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Lanmodez

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Lanmodez
Lanmodez
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Lydie Domancich
2020-2026
Code postal 22610
Code commune 22111
Démographie
Gentilé Lanmodézien, Lanmodézienne
Population
municipale
394 hab. (2023 en évolution de −5,52 % par rapport à 2017)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 31″ nord, 3° 06′ 16″ ouest
Altitude 50 m
Min. 0 m
Max. 53 m
Superficie 4,15 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Paimpol
(banlieue)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tréguier
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Lanmodez
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Lanmodez
Liens
Site web lanmodez.bzh

Lanmodez [lɑ̃modɛ], Lanvaodez en langue bretonne, est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie

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Lanmodez fait partie de la "Presqu’île Sauvage", une appellation touristique regroupant 7 communes (Pleudaniel, Lanmodez, Trédarzec, Pleumeur-Gautier, Lézardrieux, Pleubian et Kerbors).

La commune est située dans le nord des Côtes-d'Armor, sur la presqu'île sauvage de Lézardrieux, entre Paimpol et Tréguier. La commune est située le long de l'estuaire du Trieux, sur la rive gauche, près de l'endroit où il se jette dans la Manche.

Les côtes développent de nombreuses îles, parmi lesquelles l'île Maudez, propriété privée, ainsi que l'île Coalen, accessible à marée basse, sur laquelle il y a une allée couverte, classée au titre des monuments historiques.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Lézardrieux, Pleubian et Pleumeur-Gautier.

Communes limitrophes de Lanmodez
Pleubian Pleubian Manche
Pleubian Lanmodez Manche
Pleumeur-Gautier Lézardrieux Lézardrieux

La partie continentale de la commune forme un plateau d'une quarantaine de mètres d'altitude dans les parties occidentale et centrale du finage communal et s'abaissant progressivement jusqu'à une vingtaine de mètres (23 mètres à Kerannio) et même moins par endroits au nord-est de la commune en s'approchant du littoral.

Une île (Île Maudez[1].) et deux îlots (Île Coalen[2] et Île de Castel Yar) appartiennent à la commune.

L'Île Coalen, de forme circulaire et d'environ 3 000 m2, a été habitée jusqu'à la fin du XIXe siècle, a possédé un moulin à vent et on y a cultivé des pommes de terre nouvelles jusqu'au début de la décennie 2000. L'Île de Castel Yar serait un ancien éperon barré[3].

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Bouillenou[4],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Lanmodez[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 715 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Île-de-Bréhat à 8 km à vol d'oiseau[11], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 760,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 34 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −9 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Paysages et habitat

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Lanmodez présente traditionnellement un paysage agraire de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées. Le bourg est d'importance modeste.

La commune a conservé son caractère rural, ne connaissant pratiquement pas de périurbanisation. Une certaine rurbanisation est toutefois perceptible dans divers hameaux proches du littoral, principalement entre Kerannio et Porz Guyon.

Située dans une presqu'île, la commune est à l'écart des grands axes routiers et n'est desservie que par des routes secondaires, la principale étant la D 20 qui vient côté sud de Lézardrieux, passe par le bourg de Lanmodez et poursuit côté nord jusqu'au hameau de Larmor (en Pleubian).

Le sentier de grande randonnée GR 34 traverse la commune, longeant principalement son littoral.

Le bourg de Lanmodez est de taille modeste et les maisons les plus anciennes encore existantes datent du début du XVIIIe siècle[15].

L'inventaire des espaces littoraux de la commune et leur description ont été effectués en 1997 par l'Institut géographique national[16].

Au , Lanmodez est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paimpol, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (59,9 %), terres arables (33 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,8 %), zones humides côtières (2,3 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Vue panoramique depuis le moulin de Keranio.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Landa Maudeti fin XIe siècle[25], Lanna Maudeti en 1237 et en 1330[26], Lanmeudez vers 1330, Lanmaude en 1585[25], Land-Modez en 1636[26].

