Ploubazlanec

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Ploubazlanec
Baie de Launay.
Baie de Launay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Paimpol
Intercommunalité Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Danielle Brézellec
2014-2020
Code postal 22620
Code commune 22210
Démographie
Gentilé Ploubazlanecain, Ploubazlanecaine
Population
municipale
3 029 hab. (2014)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 05″ nord, 3° 01′ 56″ ouest
Altitude 36 m (min. : 0 m) (max. : 72 m)
Superficie 15,04 km2
Localisation

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Ploubazlanec
Liens
Site web Site officiel de la commune de Ploubazlanec

Ploubazlanec [plubalanɛk] est une commune située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Les habitants de Ploubazlanec sont les Ploubazlanecains et les Ploubazlanecaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ploubazlanec est un port au nord du département des Côtes-d'Armor. La commune de Ploubazlanec est bordée par la Manche, sur environ 19 kilomètres de côtes et s'étend sur 15,04 km² soit 1 504 hectares. Elle est située sur la côte du Goëlo au Nord-Est de la baie de Saint-Brieuc[1] et de la réserve naturelle nationale de la baie de Saint-Brieuc.

Son altitude varie de 0 à 72 m et est en moyenne de 36 m.

Elle est longée par le Trieux, petit fleuve côtier dont l'embouchure est encadrée d'amont en aval par Pleudaniel puis Lézardrieux à l'ouest, et Plourivo puis Paimpol puis Ploubazlanec à l'est[2].

Communes limitrophes de Ploubazlanec
(Manche) (Manche) (Île-de-Bréhat)☀
(Lézardrieux)☀ Ploubazlanec (Manche)
Paimpol Paimpol (Manche)

La commune est bordée au nord-ouest par l'entrée de l'estuaire du Trieux, avec Lézardrieux de l'autre côté de l'estuaire. Or l'estuaire qui les sépare est considéré comme un bras de mer et donc "hors territoire" à proprement parler. Techniquement, l'estuaire du Trieux commence vers le moulin à marée près de Porz Lec'h sur Pleudaniel, avec en face Toull ar Huiled sur Plourivo[2]. Il en va de même pour la contigüité avec l'île de Bréhat, qui est une commune hors intercommunalité séparée de Ploubazlanec par une étendue de mer. La seule commune effectivement contigüe à Ploubazlanec est Paimpol au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Ploubazlanec est de type océanique. Des précipitations importantes y sont enregistrées toute l'année, y compris lors des mois les plus secs. La carte climatique de Köppen-Geiger y classe le climat comme étant de type Cfb. La température moyenne annuelle à Ploubazlanec est de 11.2 °C. Il tombe en moyenne 817 mm de pluie par an.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ploubazlanec est reliée à Paimpol, à toute la côte jusqu'à Saint-Brieuc et aux villes principales des Côtes-d'Armor grâce au réseau Ti'Bus[3].

Des vedettes sont également disponibles à la Pointe de l'Arcouest pour aller sur l'île de Bréhat.

Ploubazlanec est traversée par la route départementale 789. La petite D15 mène de Kerpalud à Loguivy.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'île Saint-Riom fait partie du territoire de Ploubazlanec - mais non l'île de Bréhat qui est une commune à part entière.
Ploubazlanec inclut de nombreux lieux-dits et écarts, dont certains remarquables[4].

Pors-Even[modifier | modifier le code]

Vue de Pors-Even depuis la « cale » de mise à l'eau de la jetée. Au premier plan, une vedette rapide de pêche.

Pors-Even ([pɔʁzevɛn]) est le second port de pêche de la commune, qui donne sur l'anse de Paimpol. Il est renommé pour ses viviers accessibles à tous. On peut y acheter des coquillages (coquilles Saint-Jacques, praires...) et des crustacés (homards, crabes...). C'est cet endroit qui, avec la ville voisine de Paimpol, a inspiré Pierre Loti pour son roman Pêcheur d'Islande.

La Croix des Veuves.

La Croix des Veuves (à la Pointe de la Trinité, début du XVIIIe siècle) et le Pilier de la Vierge sont deux endroits remarquables. Les femmes de pêcheurs se rendaient à la Croix des Veuves pour guetter le retour des navires.

