Loguivy-Plougras

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Loguivy-Plougras
Loguivy-Plougras
L'église Saint-Émilion.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Plestin-les-Grèves
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Jean-François Le Gall
2014-2020
Code postal 22780
Code commune 22131
Démographie
Gentilé Loguivien, Loguivienne
Population
municipale
919 hab. (2015 en diminution de 3,26 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 22″ nord, 3° 29′ 12″ ouest
Altitude 205 m
Min. 102 m
Max. 321 m
Superficie 47,68 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.loguivy-plougras.fr

Loguivy-Plougras [lɔgivi plugʁas] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Loguivy-Plougras est une commune du Trégor située aux confins des Côtes-d'Armor et du Finistère, en Argoat.

La forêt de Beffou couvre une colline de 326 m de haut, cette forêt de plus de 600 ha est la plus élevée de Bretagne. Le point culminant de la commune qui se situe donc en haut du « Pavé », nom donné à la voie romaine qui traverse la forêt, est plus élevé que le Menez Bré. Il est à noter que l'Aulne prend sa source en Beffou.

Le bourg est situé dans la vallée verdoyante du Saint-Émilion, rivière qui le traverse. Il est entouré de sept collines. C'est une autre rivière, le Guic, qui sépare le territoire communal de celui de Plounérin et Plounévez-Moëdec en contournant Loguiviy-Plougras par le Nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Locquyvi en 1426, treff de Locyvy en 1455, Locivy Ploegroes en 1477, Locquivy en 1481, Locyvy Ploecroas en 1557[1].

Le nom Loguivy est composé de lok (ermitage) et de Ivy et signifie « Ermitage de saint Ivy », né au nord du pays de Galles[1].

Plougras tire son nom de Ploe (paroisse) et du vieux breton croes ou Kroaz (croix)[1].

Le nom du hameau de Trégonven est composé de Trè- (trève) et de Gonven et signifie donc « trève de saint Gonven ». Ce saint breton y aurait vécu ses derniers jours[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La forêt de Beffou située sur la commune est traversée par une voie romaine, construite en l'an 50 avant Jésus-Christ par les soldats de Jules César, voie romaine qui traversait la Bretagne du Yaudet à Vannes en passant par Carhaix. On dit que Yvi de Bretagne serait passé par cette voie romaine et aurait donné son nom à Loguivy, du Breton lok qui signifie ermitage et de Ivy. Ce saint aurait ensuite séjourné à Pontivy.

Charbonniers et sabotiers étaient nombreux les siècles passés (jusque dans les premières décennies du XXe siècle) en forêt de Beffou[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1971 Joseph Le Guyader    
1971 1983 Guillaume Henry    
1989 2001 Emile Le Gall DVD Agriculteur
mars 2001 2008 Thérèse Perron DVG  
mars 2008 en cours Jean-François Le Gall DVD Transporteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8801 8752 1232 0742 5412 9893 0843 3033 315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2783 1983 0673 4253 5833 2123 1772 9692 957
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9673 0202 9532 8152 6512 5972 5442 2701 987
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 8331 6041 3671 1901 0211 002986959903
2015 - - - - - - - -
919--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Émilion est patron de la paroisse. Son culte remonte au XVe siècle. À cette époque, Alain de Plougras, seigneur de Trogorre, en Loguivy, s'en alla combattre les Anglais en Guyenne avec l'armée du comte de Penthièvre dont il était le vassal, et avec les troupes des comtes de Dunois, de Foix et d'Armagnac, envoyés par Charles VII. Il livra bataille sous les murs de Saint-Émilion près de Bordeaux. Il séjourna ensuite dans cette ville avec le comte de Penthièvre.

Heureux de trouver si loin une ville qui portait le nom d'un saint breton, Alain de Plougras aurait décidé de lui édifier à son retour, un sanctuaire. En effet saint Émilion est né à Vannes, il fut intendant général du duc de Vannes. L'histoire raconte qu'il dérobait les biens de son maître pour les donner aux pauvres. Il partit dans le bordelais et se fit ermite. Il mourut en 787.

Saint Émilion est prié pour obtenir de belles moissons. La statue est encadrée d'une gerbe de froment. Le pardon a lieu le dernier dimanche du mois d'août.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune abrite trois monuments historiques :

  • L'église Saint-Émilion, chapelle édifiée au XVIe siècle, devenue église paroissiale en 1898. Son clocher a été classé par arrêté du 2 mars 1912[6].
  • La chapelle Notre-Dame du Dresnay, édifiée à la fin du XVIe siècle. Sa façade occidentale a été inscrite par arrêté du 19 janvier 1955[7].
  • Le manoir de Keroué, construit au XVIe siècle à l'époque des Guerres de religion. Il a été inscrit par arrêté du 3 juin 1927 puis classé par arrêté du 27 septembre 1993[8].


Autres sites et monuments[modifier | modifier le code]

  • La motte féodale du Beffou.
  • La motte féodale de Trogorre, dont le château aurait été détruit, selon la tradition, pendant la guerre de succession de Bretagne entre 1341 et 1364. Le site conserve les traces d'une basse-cour[9].
  • La chapelle Saint-Ivy, dédiée à saint Ivy, est l'ancienne église paroissiale et présente une architecture très ouvragée. Reconstruite en 1860-1864 à la place d'une ancienne église de style Beaumanoir, restaurée en 1935, elle comprend un fenestrage du XVIe siècle. La balustrade formant l'entrée de l'ancien cimetière qui l'entoure est constituée par les pierres de l'ancien ossuaire datant du XVIIe siècle[10].
  • Chapelle Sainte-Catherine de Kerroué.
  • La maison du Dresnay, ancien manoir qui a lui-même succédé au château éponyme, détruit lors de la guerre de Succession de Bretagne, berceau de la famille du Dresnay, puis passé aux mains de la famille de Quelen à la fin du XIVe siècle à la suite du mariage de Marie du Dresnay avec un seigneur de Quelen[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]