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Plougrescant

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Plougrescant
Plougrescant
La chapelle Saint-Gonéry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Anne-Françoise Piédallu
2020-2026
Code postal 22820
Code commune 22218
Démographie
Gentilé Plougrescantais
Population
municipale
1 242 hab. (2023 en évolution de +4,9 % par rapport à 2017)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 27″ nord, 3° 13′ 38″ ouest
Altitude 50 m
Min. 0 m
Max. 72 m
Superficie 15,54 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tréguier
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Plougrescant
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Plougrescant
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Plougrescant
Liens
Site web plougrescant.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Plougrescant [plugʁɛskɑ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie

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Carte de Plougrescant et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Plougrescant
La Manche La Manche La Manche
Plougrescant Le Jaudy
Kerbors
Penvénan Plouguiel Le Jaudy
Trédarzec

Commune la plus septentrionale de la Bretagne (voir la liste de points extrêmes de la France). Commune côtière, elle a pour voisines Penvénan et Plouguiel au Sud. De cette commune dépend aussi l'ile d'Er. Plougrescant est une presqu'île.

Plougrescant est bordé par la Manche et, côté est, par la Rivière de Tréguier (estuaire du Jaudy). La commune est située dans le nord-ouest du département des Côtes-d'Armor.

Anatole Le Braz a décrit le littoral de Plougrescant : « C'est un des plus beaux paysages que je connaisse. De toutes parts surgissaient autour de nous de gigantesques profils de pierre, des figures énigmatiques et colossales. Le rocher du Château, avec sa toison de lichens, gardait l'entrée du port dans l'attitude d'un sphinx de bronze vert et, vis-ä-vis, l'île Saint-Gildas dormait, paresseusement étendue à l'ombre de son bois de pins (..). Plus loin, vers le septentrion, s'égrenaient, comme les têtes débandées d'un troupeau à la nage, les innombrables récifs épars le long du littoral de Plougrescant »[1].

Inclusions de dolérite (couleur vert sombre) dans le granite à la Pointe de Castel Meur.

La dolérite de la Pointe de Castel Meur est présente sous forme d'inclusions dans le granite. Cette roche dure de couleur vert sombre a été extraite dans des carrières visibles sur l'estran à marée basse, pour servir de pierres de construction[2]. Ces filons témoignent de l'ancienne activité volcanique dans la région : ce sont les restes de conduits d'alimentation du magma basaltique, refroidis en profondeur et datant de 615 millions d'années environ[3].

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée principalement par le Lizildry, qui lui sert de limite sud-est avec Plouguiel et qui se jette dans la Rivière de Tréguier (estuaire de la Baie d'Enfer)[4],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Plougrescant[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 819 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Plougrescant est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[19]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[20].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,7 %), terres arables (21,4 %), zones urbanisées (9,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,7 %), forêts (4,6 %), prairies (3,7 %), zones humides côtières (2,6 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Panneau bilingue français-breton d'entrée d'agglomération.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Crescentis aux Xe et XIe siècle, Ploegresquant en 1228, Ploegresquen et Ploegresquent en 1330, Plocresquen vers 1330, Ploecresquant à la fin du XIVe siècle, Ploegresquant en 1420, Ploegresguen en 1455, Ploegresquent en 1539, Ploegrescant en 1554, Plouegrescant en 1596, Plougrescant en 1731[22].

Plougouskan en breton moderne[23].

Plougrescant est composé de deux mots celtiques : plou et grescan ou crescan, qui signifie « paroisse qui s’agrandit, qui croit »[22].

« La configuration de cette paroisse représente une langue de terre attenant à la terre ferme par le sud et s'avançant au nord dans la Manche, qui l'enveloppe de ses eaux de trois côtés. Cette langue de terre forme donc une presqu'île, séparée par la rivière de Tréguier seulement de celle dite de Lézardrieux. Ces deux points du littoral sont les parties les plus avancées vers le nord de tout le département »[24].

Préhistoire

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Le menhir de Kergonnet et le tumulus du Castel attestent une occupation humaine du littoral dès la Préhistoire[25].

Sur le rivage entre la Pointe du Château et le Gouffre de Castel-Meur, des habitats protohistoriques et des vestiges de tailleries de silex ont été identifiés[26].