Loguivy-de-la-Mer[modifier | modifier le code]

Le Sant Ivy, canot de sauvetage de la SNSM basé à Loguivy, en carénage à Paimpol

Le port de pêche de Loguivy se situe à l'entrée du Trieux. Ce port est réputé pour ses coquilles Saint-Jacques qui font l'objet d'une fête annuelle en alternance avec Saint-Quay-Portrieux et Erquy. Le port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor.

Le port de Loguivy est également réputé pour son championnat du monde de Loguivy-de-la-Mer des bateaux à moteur pop-pop dont le premier champion fut Louis Valier[5].

À noter la présence d'un poisson et non d'un coq sur le clocher de l'église. Le village est majoritairement constitué de maisons de pêcheurs transformées en coquettes résidences secondaires. Lénine séjourna à Loguivy durant l'été 1902. Tristan Bernard y établit sa maison secondaire au début du XXe siècle.

La pointe de l'Arcouest, vue depuis la pointe de Gouern. Derrière la pointe de l'Arcouest, l'île Saint-Riom dans l'anse de Paimpol.
L'anse (dite "baie") de Launay et la pointe de l'Arcouest, vues depuis la Croix des Veuves au sud.

L'Arcouest[modifier | modifier le code]

L'Arcouest (dont le nom a aussi servi à baptiser l'un des premiers et plus grands prototypes d'hydrolienne construit et testé en France par OpenHydro[6]) est à l'origine une pointe fermant au nord-ouest l'anse de Launay. Arcouest abrite le port d'embarquement pour l'île de Bréhat, desservi depuis Saint-Brieuc via Paimpol par la ligne 9 du Ti'Bus, le service des transports départementaux costarmoricains.

Sur la façade de cette pointe donnant sur l'anse, se trouvent un certain nombre de maisons appartenant (ou ayant appartenu) à des scientifiques ou intellectuels français qui s'y installèrent à partir du début du XXe siècle, tels que Charles Seignobos, Jean Perrin[7],[8], Marie Curie, Irène Joliot-Curie, Jean Zay[9], Victor Auger, Pierre Auger ou Georges Pagès[10] . Dans un reportage de Paris Match en 1939, les journalistes baptisèrent le lieu du nom ironique de « Sorbonne-Plage »[11] car plusieurs de ces personnalités étaient professeurs à la Sorbonne[12], ou encore « Fort-la-Science »[13].

Cette vague d'installations commence sur l'initiative d'Anatole Le Braz, qui souhaite quitter Port-Blanc après la disparition de plusieurs membres de sa famille noyés dans l'estuaire du Jaudy. Il présente la pointe de L'Arcouest à ses amis ; il n'y a à l'époque qu'une chaumière en ruine sur le plateau. En 1904 le physiologiste Louis Lapicque est le premier à faire bâtir sa maison, 'Roc'h Ar Had', sur un large terrain dont il revend progressivement des parcelles à ses amis. Seignobos le suit avec sa maison 'Taschen Bihan' construite en 1910[10],[14]. Finalement, une trentaine de familles de scientifiques et d'intellectuels s'installent dans le secteur ; certaines des demeures qu'ils s'y firent construire appartiennent encore aux descendants[15]. Quelques noms de rue témoignent de leur présence[16].

En 1923 une pétition de 26 marins pêcheurs de Launay amène la construction d'une cale de 50 mètres de long ; elle permet de débarquer la pêche d'une dizaine de bateaux[10].

Eugène Schueller s'installe à l'Arcouest en 1926, le premier à faire poser une clôture - qui coupe le chemin du GR36 ou chemin des douaniers, obligeant celui-ci à quitter le haut des falaises. Dans sa maison à colonnades[10] à la pointe de la baie, sa fille et son gendre Liliane et André Bettencourt reçoivent le président Georges Pompidou et son épouse lors du voyage de ces derniers en Bretagne en juillet 1969.

Launay, le village et sa plage de galets.

De nos jours les abords du port de l'Arcouest sont très urbanisés, en contraste avec le reste de la commune dont l'habitat est resté en majorité traditionnel dans son aspect ; dans les zones rurales les maisons restent plutôt discrètes[10].

En 1973, une sculpture de granite sur le thème de l'énergie nucléaire est installée à la pointe de l'Arcouest.

