Access Bars

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L'Access Bars est une pseudo-médecine qui se définit comme un soin énergétique effectué en activant 32 points situés dans le crâne. Elle fait l'objet de nombreux signalements à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires pour pratiques sectaires.

Historique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, au début des années 2000, Gary Douglas, auteur et conférencier américain proche de l'Église de Scientologie, met au point cette technique. Il se détache ensuite de l'Église de Scientologie et fonde Access Consciousness.

En 2016, cette pratique arrive en Wallonie sous le nom d'Access bars[1].

La pratique, arrivée en France dans les années 2010, prend de l’ampleur depuis 2015[2].

Description[modifier | modifier le code]

En pratique, il s’agit pour le « thérapeute » de placer ses doigts sur l'un des 32 points situés symétriquement autour du crâne pour « activer » différentes barres :

  • la sexualité ;
  • l’argent ;
  • le pouvoir ;
  • la conscience ;
  • la guérison ;
  • les tunnels de l’espace et du temps ;
  • la « réactivation du toasteur du vieillissement »[2].

Dérives sectaires[modifier | modifier le code]

Cette technique fait partie des pseudo-thérapies. Selon un article de Victor Garcia paru dans l’Express, elle est susceptible de déboucher sur des "dérives inquiétantes" [3]. Dans une enquête L'Express décrit « des discours troubles et nébuleux mais aussi des abus que de nombreux témoignages dénoncent [4]. »

D'après le Centre Contre les Manipulations Mentales : « Si cette prétendue thérapie ne repose sur aucune étude scientifique sérieuse, elle a en revanche fait l’objet d’une cinquantaine de signalements et témoignages auprès de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ces deux dernières années. Certains décrivent comment des disciples se sont subitement coupés de leur entourage, d’autres décrivent leur ruine financière après avoir investi des milliers d’euros[2]. »

Enquête d'Envoyé spécial[modifier | modifier le code]

Devant l'explosion du nombre de praticiens de cette pratique à la fin des années 2010 en France, le magazine Envoyé spécial,diffusé le 20 février 2020, envoie une journaliste effectuer une formation de sept heures à l'Access Bars qui fait partie des formations proposées par Pôle emploi[5].

Elle apprend :

  • l'exercice du thymus, position censée la reconnecter avec l'énergie de l'univers, faisant "remonter l'état vibratoire de son corps à l'état vibratoire de son être infini" ;
  • la lecture du manuel remis aux participants à leur arrivée. Le passage étudié concerne une "entité démoniaque" appelée "BHCEEMECS" – qu'il s'agit d'apprendre à exorciser ;
  • l'accès aux bars, un entraînement pour apposer les doigts sur certains points du crâne (dont le point toaster du vieillissement qui permet de travailler le concept du vieillissement).

La journaliste reçoit alors son diplôme, sans aucune valeur en dehors de l'organisation d'Access Bars aux Etats-Unis qui le délivre[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Access bars: simplement du bien-être ou une médecine parallèle? », sur RTBF Info, (consulté le 28 février 2020)
  2. a b et c « Access Bars Consciousness : les documents secrets », sur Centre Contre les Manipulations Mentales, (consulté le 28 février 2020)
  3. « Access Bars, une pseudo-thérapie aux dérives inquiétantes », sur LExpress.fr, (consulté le 28 février 2020)
  4. « Access Bars Consciousness : les documents secrets », sur LExpress.fr, (consulté le 28 février 2020)
  5. Sarah Ugolini, « Ces curieuses formations au bien-être proposées par Pôle emploi », sur Capital.fr, (consulté le 29 février 2020)
  6. « VIDEO. Formules magiques, "entités démoniaques"... "Envoyé spécial" a suivi une formation à l'Access Bars, méthode thérapeutique controversée », sur Franceinfo, (consulté le 28 février 2020)