En 1845, à l'occasion des labours, un cultivateur découvre une épée constituée d'une grande lame de bronze de 66,5 cm de long, et large par endroits de plus de 17 cm, pesant 2,200 kg, caractéristique du type dit de Tréboul-Saint-Brandan, site daté de 1700 à 1550 avant notre ère[27]. Cette épée est conservée au musée d'archéologie de Saint-Germain-en-Laye.

Plougrescant est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive qui englobait Penvénan, Trévou-Tréguignec, Camlez et Coatréven[28].

Saint Gonéry, au près avoir quitté la forêt de Brenguilly (dans les environs de Vannes) vint s'installer à Plougrescant, « y passant le reste de ses jours dans le service de Dieu (..) Ses biographes placent sa mort au 18 juillet sans préciser l'année. Il est probable que fut vers la fin du VIe siècle. Après sa mort de nombreux miracles s'opérèrent sur son tombeau. Les habitants de Plougrescant, reconnaissante de tant de bienfaits, bâtirent une chapelle sur le lieu de sa sépulture. Cet édifice existe encore de nos jours. On y conservé la tête et les ossements de saint Gonéry. (..) Raoul Rolland, évêque de Tréguier, renouvela au XVe siècle le culte de ce saint et fixa sa fête au U 18 juillet »[29].

En 1233, Étienne, évêque de Tréguier, unit les dîmes de la paroisse à la mense épiscopale. Le château de Kergrescan ou Kergrefq appartenait, en 1380, à Charles du Halgouët. Keranstivel ou Keramssinel appartenait, en 1400 , à Jean Cillart, sieur de la Villeneuve : ses enfants lui succédèrent[30].

Le duc Jean V, par lettres-patentes données à Nantes le , conféra les terres qu'il possédait dans les paroisses de Plouguiel et de Plougrescant, confisquées, pour cause de félonie, sur Olivier de Blois, à son bien amé et féal chevalier Henri du Parc, seigneur de la Roche-Jagu, et à ses héritiers mâles de lui procréés[31].

Temps modernes

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Chapelle Saint-Gonéry : gisant de Guillaume du Halgouët.

« Guillaume du Halgouët fut évêque de Tréguier en 1594, et mourut dans son palais épiscopal le  ; son corps fut inhumé dans la chapelle de Saint-Gonnery, en Plougrescant, qu'il avait enrichie, et où il s'était fait préparer une sépulture de son vivant. Marguerite[Note 3] du Halgouët, sa sœur, fut abbesse de l'abbaye Saint-Georges de Rennes »[30].

Carte de Cassini de la paroisse de Plougrescant et de ses environs (1790).

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plougrescant en 1778 :

« Plougrescan ; dans une plaine ; à une lieue et demie au Nord de Tréguier, son évêché et sa sous-délégation ; à 31 lieues de Rennes. Cette paroisse ressort à Lannion, et compte 1300 communiants[Note 4] ; la cure est à l'alternative. Ce territoire forme une presqu'île environnée de la mer. Les terres sont très exactement cultivées et abondantes en grains. Saint Gonnery est reconnu patron de cette paroisse [faux, c'est la Vierge qui est la sainte patronne de la paroisse, même si saint Gonnery y est particulièrement honoré], où il mourut le 17 Juillet dans le sixième siècle. On a bâti fur sa sépulture une chapelle qui lui a été dédiée. Sa tête et quelques autres de ses ossements , enchâssés en argent, sont conservés dans l'Église Cathédrale de Tréguier. On prétend qu'il était breton et né de parents nobles[30]. »

Le XIXe siècle

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Un décret publié en 1830 indique que les pilotes chargés du service sur la rivière de Tréguier « feront leur service de l'embouchure jusqu'à La Roche-Derrien et doivent habiter du côté de Plougrescant[32].