Launay[modifier | modifier le code]

Launay est un ancien village de pêcheurs devenu un lieu de villégiature recherché. C'est dans son anse que « Sorbonne-Plage » est née et s'est développée[10]. L'anse contient des réservoirs de pêcheries, datant d'avant que cette pratique soit interdite[17]. On y trouve une plage et un petit port de plaisance.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient de l’ancien breton ploe qui signifie paroisse et, semble-t-il, de banadl qui désigne le genêt. Le toponyme associe au breton balan (en vieux breton banadl et en moyen breton banazl) le suffixe ek. Bannalec signifie « l'endroit où pousse le genêt ». Le lieu doit probablement son nom du fait que le genêt à balais y poussait en abondance[réf. souhaitée]. Le z est muet dans le nom complet ([plubalanɛk]) mais se prononce dans le raccourci familier Ploubaz ([plubaz]).

La commune de Ploubazlanec a été nommée de différentes façons au cours du temps : Ploibanazlech (en 1224), Ploibanazlec (en 1230), Ploubanelec (en 1232), Plobanalec (en 1239, en 1250, en 1255), Plobalanech (en 1252), Ploebanalec (en 1267), Plebanalec (en 1274), Ploebalannec (en 1421), Ploubalaneuc (en 1427), Pleubalneuc (en 1428), Pleublannec ou Pleubalannec (en 1480), Ploeballanec (en 1514), Ploebazlannec (en 1543), Ploubalanec (en 1569), 'Ploubazlannec (1627) et Ploubazlanec dès 1684.

Histoire[modifier | modifier le code]

Promontoire préhistorique surplombant le Trieux. En bordure d'estran, le Roc'h ar Hon. Commune de Lézardrieux en arrière-plan.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges préhistoriques sont présents sur Ploubazlanec, notamment l'allée couverte de Mélus qui date du néolithique récent (-3000/-2500 B.C.) et le promontoire préhistorique barré de Roch'an Evned (rive droite du Trieux).

Apparition au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ploubazlanec est mentionnée pour la première fois en 1224 (Ploibanazlech) lors d'une donation faite à l'abbaye de Beauport, et est désignée comme une paroisse dès 1232. Les villages de Lannévez et de Perros-Hamon, annexés plus tard par Ploubazlanec, étaient avec Bréhat une enclave du diocèse de Dol.

Des guerres de religion à la Révolution[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de la ligue, la commune de Ploubazlanec est occupée par un corps d'armée anglais envoyé par Élisabeth Ire d'Angleterre en 1591 et débarqué à Paimpol pour soutenir Henri IV contre la menace espagnole en Bretagne et la Ligue.

L'ancienne paroisse de Ploubazlanec ressortissait avant la Révolution à Saint-Brieuc, son évêché, et avait pour subdélégation et pour siège de sa haute justice, Paimpol. Elle faisait partie de l'ancien comté de Goëlo.

De la Révolution à la Restauration[modifier | modifier le code]

Ploubazanec élit sa première municipalité au début de 1790. Le 15 avril 1824, Ploubazlanec annexe les communes de Lannévez et Perros-Hamon par décret royal. Cette annexion a pour effet de réunir à Ploubazlanec deux enclaves, dont l'une comprend notamment l'Arcouest.

Du milieu du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'activité économique est centrée sur la pêche, notamment en Islande à partir du Second Empire. Au cours de la première moitié du XXe siècle, amenés par le biologiste Louis Lapicque et l'historien Charles Seignobos, la commune devient le lieu de villégiature de nombreux scientifiques : Les Curie (Pierre et Marie Curie, puis Frédéric et Irène Joliot-Curie), les Perrin, les Langevin, l'historien Georges Pagès, Marcel Cachin, ou le fondateur de L'Oréal, Eugène Schueller.

L'actuel territoire de la commune de Loguivy-de-la-Mer est créé en 1945 au détriment de celui de la commune de Ploubazlanec. Par une ordonnance épiscopale du 16 octobre 1945 est fondée la paroisse de Loguivy, devenue d'abord Loguivy-Ploubazlanec puis Loguivy-de-la-Mer en 1949.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ploubazlanec fait partie de Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération, du canton de Paimpol, de la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor et de l'arrondissement de Saint-Brieuc.

