Incident de Rendlesham

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L'entrée Est de la base Woodbridge en novembre 2014.

L'incident de Rendlesham se déroula dans le Suffolk, dans le sud-est de l'Angleterre, les nuits du 27 et du 28 décembre 1980. Un détachement de militaires américains prétendit avoir observé aux alentours de la base aérienne de Woodbridge différents phénomènes inexpliqués.

C'est le cas le plus célèbre d'observation d'un ovni présumé en Grande-Bretagne[1], comparable en importance à l'affaire de Roswell aux États-Unis (on parle parfois de « Roswell britannique »)[2].

Selon l'enquêtrice Jenny Randles, « S'il subsiste encore quelques incertitudes, on peut raisonnablement affirmer qu'aucun aéronef non terrestre n'a été observé dans la forêt de Rendlesham. De même, on peut soutenir, avec assurance, qu'au centre des événements se trouve une série de mauvaises interprétations de choses banales rencontrées dans des circonstances peu banales »[3],[4].

Cadre[modifier | modifier le code]

Emplacement de l'incident

La forêt de Rendlesham est la propriété de la Commission des forêts du Royaume-Uni. Elle s'étend sur environ 15 km2 et comprend des plantations de conifères alternant avec des feuillus, des landes et des marais.

Les événements se déroulèrent au voisinage de deux anciennes bases aériennes, la base de Bentwaters, au nord de la forêt, et la base de Woodbridge à l'ouest de celle-ci, base dont la piste s'enfonce dans la forêt dans la direction de l'est. À l'époque, les deux bases étaient occupées par l'armée de l'air des États-Unis et hébergeaient les bombardiers et les chasseurs qui patrouillaient au-dessus de la mer du Nord à l'époque de la guerre froide[5]. Elles se trouvaient sous le commandement du colonel Gordon E. Williams. Le commandant de la base était le colonel Ted Conrad, son adjoint étant le lieutenant-colonel Charles I. Halt.

Les principaux événements, notamment l'atterrissage supposé, eurent lieu dans la forêt près de la base de Woodbridge, à 500 m à l'est de l'entrée Est. La forêt s'étend sur environ 1,6 km au-delà de l'entrée Est, jusqu'à un champ où se déroulèrent d'autres événements.

Le phare de la péninsule d'Orford Ness, que les sceptiques identifient comme étant la source de la lumière clignotante aperçue au large de la côte par des aviateurs, se trouve dans la même ligne de visée à environ 8 km plus à l'Est de l'orée de la forêt.

Observations et témoignages[modifier | modifier le code]

Ébruitement de l'affaire[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'en octobre 1983, trois ans après les faits, que l'affaire est portée à l'attention du grand public, faisant la « une » du journal populaire britannique News of the World sous le titre « UFO Lands in Suffolk - and That's Official » (« Officiel ! Un ovni a atterri dans le Suffolk »). L'informateur du journal est un ancien aviateur américain, Larry Warren, qui cache son identité réelle sous le pseudonyme d'Art Wallace. L'article fut suivi, en 1984, par un livre intitulé Sky Crash: A Cosmic Conspiracy et ayant pour auteurs Brenda Butler, Jenny Randles et Dot Street. Il reposait en partie sur les séances d'hypnose conduites sur la personne de Larry Warren, dont le colonel Halt lui-même devait, en 2011, mettre en doute le fait qu'il ait été témoin de quoi que ce soit[6].

Rapport du colonel Halt[modifier | modifier le code]

Un exemplaire du rapport du colonel Halt (the Halt memo), intitulé Unexplained Lights (« lumières inexpliquées ») et daté du 13 janvier 1981 (soit 15 jours après les événements) et remis au ministère de la Défense, est déconfidentalisé en juin 1983 en vertu de la loi sur la liberté d'information (Freedom Of Information Act ou FOIA) qui permet aux citoyens de demander à consulter, au bout d'une période donnée, des documents confidentialisés (le rapport est consultable sur le site ianridpath.com)[7]. Le délai de deux semaines explique peut-être les erreurs de dates et d'heures qu'il contient[8].

27 décembre 1980

Tôt dans la matinée du 27 décembre 1980 (en fait le 26), des patrouilleurs du service de sécurité voient des lumières inhabituelles à l'extérieur de l'entrée arrière de la base aérienne de Woodbridge[7]. Pensant à un avion qui s'est écrasé ou qui a fait un atterrissage forcé, ils contactent la tour de contrôle de la base qui leur répond qu'aucun vol n'est en cours[9]. D'après le rapport, les deux gardes s'approchant de la source lumineuse, aperçoivent un objet d'apparence métallique et de forme triangulaire qui illumine la forêt d'une lumière blanche[7]. Large de deux à trois mètres à la base et haut d'environ deux mètres, l'objet possède une lumière rouge pulsante sur le dessus et une rangée de lumières bleues en dessous et stationne au-dessus du sol ou repose sur des béquilles. À approche des gardes, il se dérobe et disparaît dans la forêt. C'est alors que les animaux d'une ferme voisine sont pris d'une agitation folle[7].

