Rudolf Steiner

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Rudolf Steiner en 1900.

Rudolf Steiner, né le à Donji Kraljevec, Croatie/Empire d'Autriche, et mort le à Dornach, Suisse, est un intellectuel, polygraphe[1], philosophe et occultiste, principalement connu comme fondateur de l'anthroposophie, doctrine spirituelle à prétention scientifique, considérée généralement comme pseudo-scientifique, qu'il développa au début du XXe siècle mais qui persiste de nos jours à travers plusieurs disciplines.

Écrivain prolifique, il a écrit plus 20 ouvrages sur la philosophie, la spiritualité et l'occultisme et tenu plus de 6000 conférences réunies aujourd'hui dans plus de 300 volumes, retranscrites à partir de notes sténographiées (en grande partie non relues par lui). Ses ouvrages principaux sont : Une théorie de la connaissance chez Goethe[2], Vérité et science[3] La philosophie de la liberté[4] ou Les énigmes de la Philosophie[5].

Après des études écourtées à la Technischen Hochschule de Vienne (université technique de formation des ingénieur), il travailla à la Goethe- und Schiller-Archiv de Weimar (Archives de Goethe et Schiller) comme responsable de l'édition des œuvres scientifiques de Goethe[6]. Il fut ensuite rédacteur en chef du Magazin für Literatur à Berlin. Devenu membre de la Société théosophique puis secrétaire général de la section allemande en 1902, il s'en sépare dix ans plus tard pour fonder la Société anthroposophique[7] qui constituera son cadre de travail durant les 15 dernières années de sa vie. Durant ces dernières quinze années, le centre de son activité se situera à Dornach, près de Bâle en Suisse.

Auteur touche-à-tout se fondant sur son intuition et ses pratiques occultes, Steiner a inspiré le mouvement New Age, qui a donné naissance à de nombreux avatars modernes du mouvement anthroposophique[8]. En cela il peut être considéré comme un maître à penser, voire un gourou à titre posthume, n'ayant, semble-t-il, de son vivant, jamais cherché à avoir une emprise mentale sur ses disciples[9], l'initiation qu'il proposait se voulant émancipatrice[10]. L'UNADFI alerte sur les risques que représente l’enseignement Steiner-Waldorf[11] ainsi que l'endoctrinement à l'anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf[12],[13] et aujourd'hui le Goetheanum. En outre, l'anthroposophie fait l'objet d'une suspicion de dérives sectaires en France[14],[15],[16]. En ce qui concerne la médecine anthroposophique, le caractère sectaire est contesté[17].

Chronologie biographique[modifier | modifier le code]

Avant l'anthroposophie[modifier | modifier le code]

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Rudolf Steiner naît à Nieder Kraliewitz en 1861 (aujourd'hui Kraljevec), à l'époque partie de l'Empire d'Autriche, actuellement en Croatie, de parents autrichiens. En 1869, sa famille s'installe à Neudörfl, aujourd'hui en Autriche. Il entre au collège moderne et technique (Realschule) de Wiener Neustadt en 1872. Trois ans plus tard, il commence à s'intéresser à la philosophie. En 1877, il étudie la pensée de Kant.

En 1879, il obtient son diplôme[Lequel ?] de fin d'études avec félicitations. Il continue à étudier la philosophie, en particulier Fichte. En octobre, il devient étudiant à l'École supérieure technique de Vienne et se lie avec son professeur de littérature Karl Julius Schröer, philologue et grand connaisseur de l'œuvre de Goethe. Il suit également des cours de philosophie à l'université. En 1880, il fait la connaissance de Félix Kogutzki (1833-1909), le cueilleur de « simples » (herbes médicinales ou aromatiques) qui l'initie à l'occultisme traditionnel et lui aurait fait rencontrer un « maître spirituel » éminent[18],[19].

En 1882, Schröer conseille Steiner à Josef Kürschner en tant qu'éditeur de l'œuvre scientifique de Goethe. La famille Steiner s'installe à Inzersdorf am Wienerberge dans les environs de Vienne. En 1883, il achève le premier volume pour Josef Kürschner (parution en 1884). En octobre, il met fin à ses études supérieures car il s'intéresse davantage à la philosophie[20].

En 1884, Steiner devient le précepteur des enfants des époux Specht, et se consacre au jeune Otto qui est hydrocéphale. Il entame une correspondance avec Edouard von Hartmann. En 1886, il fréquente le salon de la poétesse Marie Eugenie Delle Grazie (de) et les théologiens de son entourage. Il accepte de collaborer à l'édition des œuvres scientifiques de Goethe dans la grande édition de Weimar, celle dite « de la Grand Duchesse Sophie ». Il étudie les archives de Goethe et de Schiller et fait paraître en 1886 son ouvrage Fondements d'une épistémologie de la conception goethéenne du monde compte particulièrement tenu de Schiller[21],[20].

