Votation

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La votation désigne l'action de voter, qu'il s'agisse d'une élection ou d'un référendum [1].

Dans le cadre d'une élection la votation est une alternative au tirage au sort (rare).

En Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, le terme fait référence aux scrutins populaires tels que les initiatives et les différents types de référendums. À ces occasions, les citoyens sont appelés à se prononcer sur un ou plusieurs sujets relatifs à la politique fédérale, cantonale ou communale. Le résultat d'une votation est contraignant, les autorités étant dans l'obligation d'appliquer le résultat du vote quelles que soient les recommandations qu'elles auraient pu communiquer.

La chancellerie fédérale fixe, plusieurs années à l'avance, jusqu’à quatre dimanches de votations par an au cours desquels on vote souvent sur plusieurs initiatives et référendums fédéraux ; les cantons et communes essaient, dans la mesure du possible, de caler leurs propres votations sur ces dates[2].

De 1848 à 2018, les Suisses ont été appelés 309 fois aux urnes pour se prononcer sur 641 « votations fédérales » (référendum obligatoire, facultatif, ou initiative populaire fédérale)[3].

Depuis 2011, le taux de participation aux votations fédérales est de 46,4 %, soit un chiffre très proche de la participation aux élections fédérales (48,5 % lors de celles de 2015) ; il a varié de 50,3 % dans les années 1950, à 40,6 % dans les années 1980[2]. On estime que 10 % des Suisses s’expriment à chaque votation, contre 80 % qui votent occasionnellement et 10 % jamais[4]. Selon le politologue Antoine Chollet, « la moyenne de participation est plus élevée qu'aux élections, dans tous les cantons. On peut donc dire que ça ne reconnecte pas forcément les citoyens avec les élus mais ça les reconnecte avec la politique au sens large »[5].

En France[modifier | modifier le code]

En France, le mot retrouve une utilisation dans l'expression votation citoyenne pour La Poste par exemple, organisée à Paris en 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/votation/82547
  2. a et b Romaric Godin, « Comment fonctionne la démocratie directe suisse », sur Mediapart, (consulté le 28 décembre 2018).
  3. Simon Auffret, « En Suisse, le référendum d’initiative populaire comme outil du consensus politique », sur lemonde.fr, (consulté le 26 janvier 2019).
  4. Isabelle Mayault, « La démocratie directe, une tradition suisse », sur lemonde.fr, (consulté le 20 février 2019).
  5. Alexandre Boudet, « Faut-il craindre le RIC? La réponse d'un politologue suisse », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 28 décembre 2018).