28 décembre 1980

Le lendemain, le colonel Halt (qui n'a pas assisté au premier incident) rassemble une équipe de militaires pour aller enquêter sur les lieux. Un soldat équipé d'un compteur Geiger relève, le lendemain, là où se trouvait l'objet, une radioactivité de 0,1 milliroentgen, notamment dans trois creux disposés en triangle et au centre. Des marques de brûlures sont repérées sur des arbres et donnent lieu à des relevés. Dans la soirée, on aperçoit à travers les arbres comme un soleil rouge qui se déplace en pulsant. Halt rapporte que l'objet donne l'impression de projeter des particules lumineuses puis se sépare en cinq objets avant de disparaître. Tout de suite après, on aperçoit comme trois étoiles dans le ciel, deux au nord et un au sud. Les objets au nord restent dans le ciel pendant un peu plus d'une heure, celui au sud reste visible deux ou trois heures durant, émettant de temps à autre un rayon lumineux vers le sol[7].

Lettre de la police du Suffolk[modifier | modifier le code]

À la suite d'une demande d'informations que lui avait envoyée Ian Ridpath le 3 novembre 1983, le chef de la police du Suffolk à Ipswich lui indiqua que ses services avaient été contactés à 4 h 11 du matin le 26 décembre 1980 par la base aérienne de Bentwaters (le lieu de l'atterrissage présumé se trouvant hors de la juridiction de la base). Leur message disait : « Nous observons des lumières insolites dans le ciel, nous avons envoyé des soldats non armés pour enquêter, nous pensons qu'il s'agit d'un ovni »[10]. Dépêchés immédiatement sur place, des agents de police déclarèrent n'avoir trouvé aucun ovni et que la seule lumière visible était celle du phare[11]. Puis, à 10 h 30 du matin, avertie par Bentwaters que le site de l'atterrisage avait été trouvé, la police y envoya un de ses agents, lequel déclara que les indentations trouvées sur place pouvaient avoir été laissées par des animaux[12].

Déclarations des gardes de Woodbridge[modifier | modifier le code]

Cinq des gardes américains concernés par les événements du 26 décembre 1980, remirent une déclaration écrite à l'issue de la première nuit. Il s'agit d'une part de John Burroughs, Jim Penniston et Edward N. Cabansag, qui s'enfoncèrent dans la forêt, et d'autre part de J. D. Chandler et Fred A. Buran, qui, depuis l'orée de la forêt, restèrent en communication avec leurs collègues partis en exploration. Selon ces documents, les gardes suivirent une lumière inconnue qui s'avéra plus lointaine qu'ils ne le pensaient et qu'ils finirent par identifier comme étant la lumière du phare d'Orfordness. Il n'est question ni de rencontre avec un engin ayant atterri, ni de coupure dans les communications avec la base, ni de plage de temps manquante (missing time), autant d'éléments qui devaient venir embellir l'affaire par la suite. Ces témoignages servirent de base au rapport remis par le lieutenant-colonel Halt à ses supérieurs le 13 janvier 1981. Plusieurs points se dégagent de ces déclarations :
- la date du premier incident est le 26 (Halt s'est trompé) ;
- le seul témoin prétendant avoir vu un engin est Penniston (les autres font état d'une lumière uniquement), lequel Penniston déclara que chaque fois qu'il cherchait à s'approcher de l'objet, celui-ci s'éloignait d'autant (il n'est pas question de rencontre, épisode qu'il rajouta plus tard à son récit)[13].

Plus récemment, Penniston montra à la télévision un petit carnet dont il se serait servi pour consigner par écrit ses observations mais la chose est démentie par Burroughs. Lors d'apparitions ultérieures à la télé, Burroughs et Penniston déclarèrent que l'engin avait décollé et s'était élevé au-dessus des arbres, alors que dans leurs déclarations de l'époque il n'est question que d'une lumière évoluant parmi les arbres puis disparaissant sans autre forme de procès[13].

Un sixième témoin des événemnts de la première nuit est Chris Arnold, l'officier américain qui alerta la police britannique. Interrogé en 1997 par James Eaton, il déclara qu'avec Burroughs il s'était avancé dans la forêt depuis la porte Est de la base de Woodbridge et qu'il n'y avait rien en dehors d'un faisceau de lumière balayant (ils ignoraient qu'ils s'agissait d'un phare) et de lumières colorées indéterminées[13].