L'hagiotoponyme caché de la commune vient du breton lan (ermitage) et de saint Maudez ou Maodez, saint breton du VIIe siècle qui s'installa sur l'île homonyme, l'Île Maudez[25].

Selon l'hagiographie bretonne, la paroisse de Pleubian (qui incluait Lanmodez) a été fondée, et son territoire évangélisé, par saint Maudez au VIe siècle[27]. Celui-ci aurait abordé dans un petit hâvre, dénommé depuis Portus Benedictus (Port-Béni), probablement avec quelques disciples dont Botmaël et Tudy (Tugdual de Tréguier), et de s'installer un temps sans doute à Ker-Venec'h (Résidence des moines) à une centaine de mètres de l'église de Lanmodez, puis près de l'actuelle chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (en Lanmodez de nos jours mais à cette époque Pleubian et Lanmodez ne formaient qu'un seul et même territoire) avant de s'installer ensuite dans l'Île Maudez[28].

Plusieurs lieux-dits sont des convenants et ont donc gardé la trace dans leur graphie des domaines congéables, ancien mode d'exploitation agricole sous l'Ancien Régime.

Préhistoire

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La commune possède des sites archéologiques datant de la Préhistoire (allée couverte de l'Île Coalen, éperon barré de Castel Yar)[29]. L'Île Coalen possède une allée couverte, submersible à marée haute[30].

La paroisse de Lanmodez, enclavée dans l'évêché de Tréguier, faisait partie du doyenné de Lannion relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Maudez. Elle est issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pleubian[31]. La première mention de la paroisse de Lanmodez date du [32].

L'Île Maudez possède de nombreux sites archéologiques, la plupart relevant de l'histoire monastique de l'île[33]. Une pêcherie, datant probablement du XVe siècle, a aussi existé à l'ouest de l'île[34].

Temps modernes

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Carte de Cassini de la paroisse de Lanmodez et de ses environs (1790).

En 1589 la ville de Tréguier est prise par des Ligueurs : « un grand nombre d'hommes que l'on disoit estre de l' Isle de Bréhat et des parouesses de Tredarzou, Ploermur, Pleudaniel, Pleubihan, Lanmodez et autres parouesses » écrit un témoin oculaire[35].

Carte du Sillon de Talbert et de ses environs (y compris Lanmodez) en 1771 (Service hydrographique de la marine).

Le le capitaine La Tremblaye (alors gouverneur de Paimpol) et ses soudards s'emparèrent à Lanmodez d'une antique forteresse dénommée Ar Hastel ("Le château") et la brûlèrent de fond en comble, puis poursuivirent en pillant les paroisses littorales. Les paysans, furieux, demandèrent l'aide des Ligueurs de Lannion (et de Tonquédec et de Coatfrec) qui attaquèrent la troupe de La Tremblaye dans un vallon dénommé depuis Kermassacre. La bataille de Kermassac'h opposa les Ligueurs et les Protestants partisans du Roi, soutenus par les Anglais ; ces derniers gagnèrent le combat et poursuivirent les Ligueurs en les massacrant sur une demi-lieue jusqu'à un endroit dénommé depuis Peur Laho ("Achever de tuer"). Le capitaine anglais Symoneau, lieutenant de La Tremblaye et les Anglais tués, furent inhumés en terre non bénite, près du bourg de Lanmodez, portant le nom de "Berret Symoneau"[36].

Parmi les victimes se trouvait un jeune homme âgé de 18 ans dénommé Derval : son cheval s'embourba dans le marais et il fut massacré sur place. Enterré sur place avec les autres victimes, sa famille (Derval de la Lanceule) fit exhumer ses restes en 1602 pour les placer dans une chapelle dénommée Kermassacre[Note 3] dédiée à la Sainte Vierge construite à partir de 1598. Une fondation obligeant les moines franciscains de l'Île Verte à y venir célébrer la messe chaque dimanche (tombant en ruines, cette chapelle fut rachetée et reconstruite en 1750 par Louis-Marie Cillart de la Villeneuve[Note 4])[28].