En 1888, de janvier à juillet, il participe à la rédaction de l'hebdomadaire allemand Deutsche Wochenschrift. Le 9 novembre, il donne une conférence : « Goethe, père d'une esthétique nouvelle ». L'année suivante, il lit Nietzsche et fréquente le salon de la théosophe Marie Lang. Son travail aux archives à partir de 1890 élargit le cercle de ses connaissances, dont Ernst Haeckel, Hermann Grimm, Otto Erich Hartleben, etc. Il soutient en 1891 sa thèse de doctorat en philosophie à l'université de Rostock : « La Question fondamentale de la théorie de la connaissance, compte particulièrement tenu de la Doctrine de la Science de Fichte ». Elle est publiée en 1892, complétée d'un chapitre sous le nom « Vérité et science[22] ».

À partir de 1892, à 31 ans donc, il loge chez la veuve Anna Eunike et l'aide dans l'éducation de ses cinq enfants. En 1894, Steiner publie La Philosophie de la liberté, GA 4. Alors qu'il continue son étude de Friedrich Nietzsche, il rencontre la sœur de celui-ci, Elisabeth Förster, en 1894 et entre en relations avec les Archives Nietzsche à Naumburg. L'année suivante, il publie Nietzsche, un homme en lutte contre son temps, GA 5. En 1896, il prépare pour la maison d'éditions Cotta l'édition des œuvres d'Arthur Schopenhauer et de Jean Paul. Il termine son travail pour Kürschner. En 1897, il fait paraître Goethe et sa conception du Monde, GA 6. Il s'installe à Berlin chez la famille Eunike. Il est alors corédacteur avec Otto Erich Hartleben du Magazin für Litteratur. Il met en scène la pièce de Maurice Maeterlinck : L'Intruse. Il donne aussi des conférences à l'association scientifique « Giordano Bruno » et à celles des jeunes chercheurs et écrivains « Die Kommenden ». En 1898, il donne un cycle de conférences sur « Les Grands courants de la littérature allemande de 1848 à nos jours » à la Société Littéraire Indépendante.

À partir de 1899, il commence à enseigner l'histoire, les sciences et la technique de l'expression orale à l'Université Populaire de Berlin fondée par Wilhelm Liebknecht. Il publie un article dans le Magazin für Litteratur « La révélation secrète de Goethe ». Il épouse civilement Anna Eunike. Il publie aussi son texte « L'Égoïsme en philosophie ». En 1900-1901, il fait paraître Visions du monde et de la vie au dix-neuvième siècle, repris en 1914 dans une édition élargie intitulée Les Énigmes de la philosophie constituant une histoire de la philosophie occidentale.

Le développement de l'anthroposophie[modifier | modifier le code]

La théosophie[modifier | modifier le code]

En 1900, à la demande du comte Brockdorff, Steiner donne une conférence sur Nietzsche à la Bibliothèque Théosophique. Une semaine plus tard, il donne au même endroit une conférence sur Goethe, à caractère ésotérique cette fois. Durant l'hiver, c'est une conférence sur Gustav Theodor Fechner, à laquelle assiste Marie de Sivers. Il cesse alors ses activités à la rédaction du Magazin für Litteratur. L'année suivante, il donne deux cycles de conférences chez les théosophes : le premier portant sur la Mystique auquel assiste Marie de Sivers ; le second cycle a lieu chez les théosophes de Berlin : Le Christianisme, fait mystique.

En janvier 1902, il devient membre de la Société théosophique et secrétaire général pour l'Allemagne[23]. En juillet, à Londres, il rencontre les responsables de la Société théosophique, dont sa présidente Annie Besant. En octobre, il participe à la fondation de la Section allemande de la Société théosophique dont il devient le secrétaire général. Marie de Sivers devient sa collaboratrice.

En 1903, c'est la première parution de la revue Luzifer, qui s'appelle à partir de 1904, Lucifer-Gnosis. À partir de 1904, son activité de conférencier prend de l'ampleur, notamment en dehors de Berlin. Il publie le petit livre Théosophie, et écrit des articles pour la revue Lucifer-Gnosis sur la « Chronique de l'Akasha ». Steiner fréquente Kafka et le peintre Kandinsky et publie le Drame d'Édouard Schuré Les Enfants de Lucifer dans Lucifer-Gnosis[23]. Steiner se sépare de sa première épouse, Anna Eunike, et vit avec Marie von Sivers. Annie Besant le nomme responsable de l'École ésotérique de la Section allemande. En 1905, il cesse d'enseigner à l'université populaire de Berlin (École de formation ouvrière). Il donne de nombreuses conférences à Berlin. C'est un an après la création du Cercle intérieur de l'École ésotérique, en 1905, que le rite Yarker le sollicite mais « Ni ce rite, ni l'École ésotérique n'avait à exercer d'influence sur la moelle de son enseignement…le présent doit reposer sur le passé. Certes, il apporte un message nouveau qui ne pouvait ni ne devait puiser ailleurs qu'à sa propre source : toutefois il cherchait encore à se rattacher par la forme aux traditions existantes »[réf. nécessaire]. Il rattache le germe nouveau au fait existant dans le respect de la tradition historique. Rudolf Steiner est donc sollicité par l'obédience maçonnique de l'Ordre Memphis-Misraïm, sous l'égide de John Yarker qui avait succédé à Garibaldi. Ce dernier avait réuni les deux Ordres séparés jusque-là Memphis et Misraïm. Steiner œuvre avec Marie von Sivers durant une décennie à restaurer le cérémonial cultuel et symbolique basé sur la tradition de la sagesse ancienne.