Enregistrement de Halt[modifier | modifier le code]

En 1984, une copie de ce qu'on devait appeler par la suite l'enregistrement de Halt, fut mise à la disposition des ovnilogues par le colonel Sam Morgan, qui avait succédé à Ted Conrad, le supérieur de Halt. Sur cette bande sont enregistrées par le menu les investigations conduites par Halt dans la forêt le 28 décembre 1980, dont les relevés de radioactivité, l'observation d'une lumière intermittente entre les arbres et d'objets en forme d'étoiles qui évoluaient et scintillaient. Transcrite par le chercheur Ian Ridpath, la bande a été mise en ligne pour écoute[14], accompagnée d'une analyse méthodique de son contenu. Pour Ian Ridpath, elle ne contient rien qui ne puisse être expliqué et rien qui contredise ses déductions propres. Si certains ovnilogues, comme Georgina Bruni, ont prétendu que la bande était un faux ou qu'elle avait été trafiquée par Halt, celui-ci, pour sa part, a toujours démenti la chose. Cependant, depuis l'ébruitement de l'affaire, Halt n'a fait que l'embellir sous les encouragements de médias qui gobent tout[15].

Déclaration sous serment de Halt[modifier | modifier le code]

En juin 2010, Halt signe une déclaration sous serment (affidavit) dans laquelle il consigne ce qu'il se rappelle des événements survenus trente ans plus tôt dans la nuit du 28 décembre 1980. Cependant, ce nouveau récit diffère de ses déclaration antérieures et comporte des incohérences flagrantes.

Halt dit avoir vu trois objets dans le ciel au nord, alors que dans son rapport et son enregistrement il déclarait en avoir vu deux seulement dans cette direction. Il affirme qu'un des objets en forme d'étoile avait projeté à leurs pieds un rayon laser alors que le rapport et l'enregistrement sont muets sur ce point. L'objet au sud, se dirigeant vers Bentwaters, aurait envoyé un rayon lumineux dans l'entrepôt d'armes alors que dans le rapport et l'enregistrement l'objet n'avait pas bougé du sud. Halt omet de signaler qu'un des aviateurs présents, Tim Egervic, a démenti cette histoire de rayon lumineux éclairant l'entrepôt d'armes.

Cette déclaration décrédibilise le récit fait des événements par Halt et montre qu'on ne peut prendre ce dernier au sérieux[16].

Réactions officielles[modifier | modifier le code]

La réaction des autorités britanniques nous est connue à travers les propos du colonel Conrad (le supérieur de Halt), du commandant britannique de la base Donald Moreland, et de Simon Needem, lequel reçut le rapport au service ovni du ministère de la Défense. Le ministère n'effectua qu'une enquête de pure forme, sans interroger les témoins, manifestant par là le peu d'importance qu'il accordait à l'incident. Le rapport resta sans suite, aussi bien chez les Britanniques que chez les Américains[7].

Le ministère de la défense britannique avait dans un premier temps mis les documents concernant « Rendlesham » en ligne avant de les archiver[17].

L'armée américaine n'engagea aucune enquête sur cette affaire et répondit aux différents interlocuteurs qu'elle avait cessé d'enquêter sur le phénomène ovni depuis la clôture du projet Blue Book en 1969.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Hypothèse du phare d'Orford Ness[modifier | modifier le code]

Le phare d'Orford Ness vu depuis le sud-ouest.

En octobre 1983, Ian Ridpath, s'appuyant sur les indications du garde forestier Vince Thurkettle, avança l'hypothèse que les hommes du colonel Halt avaient vu simplement, lors des deux nuits, des jeux de lumières dus au faisceau du phare d'Orford Ness, situé à quelques kilomètres de là et dans la direction duquel ils regardaient. La lumière brillait en effet toutes les cinq secondes, selon le même intervalle que celui signalé pour l'ovni présumé[18].

Les marques d'atterrissage : des grattages de lapins[modifier | modifier le code]

Se basant sur le sentiment du garde forestier Vince Thurkettle et sur l'examen des photos prises par le sergent chef Ray Gulyas, Ian Ridpath est d'avis que les trois petites dépressions ovales (longueur maximale : de 4 à 5 pouces) trouvées sur le site de l'atterrissage supposé à la limite est de la forêt, ne forment pas un triangle symétrique et qu'elles correspondent en fait à des grattages de lapins[19].