Plan cadastral de la commune de Plougrescant (tableau d'assemblage, 1834).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plougrescant en 1853 :

« Plougrescant (sous l'invocation de la Vierge) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ;aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Pors-Bugalez, Ricun, Convenant-Kergus, Keraudren, Crec'h-an-Ridau, Kerouazec, le Tourot, Kercadiou, Kerstifel-Bras, Lanagu, le Run, Keravel-Bian, Crec'h-Melo, Prat, le Dan, Kereveur, Pen-an-Guer, Kerloquin, le Roudour, Kerriou, Crec'h-Guezennec, Kergonet, Raluzet, Ralevy, Lanlevy, Kergrist, Kergrée, Coat-an-Fau, l'Enfer, Lanouenan, Kerdavid, Lejojan, le Tyhir, Goarmel, Cozquer, le Gouret, Kermorvan, Kergos. Superficie totale 1 554 hectares 15 ares, dont (..) terres labourables 1 018 ha, prés et pâturages 141 ha, bois 23 ha, vergers et jardins 10 ha, landes et incultes 262 ha (..). Moulins : 5 (du Tourot, du Boudour, à vent ; de Prébaubé, Petit-Moulin, à eau). Ogée se trompe quand il assigne saint Gonnery pour patron à cette commune ; elle est (..) sous l'invocation de la Vierge. Ce qui a causé sans doute cette erreur, c'est la vénération que l'on a dans ce pays pour saint Gonnery, auquel est dédié une charmante chapelle située à environ 1 000 mètres du bourg. Cette chapelle est remarquable par les peintures qui ornent les boiseries dont sa nef est revêtue. (..) Un grand nombre de pèlerins affluent au pardon de saint Gonnery. Ce jour-là, un hardi gars monte, à l'aide des crampons, attacher des rubans multicolores à la queue du coq et aux applaudissements de la foule, quand il redescend, on lui sert pompeusement une tasse pleine de vin. Sur le bord de la mer, près de la pierre du Mulot, est une autre chapelle, dédiée à sainte Liboubanne (Eliboubane ou encore Eleobanne)[33], cousine de saint Gonnery, dit la tradition. Le jour du pardon de cette chapelle, on porte solennellement les reliques de saint Gonnery visiter l'ermitage où mourut sainte Liboubanne. Le peuple suit en chantant un cantique ou noël qui a rapport avec cette cérémonie (..) Le territoire de Plougrescant est généralement bien cultivé et produit de belles céréales. Plusieurs îles bordent la côte de Plougrescant : ce sont les îles Evinec et Itron-Marla à l'ouest, l'île Loaven à l'est, et l'île d'Er au nord-est. Géologie : granite amphibolique. On parle le breton[34]. »

Le pardon de sainte Eliboubane se déroulait le 25 juillet, lundi des Rogations. Il a été décrit en 1894 par Louis Tiercelin : « (..) Les jeunes filles, vêtues de blanc, avec un ruban bleu sur la poitrine, portant la grande coiffe à deux larges cornets de dentelles, forment la procession, accompagnées des petits choristes, du prêtre, des moines, du maire et de son conseil et de la foule des fidèles. Les barques des marins pêcheurs transportent les pavillons, portés par les hommes. La statue de sainte Eliboubane est portée par des femmes vêtues de noir (..)»[35].

Les naufragés étaient fréquents : par exemple dans la nuit du 17 au le naufrage lors d'une tempête du bateau de pêche Marie-Joseph près de l'île d'Er provoqua la mort de 4 des 7 hommes qui étaient à bord[36]. En novembre 1878 un grand mât et d'autres tronçons de mâts, ainsi que deux vergues de hunes avec double hunier furent trouvés sur la côte de Plougrescant ; selon les gardiens du phare des Sept-Îles, il pouvait s'agir de débris d'un bateau prussien victime de la tempête du [37]. Le le naufrage d'un bateau de pêche qui revenait de Tréguier où il était allé livrer du poisson, chavira près de la pointe du Bec du Moulin, provoquant la noyade des deux femmes qui étaient à bord malgré les tentatives de leurs maris respectifs pour les sauver[38].

Pierre Le Picard, né le à Plougrescant, fut zouave pontifical, luttant notamment contre la prise de Rome[39].

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1872 que Plougrescant a une école de garçons ayant 70 élèves, mais n'indique pas d'école de filles. Il précise que l'on trouve des sables coquilliers aux lieux-dits Marie-Charlès et Roc'h-ar-S'querch, que le territoire de la commune est « assez accidenté et peu boisé, surtout dans la partie nord, bordée par la mer. Les terres sont légères, mais rendues productives par une bonne culture et d'excellents engrais » que « l'église a pour patron saint Pierre et porte la date de 1763 » et il décrit aussi en détail la chapelle Saint-Gonéry et son pardon[40].