La seigneurie de Villeneuve-Kersalou,issue de la réunion des deux fiefs de Villeneuve et de Kersalou ; elle disposait du droit de haute justice et appartenait au XVIIe siècle à la famille Cillart[32].

Selon une ordonnance de Louis XV datant de 1759 la paroisse de Lanmodez doit fournir 5 hommes et payer 32 livres pour la défense des côtes de Bretagne[37]. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lanmodez en 1778 :

« Lanmodez ; à 22 lieues à l'Ouest-Nord-Ouest de Dol, son évêché ; à 28 lieues trois quarts de Rennes ; et à 3 lieues de Tréguier, sa subdélégation. Cette paroisse, qui est enclavée dans l'évêché de Tréguier , ressortit au Siège royal de Lannion, et compte 450 communiants[Note 5] : la cure est à l'Ordinaire. Son territoire est borné par la mer. Il est très fertile et très exactement cultivé. Ses maisons nobles font : Coetarsant, Villeneuve, Kermouster, Kermarquer, Kersaloux et le Zerec[38]. »

Le XIXe siècle

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Lanmodez ː plan cadastral datant de 1827 (tableau d'assemblage).

Le Courrier français écrit en 1832 que Pierre-Marie Le Provost de Launay, maire de Lanmodez, a établi à ses frais une école d'enseignement mutuel où 84 enfants reçoivent une instruction gratuite ; le journal soutient sa candidature à la députation[39].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lanmodez en 1843 :

« Lanmodez (sous l'invocation de saint Maudez) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Kerleau, Crec'h-for-Bihan, Kervilien, Convenant Poul-Moret, Contenant Poulven-Bras, Kerhervé, Convenant Troguarat, Convenant Kerguezenec, Talaramont, le Costy, le Creyou, le Keraslan, le Volot, Croas-Guen, Kerlucas, Traouandour, Ty-Guen, Kersalloux, le Castel-Kermeuric, Coat-er-Scoule, le Meuriot. Maisons principales : châteaux de Kermainguy, de la Villeneuve. Superficie totale 432 hectares 16 ares 50 centiares dont (..) terres labourables 302 ha, prés et pâturages 9 ha, bois 3 ha, landes et incultes 84 ha (..). Moulins : 7 (Troguarat, de Pommelin, à eau ; Keramiot, Meuriot, Mezou-Jan, à vent). Il y a, outre l'église, les chapelles Bouan, Bonne-Nouvelle et Kermassac'h. De cette commune dépend la petite île Maudez ou Modez sur laquelle sont une métairie et un corps de garde. En mer, à 80 mètres environ de la terre ferme sont aussi les petits îlots dits île Coalin [Coalen] et île de Castelgar [Roc'h Couhart]. Géologie : granite amphibolique. On parle le breton[40]. »

En 1844, lors d'une enquête commodo et incommodo tous les habitants de Lanmodez et tous ceux de Pleubian (sauf un) consultés refusent la demande de l'entrepreneur Fauvel d'installer des fours à goémon pour fabriquer de la soude sur l'île Maudez, arguant que cette fabrique serait un péril pour la navigation de la Rivière de Pontrieux, attendu que la fumée des fourneaux masquerait aux navigateurs la vue des tours construites par Vauban pour les guider[41].

Le , l'équipage de la Jeanne-Marie, composé de 8 à 10 hommes, perdu dans le gros temps au milieu des récifs, trouva refuge dans l'Île Maudez où une vieille femme leur donna l'hospitalité ; ils virent le lendemain leur bateau, qui venait de Saint-Malo et devait se rendre à Tréguier, couler[42].