L'ovni : une capsule spatiale d'entraînement[modifier | modifier le code]

Selon Mark Murphy, un présentateur de BBC Radio Suffolk, la base aérienne de Woodbridge hébergeait en 1980 le 67e escadron aérospatial de sauvetage et de récupération (67th Aerospace Rescue and Recovery Squadron), responsable de la récupération de satellites espions mais aussi de la station spatiale Skylab et de la capsule de la fusée lunaire Apollo si celles-ci atterrissaient ailleurs qu'aux États-Unis. Cette équipe s'entraînait à lâcher depuis un hélicoptère une capsule d'entraînement et à récupérer les mannequins à l'intérieur. Lors d'un exercice, la capsule d'entraînement aurait heurté les feux de la piste d'envol et serait devenue instable, ce qui aurait amené l'hélicoptère à s'en délester dans la forêt, où l'équipe serait revenue la récupérer le lendemain[20],[21].

Le canular de Kevin Conde[modifier | modifier le code]

La Plymouth Volare de 1977 dont une version « patrouille de police » aurait été utilisée.

Vingt ans après les événements, en 2003, la BBC se fit l'écho de la déclaration d'un ancien garde de sécurité à Woodbridge, Kevin Conde, selon laquelle il avait fait, avec un collègue, une farce aux autres membres du service de sécurité. Avec son véhicule de patrouille, une Plymouth Volare 1979, ses feux muni de lentilles de couleur et son haut-parleur branché, il avait décrit des cercles sur la piste d'envol enveloppée de brouillard, ce qui avait rendu les animaux « agités »[22],[23],[24].

Cependant, un autre témoin, le sergent John Burroughs, est convaincu qu'il a vu autre chose que les phares d'une voiture de patrouille : « les faisceaux bleus tombant du ciel... Je n'ai jamais entendu parler d'une technologie capable de faire ce que j'ai vu »[22].

À l'examen, le témoignage de Kevin Conde ne suffit pas à expliquer les événements observés deux nuits durant. L'ancien agent ne donne aucune date précise, les conditions météorologiques qu'il décrit ne correspondent pas à celles qui prévalaient pendant les événements, les lumières observées ne provenaient pas de la piste d'envol de la base[25].

Revirement de Jenny Randles[modifier | modifier le code]

Avec le temps, l'enquêtrice Jenny Randles, à l'origine du battage fait autour de l'incident[26], en est venue finalement à douter qu'il ait été lié à la présence d'extraterrestres : « S'il subsiste encore quelques incertitudes, on peut raisonnablement affirmer qu'aucun aéronef non terrestre n'a été observé dans la forêt de Rendlesham. De même, on peut soutenir, avec assurance, qu'au centre des événements se trouve une série de mauvaises interprétations de choses banales rencontrées dans des circonstances peu banales »[3],[4].

Exposition de John Burroughs à un rayonnement radioactif[modifier | modifier le code]

