Biologie médicale

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La biologie médicale (France, Afrique du Nord et de l'Ouest), biologie clinique (Belgique, Pays-Bas, Autriche, Luxembourg ), médecine de laboratoire (Allemagne, Suisse, Roumanie, Pologne, Europe de l'Est), pathologie clinique (Pays anglophones, Italie et Portugal) ou encore analyses cliniques (Espagne) [1] est une spécialité médicale et pharmaceutique qui consiste en l'exécution d'analyses sur les liquides biologiques (ou des extraits/broyats de tissus) et en l'interprétation médicale des résultats dans le but de caractériser l'origine physiopathologique d'une maladie. C'est une des deux branches de la pathologie avec l'anatomo-pathologie. Dans certains pays francophones (Canada, Belgique), le terme de biologie médicale se réfère plutôt à la filière universitaire des sciences biomédicales.

Domaines d'investigation[modifier | modifier le code]

La biologie médicale contribue à 70% des diagnostics médicaux à la suite d'examens complémentaires[2]. Son coeur de métier et donc la diagnostic et le suivie de pathologies[3]. Les domaines d'investigation sont les suivants[4][source insuffisante] :

La réforme de la Biologie Médicale en France[modifier | modifier le code]

Le constat : la biologie médicale est devenu un élément centrale dans le parcours de soin du patient et la nécessité d'apporter des garantis de qualité des examens médicaux[2],[5].

Cette réforme s'articule sur 3 mesures phares :

- La médicalisation : une spécificité française qui souhaite être conservé, en plaçant le biologiste médical au coeur du parcours patient[6]

- L'accréditation : garantir un haut niveau d'excellence par des audits par le comité français d'accréditation (COFRAC)[7]

- régularisation financière dans le secteur privé, pour garantir un maitrise des outils par les biologistes médicaux exerçant[8]

Chaque état européen conserve une souveraineté étendue dans le domaine médical. Ainsi, plusieurs modèles de biologie médicale coexistent en Europe.

Professions de la biologie médicale[modifier | modifier le code]

Professions médicales[modifier | modifier le code]

Ce sont ces professionnels ayant suivi une formation post-universitaire appelée résidence ou internat qui ont les fonctions médicales interprétatives au sein des laboratoires médicaux dans la fonction publique ou dans le secteur privé. Dans les laboratoires privés, ils occupent généralement les fonctions de directeur, ou directeur adjoint.

Professions connexes : techniques et scientifiques[modifier | modifier le code]

Organisation en Europe[modifier | modifier le code]

La formation en biologie médicale est très différente d'un pays à l'autre en Europe, notamment pour les non-médecins. C'est à partir de ce constat que l’European Confederation of Clinical Chemistry and Laboratory Medecine ou EC-4 a été fondée dans le but de créer à terme une plateforme de reconnaissance des diplômes au sein des pays de l'UE.

En effet, si la spécialité de « médecine de laboratoire » est relativement homogène d'un pays à l'autre en Europe pour les médecins ce qui permet des équivalences automatiques entre les pays, il n'en est pas de même pour les autres professionnels, pharmaciens et scientifiques [9],[10].

Certains pays n'ont pas de scientifiques pour la biologie médicale (France, Portugal), d'autres ont des scientifiques mais pas de pharmaciens (Italie, Allemagne), d'autres les deux (Espagne, Belgique).

Les scientifiques diplômés en biologie médicale dans l'Union européenne, théoriquement, ne peuvent donc pas exercer la « biologie médicale » en France, contrairement aux pharmaciens de l'UE spécialisés dans la discipline.

Cependant, en France, depuis le , les professionnels européens non titulaires des diplômes permettant l'exercice de la biologie médicale en France, ont la possibilité d'y exercer la biologie médicale après examen et validation de leur dossier (vérification des diplômes, compétences et expériences) par la Commission nationale permanente de biologie médicale[11] (CNPBM) ce que confirme l'ordonnance portant réforme de la biologie médicale du [12].

Les pays autorisant aux scientifiques l'exercice de la biologie médicale le font en grande majorité dans la discipline de la biochimie clinique.

On peut distinguer trois grandes catégories de pays suivant l'importance des différentes spécialités dans la formation "post-grade" des biologistes médicaux :

  • les pays très polyvalents avec, notamment une formation importante en microbiologie : France, Belgique, Allemagne ;
  • les pays centrés principalement sur la biochimie clinique et l'hématologie : Danemark ;
  • les pays centrés principalement sur la biochimie clinique : Grande-Bretagne, Irlande[13].

L'EC-4 a rédigé récemment un syllabus pour la formation "post-grade" en Europe qui reprend les objectifs pédagogiques à atteindre pour tout biologiste médical[14].

