Penvénan

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Penvénan
Penwenan
Penvénan
Le rocher de la Sentinelle.
Blason de Penvénan Penwenan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Tréguier
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Michel Deniau
2014-2020
Code postal 22710
Code commune 22166
Démographie
Gentilé Penvénanais
Population
municipale
2 571 hab. (2016 en diminution de 1,27 % par rapport à 2011)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 44″ nord, 3° 17′ 37″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 92 m
Superficie 19,84 km2
Localisation

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Penvénan [pɛnvenɑ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, la région Bretagne, et le pays historique du Trégor.

Ses habitants sont les Penvénanais et les Penvénanaises.

Port-Blanc et Buguélès sont les noms des stations balnéaires et des ports de plaisance situés sur la commune de Penvénan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est côtière mais le village est à 3,4 km de Port-Blanc, le port le plus proche[1].

Le village est traversé par la D31 reliant Lannion (16 km au sud-ouest) et Plougrescant (7 km au nord-est) ; et par la D74 venant de vers Langoat (7,6 km au sud)[1].

Communes limitrophes de Penvénan[2]
(Manche) (Manche) (Manche)
Trévou-Tréguignec Penvénan[2] (Manche)
Plougrescant
Trévou-Tréguignec, Camlez Camlez, Plouguiel Plouguiel

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Penguennan en 1160, Penvennan en 1163, Penguennan en 1165, Peneguan en 1188, Penguennan et Penvennan en 1330, Penguenan en 1429, Penguennan en 1516, Penguenan en 1636, Penvenant en 1779[3].

Penvénan s’écrivant autrefois Penguennan et Penvennan. Penquenan ou Kenan pourrait bien rappeler Saint-Kenan (Ve siècle). On peut encore interpréter Penguenan, comme « extrémité du territoire de Guénan »[4].

Le nom breton de la commune est Penwenan[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine sur le territoire de la commune est attestée dès le Néolithique comme en témoignent encore le dolmen de l'île Saint-Gildas, les nombreux menhirs (Kerbelven, Kerbriant, Kergastel, Kermarquer, Kervéniou, Pellinec), le tumulus de Tossen-Kelen et les tombes de Roch-Las-en-Port-Blanc. Plusieurs autres mégalithes (Crec'h-Bleiz, Pennerez-ar-Guelennou, Guernotier, île Balanec, Keribot) signalés au XIXe siècle ont été depuis détruits ou sont disparus[5].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

En août 1399, Bolingbroke, duc de Lancastre, futur roi Henri IV d'Angleterre, armé et équipé par le duc de Bretagne, part de Port-Blanc[6] avec dix navires[7] et fait voile vers l'Angleterre pour réclamer ses titres et terres que le roi Richard II lui a confisqués. Il déposera ce roi et se fera couronner à sa place sous le nom d'Henri IV. Dans sa pièce Richard II, Shakespeare cite Port-Blanc à l'acte II scène 1 vers 277.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Penvénan a accueilli de grands auteurs comme Anatole Le Braz, qui a défendu le patrimoine culturel de la commune et du Trégor, notamment les contes et légendes ; ou Jean Guéhenno de l'Académie française, ainsi que des peintres, des musiciens et des personnalités marquantes de la Résistance comme André Postel-Vinay, Pierre Lefaucheux, et Marie-Hélène Lefaucheux qui eut un rôle marquant sur l'évolution du droit international des femmes.

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1902 l'abbé Camus, recteur de Penvénan, se justifie d'utiliser la langue bretonne : « Messieurs les instituteurs, eux aussi, font dans ce pays un usage fréquent du breton, même en public. C'est ainsi que M. le directeur de notre école communale ne craint nullement de se compromettre en faisant son petit prône en breton à la population réunie sur la place du bourg. (...) Et les candidats au Conseil général, à la députation, en quelle langue débitent-ils leurs boniments ? En breton, en très mauvais breton parfois, mais toujours en breton, et il le faut bien, car c'est pour eux le seul moyen de se faire comprendre de la population[8].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à trois chevrons d'argent remplis de gueules, accompagnés de trois abeilles d'or ; au chef d'hermine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 2 571 habitants[Note 1], en diminution de 1,27 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 9491 9782 1832 1962 3182 4592 7532 9133 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0393 0423 0953 1173 2573 2003 1672 9572 776
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6602 7432 7792 9572 9232 9032 7562 7222 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 5512 5082 6142 4502 4892 4342 5622 5802 589
2016 - - - - - - - -
2 571--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Perwenan

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 16 janvier 2007.

À la rentrée 2017, 60 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 26,8 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Développement durable[modifier | modifier le code]

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La commune de Penvénan a rejoint BRUDED en 2006, un réseau d’échanges entre communes et intercommunalités engagées dans le développement durable. BRUDED signifie Bretagne Rurale et Rurbaine pour un développement durable et compte des adhérents répartis sur toute la Bretagne et la Loire-Atlantique. A travers ce réseau les élus peuvent partager leur culture du développement durable lors de visites et de rencontres, échanger autour de leurs projets et offrir une meilleure visibilité à leurs actions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Penvénan, carte sur googlemaps.com.
  2. Penvénan - carte sur geoportail.fr.
  3. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  4. a et b .infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  5. Anne Marchat et Michelle Le Brozec, Les mégalithes de l'arrondissement de Lannion, Institut Culturel de Bretagne, , 102 p. (ISBN 2868220398), p. 36
  6. Jean-Michel Déprats, Shakespeare Histoires, tome 2, Gallimard, collection La Pléiade, Paris, 2008, 1743 pages, (ISBN 978-0-804-70503-5), p. 1475 note 16
  7. Benjamin Williams, Chronicque de Richart, 1846, 324 pages, oclc 2200437, p. 179
  8. Cité par Fanch Broudic, "L'interdiction du breton en 1902", Coop Breizh, 1997, (ISBN 2-909924-78-5)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Office public de la langue bretonne.
  14. « Chapelle Notre-Dame de Port-Blanc », notice no PA00089372, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Manoir de Kerbelven », notice no PA00089373, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Sépultures néolithiques », notice no PA00089377, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Menhir de Kervéniou », notice no PA00089376, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Menhir de Kerbelven », notice no PA00089375, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Édouard Brasey, L'encyclopédie des héros du merveilleux, Place Des Editeurs, 2010 (extraits en ligne).
  20. Marie-Hélène Clam, « Héritage. D'Anatole Le Braz aux Talking Heads », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]