Caouënnec-Lanvézéac

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Caouënnec-Lanvézéac
Caouënnec-Lanvézéac
L'église Saint-Ézéchiel de Lanvézéac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Bégard
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Jean-François Le Guével
2014-2020
Code postal 22300
Code commune 22030
Démographie
Population
municipale
868 hab. (2016 en augmentation de 0,58 % par rapport à 2011)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 16″ nord, 3° 22′ 28″ ouest
Altitude Min. 34 m
Max. 105 m
Superficie 7,07 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune de Caouënnec-Lanvézéac

Caouënnec-Lanvézéac [kawenɛk lɑ̃vezeak] (Kaouenneg-Lanvezeeg en breton) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

L'actuelle commune résulte de la fusion des communes de Caouënnec et de Lanvézéac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Caouënnec se situe dans le pays historique du Trégor dans le département des Côte d'armor, dans la région Bretagne, en France

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Caouennec-Lanvézeac
Lannion Rospez Rospez
Tonquédec Caouennec-Lanvézeac Quemperven
Tonquédec Cavan Cavan

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[1].

Caouënnec est localisée à l'extrémité occidentale du domaine nord armoricain, dans le Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Caouënnec se situe plus précisément au sud d'un bassin sédimentaire essentiellement briovérien et d'un important massif granitique cadomien, le batholite nord-trégorrois. Ce pluton fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[2],[3].

L'histoire géologique de la région est marquée par la chaîne cadomienne. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par le cycle cadomien, formant essentiellement des schistes[4]. Cette chaîne montagneuse, qui devait culminer à environ 4 000 m, donne naissance à des massifs granitiques (dont le batholite côtier nord-trégorrois associé à un volcanisme d'arc insulaire et daté à 615 Ma)[5],[6].
Dans le domaine continental, l'épaississement consécutif à l'orogenèse cadomienne, provoque la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo à l'est de Plouaret) qui est datée entre 560 et 540 Ma[7].

L'orogenèse hercynienne s'accompagne d'un métamorphisme et d'un magmatisme qui se manifeste par un important plutonisme : le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909[8], formant de Flamanville à Ouessant un alignement de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE, datés de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien[9]. Caouënnec est située bordure septentrionale du massif granitique de Plouaret qui est lié au fonctionnement du cisaillement nord-armoricain, fait partie de ce chapelet[10].

Le relief de la commune est ainsi caractérisé par des plateaux accidentés de cuvettes humides qui dérivent de la surface d'érosion éocène qui se retrouve sur ce massif granitique et tout le long de la côte bretonne[11]. De ces plateaux se détachent une série de crêtes et de buttes alignées sur 9 km d'Ouest en Est, entre Ploubezre et Caouënnec-Lanvézéac. Il s'agit de bancs de quartzite paléozoïques très résistants. La majorité de ces crêtes culminant entre 100 et 110 m, sont des butte-témoins de la surface éocène[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Caouënnec est attesté sous les formes de Cavoennec en 1330, de Cauhannec en 1464, du treff de Couhannec en 1476, de Couanec en 1477, Couhaunec en 1478, de Couhennec en 1515, de Cauhanec en 1543, de Cauhennec en 1614 et 1682.

Le nom de Caouënnec est dérivé de celui de sa paroisse mère Cavan. En breton, son toponyme peut-être compris comme « plein de chouettes » mais est plus probablement dérivé d'un anthroponyme (Garan / Saint-Haran).

Lanvézéac tire son origine de la paroisse du même nom dans le diocèse de Tréguier. Lanvézéac était une paroisse dès 1554[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Caouënnec-Lanvézéac est née de la fusion des communes de Caouënnec et Lanvézéac le 1er janvier 1975.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2014 Alain Touminet   Retraité
mars 2014 En cours Jean-François Le Guével DVG Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 7 juillet 2006.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533395520525583618673679710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
648622630542595548556534532
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505516496471440409384379382
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
344327472614582628790813836
2013 2016 - - - - - - -
853868-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Caouënnec (1865).
  • Église Saint-Ézéchiel de Lanvézéac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  2. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  3. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  4. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  5. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  6. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  7. [PDF] J. Chantraine (coordinateur) et al., Carte géologique France (1/50 000), feuille Lannion (203), éditions du BRGM, 1999, p. 89
  8. C. Barrois, Carte géologique à 1/80000, feuille Lannion (1re édit.), 1909.
  9. Louis Chauris, « Le granite porphyroïde de Porzpaul dans l'île d'Ouessant: un nouvel élément dans la ceinture des « granites rouges » du Massif armoricain (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, Paris, série II, t. 313,‎ , p. 245-250.
  10. CHAURIS L., GARREAU J. (1983a) - Un pluton polyphasé dans la ceinture batholitique hercynienne médio-armoricaine : le massif de Plouaret (Côtes-du-Nord, France). C.R. Acad. Sci. Paris, 296, p. 1591-1594
  11. Chantraine, op. cit., p. 91
  12. Chantraine, op. cit., p. 93
  13. Archives des Côtes du Nord, Grand évêché de Tréguier : rôle des décimes
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]