En 1906, Steiner reçut de Theodor Reuss (de), qui représentait Yarker en Allemagne, un patente pour fonder à Berlin un chapitre et grand conseil de Memphis-Misraïm sous le titre distinctif de « Mystica Aeterna ». Steiner fut appointé député grand maître avec juridiction sur les membres qu'il avait reçu où qu'il recevrait dans le futur[24][réf. incomplète]. Steiner entra assez vite en conflit avec Reuss et reprit son indépendance. Puis à partir des éléments initiatiques qu'il avait rassemblés, il fonda son propre Rite la « Franc-maçonnerie ésotérique », à laquelle Édouard Schuré aurait probablement été initié[réf. nécessaire]. Ce rite se servait d'un rituel fort ancien, dont le texte se trouve partiellement dans l'ouvrage Dogme et Rituel de Haute Magie d'Éliphas Lévi. Dans son autobiographie, Steiner minimise les rapports qu'il a eu avec la maçonnerie et Reuss (qui était un ancien membre de la Société théosophique) en particulier, Yarker n'aurait fait que présenter un cadre à Steiner pour son propre enseignement : "Un bon nombre de participants, il est vrai parlèrent de notre institution comme s'il s'agissait d'un ordre… Il est vrai que nous avions Marie de Sivers et moi, signé des documents concernant nos rapports avec cette institution Yarker. D'aucuns s'en sont servis pour répandre sur notre compte des calomnies de toutes sortes. En fait, on avait attaché une grande importance à une affaire insignifiante. Nos signatures avaient été apposées au bas de certaines « formules ». Nous avions respecté les coutumes. Alors que nous signions, j'avais encore clairement insisté et dit : tout cela n'est que formalité et l'institution que je vais instaurer n'empruntera rien au courant Yarker… Mais j'aimerais faire remarquer en toute modestie qu'à cette époque je croyais encore à la droiture des gens à qui j'avais affaire" (Steiner, Autobiographie, tome II, p. 217-218). L'activité culturelle de l'école ésotérique s'y déroule, elle est ouverte à tous les Ordres ou Sociétés ésotériques. Nombreuses conférences à Berlin, Stuttgart, Cologne, Paris, Munich, Düsseldorf. À la fin de l'année, il voyage en Italie avec Marie von Sivers. Ils passent Noël et le Nouvel-An à Venise.

En 1907, il multiplie les conférences à Berlin, Karlsruhe, Leipzig, Munich, Kassel, Stuttgart, Vienne, Bâle, Nuremberg, Cologne. En mai, le Congrès théosophique européen a lieu à Munich. On y représente la pièce Le Drame sacré d'Eleusis d'Edouard Schuré. Annie Besant et Rudolf Steiner constatent qu'ils ont des conceptions différentes de ce que devrait être l'ésotérisme. Fin mai, avec le 100e membre affilié à « Mystica Aeterna », Steiner devient le dirigeant du Rite de Memphis-Misraïm en Allemagne, des loges sont installées à Berlin, Cologne, Leipzig, Stuttgart et Munich. Il voyage en Italie durant quatre semaines au cours de l'été : deux semaines à Rome, puis Pise, Gêne, Milan, Lucerne, Berne et lors du retour, en septembre, séjourne quelques jours à Barr, en Alsace, invité par Édouard Schuré.

À noter que Steiner aurait aussi été initié dans l'Ordre de la Rose-Croix ésotérique de Franz Hartmann[25], un autre théosophe et ami de Reuss, qui après l'affaire Judge[26], avait fondé une branche dissidente de la Société théosophique en Allemagne.

En 1908, Steiner continue ses conférences : Francfort, Heidelberg, Berlin, Munich, Hambourg, Cologne, Nuremberg, Stuttgart, Leipzig et effectue un nouveau voyage en Italie par mer sur l'Adriatique. Il visite Paestum et fait l'escalade du Vésuve.

En 1909, le drame de Schuré Les Enfants de Lucifer est joué au Congrès théosophique d'été de Munich. Au printemps, Steiner est invité à Rome par la princesse del Drago. Il donne des conférences dans la Ville. Il séjourne au Palazzo del Drago dans les pièces où Winckelmann avait vécu et développé ses idées sur l'art, qui avaient très fortement intéressé Goethe. Il fait un nouveau séjour de deux semaines en Italie au printemps 1910. La même année paraît l'ouvrage La Science de l'occulte dans ses grandes lignes. C'est aussi la représentation du premier drame-mystère. Il donne de nombreuses conférences à Berlin, Strasbourg, Karlsruhe, Heidelberg, Pforzheim, Kassel, Düsseldorf, Cologne, Vienne, Stuttgart, Munich, Rome, Palerme, Hanovre, Hambourg, Oslo, Berne.