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Lanmodez possède une école de garçons ayant 65 élèves et une de filles en ayant 22 ; il précise que son territoire est plat et peu boisé, que « les terres sont bonnes, bien cultivées et grandement productives », que le pardon de saint Maudez, dont la fête se célèbre le 2e dimanche de septembre, attire une grande affluence de pèlerins et que « le cimetière renferme le tombeau de M. A. Le Provost de Launay[Note 6], ancien préfet sous Louis-Philippe, mort conseiller général des Côtes-du-Nord. Les restes de son frère, M. P. Le Provost, ancien député sous la Restauration et sous le gouvernement de Juillet, reposent dans la chapelle de Kermassac'h, qui appartient à sa veuve. Il provoqua d'immenses progrès agricoles dans sa commune (Lanmodez), dont il fut maire pendant longtemps, et même dans le canton qui le considère encore comme un de ses bienfaiteurs »[43].

En 1890 Lanmodez possédait deux écoles communales : celle des filles était dans le bourg[44]. et celle des garçons au lieu-dit "Paradis" ; c'était l'une des plus anciennes du canton[45]. Une nouvelle école des filles et des garçons est construite au début du XXe siècle[46].

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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Les agriculteurs de Kerbors, Pleubian et Lanmodez, zone de la Ceinture dorée, cultivaient notamment des pommes de terre primeurs ; le journal L'Ouest-Éclair du écrit que leurs terres étant bien exposées n'ont pas senti les gelées de mai et qu'ils font de bonnes affaires cette année[47]. Le même journal indique en 1931 que les premières pommes de terre venant de Lanmodez sont arrivées sur le marché de Paimpol dès le 21 mai[48].

L'inventaire des biens d'église se déroula à Lanmodez le  : « Après la première messe, l'agent du fisc a pénétré dans l'église dimanche. Le recteur, M. Belloin, se précipita pour sonner le tocsin, mais deux gendarmes le saisirent et l'en empêchèrent »[49]. Une première tentative d'inventaire avait été tentée le 6 mars, mais n'avait pu avoir lieu, l'église étant restée fermée[50].

En 1907 Charles Le Goffic écrit à propos des goémoniers qu'à Lanmodez une vieille femme lui raconte avoir vu dans sa jeunesse jusqu'à 20 percheurs [poussant la drome avec des perches] sur une seule drome [radeau de goémon], que dans la rivière du Trieux les dromes se suivaient à la file, avec leurs torches de résine [le retour se faisait de nuit] toutes brillantes de flammèches et qu'on prit prétexte de quelques noyades pour interdire l'engagement des étrangers à la région[51]. Un article de la Revue des deux mondes précise en 1906 que les grands dromes de Lanmodez mesurent parfois jusqu'à 10 mètres de diamètre, qu'il faut 5 à 6 jours de travail pour en remplir un et plusieurs percheurs, aidés d'une forte chaloupe, pour en convoyer un depuis le Sillon de Talbert et que les désastres sont fréquents[52].

Par exemple en février 1908 deux pêcheurs de Pleumeur-Gautier partis pêcher le goémon en baie de Pommelin en Lanmodez furent surpris par la tempête et jetés à la mer[53].

Un décret du Président de la République en date du autorise la création d'un bureau de bienfaisance à Lanmodez et un autre décret en date du lui attribue une somme de 2 328 francs ayant appartenu à la fabrique de l'église et qui étaient destinée à l'entretien de ce lieu de culte[54].

La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Lanmodez.

Le monument aux morts porte les noms de 16 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux 5 sont morts en mer (Paul Kerleau, disparu en mer le sur le dundee Primerose ; Emmanuel Camus sur le quatre-mâts Jacqueline le  ; Yves Henry sur le Goéland II, un chalutier réquisitionné comme patrouilleur le  ; François Colin sur le Kerbihan, un chalutier réquisitionné comme dragueur de mines le et Auguste Paranthoën, sur l'ex-yacht Hélène réquisitionné comme aviso le , donc après l'armistice) ; 2 (Yves Le Collen et Yves Rivoallan) sont morts en Belgique dès l'année 1914 ; Jean Perrot a été tué à l'ennemi en 1916 dans l'actuelle Macédoine du Nord ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[55].