En 1895 la municipalité de Plougrescant décida la suppression de la tolérance dont bénéficiaient les goémoniers des communes voisines, dont notamment Plouguiel, qui se rendaient sur l'Île d'Er pour y couper du varech, arguant que les terres de Plougrescant avaient besoin de la totalité de cet engrais. Des procès-verbaux furent dressés par le garde-champêtre de Plougrescant[41].

En 1896 une salle d'asile (école maternelle), dirigée par les Sœurs de Créhen, existait à Plougrescant[42].

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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Le un bateau transportant des passagers entre Pleubian et Plougrescant chavira, entraînant la noyade de 15 personnes, dont des membres de la famille d'Anatole Le Braz[43].

Monographie de Plougrescant publiée en 1905 par le journal Les Temps nouveaux.
Monument de l'enseigne de vaisseau Paul Henry (carte postale).

Un monument à la mémoire de l'enseigne de vaisseau Paul Henry (né le à Angers, décédé le lors de la Bataille de Pékin) est inauguré le â Plougrescant où sa famille habitait le château de Kergresq (manoir de Kergrec'h). Ce monument en granite, orné sur sa face avant d'une ancre, d'une croix et d'une palme entrelacés, porte l'inscription : « À la mémoire de l'enseigne Paul Henry du D'Entrecasteaux (..) tué glorieusement à la défense de la cathédrale du Pei-Tang le  ». De nombreuses personnalités civiles et militaires assistèrent ä l'inauguration ; Théodore Botrel avait rédigé un poème intitulé "L'âme du héros"[44], dont le texte intégral peut être lu, publié dans la revue L'Éducation chrétienne[45].

L'entrée de la chapelle Saint-Gonéry au début du XXe siècle (carte postale).

En janvier 1904 le vicomte Aymar de Roquefeuil, maire de Plougrescant, déjà suspendu pour un mois par le préfet des Côtes-du-Nord pour avoir replacé les emblèmes confessionnels dans l'école des garçons de sa commune, contrairement à la loi de neutralité scolaire, fut révoqué par décret présidentiel[46].

L'hostilité à l'égard de l'école laïque de la part de certains était vive comme en témoigne le contenu ordurier d'une lettre anonyme adressée à l'institutrice en 1909[47]. La même année 1909 l'institutrice laïque exclut pendant quelques jours une élève à qui ses parents interdisent d'apprendre une leçon qui se trouve dans un livre interdit par les évêques[48]. Ceci étant, l'intolérance existait aussi dans l'autre sens :

En 1910 le vicomte Gustave de Kerguezec, maire républicain de Plougrescant, demanda au curé de modifier le catéchisme car il prétendait avoir découvert dans les commandements de Dieu « des phrases qui sont de nature à jeter le trouble dans l'esprit et le cœur d'enfants de 9 et 10 ans » (par exemple le commandement 7 : « Ne pas commettre d'adultère »)[49]. Selon la version écrite par le journal L'Abeille des Vosges, c'est en réponse aux attaques du curé contre l'institutrice que le vicomte de Kerguezec adressa au prêtre une lettre en se plaignant que les livres de piété mis aux mains des enfants contiennent certaines phrases « de nature à jeter le trouble dans leur esprit et dans leur cœur, citant par exemple "L'œuvre de chair ne désireras qu'en mariage seulement.. Luxurieux point ne seras de corps ni de consentement.." »[50]. Le même vicomte de Kerguezec, en 1913, s'opposa à l'ouverture d'une école privée catholique dans sa commune, arguant notamment qu'on enseignait dans ces écoles la « haine de la République » et « quantité de choses non scientifiquement démontrées »[51].

La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Plougrescant.

Le monument aux morts de Plougrescant porte les noms de 76 soldats et marins morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 8 au moins sont en mer, victimes d'attaques de navires allemands (Gonéry Le Muzic, mort de maladie alors qu'il était marin sur le paquebot La Gascogne le  ; Guillaume Stevennou et les deux frères Adrien et Hippolyte Urvoas lors du naufrage du paquebot reconverti en croiseur auxiliaire Provence II le  ; Gonéry Droupeet[Note 5] ; Albert Le Guillou[Note 6],[52] le  ; François Hamon[Note 7]) ; 4 au moins sont morts en Belgique ; 3 sont morts alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne (Rolland Le Bolloc'h, Gonéry Le Roux et François Pouhaër) ; Jean L'Hostis est disparu le lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr (Turquie) ; François L'Anthoën est tué à l'ennemi le en (Serbie) ; Achille Loas est mort des suites de ses blessures le en Italie ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[53].