En mars 1911, alors qu'il donne un cycle de conférences à Prague, « La Physiologie occulte », le 17 mars meurt Anna Steiner-Eunike. Au printemps, il fait un séjour de trois mois au bord de l'Adriatique, puis de deux semaines en Autriche, pour le rétablissement de Marie von Sivers. Il donne une conférence à Bologne à l'occasion du Congrès international de philosophie. Marie von Sivers traduit le livre de Schuré Les Sanctuaires d'Orient. En septembre, nouveau voyage en Italie et conférences en Suisse et à Milan. À l'automne, il entre en conflit avec Annie Besant à cause de l'affaire Alcyone-Krishnamurti qu'elle veut faire passer pour une réincarnation du Christ. Steiner poursuit ses conférences à Berlin, Stuttgart, Cologne, Coblence, Bâle, Munich, Copenhague, Lugano, Milan, Neuchâtel, Karlsruhe, Leipzig, Nuremberg, Hanovre.

En 1912, il fait un dernier voyage en Italie, visite Florence, Pérouse, Assise et donne deux conférences à Milan. Il donne ensuite des conférences à Hanovre, Berlin, Munich, Winterthur, Zürich, Kassel, Breslau, Vienne, Stuttgart, Helsinki, Helsingsfors, Stockholm, Düsseldorf, Copenhague, Norrkörping, Cologne, Hambourg, Bâle, Milan, Neuchâtel, Saint-Gall, Berne. À l'automne 1912, ce sont les premiers pas de l'eurythmie, art du mouvement. Fin 1912, il se sépare de la Société théosophique et à Noël, fonde la Société anthroposophique.

L'anthroposophie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : anthroposophie.

La première assemblée générale de la Société anthroposophique a lieu les 2 et 3 février 1913. Steiner n'exerce aucune fonction administrative, seulement celle d'enseignant et de guide spirituel. Il n'en était même pas membre. La direction devait être assurée par un comité de trois personnes : Carl Unger, Michael Bauer, Marie von Sivers. La Société anthroposophique est exclue officiellement de la Société théosophique le 7 mars 1913 par décision venant d'Adyar. En mai, Steiner voyage à Paris pour la fondation du Groupe Saint-Michel. Il visite Chartres avec Schuré et Marie von Sivers. Le 20 septembre, il pose la première pierre du futur Goetheanum, à Dornach. Il donne des conférences à Cologne, Berlin, Linz, Vienne, Tübingen, Stuttgart, Francfort, Munich, La Haye, Breslau, Düsseldorf, Londres, Paris, Strasbourg, Helsinki, Helsingsfors, Oslo, Bergen, Copenhague, Leipzig.

La guerre limite les déplacements de Steiner à l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse. Le 1er avril 1914, lors de la fête de l'érection des sapins, la charpente du Goethéanum est construite. En août, la guerre éclate. De Bayreuth, Steiner et Sivers rentrent rapidement à Dornach. Eliza Von Moltke, membre de la société théosophique, fait venir Rudolf Steiner au chevet de son mari atteint dans sa santé, le général et chef de l'état-major allemand Helmuth Johannes Ludwig von Moltke le 27 août 1914 à Coblence mais son action réelle est restée ignorée[27]. Le 24 décembre, Steiner épouse Marie von Sivers. Il donne des conférences à Leipzig, Berlin, Stuttgart, Pförzheim, Munich, Vienne, Dornach, Paris, Bâle, Norrköping. Cette année-là ferme l'école ésotérique, qui fonctionnait depuis 1904.

Il donne des conférences en 1915 à Berlin, Dornach, Vienne, Düsseldorf, Stuttgart et en 1916 à Berne, Liestal, Berlin, Leipzig, Stuttgart, Dornach, Zurich, Bâle. En 1916, il publie un livret très controversé Pensées du temps de guerre publié à Berlin, qui fit démissionner Édouard Schuré.

En 1917, ses activités sociales et politiques, ses remises des mémorandums à de hauts responsables de Berlin et de Vienne restent sans écho. Il réalise la première formulation de la triarticulation de l'être humain. Il donne des conférences à Dornach, Berlin, Zurich, Saint-Gall, Bâle et en 1918 à Dornach, Berne, Munich, Stuttgart, Berlin, Heidenheim, Ulm, Hambourg, Bâle.

En 1919 est fondée l'École Waldorf à Stuttgart. Il donne de nombreuses conférences à Bâle, Zurich, Dornach, Düsseldorf, Stuttgart, Ulm, Berlin ; en 1920 à Stuttgart, Bâle, Dornach, Zurich, Berne ; en 1921 à Stuttgart, Dornach, La Haye, Berne, Oslo, Berlin, Bâle.

En 1922, conférences à Dornach, Berne, La Haye, Londres, Vienne, Stuttgart, Oxford[28], Berlin. Mais à la fin d'une conférence donnée à Munich, Steiner échappe de peu à une agression de perturbateurs fascistes. Dès lors il ne fait plus de conférences publiques en Allemagne. La Communauté des chrétiens est fondée cette année-là. Le 31 décembre, un incendie criminel détruit le Goethéanum.