Par ailleurs 11 personnes sont mortes dans un cadre non déterminé (lacunes d'information)[55].

L'Entre-deux-guerres

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Le monument aux morts de Lanmodez a été édifié au début de la décennie 1920 par les sculpteurs Yves et Léon Hernot : situé dans le cimetière, il a la forme d'un obélisque en granite avec un soubassement de trois marches ; il est orné d'une croix latine, d'une palme de laurier, d'une ancre et d'un médaillon de bronze représentant un soldat du 48e régiment d'infanterie et surmonté d'un coq gaulois à l'allure triomphante et porte trois inscriptions : "AUX ENFANTS DE LANMODEZ MORTS POUR LA PATRIE", "PRO DEO PRO PATRIA" et "À nous le souvenir. À eux l'immortalité"[56].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Lanmodez porte les noms de 4 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : parmi elles Louis Kergall, mort lors du naufrage de l'aviso Vauquois le  ; Gustave Le Carboullec, résistant, fusillé le à Pleubian et Auguste Guyomard. Trois personnes sont des victimes civiles de la guerre : Pierre Coatanoan, mort le à Lanmodez ; Louis Serin, mort le à Lanmodez (victime d'une mine) ; Guiseppe Luchini, mort le à Lanmodez (victime d'une mine)[55].

Une stèle commémorative située à la sortie du bourg, route de Guingamp, porte les noms de trois personnes civiles (Jean Kernivinen, Yves Le Berre et Adèle Le Guével) tuées le par les Allemands[57].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Porz Guyon vers 1950.

Lors du recensement de 1946 Lanmodez comptait 41 exploitations agricoles et 52,8 % de la population totale vivait de l'agriculture[58].

François Le Quellec est mort pour la France le en Cochinchine lors de la Guerre d'Indochine[55].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Lannion du département des Côtes-d'Armor.

Elle faisait partie du canton de Lézardrieux. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Tréguier. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor.

Intercommunalité

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Lanmodez était membre de la communauté de communes de la Presqu'île de Lézardrieux, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des prescriptions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), promulguée le , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Lannion-Trégor Communauté, dont Lanmodez est désormais membre.

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Saux    
avant 1798 après 1798 Jean Le Thomas   Adjoint municipal chargé de l'état-civil.
avant 1805 1805 Joseph Le Meur[Note 7]    
1805 1812 Yves Le Thomas[Note 8]   Cultivateur.
1812 1813 Joseph Le Meur   Déjà maire avant 1805.
1813 1815 Pierre-Marie Le Provost de Launay    
1815 1825 Jean Fay[Note 9]   Cultivateur.
1825 1829 Jean-Marie Goarin[Note 10]    
1829 1830 Yves Le Borgne[Note 11]   Cultivateur.
1830 1848 Pierre-Marie Le Provost de Launay   Déjà maire entre 1813 et 1815. Député.
1848 1859 Yves Le Borgne   Déjà maire en 1829-1830.
1859 1870 François Tanguy[Note 12]   Propriétaire.
1870 1888 Étienne Le Contellec[Note 13]   Propriétaire. Cultivateur.
1888 1908 Joseph Jacob[Note 14]   Cultivateur.
1908 1919 Yves-Marie Lucas[Note 15]   Marin de l'État.
1919 après 1922 Jean-Louis Guyomard[Note 16]    
avant 1932 après 1939 Yves Guyomar    
? 1950 Albert Guillou[Note 17]   Cultivateur.
1950 mars 1959 Henri Pluën[Note 18]   Marin d'État.
mars 1959 mars 1977 Joseph Jacob[Note 19]    
mars 1977 mars 2001 Yves Capitaine SE Agriculteur retraité
mars 2001 3 juillet 2020 Alain Gouronnec[59] DVD Ingénieur retraité
3 juillet 2020 en cours Lydie Domancich[60]   Pianiste