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Le maire actuel est Danielle Brézellec (DVG) et en est actuellement à son deuxième mandat.

Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 à Ploubazlanec[18]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Danielle Brezellec DVG 1 023 50,79 18 4
Patricia Le Breton MoDem 636 31,57 3 1
Richard Vibert DVG 355 17,62 2
Inscrits 2 830 100,00
Abstentions 747 26,40
Votants 2 083 73,60
Blancs et nuls 69 3,31
Exprimés 2 014 96,69


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Administration municipale et politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ploubazlanec est dotée d'un Plan d'Occupation des Sols (POS) approuvé en 1994. La commune a prescrit la révision de son document d'urbanisme en 2008 afin d'en adapter le contenu aux objectifs de développement qu'elle se fixe, notamment en faveur de l'accueil d'une population nouvelle, mais également afin d'en assurer une protection plus efficace de son patrimoine naturel.

L'urbanisation de la commune était autrefois liée à l'agriculture et à la pêche mais est actuellement due à la pression touristique.

Certains sites de la commune présentent un intérêt écologique et paysager si bien que des sites ont été classés et inscrits et il y a une délimitation d'Espaces Naturels Sensibles (ENS). Le littoral de la commune intercepte les périmètres de protection de deux sites d'intérêt communautaire (réseau Natura 2000) :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 029 habitants, en diminution de -6,86 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 903 2 007 2 171 2 284 3 074 3 274 3 306 3 357 3 367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 412 3 402 3 480 3 150 3 185 3 412 3 383 3 451 3 574
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 522 3 720 3 983 3 846 3 865 3 578 3 312 3 618 3 754
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 724 3 500 3 358 3 653 3 725 3 321 3 238 3 057 3 029
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006 [22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ploubazlanec en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
16,2 
0 à 14 ans
11,9 
14,2 
15 à 29 ans
10,9 
14,5 
30 à 44 ans
13,5 
23,6 
45 à 59 ans
25,4 
22,4 
60 à 74 ans
24,1 
8,8 
75 à 89 ans
13,7 
0,3 
90  ans ou +
0,5 
Pyramide des âges du département des Côtes-d'Armor en 2007 en pourcentage[24].
Hommes Classe d’âge Femmes
18,6 
0 à 14 ans
16,5 
15,7 
60 à 74 ans
17,0 
16,2 
15 à 29 ans
14,1 
19,7 
30 à 44 ans
18,1 
21,6 
45 à 59 ans
20,5 
7,9 
75 à 89 ans
12,6 
0,4 
90  ans ou +
1,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Chiffres clés[modifier | modifier le code]

Endettement[modifier | modifier le code]

Le bilan 2014 de la commune montre une dette de 1,566 millions d'euros, soit 469 €/habitant - nettement en-dessous des 710 €/an de moyenne pour les communes de la même strate[25].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2014 la moyenne de la taxe d'habitation est de 1 431 euros, soit une augmentation de euros sur la moyenne pour les communes de la même strate (1 183 euros).

La même année, la commune collecte 750 000 euros en taxe d'habitation (soit 225 €/habitant ; la taxe d'habitation moyenne pour cette strate en 2014 est 152 €), 585 000 euros en impôt sur le foncier bâti (taux voté à 18,14% ; le taux moyen pour cette strate est 17,64%) et 67 000 euros en impôt sur le foncier non bâti (taux voté à 70,41% ; le taux moyen pour cette strate est 50,92%)[26].

Logement[27][modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements à Ploubazlanec augmente de façon régulière depuis 1975.

Moins des deux tiers des maisons sont des résidences principales alors que le tiers est composé de résidences secondaires en 2011.

Près de 80 % des ménages étaient propriétaires de leur résidence principale en 2011.

Emploi - Chômage[28][modifier | modifier le code]

En 2011 le taux de chômage était de 7,8 % à Ploubazlanec contre 7,6 % en Cotes-d'Armor et le taux d'activité était de 66,4 %.

Le taux de chômage est actuellement de 9,6 % à Ploubazlanec.