  • 1923
Conférences à Dornach, Stuttgart, Berne, Bâle, Penmaenmawr, Prague, Ilkey, Londres, La Haye. Création de la nouvelle Société anthroposophique : la Société anthroposophique universelle, dont Steiner prend la présidence et Albert Steffen, la vice-présidence. Création de l'École libre de science de l'esprit.
  • 1924
1er janvier, Steiner se serait dit empoisonné. Conférences à Dornach, Berne, Zurich, Stuttgart, Prague, Paris, Koberwitz, Breslau, Arnheim, Torquay, Londres. Fin mars, Steiner achève la maquette du second Goethéanum. Mai, première assemblée générale de la Société anthroposophique en France. Juin, naissance de la pédagogie curative à Iéna ; naissance de la bio-dynamie à la suite du cycle de conférences faites devant les agriculteurs à Koberwitz. Juillet, Congrès anthroposophique et pédagogique à Arnhem aux Pays-Bas. 28 septembre, dernière conférence aux membres. À partir du 1er octobre, Steiner est alité. Il poursuit son Autobiographie et Les Lignes directrices de l'anthroposophie pour parution dans Das Goethéanum.
  • 1925
Termine avec Ita Wegman, l'ouvrage médical à la base de la médecine anthroposophique. Données de base pour un élargissement de l'art de guérir. Steiner meurt le 30 mars, vers 10 heures du matin à l'âge de 64 ans.

Pangermanisme et nationalisme[modifier | modifier le code]

Selon l’historien des idées Stéphane François, auteur de plusieurs ouvrages sur l’ésotérisme et l’écologie politique, « L’anthroposophie a un discours sur la race, Steiner était un enfant de son siècle, il considérait que la race était un moteur de l’histoire. Des anthroposophes ont été persécutés par les nazis, mais il y a aussi des nazis qui étaient fascinés par l’anthroposophie, et non des moindres : Rudolf Hess, Walther Darré, Himmler »[29].

En 1910, Steiner déplore par exemple « l’effroyable brutalité culturelle que fut la transplantation des Noirs vers l’Europe, [qui] fait reculer le peuple français en tant que race »[30].

La question du concept de « race » dans l'œuvre de Rudolf Steiner est beaucoup débattue en Allemagne et au Pays-Bas. Il est difficile de savoir l'avis réel de Steiner, qui a pu évoluer, car on relève dans ses écrits (qui ne sont pour la plupart que des retranscriptions sténographiques plus ou moins édités a posteriori) des éléments contradictoires[31]. Ainsi, dans certains textes il s'est lui-même prononcé clairement contre l'idée de la « race » pour comprendre l'humanité : « Lorsque, de nos jours, on parle de races, on s’attache à quelque chose qui n’est pas vraiment juste. De lourdes erreurs ont été commises à ce propos, en particulier dans les livres de théosophie. On y enseigne que notre évolution se fait par rondes, comprenant des globes, qui eux-mêmes se subdivisent en races successives, comme s’il y avait des races à tous les degrés de l’évolution. Ce n’est absolument pas le cas. En ce qui concerne l’humanité contemporaine par exemple, il n’y a plus aucune raison de parler d’une évolution en terme de races. […] et si l’on peut encore parler de races, ce ne peut être qu’avec la conscience que ce concept perd de sa signification »[32] Ou encore: «Un homme du XIVe siècle encore, lorsqu’il parlait de l’idéal des races, de l’idéal national, parlait dans le sens du progrès de l’évolution humaine et des qualités qu’il devait développer; un homme qui parle aujourd’hui de l’idéal racial, de l’idéal national, parle au nom d’impulsions de décadence. Et s’il croit, en parlant ainsi, proposer à l’humanité des idées qui servent le progrès, il s’abuse. Rien ne fera glisser l’humanité davantage sur la pente de la décadence que la diffusion d’idéaux fondés sur la race, sur le peuple, sur le sang. […] Le véritable idéal devrait être puisé au monde spirituel, et non pas fondé sur le sang.»[33].

Certains anthroposophes comme Schwartz-Bostunicht[Qui ?] ont ouvertement participé à l'élaboration du mysticisme nazi, via la Société Ariosophique, organisation occultiste nazie d'inspiration théosophique et anthroposophique[34][réf. insuffisante].

La société de médecine anthroposophique Weleda a activement collaboré avec le régime nazi, qui lui passa d'importantes commandes notamment pour des expériences et des séances de torture dans des camps de concentration, notamment à Dachau où exerçaient sous la supervision d'Himmler deux anthroposophes reconvertis SS, Franz Lippert et Carl Grund[35].

L'historien Peter Staudenmaier (professeur à l’université Marquette, Wisconsin) explique que « L’ampleur des imbrications, au niveau des organisations et des personnes, entre la Société anthroposophique et le NSDAP, était suffisamment importante pour préoccuper la faction antiésotérique des nazis »[30]. Selon le même historien, « Après-guerre, les anthroposophes sont simplement retournés à leurs affaires et ont étouffé toute discussion sur les aspects les plus sombres de leur passé. De nombreux anciens nazis ont fait carrière dans l’anthroposophie après 1945 »[30].