Population et société

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Démographie

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Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
537559545582675664677700619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
622640652641586556586558549
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
530603580454461413409399423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
447418394392392431418420454
2014 2019 2023 - - - - - -
431404394------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[61] puis Insee à partir de 2006[62].)
Histogramme de l'évolution démographique

La démographie n'a guère évolué au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Depuis une vingtaine d'années, un certain nombre de résidences secondaires ont été construites sur le littoral, même si cette pression foncière est beaucoup moins forte que dans les autres communes littorales.

Enseignement

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Il existe un regroupement pédagogique entre l'école publique de Lanmodez, située au bourg, et celle de la commune voisine de Pleumeur-Gautier.

La zone ostréicole.

La commune possède une zone ostréicole ; cette activité a commencé en 1938 dans la Baie de Pommelin et à l'embouchure du Trieux[63].

Culture locale et patrimoine

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Édifices religieux

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  • L'église paroissiale Saint-Maudez (XVIIIe siècle)[64] ;
L'église paroissiale Saint-Maudez
  • La chapelle Notre-Dame-de-Kermassac'h (XVIIIe siècle) ; la chapelle initiale datait de la fin du XVe siècle, mais elle a été reconstruite en 1750 par Louis-Marie Cillart de Villeneuve [65] ; une fontaine se trouve à proximité[66] ;
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bouan (XIXe siècle, reconstruite à la fin du XXe siècle) ; une fontaine de dévotion, datant probablement de la fin du XVIIe siècle (date probable de construction de la chapelle initiale par les seigneurs de Kermarquer), se trouve à proximité[67] ;
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (Notre-Dame de Bonne Nouvelle est la patronne des marins) : datant initialement du XVe siècle, elle a été reconstruite en 1736 et rénovée en 1992 (elle était en ruines vers 1930)[68]. Un pardon en l'honneur de Saint-Maudez y était célébré, décrit en 1888[69]. La croix monumentale située à proximité daterait du Xe siècle[70].
Île Maudez ː la chapelle construite en 1884.

Sur l'île Maudez (propriété privée) :

  • L'oratoire de Saint-Maudez (VIe / XIIe siècles)[74], appelé à tort Forn Maudez ("Four de Saint-Maudez") par Dom Lobineau en 1725[75].
  • L'ancienne église prieurale Saint-Maudez (XIe – XIIe siècle) ; de style roman, elle a été& construite probablement à l'emplacement de l'oratoire de saint Maudez ; elle a été transformée au XXe siècle en maison d'habitation[76] ;
  • La chapelle moderne Saint-Maudez (XIXe siècle)[77].
  • Le prieuré de l'île Modez (XIe / XIIe siècle - XVe siècle)

Lieux et monuments civils

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  • Le manoir de Kermarquer (XVIe siècle)[80] ;
  • L'ancien manoir de Kermanguy [Kermenguy] (XVIIe siècle) et son puits[81] ;
  • L'ancien manoir de Troguerat (XVIIe ou XVIe siècle) ;
  • Le manoir de Kernevez ;
  • Le colombier de Troguerat (XVIIe siècle) ;
  • Quatre moulins ont existé à Lanmodez : deux moulins à eau sur le Bouillenou et un de ses affluents et deux moulins à vent, dont un sur l'Île Coalen [82], l'autre étant le moulin de Keranio [Keraniou] (XVIe siècle)[83].
  • Sept balises existent sur le territoire maritime de Lanmodez entre la baie de Pommelin et l'entrée du chenal de Lanneros[84], le principal étant le feu de Men Grenn[85] qui a été déclassé par les Phares et balises en 2015 ; ce n'est plus désormais qu'un amer.
  • Des corps de garde : celui de Keranio [86], celui de l'Île Maudez [87] ;
  • Le port de Beg Sable[88] ;
  • Le port de Pors Guyon : il offre 80 places en échouage et 4 places visiteurs ; une petite plage est à proximité ;
  • De nombreux sentiers piétonniers, certains anciens et bordés de murets de pierres sèches et aussi le GR 34[89] ;
  • De nombreuses maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[90] ;
  • Des fontaines, dont la fontaine Kerléo, située en bord de mer et qui servait au ravitaillement en eau douce des bateaux[91].