Établissements[29][modifier | modifier le code]

Part des établissements par secteur à Ploubazlanec :

  • Agriculture : 29,3 %
  • Industrie : 4,7 %
  • Construction : 6,3 %
  • Commerce, transports et services divers : 51,1 %
  • Administration publique, enseignement, santé et action sociale : 8,5 %.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve à Ploubazlanec un médecin généraliste et plusieurs spécialistes à savoir : ( la commune recherche, actuellement un médecin )

  • une pharmacie
  • des infirmiers
  • des kinésithérapeutes
  • des dentistes.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Plubazlanec est située dans l'académie de Rennes. Elle compte deux écoles primaires : l'école du Bourg (public) et l'école Sainte-Anne / Saint-Denis (privé), et le lycée Sainte Élisabeth – KERSA (privé)[30].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[31][modifier | modifier le code]

La tour de Kerroc'h et Ploubazlanec vus du port de Paimpol
  • Stade Marcel Le guyader (deux terrains)
  • Le terrain de handball de l'école de Loguivy-de-la-Mer
  • Terrain multisports[32]
  • Le plateau sportif de l'école du bourg
  • Le gymnase du lycée Sainte-Élisabeth – KERSA
  • Le terrain de football du lycée Sainte-Élisabeth – KERSA
  • Salle de danse
  • Le terrain de basket-ball de l'école de Loguivy-de-la-Mer
  • Le centre nautique de Loguivy-de-la-Mer
  • Terrains de tennis

Les clubs[modifier | modifier le code]

  • Club Pêche sportive
  • Étoile Sportive de Ploubazlanec
  • Pôle nautique Paimpol-Goëlo
  • Club de badminton « Sports Loisirs Ploubazlanec ».

Tourisme[modifier | modifier le code]

Capacité d'hébergement touristique[modifier | modifier le code]

La commune comprend 6 hôtels (611 chambres au total) dont 1 à trois étoiles (21 chambres) et 5 à deux étoiles; ainsi que deux campings, dont 1 à deux étoiles (65 emplacements) et 1 à une étoile (35 emplacements)[33].

Calvaire Cornic près de Kerroc'h

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Croix des veuves[modifier | modifier le code]

Croix catholique de granite édifiée en 1714 d'où les femmes de pêcheurs d'Islande attendaient le retour des marins. Les goélettes étaient visibles à plus de dix milles par temps clair, depuis cet observatoire situé à 60 mètres au-dessus de la mer. Ce calvaire est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 22 mars 1930[34].

La tour de Kerroc'h[modifier | modifier le code]

([kɛʁɔx] ou [kɛʁɔʁ]) Cette tour de granite est érigée en 1873. Elle est surmontée de la statue de la Vierge et de saint Joseph avec l'Enfant Jésus. On peut admirer dans ce quartier un calvaire construit par Yves Cornic. Il est remarquable pour sa forme triangulaire (symbole de la Trinité). Beau panorama sur la baie de Paimpol.

La chapelle de Perros Hamon[modifier | modifier le code]

La chapelle de Perros-Hamon.

Cette chapelle a été construite en 1683, dédiée à Notre-Dame de Perros et remaniée en 1728 et en 1770. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 6 mars 1925[35]. Elle était une enclave de l'ancien diocèse de Dol en l'évêché de Saint-Brieuc.

L'église du bourg de Ploubazlanec.

L'église Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Anne est construite de 1906 à 1908, en remplacement de l'ancienne église et était dédiée autrefois à Saint-Pierre. De style roman, avec alternance des piles, elle est due aux plans de M. Le Guerrannic et fut exécutée par M. Canivet, de Coray. La première pierre fut bénite le 24 mai 1906 et la bénédiction de l’église eut lieu le 20 décembre 1908.

Le mur Ouest du cimetière, qui jouxte l'ancien presbytère, est surnommé « Mur des disparus » : des plaques commémoratrices en bois et en marbre y sont fixées qui rappellent la mémoire des disparus en mer (notamment depuis le début de la pêche "à Islande")[36].

Allée couverte de Mélus[modifier | modifier le code]

Allée couverte de Mélus.

L'Allée couverte de Mélus est située au lieu-dit Parc-ar-Rhamb et date du néolithique récent (-3000/-2500 av J.C.).

Des fouilles sont opérées en 1933 par un certain Fournier. Il y découvre de grandes lames de silex, dont deux sont attestées comme provenant du Grand-Pressigny. Il a également découvert des haches de pierres et des poteries, parfois en excellent état, qui démontrent les échanges européens de marchandises de cette époque.