D'après un rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes datant de 2000, de nombreuses communautés mystiques se réclament de Steiner, suivant un large éventail politique (ou apolitique)[1], et la postérité de Steiner entretient encore une certaine porosité avec plusieurs mouvances d'extrême-droite[36][réf. insuffisante]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Steiner comportent un numéro GA faisant référence à l'édition complète allemande (Gesamtausgabe)

Abréviations utilisées :

  • EAR = Éditions anthroposophique romandes
  • ET = Éditions Triades
  • EN = Éditions Novalis
  • Édition Paul de Tarse

Au sujet de La Philosophie de la liberté[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de sa vie, Rudolf Steiner attachera une importance première à cet ouvrage. Il déclara, au cours de la deuxième décennie du XXe siècle, au seul étudiant qu'il conseilla en vue du doctorat d'État, Walter-Johannes Stein, qui lui demandait ce qu'il subsisterait de son œuvre dans quelques siècles :

« Rien !… sauf La Philosophie de la liberté, mais à partir d'elle le reste peut être retrouvé[37]. »

Œuvres écrites de Rudolf Steiner[modifier | modifier le code]

  • GA 001 : Introduction aux œuvres scientifiques de Goethe. (1884-1887)
    • in Le Traité des Couleurs de Goethe, ET
    • in La métamorphose des plantes, Goethe, ET
    • in Goethe, le Galilée de la science du vivant, EN
  • GA 002 : Une théorie de la connaissance chez Goethe. (1886), EAR
  • GA 003 : Science et Vérité (1892), EAR
  • GA 004 : La Philosophie de la liberté (1894), EAR, EN, édition Paul de Tarse (1986), PUF (1923). Trad. Germaine Claretie, édi. Alice Sauerwein Lire en ligne sur le site Gallica
    • Première édition originale 1894 (Berlin, Verlag von Emil Felber), réédité en 2009 en fac-similé, éd. Kessinger Puc Co
    • Deuxième édition 1918 : modifications et appendices.(Le 1er chapitre Les objectifs de tout savoir est supprimé)
    • Troisième et dernière édition (1921) publié du vivant de Rudolf Steiner, identique à celle de 1918
      • Réédition de la version 1918 mais avec les variantes de l'édition original (1894) Philosophisch-Anthroposophisher Verlag am Goetheanum (1983), Édition, Paul de Tarse (1986) pour la France. Par contre, le chapitre Les objectifs de tout savoir n'est pas réintégré.
  • GA 005 : Friedrich Nietzsche, un homme en lutte contre son temps (1895), EAR
  • GA 006 : Goethe et sa conception du monde (1897), EAR
  • GA 007 : Mystique et Esprit moderne (1901), EAR
  • GA 008 : Le Christianisme et les Mystères antiques (1902), EAR (Das Christenthum als mystische Thatsache ; trad. d'Édouard Schuré : Le Mystère chrétien et les mystères antiques, Perrin, 1908). Lire en ligne sur le site Gallica
  • GA 009 : Théosophie. Étude sur la connaissance suprasensible et la destinée humaine (1904), ET, EAR. Trad. Elsa Prozor, éd. Alice Sauerwein Lire en ligne sur le site Gallica
  • GA 010 : L'Initiation, Comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs (1904/05), ET
  • GA 011 : La Chronique de l'Akasha (1904-1908), EAR
  • GA 012 : Les degrés de la connaissance supérieure (1905-1908), EAR
  • GA 013 : La science de l'Occulte [en esquisse] (1910), EAR, ET
  • GA 014 : Quatre Drames-Mystères (1910-1913), ET
  • GA 015 : Les Guides spirituels de l'homme et de l'humanité (1911)
  • GA 016 : Un chemin vers la connaissance de soi. Huit méditations (1912), EAR Lire en ligne sur le site Gallica
  • GA 017 : Le seuil du monde spirituel (1913), EAR
  • GA 018 : Les Énigmes de la philosophie (1914), EAR
  • GA 019 : Pensées durant le temps de Guerre (1915) - publication privée.
  • GA 020 : Les Énigmes de l'homme (1916), EAR (Aux sources de la pensée imaginative)
  • GA 021 : Des Énigmes de l'âme (1917), EAR
  • GA 022 : L'Esprit de Goethe, sa manifestation dans Faust et dans le Conte du Serpent Vert (1918), EAR
  • GA 023 et 024 : Fondements de l'organisme social (1919 et 1915-1921), EAR
  • GA 025 : idem GA 215, Philosophie, Cosmologie et Religion (1922)
  • GA 026 : Les lignes directrices de l'anthroposophie (1924-1925), EN
  • GA 027 : Données de base pour un élargissement de l'art de guérir, en collaboration avec Ita Wegman (1925), ET
  • GA 028 : Autobiographie (1923-1925), EAR
  • GA 029 à GA 036 : recueils d'articles publiés dans des revues et journaux.
  • GA 038 et 039 : recueils de lettres
  • GA 040 : recueil d'aphorismes Paroles de Vérité (traduit partiellement)
  • GA 051 à GA 354 : conférences publiques, privées et cours qui représentent la majorité des ouvrages de Steiner. Les conférences sont des retranscriptions de sténogrammes non revus par l'auteur.

