully.com (consulté le 27 juillet 2016)
  20. a et b http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2515
  21. Extrait de N. Pages, P. Bac, P. Maurois, J. Durlach, C. Agrapart . Comparison of a short irradiation (50 sec) by different wavelengths on audiogenic seizures in magnesium‐deficient mice: Evidence for a preventive neuroprotective effect of yellow. Magnesium Research. 2003;16(1):29-34. : « According to the chromatotherapia concept, the properties of magnesium ions are linked to their vibration. When the vibrating effect of magnesium ions is replaced by a “similar vibrating effect of light”, the same clinical effect must be expected ».
  22. « Home - PMC - NCBI », sur www.ncbi.nlm.nih.gov (consulté le 22 juillet 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Christian Agrapart, Michèle Delmas et Georges Spido, La Chromatothérapie et ses applications, Ed. Interligne 77, , 221 p. (OCLC 461918084) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Agrapart et Michèle Agrapart-Delmas, Guide thérapeutique des couleurs : manuel pratique de chromatothérapie, médecine énergétique : principes, technique et indications, Dangles, , 180 p. (OCLC 300050687) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Agrapart, Chromatothérapie des points d'acupuncture, Edittion CEREC, 2000
  • Christian Agrapart, Se soigner par les couleurs : guide pratique de chromatothérapie, Vannes,  éd. Sully, , 184 p. (OCLC 494526664) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michèle Agrapart-Delmas, Quand la couleur guérit, Paris, éditions Trédaniel, , 256 p. (OCLC 690472791) Document utilisé pour la rédaction de l’article