L'Entre-deux-guerres

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La pêche des ormeaux était une activité importante et rémunératrice sur tout le littoral de part et d'autre de Tréguier. Un article daté de 1918 indique que « rien sur la côte nord-ouest de la presqu'île de Plougrescant et jusqu'à l'Île d'Er, on pêche 50 000 ormeaux de novembre à mars, soit 10 000 de plus qu'au Port-Blanc situé plus à l'ouest »[54].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Plougrescant porte les noms de 28 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes 6 sont des marins morts en mer : Désiré Ollivier, mort accidentellement le à bord de l'aviso D'Entrecasteaux ; Paul Le Muzic, mort lors du naufrage du chalutier réquisitionné Saint-Joachim le  ; Louis Maguet, mort lors du naufrage du cuirassé Bretagne le lors de l'attaque anglaise de Mers el-Kébir ; François Soyer, mort lors du naufrage du paquebot Meknès le au large de Dieppe ; Hippolyte Le Saux, marin des Forces navales françaises libres victime du naufrage du cargo PLM 22 torpillé le au large des Canaries par le sous-marin allemand U-123 ; Yves Le Bideau, marin des FNFL, mort lors du naufrage du sous-marin Surcouf le ) ; 4 sont des résistants, dont 3 fusillés le (Charles Le Boniec[Note 8],[55], Roger Le Bervet[Note 9],[56] et François Boulard[Note 10],[57] ; Louis Le Tinevez, résistant FFI, est mort accidentellement en ramassant une grenade dans un bois de Pommerit-le-Vicomte le )[53].

Au cours d'un transport d'armes, François Boulard, originaire de Plougrescant, fut arrêté en même temps que cinq autres de ses camarades le à Penvénan. Emmené à la feldgendarmerie de Plouaret où il fut atrocement torturé, François Boulard fut aperçu pour la dernière fois à Lanvollon en même temps que ses compagnons d'infortune. On ignore le lieu où il a été exécuté car le corps n'a jamais été retrouvé[58]. Il avait 41 ans.

L'après Seconde Guerre mondiale

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Lors du recensement de 1946 Plougrescant comptait 114 exploitations agricoles et 29,3 % de la population totale vivait de l'agriculture[59].

Deux soldats originaires de Plougrescant sont morts durant la Guerre d'Indochine (Jean Le Pape, mort accidentellement en 1949 au Cambodge et Marcel Guerlesquin, mort en 1950 en Cochinchine) et trois pendant la Guerre d'Algérie (J. Bervet, Jacques Guyomard et Pierre Henry)[53].

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1944 février 1968
(démission)
Jean Broudic[Note 25]   Cultivateur au Gouret, maire honoraire.
février 1968 mars 1971 Guy Aubry de Maraumont[Note 26]   Chef d'escadron retraité
mars 1971 mars 1977 Roger Feillard   Inspecteur du Trésor
mars 1977 mars 1983 Louis Le Garlantézec[63] DVG
(PCF app.)
Instituteur puis directeur d'école d'application
mars 1983 avril 2002
(décès)
Michel Le Saint PS Officier retraité de la Marine marchande
Conseiller général de Tréguier (1988 → 1994)
juin 2002 mars 2008 Yves Méheu PS Artisan boulanger, adjoint au maire (2001 → 2002)
mars 2008 mars 2014 Roger Kérambrun PS Retraité de la banque
Président de la CC des Trois Rivières (2008 → 2012)
Président de la CC du Haut-Trégor (2013 → 2014)
mars 2014 en cours Anne-Françoise Piédallu DVD Retraitée de l'action sociale
Réélu pour le mandat 2020-2026

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[65].