Elle est classée aux monuments historiques depuis le 6 juin 1951[37].

Promontoire préhistorique[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Roc'h an Evned se trouve un promontoire préhistorique barré, inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 7 janvier 1959[38]. C'est la « Roche aux Oiseaux » près de l'impasse de la Moisie, à environ 500 m au nord de l'allée couverte de Mélus[39].

Chapelle et calvaire de Lancerf[modifier | modifier le code]

La chapelle date du XVIe siècle.

Le calvaire placé au sommet de l’arche de la chapelle de Lancerf est inscrit au titre des monuments historiques[40] par arrêté du 6 mai 1927.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune comprend un nombre assez important de zones protégées ou remarquables[41].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)

La commune est concernée par une seule zone de ce type : la ZNIEFF continentale de type 2 des « Estuaires du Trieux et du Jaudy »[42], soit 12 387,76 hectares sur huit communes : Kerbors, Lanmodez, Lézardrieux, Paimpol, Ploubazlanec, Plougrescant, Plouguiel et Trédarzec. Le Jaudy est lui aussi un petit fleuve côtier à environ 8 km à l'ouest du Trieux. Les terrains visés sur l'ensemble de la zone sont avant tout les salines ; une surface importante de vasières côtières et bancs de sable dépourvus de végétation est également incluse, ainsi que des prés salés, quelques points d'eau douce stagnantes et des eaux courantes, et des prairies humides. Le tout est une réserve de chasse et de faune sauvage du domaine public maritime. Sur Ploubazlanec cette ZNIEFF inclut tout le littoral depuis le Trieux jusqu'à la pointe de l'Arcouest (elle s'arrête environ 180 m à l'Est du débarcadère du port de l'Arcouest), avec des incursions sur la terre comme la pointe de Gouern qui est entièrement incluse dans la zone, et une partie des falaises ouvrant sur le Trieux et sur le nord.

Zone de protection spéciale (ZPS, directive Oiseaux)

Toutes les côtes de la commune sont incluses dans la grande zone de protection spéciale (ZPS) de « Tregor Goëlo »[43], un site Natura 2000 selon la directive Oiseaux qui couvre 91 228 hectares répartis sur 27 communes des Côtes-d'Armor[note 1].

Zone spéciale de conservation (ZSC, directive Habitat)

Les mêmes zones de la commune sont également incluses dans la Zone spéciale de conservation (ZSC) de « Tregor Goëlo »[44], un site d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Habitat qui couvre 91 438 hectares au total.

Espaces protégés et gérés

L'espace protégé et géré de l'« Anse de Gouern »[45] est fait de deux petits terrains totalisant 0,211 hectare, acquis par le Conservatoire du Littoral et soumis à un arrêté de protection de biotope passé le 10 octobre 2014. Ils sont situés en bordure sud-ouest du parking ouest (entrée par l'impasse Gardenn an Inizi).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Ploubazlanec est jumelée avec la commune de Bischoffsheim (Bas-Rhin) depuis le 5 septembre 1992. Le choix d'un jumelage avec une autre commune a été fait en 1990 car à cette époque, l'Europe était au centre des intérêts. Le fait que ce soit une commune alsacienne qui ait été choisie vient de ce que certaines villes alsaciennes souhaitaient un jumelage avec une commune bretonne[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Mémorial en granite rose, hommage à Irène et Frédéric Joliot-Curie.

Ploubazlanec dans la littérature et la fiction[modifier | modifier le code]

Le port de Loguivy est le sujet de la chanson de François Budet nommée Loguivy-de-la-Mer. Celle-ci a rendu son auteur et ce lieu populaires. Loguivy-de-la-Mer est considéré comme l'un des grands chants de marins contemporains.