Parmi la trentaine de livres et plus de 6 000 conférences publiées, ses œuvres-clés sont :

  • La Philosophie de la liberté (1894), un nouveau chemin de la connaissance de soi par la pensée, seuil du monde spirituel.
  • Théosophie (1904), une "géographie" des mondes supérieurs.
  • L'Initiation (1904/05), un chemin de développement spirituel.
  • La Science de l'Occulte (1913), une histoire spirituelle de la Terre et de l'humanité. Le titre original est en fait "la science de l'occulte dans ses grandes lignes" car il synthétise l'ouvrage "La Chronique de l'Akasha" qui va plus en détail dans l'histoire spirituelle.
  • Lucifer et Ahriman, 1919, 1921 et 1922, sur la démonologie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bideau, Geneviève et Paul-Henri, Une biographie de Rudolf Steiner, Éditions Novalis, Montesson 1997
  • Bideau, Geneviève et Paul-Henri, Rudolf Steiner, une vie pour l'anthroposophie, Éditions Novalis, Montesson 2001
  • Biély, André, Souvenirs sur Rudolf Steiner, Éditions l'Âge d'Homme, Lausanne 1996
  • Biély, André, Carnets d'un toqué, Éditions l'Âge d'Homme, Lausanne 1991
  • Bouchet, Christian, Steiner. Grez-sur-Loing : Pardès, coll. « Qui suis-je ? », 2005. 127 p.
  • Dupré, José, Rudolf Steiner, l'anthroposophie et la liberté : étude et témoignage. Chancelade : la Clavellerie, 2004. 560 p., 23 cm (ISBN 2-9513078-4-5)
  • (en) Easton, S. C., Rudolf Steiner. Herald of a New Epoch, The Anthroposophic Press, 1980. Meilleure biographie selon Peter Washington.
  • Gaillard Céline, Rudolf Steiner, Artiste et enseignant. L'art de la transmission, Orizons, Paris 2012 (ISBN 978-2-296-08820-7)
  • (en) Robert Galbreath, « Traditional and Modern Elements in the Occultism of Rudolf Steiner », Journal of Popular Culture, vol. III, no 3,‎ , p. 451–467 (DOI 10.1111/j.0022-3840.1969.0303_451.x).
  • Guénon, René, Le Théosophisme, Histoire d'une pseudo-religion, Éditions traditionnelles, Paris 1986
  • Hemleben, Johannes, Rudolf Steiner, Éditions Triades, Paris 2003
  • Gary Lachman, Rudolf Steiner, une biographie, Éditions Actes Sud, Arles, 2009 (ISBN 978-2-7427-8397-7)
  • Lévy, Eugène, Le Dr R. Rudolf Steiner et ses détracteurs, G. Dussardier et P. Frank, Éditeurs, Paris 1914
  • Mücke Johanna & Rudolf A. Alwin, Souvenirs: Rudolf Steiner et l'Université de Berlin 1899-1904, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève 1983
  • Rihouët-Coroze Simone, Biographie de Rudolf Steiner, Éditions Triades, Paris 1973
  • Rittelmeyer, Friedrich, J'ai rencontré Rudolf Steiner..., Éditions Triades, Paris 1980
  • Samweber, Anna, Rudolf Steiner - Récit d'une collaboratrice, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève 1993
  • Steiner Rudolf, Autobiographie, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève 1979
  • Steiner Rudolf, Textes autobiographiques - Document de Barr, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève 1988
  • (de) Rudolf Steiner Zur Geschichte und aus den Inhalten der Erkenntniskultischen Abteilung der Esoterischen Schule 1904-1914, en 2 tomes, Rudolf Steiner Verlag, Dornach, 1987
  • Wiesberger, Hella, Marie de Sivers - Une vie pour l'anthroposophie, Éditions Anthroposophiques romandes, Genève 1990
  • Wiesberger Hella, L'Enseignement ésotérique de Rudolf Steiner et la franc-maçonnerie, Éditions Anthroposophiques romandes, Genève 2004
  • Colin Wilson: Rudolf Steiner, visionnaire au cœur de l'homme, Éditions du Rocher, 1987
  • Diet, Irène, 2002, La Réincarnation sans l’Esprit : histoire d’une contre-vérité, Paris, Éditions Triades
  • Diet, Irène, Jules et Alice Sauerwein et l’anthroposophie en France, livre PDF gratuit
  • (en) Sumser, Robert, 1994, Rational occultism in fin de siècle Germany : Rudolf Steiner’s modernism, History of European Ideas, vol.18, no.4, p. 497-511
  • (en) Tummer, Lia, 2001, Rudolf Steiner and Anthroposophy for beginners. New York, Writers and Readers Beginners Documentary Comic Book