En 2023, la commune comptait 1 242 habitants[Note 27], en évolution de +4,9 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8151 6311 7041 8962 0202 0442 1012 3212 296
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1752 3622 3762 1532 1962 3202 1342 0122 049
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0122 0902 0581 9232 0192 0551 8781 9091 816
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 7351 6441 5571 5561 4711 4021 3591 3481 252
2018 2023 - - - - - - -
1 1661 242-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[66] puis Insee à partir de 2006[67].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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Chapelle Saint-Gonéry : vues extérieures
Chapelle Saint-Gonéry : vues intérieures
Les fresques de la chapelle Saint-Gonéry

Selon la tradition, les jeunes bretonnes allaient jeter des épingles dans cette fontaine qui, selon leur façon de s'enfoncer, présagaient bonheur ou malheur. Une strophe d'une chanson populaire dit : <poëm>

J'ai consulté, l'autre semaine,
Monsieur Saint Gonéri :
L'épingle au fond de la fontaine
M'a prédit un mari[70].
  • L'église paroissiale Saint-Pierre
L'église paroissiale Saint-Pierre
  • Le monument de l'enseigne de vaisseau Paul Henry.
  • Le site du gouffre qui contient deux points d'intérêt :d'une part la petite maison du gouffre située entre deux rochers à Castel Meur, dont la carte postale a fait le tour du monde. Construite en 1861, elle appartient de nos jours aux descendants du premier propriétaire. Toute représentation commerciale de cette maison est interdite[72] ; d'autre part de remarquables filons de dolérite (microgranodiorite de Pleubian[73]) qui viennent recouper le granite cadomien, reconnaissables à leur couleur verte et noire[74].
  • Les plages de Gouermel, Pors-Hir, Pors-Scaff, etc.
  • Vieux gréement : la Marie Georgette, bateau polyvalent construit en 1947 à Roscoff; désormais basé à Plougrescant.

Croyance traditionnelle

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Selon Paul Sébillot « Si la tempête ou quelque fête plus grande empêche la visite annuelle de saint Gonéri à sa mère dans son île de Loaven en Plougrescant, sainte Eliboubane suivant les uns, saint Gonéri suivant les autres, font seuls le voyage mais malheur aux bateaux rencontrés par la barque mystérieuse, ils sont impitoyablement chavirés »[75].