Pierre Loti parle de Ploubazlanec dans son roman Pêcheur d'Islande.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Notes sur la démographie
  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ploubazlanec et les communes voisines, carte IGN. Couches « Cartes IGN » et « Limites administratives » activées. Sur geoportail.gouv.fr.
  2. a et b Le Trieux et les communes voisines, carte IGN. Couches « Cartes IGN » et « Limites administratives » activées. Sur geoportail.gouv.fr.
  3. Fiches horaires des lignes Tibus, sur tibus.fr.
  4. Les écarts sur la commune dePloubazlanec, sur patrimoine.region-bretagne.fr.
  5. Bateaux pop-pop : Louis Valier champion du monde. Sur letelegramme.fr, 6 avril 1999.
  6. OpenHydro a été racheté par DCNS en mars 2014.
  7. Jean Perrin fait construire sa maison Ty Yann avec l'argent du Prix Nobel. Voir Michel Pinault, Portrait de groupe d’universitaires parisiens en leur villégiature bretonne : L’Arcouest dans la première moitié du XXe siècle, p. 8, L’Arcouest, H&S, 2013.
  8. « Sur la plage bretonne, c'était la Sorbonne…», Ouest-France.
  9. Perrono, Thomas, « Jean Zay : de l’Arcouest au Panthéon », En Envor (consulté le 23 février 2014).
  10. a, b, c, d, e et f Front de mer de la baie de Launay et de l'Arcouëst, sur patrimoine.region-bretagne.fr.
  11. Exposition Sorbonne-Plage, Bibliothèque nationale, 2008.
  12. Hélène Langevin-Joliot, « L'Arcouëst ou « Sorbonne-plage », conférence du 13 janvier 2009 à l'Espace des sciences.
  13. Paul-Éric Langevin, « Sorbonne Plage », 2012.
  14. Paul-Éric Langevin, "Chroniques de l'Arcouest", 2014.
  15. Hervé Queillé, L'Arcouest. Les héritiers de Sorbonne-Plage, 16 août 2013, sur Le Télégramme (consulté le 9 février 2015).
  16. Ouest-France du mercredi 19 mars 2008, dernière page, avec une photo prise en été 1930 chez Jean Perrin (maison « haut perchée au-dessus de la grève »), et qui montre également Nine Choucroun, Georges Gricouroff, Eve Curie, Irène et Frédéric Joliot-Curie, Charles Seignobos.
  17. Réservoirs : pêcheries de la baie de Launay, sur patrimoine.region-bretagne.fr.
  18. Résultats officiels pour la commune Ploubazlanec
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. « Evolution et structure de la population à Ploubazlanec en 2014 », sur cartesfrance.fr (consulté le 6 décembre 2014).
  24. « Résultats du recensement de la population des Côtes-d'Armor en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010).
  25. Les comptes des communes - Ploubazlanec - Endettement sur alize2.finances.gouv.fr.
  26. Les comptes des communes - Ploubazlanec - Fiscalité sur alize2.finances.gouv.fr.
  27. RP2011 exploitation principale, Insee.
  28. RP2006 et RP2011 exploitations principales, Insee.
  29. Connaissance locale de l'appareil productif (CLAP), Insee.
  30. Écoles à Ploubazlanec sur ploubazlanec.fr.
  31. Équipements sportifs à Ploubazlanec sur commune-mairie.fr.
  32. Mairie. Le terrain multisports inauguré. 27 novembre 2015, sur letelegramme.fr.
  33. Ploubazlanec sur commune-mairie.fr.
  34. « Croix des veuves », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Chapelle de Perros-Hamon », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. Ensemble cultuel dit le « Mur des Disparus ».
  37. « Allée couverte de Mélus », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Promontoire préhistorique barré de Roch'an Evned », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. Promontoire préhistorique barré de Roch'an Evned à Ploubazlanec sur monumentum.fr.
  40. « Calvaire de la chapelle de Lancerf », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. Ploubazlanec, fiche sur inpn.mnhn.fr.
  42. « Estuaires du Trieux et du Jaudy » - 530014726. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  43. « Tregor Goëlo » - FR5310070. Fiche et cartographie Zone de protection spéciale (ZPS) Natura 2000.
  44. « Tregor Goëlo » - FR5300010, Fiche et cartographie Zone spéciale de conservation (ZSC) Natura 2000.
  45. « Anse de Gouern » - FR1100951. Fiche et cartographie espace protégé et géré Natura 2000. 48° 49′ 12″ N, 3° 01′ 16″ O.
  46. Jumelage entre Ploubazlanec et Bischoffsheim, Monique Philippe raconte l’histoire, dans Ouest-France, 8 février 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]