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. résultats de recherche, Théorie de la connaissance chez Goethe, Anthroposophiques Romandes, (ISBN 9782881890970, lire en ligne)
  3. Rudolf Steiner, Vérité et science, Anthroposophiques Romandes, (ISBN 9782881891007, lire en ligne)
  4. Steiner, Rudolf (1861-1925). et Claretie, Germaine., La philosophie de la liberté : principes d'une conception moderne du monde (ISBN 9782849224151 et 2849224154, OCLC 1006844628, lire en ligne)
  5. Rudolf Steiner, Les énigmes de la philosophie, Ed. Anthroposophiques, (ISBN 9782881891427, lire en ligne)
  6. Christoph Lindenberg, Rudolf Steiner : eine Biographie; 1861-1925, Verl. Freies Geistesleben, (ISBN 9783772501500 et 3772501508, OCLC 707096312, lire en ligne)
  7. « Les textes fondamentaux de l'ésotérisme », Le Point, no hors série no 2,‎ mars-avril 2005, p. 126
  8. http://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/Rapport-au-Premier-ministre_2013-2014_Miviludes.pdf
  9. Les Sceptiques du Québec, « Anthroposophie • Dictionnaire Sceptique » (consulté le 17 juillet 2018) « La plupart de ses critiques s'accordent à dire que Steiner était un homme remarquable, honnête et admirable. Contrairement à de nombreux "gourous", il semble avoir obéi à une morale stricte, n'a pas tenté d'envoûter ses disciples, et a conservé toute sa fidélité à son épouse. »
  10. Rudolf Steiner, Carl Gustav Jung, Hermann Hesse - Passeurs entre Orient et Occident, Aurélie Choné, Presses universitaires de Strasbourg, 2009, p. 295. « Contrairement à ce qui se passait en Orient, l'homme occidental moderne qui suit l'initiation proposée par Rudolf Steiner ne sera plus obligé d'obéir aveuglément à un gourou et d'abandonner complètement son propre Moi pour suivre un maître. [...] »
  11. http://www.unadfi.org/mots-clefs/steiner-ecoles-steiner-waldorf.
  12. http://www.unadfi.org/system/files/articles/Lendoctrinement_-_l-anthroposophie_dans_les_-ecoles_Steiner-Waldorf.pdf [PDF].
  13. https://lesprosdelapetiteenfance.fr/bebes-enfants/psycho-pedagogie/la-pedagogie-steiner-waldorf/steiner-waldorf-une-pedagogie-controversee.
  14. http://www.pseudo-medecines.org/page-anthroposophie-3615748.html.
  15. http://www.prevensectes.com/anthrop1.htm.
  16. Jacques Guyard (président), Jean-Pierre Brard (rapporteur), Assemblée nationale, constitution du 4 octobre 1958, onzième législature, enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 10 juin 1999, rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur la situation financière, patrimoniale et fiscale des sectes, ainsi que sur leurs activités économiques et leurs relations avec les milieux économiques et financiers (no 1687) (lire en ligne), Deuxième partie — L’influence des sectes : un indéniable poids économique et financier, « 3.- Les établissements contrôlés ».
  17. « La "médecine anthroposophique" n'est pas une méthode à risques sectaires, selon la justice », sur francetvinfo.fr, .
  18. Rudolf Steiner, Autobiographie, tome 1, Éditions anthroposophiques romandes, Genève 1979.
  19. Rudolf Steiner, Textes autobiographiques - Document de Barr, Éditions anthroposophiques romandes, Genève 1988.
  20. a et b Geneviève et Paul-Henri Bideau, Une biographie de Rudolf Steiner, Éditions Novalis, Montesson 1997
  21. Rudolf Steiner, Une théorie de la connaissance chez Goethe, GA 2, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève, 1985
  22. Rudolf Steiner, Science et Vérité, GA 3, Éditions anthroposophiques romandes, Genève 1979
  23. a et b « Les textes fondamentaux de l'ésotérisme », Le Point, mars-avril 2005, hors série no 2, page 126.
  24. Die Oriflamme, 1906.
  25. Franz Hartmann (1838-1912).
  26. William Quan Judge (1851-1896), un des fondateurs de la Société théosophique.
  27. « Un problème à la tête de l'armée allemande : son chef d'état-major général », 14/18 le magazine de la grande guerre, no 51,‎ novembre-décembre 2010 et janvier 2011, p. 10-11-12
  28. (en) John Paull, « Rudolf Steiner and the Oxford Conference: The Birth of Waldorf Education in Britain », European Journal of Educational Studies, no 3(1),‎ , p. 53-66 (=http://orgprints.org/18835/1/Paull2011OxfordEJES.pdf [PDF]).
  29. Mathieu Dejean, « La nouvelle ministre de la Culture est-elle vraiment proche d’une secte, comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon ? », sur lesinrocks.com, .
  30. a, b et c Jean-Baptiste Malet, « L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme : Éducation, santé, agriculture, banques : les bonnes affaires des disciples de Rudolf Steiner », Le Monde diplomatique, no 772,‎ , p. 16 - 17 (lire en ligne).
  31. Raymond Burlotte, « Steiner contre le racisme », ÆTHER,‎ (lire en ligne)
  32. Rudolf Steiner, L'Univers, la terre et l'homme, Triades, (ISBN 9782852480049)
  33. Steiner, La chute des esprits des ténèbres. Quatorze conférences faites à Dornach, Triades, (ISBN 9782852481770)
  34. Arnaud de la Croix, Hitler et la Franc-Maçonnerie, Paris, Tallandier, 2014.
  35. (en) Staudenmaier, Peter. Anthroposophy and Ecofascism, Institue for Social Ecology, 2000.
  36. « Le clan Rabhi et ses Colibris : à l’avant-garde de la confusion réactionnaires et irrationnels », sur rebellyon.info, .
  37. Dupré José, Rudolf Steiner, l'anthroposophie et la liberté : étude et témoignage, Chancelade : la Clavellerie, 2004, 560 p., 23 cm (ISBN 2-9513078-4-5).

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