Personnalités liées à la commune

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  • Auguste Le Provost de Launay (1796-1851), officier de marine, avocat, préfet, homme politique.
  • Pierre-Marie Le Provost de Launay (1785-1848), maire de Lanmodez, conseiller général, député.
  • Michel Champion, artiste peintre et cofondateur de l'Association des copistes des musées français (ACMF) ;
  • Serge Le Vaillant (1958-), animateur radio, vit à Lanmodez où il poursuit ses activités de romancier[92] ;
  • Erik Orsenna (1947-), écrivain et membre de l'Académie Française, qui, après avoir vécu sur l'île de Bréhat, possède aujourd'hui une résidence à Lanmodez[93] ;
  • Gilbert Renault, alias le Colonel Rémy (1904-1984) chef d'un réseau de Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, puis auteur, historien et scénariste avait choisi de finir ses jours à Lanmodez[94]. Une plaque célèbre sa mémoire sur l'un des murs de la mairie[95] ;
  • Jean-François Revel (1924-2006), philosophe et écrivain, membre de l'Académie française, et son épouse Claude Sarraute (1927-2023), chroniqueuse TV, y ont acquis une maison avec vue sur l'île de Bréhat[96]. Au bourg, une salle consacrée à la culture porte le nom de Jean-François Revel[97].
  • Françoise Lescouarch et Luc Corlouër, Lézardrieux-Lanmodez Histoires, 2024, Éditions le Cormoran, 250 pages

Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Originaire de Haute Bretagne (Janzé), la famille des Derval de la Lanceule ignorait le breton, d'où le nom bizarre donné à cette chapelle, déformé par la suite en Kermassac'h.
  4. Louis-Marie Cillart de la Villeneuve, né le à Lanmodez, décédé le 20 germinal an III () à Ploërmel, seigneur de la Villeneuve.
  5. Personnes en âge de communier.
  6. Auguste Le Provost de Launay, né le à Lanmodez, décédé le à Pommerit-Jaudy.
  7. Joseph Le Meur, né le à Pleubian, décédé le à Lanmodez.
  8. Yves Le Thomas, né le à Lanmodez, décédé le à Lanmodez.
  9. Jean Fay, né le à Pleubian, décédé le à Lanmodez.
  10. Jean-Marie Goarin, né le à Langoat, décédé le à Pleumeur-Gautier.
  11. Yves Le Borgne, né le à Lanmodez, décédé le à Lanmodez.
  12. François Tanguy, né le à Lanmodez, 22610, décédé en 1903 à Lézardrieux.
  13. Étienne Le Contellec, né le à Lanmodez, décédé le à Lanmodez.
  14. Joseph Jacob, né le à Lézardrieux, décédé le à Lanmodez.
  15. Yves-Marie Lucas, né le à Lanmodez, décédé le à Lanmodez.
  16. Jean-Louis Guyomard, né le à Lanmodez, décédé.
  17. Albert Guillou, né le à Lanmodez, décédé le à Lanmodez.
  18. Henri Pluën, né le à Loguivy-Plougras, décédé le à Pleubian.
  19. Joseph Jacob, né le à Lanmodez, décédé le à Tréguier.
  1. « Réseau hydrographique de Lanmodez » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  2. « Île Coalen (Lanmodez) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
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  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
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  11. « Orthodromie entre Lanmodez et Île-de-Bréhat », sur fr.distance.to (consulté le ).
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Articles connexes

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Liens externes

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