Géobiologie (radiesthésie)

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La géobiologie est la discipline qui prétend traiter des relations de l'environnement, des constructions et du mode de vie avec le vivant ,[1] de l'ensemble des influences de l'environnement sur le vivant, et notamment des ondes liées aux champs magnétiques et électriques, courants d'eau souterrains, réseaux dit « géobiologiques », failles géologiques, etc. Étymologiquement, il s'agit d'une association de la racine géo (la terre) et biologie (l'étude de tout ce qui est vivant).

Elle se distingue nettement de son homonyme, la géobiologie scientifique, branche de la paléontologie liée à l'histoire naturelle.

L'Association française pour l'information scientifique et en général les physiciens, les médecins et les géologues classent la géobiologie comme une pseudo-science[2],[3]. Ses méthodes d'investigation ne suivent pas une démarche scientifique et ses résultats n'ont pas de confirmations par les disciplines scientifiques[4]. Elle est ainsi clairement décrite par les scientifiques comme un champ d'étude irrationnel et, de ce fait, elle est souvent assimilée à un ensemble de croyances. Elle tente en effet d'aborder les liens existants entre un lieu et la vie humaine, animale ou végétale, avec une approche éloignée de la méthode scientifique. Est dénoncée notamment l'utilisation abusive du langage scientifique pour décrire des concepts sans fondement expérimental ou théorique et la prétention qu'ont certains de ses promoteurs à lui conférer un statut de discipline scientifique et à délivrer des diplômes prétendument scientifiques alors que la géobiologie n'a aucun des attributs d'une science [5].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1929, le baron von Pohl utilisa des baguettes de sourcier pour déterminer des zones de perturbation et prétendit que tous les décédés par effet d'un cancer devaient avoir eu leur lit situé dans une de ces zones[6]. [réf. insuffisante]

En 1934, le Dr Victor Rambeau[7], président de la chambre des médecins de Marburg, publia le résultat de mesures effectuées dans trois localités des environs de Marburg à l'aide d'un appareil mesurant l'intensité de champ dans le domaine des ondes moyennes appelé Géoskop du Dr Marts ou tektonomètre.[Quoi ?] [précision nécessaire] Selon lui, les mesures effectuées ont permis de déterminer la coïncidence des lignes mesurées avec les failles figurant sur la carte géologique nationale et tous les malades atteints de manifestations cancéreuses et gravement affectés habitaient les zones précédemment déterminées[8].

À la même époque, un ingénieur électronicien français du nom de Cody a effectué 10 000 mesures dans la ville du Havre, concernant l'emplacement des « lits à cancer » et leur environnement. Cody utilisa deux chambres d'ionisation fermées, l'une placée sur le lit suspect et l'autre dans une zone attenante. Le temps de chute des feuilles de l'électromètre placé à côté du lit à cancer aurait été souvent plusieurs centaines de fois plus long que lorsque l'appareil était placé sur le lit même[9].

D'autres mesures ont été faites comme celles du physicien Wüst en 1955[10], Wiliams et Lorenz en 1957[11]. En 1973, un chercheur allemand Stängle reprit les travaux de von Pohl avec un compteur à scintillation, selon lui il y a eu une nette augmentation du rayonnement tellurique en rapport avec les zones initialement trouvées[12].[Quoi ?] Avertissement : un scintillomètre mesure les ondes électromagnétiques (notamment les micro-ondes) subissant une réfraction, mais pas les ondes imaginaires de la biogéologie pseudoscientifique qui n'ont absolument rien à voir.

Une pratique sans fondement scientifique [13][modifier | modifier le code]

La géobiologie est constituée de nombreuses affirmations non prouvées scientifiquement et, pour cette raison, est qualifiée de pseudo-science[4]. Plus précisément, pour ses critiques, la géobiologie invente des concepts non validés sur la relation entre un lieu et la façon dont la vie humaine, animale ou végétale se développe. Aucune expérience faite selon les critères scientifiques, qui limitent les biais comme le double aveugle, n'a montré l'existence de perturbations géobiologiques. La notion de courant tellurique utilisée par la géobiologie n'a rien à voir avec celle qu'a élaboré la géophysique, et aucune mesure ne permet d'identifier une distribution en maillage de points significativement riches en radioactivité (les géobiologues ne lient d'ailleurs pas non plus ces réseaux à la radioactivité). La corrélation de ces phénomènes allégués avec un effet négatif sur l'homme n'est pas non plus démontrée.

Des expériences[14],[15],[16],[17] ont été réalisées pour tester les capacités des radiesthésistes à détecter de l'eau, notamment à Munich et à Kassel. Réalisées dans des conditions scientifiques, elles ont montré que lorsque le sourcier connaît l'emplacement de l'eau il la détecte avec sa baguette. Lorsqu'il ne le connaît plus et qu'il n'a aucun indice extérieur (double aveugle), il ne fait pas mieux qu'une personne choisie au hasard. Voir la section expérience de l'article « sourcier » pour plus de détails.

Aperçu de quelques phénomènes telluriques allégués par les géobiologues[modifier | modifier le code]

Dans la pratique de la géobiologie sur le terrain, ce sont donc des méthodes de détection radiesthésiques qui sont utilisées par les géobiologues pour détecter les phénomènes. Ces méthodes sont malheureusement totalement invérifiables car elles reposeraient uniquement sur les capacités de perception de l'opérateur. Les résultats positifs obtenus par la radiesthésie sont l'équivalent statistique de ceux obtenus par le pur hasard, comme l'ont démontré les expériences de Munich et de Kassel. (voir la section expérience de l'article « sourcier » pour plus de détails).