En mars 2015, Paris-Match [27] reprend une information du Mirror sur l'acceptation par l'Association des anciens combattants des États-Unis et le ministère américain de la Défense du remboursement des frais médicaux d'un collègue du colonel Halt, John Bourroughs, qui affirme avoir été exposé à une fort rayonnement radioactif pendant l'enquête sur l'ovni de Rendlesham et avoir besoin à la suite de cela d'une opération cardiaque. Selon l'avocat de John Burroughs, cette décision sous-entend une reconnaissance de facto du caractère radioactif de la technologie de l'ovni[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « UFO files: Rendlesham Forest incident remains Britain’s most tantalising sighting », The Telegraph,‎ (consulté le 13 juillet 2013).
  2. « Minister warned over 'UK Roswell' », BBC News,‎ (lire en ligne).
  3. a et b (en) Joe Nickell and James McGaha, The Roswellian Syndrome: How some UFO Myths Develop, in Skeptical Inquirer, vol. 36.3, May/June 2012 :« Whilst some puzzles remain, we can probably say that no unearthly craft were seen in Rendlesham Forest. We can also argue with confidence that the main focus of the events was a series of misperceptions of everyday things encountered in less than everyday circumstances ».
  4. a et b (en) Tim Printy, « The AN/PDR-27 SUNlite, vol. 2. no.6 p.10 », Tim Printy Comcast user page (consulté le 2 novembre 2010).
  5. (en) Rupert Matthews, UFOs: A History of Alien Activity from Sightings to Abductions to Global Threats, Arturus Publishing, 2009, n. p. : « two USAF airfields: Bentwaters and Woodbridge, from which flew bombers and fighters active in patrolling the North Sea to watch out for Soviet intruders during the Cold War ».
  6. (en) Joe Nickell and James McGaha, The Roswellain Syndrome: How some UFO Myths Develop, in Skeptical Inquirer, vol. 36.3, May/June 2012.
  7. a, b, c, d, e et f (en) Rapport du colonel Halt.
  8. (en) Rendlesham Forest UFO incident, sur le site crime-mystery.info.
  9. Le lieutenant colonel Halt contacta immédiatement la défense aérienne, qui confirma par deux fois n'avoir aucun écho radar dans la zone. Aucun autre témoignage visuel ou écho radar ne vint corroborer le témoignage du colonel Halt.
  10. (en) Rendlesham Forest UFO incident, sur le site crime-mystery.info : « We have a sighting of some unusual lights in the sky, we have sent some unarmed troops to investigate, we are terming it as a UFO at present ».
  11. (en) Rendlesham Forest UFO incident, sur le site crime-mystery.info : « Only lights visible this area was from Orford lighthouse. Search made of area – negative ».
  12. (en) Sighting of unusual lights in the sky at Woodbridge on 26 December 80, lettre reproduite sur le site The Rendlesham Forest UFO Case.
  13. a, b et c (en) Ian Ridpath, The Rendlesham UFO witness statements (Page 1), sur le site The Rendlesham Forest UFO Case.
  14. (en) Ian Ridpath, Transcript of Col. Halt’s tape.
  15. (en) Ian Ridpath, Analysis of Col. Halt’s tape, 1 et Analysis of Col. Halt’s tape, 2.
  16. (en) Ian Ridpath, Col Halt’s iffy affidavit. Rewriting history at Rendlesham, sur le site The Rendlesham UFO case.
  17. (en) « Unidentified Flying Objects (UFO) Rendlesham Forest Incident 1980 », MOD.uk, Ministry of Defence (consulté le 17 avril 2007).
  18. (en) Ian Ridpath, Was the flashing light really the lighthouse?, sur le site The Rendlesham UFO case.
  19. (en) Ian Ridpath, What were the landing marks?, sur le site The Rendlesham UFO case.
  20. (en) Andrew Woodger, BBC Suffolk, Rendlesham Forest UFO mystery still leaves questions, BBC Radio Suffolk, 18 décembre 2010.
  21. L'incident de Rendlesham, sur le site RR0 : « Mark Murphy's favourite theory is that a dummy Apollo capsule was being carried through the forest by a helicopter. Some claim that the 67th Aerospace Rescue and Recovery Squadron based at RAF Woodbridge had a specific job of picking up spy satellites. Graham Haynes, manager of the Bentwaters Cold War Museum (BCWM), said: "Apollo is the most plausible explanation. It's about the same size as a lot of descriptions of the UFO. "They'd usually go out into the Deben or just off the coast at Bawdsey, drop the module into the sea and practise recovering astronauts from the module." [...] Mr Haynes said: "The first row of landing lights at Woodbridge were damaged that day. "It's possible the capsule hit those lights, it started to sway under the helicopter and the pilot, thinking he was in trouble, decided to jettison the capsule." The capsule would then have been recovered from the forest a day later ».
  22. a et b (en) BBC, « UFO lights were 'a prank' », BBC News,‎ (lire en ligne)
  23. (en) « Rendlesham – UFO hoax », BBC (consulté le 17 avril 2007)
  24. (en) « UFO sighted at Rendlesham », BBC (consulté le 17 avril 2007).
  25. (en) Ian Ridpath, Was the rendlesham Forest sighting due to a prank that got out of hand?, sur le site The Rendlesham UFO case : « Firstly, although there is no reason to doubt that Conde pulled the stunt he describes, there is considerable doubt over when it occurred. Conde himself cannot remember the exact date, but from his description of the circumstances, including the weather conditions, it seems that it did not coincide with the Rendlesham UFO sighting. Neither is it established that the guard he was trying to scare was one of those on duty at the time of the UFO sighting. / Conde says that he drove along the Woodbridge runway, whereas the lights reported by the security guards were in the forest. Additionally, Conde was evidently not aware when he made his claim that the sightings stretched over two nights and involved lights that were nowhere near the air base ».
  26. Voir son livre Sky Crash: A Cosmic Conspiracy, co-écrit avec Brenda Butler et Dot Street, Neville Spearman, 1984, xii, 283 p. (ISBN 0-85435-155-8).
  27. « Victime d'un OVNI, le gouvernement paie », sur Paris-Match,‎ (consulté le 28 mars 2015)
  28. (en) « British UFO encounter "gave me heart failure", says US airman after military chiefs agree to pay his medical bills », sur Mirror,‎ (consulté le 28 mars 2015)