En , le nom de laboratory medicine specialist a été adopté par les principales organisations européennes de biologie médicale pour définir le biologiste médical européen[15].

Lieu d'exercice[modifier | modifier le code]

Outils de la biologie médicale[modifier | modifier le code]

Microscopes, automates d'analyses médicales, centrifugeusesetc.

Matériel pour prélever et recueillir les échantillons[modifier | modifier le code]

Différents types de liquides biologiques peuvent être prélevés. En fonction de l'examen souhaité, il existe différents types de matériels (aiguilles, flacons, tubes...) à utiliser pour prélever et récupérer le liquide en question afin de l'analyser correctement.

Examen macroscopique[modifier | modifier le code]

L'examen visuel du liquide prélevé est une première indication primordiale. Il peut donner une première indication sur l'origine du trouble au biologiste ou au clinicien. L'aspect du liquide conditionne par ailleurs la prise en charge analytique qui suit et la validité des résultats finaux.

Examen microscopique[modifier | modifier le code]

L'analyse microscopique est une activité importante du biologiste et du laborantin. Ils ont pour cela recours à de nombreuses colorations différentes (Gram, MGG, Grocott, Ziehl-Neelsen...). L'immunofluorescence, la cytochimie, l'immunocytochimie et la FISH sont également utilisées afin d'approfondir le diagnostic.

Cette étape permet d'affirmer le caractère « normal », tumoral, inflammatoire voire infectieux du liquide. En effet, l'examen microscopique permet souvent d'identifier un agent infectieux causal, le plus souvent une bactérie, un champignon, une levure, ou encore un parasite, plus rarement un virus.

Analyseurs[modifier | modifier le code]

Les automates d'analyses médicales, par l'association de la robotique et de la spectrophotométrie, ont permis ces dernières décennies une meilleure reproductibilité des résultats des dosages, notamment en biochimie médicale et en hématologie.

Les entreprises du diagnostic in vitro essayent dorénavant de vendre des chaînes d'automates, c'est-à-dire un système permettant le transfert automatique des tubes vers les différents types d'automates de la même marque. Ces systèmes peuvent inclure la gestion automatisée d'une sérothèque.

Ces automates doivent subir des contrôles quotidiens pour garantir un résultat le plus juste possible, on parle de contrôle qualité. Ces automates doivent également subir des maintenances quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles.

Matériel de Laboratoire[modifier | modifier le code]

Cultures[modifier | modifier le code]

Une part importante des examens de biologie médicale, essentiellement en microbiologie médicale, utilisent des milieux de culture. Ceux-ci permettent, par exemple, la mise en évidence d'un ou de plusieurs agent(s) infectieux responsable(s) des signes cliniques.

Valeurs dites « normales » ou de référence[modifier | modifier le code]

Les valeurs de références sont parfois encore appelées "valeurs normales". Cette dernière appellation est abusive car elle laisse sous-entendre une distribution de la population étudiée selon une loi Normale. Telle n'est pas la réalité de toutes les valeurs de références.

Biologistes médicaux célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dénominations de la spécialisation en biologie clinique dans différents pays d'Europe
  2. a et b DGOS, « Biologie médicale », sur Ministère des Solidarités et de la Santé, (consulté le 14 novembre 2020)
  3. « Analyse de biologie médicale | Biofutur » (consulté le 14 novembre 2020)
  4. Les différentes sur-spécialités en biologie médicale en France
  5. IGAS, « La biologie Médicale en France : bilan et perspectives », Ministère des Solidarités et de la Santé,‎
  6. « Arrêté du 26 novembre 1999 relatif à la bonne exécution des analyses de biologie médicale - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 14 novembre 2020)
  7. « La section "Santé Humaine" | COFRAC - Comité français d'accréditation », sur www.cofrac.fr (consulté le 14 novembre 2020)
  8. « CURIA - Documents », sur curia.europa.eu (consulté le 14 novembre 2020)
  9. On entend par scientifiques les diplômés des Universités de Biochimie, Biologie, Chimie... qui ne sont pas issus d'un cursus médical
  10. Organisation actuelle de la formation et origine des diplômés en "Biologie médicale" en Europe
  11. Ordonnance no 2008-507 du 30 mai 2008 portant transposition de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles
  12. Ordonnance réformant la biologie médicale du 15 janvier 2010
  13. Travaux pour le registre européen d'harmonisation de la profession via l'EC-4
  14. Syllabus de la formation "post-grade" de biologiste médical en Europe
  15. "Laboratory medicine specialist" sur le site de la SFBC

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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