Réseaux telluriques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau Hartmann.

Pour les géobiologues, à chaque métal présent dans le sous-sol de la terre correspondrait un réseau particulier formant un maillage plus ou moins large[18]. Le réseau qui a le plus de notoriété est connu sous le nom de réseau Hartmann, qui correspond au nickel. Il n'existe aucune validation par le monde scientifique du réseau Hartmann, celui-ci relevant de la pseudoscience[19]. D'autres réseaux, dont l'existence est aussi peu attestée, portent aussi le nom de leurs (re)découvreur modernes : le réseau Curry (diagonal) qui correspond au fer, le réseau Peyré qui correspond à l'or, le réseau Palm pour le cuivre, le réseau Wissman correspondant à l'aluminium, etc. Les réseaux les plus utilisés par les bâtisseurs qui seraient adeptes de la géobiologie[20] sont le Hartmann et le Curry car ce sont les deux réseaux que l'on percevrait le plus facilement[réf. nécessaire].

Selon Stéphane Cardineaux, des bâtisseurs du passé ont utilisé des croisements de lignes positives triples et quadruples pour implanter leurs lieux de culte[21] et les modifications des réseaux telluriques pratiqués durant des millénaires cessent aux alentours de 1350[22]. Son hypothèse pour expliquer cet arrêt serait la disparition de ce savoir durant la Peste noire qui a tué entre 30% et 50% de la population européenne en 5 ans autour de 1350[21].

Carrés magiques[modifier | modifier le code]

Un carré magique serait une grille énergétique tridimensionnelle cubique formée de 27 cubes, délimités par des lignes Hartmann[23]. Les carrés magiques auraient été créés pour marquer certains hauts lieux énergétiques. La dimension des cases varierait entre 50 cm et 1 m de côté. Par rapport au bâtiment, un carré magique est toujours situé devant l'entrée principale. Chaque case est colorée d'une couleur différente, visible seulement par un clairvoyant. Les cases recentreraient le corps éthérique et rééquilibrerait les chakras[23].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. bernard Olifirenko, Histoire et fondements de la Géobiologie, Mosaîque, , 378 p. (ISBN 978-2-9095-0726-2)
  2. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article745 La géobiologie, une pseudo-science en expansion
  3. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article303 Ondes et champs. Feng Shui et géobiologie à grands traits
  4. a et b Ondes et champs. Feng Shui et géobiologie à grands traits - Afis - Association française pour l'information scientifique
  5. Sébastien Point, Géobiologie de l'habitat: un simulacre de science, Science et pseudosciences, n°316, avril 2016
  6. http://landmarkresearchjournals.org/lrjmms/pdf/2014/September/Poddar%20and%20Rana.pdf
  7. https://books.google.fr/books/about/Dr_Victor_Rambeau_L_%C3%89corce_terrestre_et.html?id=sTxmQwAACAAJ&redir_esc=y
  8. Börner R. : "Das Geoskopverfahren" 1944 von Münchow'sche Druckerei Giessen et Rambeau "Besteht ein Zusammenhang zwischen des Tektonik des Erde une dem Krankheitsproblem ?" Biol. Heilkunst, Jahrgang 15, Nr. 3 vom 20. Januar 1934, Verlag des Biologischen Heilkunst, Stuttgart-W, Holzgartenstr.7, Nachdruck : Wetter-Boden-Mensch Heft 7/1969, S.341-353, W. Krauth-Verlag 693 Eberbach
  9. Cody "Étude expérimentale de l'ionisation de l'air par une certaine radioactivité du sol" juillet 1933-juillet 1939
  10. Wüst J. : "Gammastahlenmessungen auf geopathischen Zonen", Erfahrungsheilkunde 2/1956, S. 52-62, Karl Haug Verlag, Heidelberg
  11. World-Oil" April 1957, nach Kopp/Ebikon-Schweiz in Wetter-Boden-Mensch 1968 Krauth-Verlag Eberbach
  12. Stängle J. : Grundstrhlenmessungen über geopathischen Reizstreifen" Wetter-Boden-Mensch, Heft 18/1973 Krauth-Verlag Eberbach
  13. http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article745 ,http://www.sceptiques.qc.ca/forum/viewtopic.php?t=8554
  14. (en) The Kassel Dowsing Test, par Robert Konig, Jurgen Moll, et Armadeo Sarma partie 1, partie 2
  15. (en) The Failure of the Munich Experiments, J. T. Enright, 1999
  16. (fr) Protocole expérimental : radiesthésie, par l'observatoire zététique
  17. (en) Australian Skeptics Divining Test par James Randi
  18. Stéphane Cardinaux, Géométries sacrées, Tome 1.
  19. La géobiologie : Les courants telluriques n'existent pas !, Dr Robin Marchant.
  20. Stéphane Cardinaux, Géométries sacrées, Tome 1 et 2.
  21. a et b Stéphane Cardinaux, Géométries sacrées, Tome 1 p. 86
  22. Stéphane Cardinaux, Géométries sacrées, Tome 1 p. 174
  23. a et b Géométries Sacrées, Stéphane Cardinaux, p. 90

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]