Personnalités liées à cette commune

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  • Ignace-Marie Le Ruzic (né le à Plougrescant), nommé évêque de Les Cayes (Haïti) en 1916.
  • Bertrand Motte (1914 à Annappes-1980 à Plougrescant), homme politique français.
  • Anne Français (1909-1995), artiste peintre, effectua des séjours estivaux à Plougrescant entre 1964 et 1993, y faisant du bord de mer l'un des thèmes importants de son œuvre.
  • Henri Pollès (1909 à Tréguier-1994 à Brunoy), écrivain, romancier, poète et essayiste français y séjourna tous les étés tout au long de sa vie, il y rédigea une partie de son œuvre.
  • Renan Pollès (1943 à Paris-2019 à Paris), chef opérateur, réalisateur, artiste et écrivain français, fils d’Henri Pollès y séjourna presque chaque année lors de la saison estivale.
  • Matthis Riou (2001-), footballeur professionnel français originaire de Plougrescant.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Marguerite et non Magdeleine comme l'écrit Jean-Baptiste Ogée.
  4. Personnes en âge de communier.
  5. Jean Lanthoën, mort lors du naufrage du cuirassé Danton le  ; Gonéry Droupeet lors du naufrage du cargo Amiral-Orny le .
  6. Albert Le Guillou, mort lors du naufrage du paquebot Médie II
  7. François Hamon, mort lors du naufrage du cargo Saint-Jean II le .
  8. Charles Le Boniec, résistant FTPF, fusillé par les Allemands à un endroit inconnu.
  9. Roger Le Bervet, résistant FTPF, fusillé par les Allemands à un endroit inconnu.
  10. François Boulard, résistant FTPF, fusillé par les Allemands à un endroit inconnu.
  11. François Le Quellec, né le à Plouguiel, décédé le à Plougrescant.
  12. Guillaume Trémel, né le à Pleumeur-Gautier, décédé le à Plougrescant.
  13. Jean Loas, né le à Plougrescant, décédé le à Plougrescant.
  14. Yves Scolan, né le à Ploubazlanec, décédé le à Plougrescant.
  15. Guillaume André, né le à Pleubian, décédé le à Kerbors.
  16. Aymar Louis de Roquefeuil, né le à Guingamp, décédé le ä Plougrescant.
  17. Edmond-Marie de Roquefeuil-Cahuzac,né le à Aubière (Puy-de-Dôme), décédé le au château de Coëthuan en Bréhan-Loudéac
  18. Jean-Marie Rémond, né le à Plougrescant, décédé le à Plougrescant.
  19. Paul Broudic, né le à Plougrescant, décédé le à Plougrescant.
  20. Aymar Marie Louis de Roquefeuil, né le à Bréhan-Loudéac, décédé le au château de l'Ansaudière en Saint-Martin-du-Limet (Mayenne).
  21. Yves-Marie Rémond, né le à Plougrescant, décédé le à Pen Roch en Plougrescant.
  22. Yves-Marie Rémond, né le à Plougrescant, décédé le à Plougrescant.
  23. Charles Marie Picard, né le à Plougrescant, décédé le à Plougrescant.
  24. Jean Baptiste Le Picart, né le à Plougrescant, décédé le ä Plougrescant.
  25. Jean Broudic, né le à Plougrescant, décédé le à Plougrescant.
  26. Guy Aubry de Maraumont, né le à Sathonay-Village (Rhône), décédé le à Plougrescant.
  27. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Plougrescant » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Anatole Le Braz, Pãques d'Islande, Paris, C. Lévy, (lire en ligne), p. 84.
  2. « Un voyage minéral de 600 millions d’années à Plougrescant », sur letelegramme.fr, (consulté le ).
  3. « Géologie. Plougrescant. Filon de dolérite », sur parventdebout.wordpress.com, (consulté le ).
  4. « Fiche communale de Plougrescant », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
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  13. « Station Météo-France « Pommerit-Jaudy », sur la commune de La Roche-Jaudy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  15. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  16. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
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  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  22. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plougrescant ».
  23. Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. ArMen-Chasse-Marée. 1992.
  24. Benjamin JOLLIVET : Monographies des villes et villages de France. Côtes-du-Nord. Arrondissements de Lannion et Loudéac. Volume IV. 1859. Réédition Res Universis. 1990 / Rassorts Lorisse. 2002
  25. « Présentation de la commune de Plougrescant », sur patrimoine.bzh (consulté le ).
  26. Pierre-Roland Giot, « Informations archéologiques , circonscription de Rennes », Gallia Préhistoire, CNRS, vol. 8, no 1,‎ , p. 36 (ISSN 0016-4119, lire en ligne).
  27. Son poids est important, elle est épaisse, la lame ne semble pas avoir servi et ne possède pas de poignée. Elle fut conçue pour ne pas en posséder. Rien ne permet la fixation d'une poignée, tout comme les cinq autres connues : l'épée de Beaune (British Museum), celle d'Oxborough (British Museum), celle de Rudham (Norwich Castle), ainsi que celle de Jutphaas (musée national des antiquités de Leyden) (cf. Rolande Simon-Millot, Léonard Dumont, « L'épée de Plougrescant, quand les hommes fabriquaient des épées pour ne pas s'en servir », Archéologia, no 582, décembre 2019, pp. 22-23).
  28. « Étymologie et histoire de Plougrescant », sur infobretagne.com (consulté le ).
  29. « Saint Gonéry, solitaire en Bretagne », Supplément à La Croix de l'Ariège n° 243,‎ , p. 965 à 967 (lire en ligne, consulté le ).
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  31. Nicolas Viton de Saint-Allais, : Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, t. 7, Paris, Bachelin-Deflorenne, 1872-1878 (lire en ligne), p. 278.
  32. J.-B. Duvergier, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens et avis du Conseil d'État... : de 1788 à 1830 inclusivement, par ordre chronologique, continuée depuis 1830...., t. 30, Paris, A. Guyot et Scribe, 1834-1845 (lire en ligne), p. 153.
  33. « Vie de sainte Eliboubane ou sainte Eleobanne, veuve », sur infobretagne.com (consulté le ).
  34. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 2, Rennes, Deniel, (lire en ligne), p. 331.
  35. Louis Tiercelin, La Bretagne qui croit : Le pardon de sainte Eliboubane, Paris, Alphonse Lemerle, (lire en ligne). Ce pardon a cessé dans les dernières années du XXe siècle.
  36. « Sans titre », Journal de Granville,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
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  68. Notice no PA00089481, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  71. Notice no PA00089482, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  72. Castel Meur, la petite maison entre les rochers
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  75. Paul Sébillot, Le folk-Lore de la France. La mer et les eaux douces, Paris, E. Guilmoto, 1904-1907 (lire en ligne), p. 115.