Lanvellec

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Lanvellec
Lanvellec
Le centre culturel Steredenn de Lanvellec.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
François Prigent
2020-2026
Code postal 22420
Code commune 22119
Démographie
Gentilé Lanvellecois, Lanvellecoise
Population
municipale
591 hab. (2019 en augmentation de 3,32 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 11″ nord, 3° 32′ 06″ ouest
Altitude 110 m
Min. 40 m
Max. 219 m
Superficie 18,92 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lannion
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plestin-les-Grèves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Lanvellec

Lanvellec [lɑ̃vɛlɛk] (en breton : Lanvaeleg) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, plus précisément dans le pays du Trégor.

Plusieurs théories s'opposent quant à l'étymologie du nom de la commune, le rapportant tantôt au mot beleg (« prêtre », en breton), tantôt à un éventuel saint Mellec, compagnon de saint Efflamm...

Elle est le centre du fameux Festival de Lanvellec et du Trégor et est célèbre pour son orgue.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lanvellec se situe entre les communes de Plouzélambre et Treduder au nord, Plufur à l'ouest, Plounérin et Plounevez-Moedec au sud, et Plouaret à l'est. Elle englobe le bourg de Saint Carré, célèbre pour sa « chapelle », qui a plutôt les dimensions d'une église, et pour les larges photos en noir et blanc accrochées aux murs des maisons.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 10,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 993 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 15,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lanmeur », sur la commune de Lanmeur, mise en service en 1982[7] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 984,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Landivisiau », sur la commune de Saint-Servais, dans le département du Finistère, mise en service en 1966 et à 47 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lanvellec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (58 %), terres arables (20,4 %), forêts (18,5 %), zones urbanisées (2 %), prairies (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanvoleuc vers 1330, Lanmeleuc fin du XIVe siècle, Lanmellec en 1427[21], Lanmelec[21] et Lanveleuc[22] en 1439, Lanvelec en 1516[21], Lanmellec en 1543, Lanvellec en 1590[21].

Lanvellec viendrait de Lan-veïnnec (« lieu rempli de pierres »), de Lan ar Bellec (« lieux, endroit du prêtre »), ou ferait référence à Mellec, hypothétique compagnon de saint Efflamm[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'enclos paroissial.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Lanvellec, enclavée dans l'évêché de Tréguier, faisait partie du doyenné de Lanmeur relevant de l'évêché de Dol et était sous les vocables des saint Brandan et saint Samson.

L'église paroissiale est consacrée à saint Brandan, grand navigateur irlandais du VIe siècle. En 1353, le pape Clément IV accorde une bulle d'indulgences pour reconstruction de l'église de Lanvellec, endommagée par la guerre.

Selon Erwan Léon[23], les quévaises de la frairie de Saint-Carré auraient été des exploitations agricoles de 1,5 à une dizaine d'hectares, pour une superficie moyenne de 5,3 ha en terres labourables et prés »[24].

La Renaissance et l'Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'église est à nouveau réédifiée à la fin du XVIe siècle et consacrée en 1607. L'édifice subsiste alors jusqu'au milieu du XIXe siècle[25]. Autour de l'église, à l'intérieur de l'enclos paroissial, se trouvent le cimetière et l'ossuaire . Ce dernier traité dans le goût du gothique flamboyant, est daté de la fin du XVe siècle. Elle accueille un orgue Robert Dallam daté de 1653.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale est à nouveau reconstruite de 1858 à 1868 sur les plans du sculpteur Yves Hernot.

Son mobilier de goût néo-gothique est l'œuvre des Le Merrer, sculpteurs lanvellecois. L'histoire de l'église est marquée par celle du château de Rosanbo, duquel provient le maître-autel du XVIIe siècle.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 76 soldats morts pour la Patrie[26] :

Festival de Lanvellec et du Trégor[modifier | modifier le code]

Né de la volonté de faire vivre l'orgue Robert Dallam, pièce unique au monde, il est organisé chaque année dans l'église paroissiale depuis 1986, par l'association RIMAT[27] (Rencontres Internationales de Musique Ancienne en Trégor) et est devenu un haut lieu de la musique ancienne et notamment baroque. Il s'accompagne régulièrement d'un marché médiéval qui envahit le bourg et donne à voir de fabuleux costumes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Raymond Le Peletier de Rosanbo    
1954 1960 Pierre Marie Lozac'h Rad. Conseiller général
1960 1983 Pierre Sérillon PCF  
mars 1983 mars 2001 Albert Le Coat Apparenté PCF  
mars 2001 septembre 2005 André Thieffry    
septembre 2005 en cours François Prigent PS Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6111 0861 4201 5841 7671 8351 8101 8841 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9431 9531 9651 9621 9641 8361 7411 6591 636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4611 5461 4721 3321 2211 1441 008914810
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
688649582590594537548549544
2014 2019 - - - - - - -
581591-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Constance Le Mérer, née le à Lannion, décédée le à Lannion, institutrice (notamment à Lanvellec où elle a recueilli des gwerz jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale). Ses 31 cahiers de collecte ont été découverts à Lannion dans un grenier en 2013[30].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Lanmeur - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Lanvellec et Lanmeur », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Lanmeur - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Lanvellec et Saint-Servais », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. a b c d et e infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Lanvellec ».
  22. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  23. Erwan Léon, « Les quévaisiers de Lanvellec à la fin du XVIIIe siècle. Leur place dans la société paroissiale. », sur Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, (consulté le ).
  24. Anna Quéré, « La quévaise, une spécificité bretonne au Moyen-Âge. », sur https://www.letelegramme.fr, (consulté le ).
  25. « L'église Saint-Brandan de Lanvellec (Bretagne) », sur www.infobretagne.com (consulté le ).
  26. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  27. « Rencontres Internationales de Musique Ancienne en Trégor / Festival Lanvellec », sur Festival Lanvellec (consulté le ).
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  30. https://www.coop-breizh.fr/6681-constance-le-merer-collecte-de-chants-populaires-en-tregor-2147483647.html

Liens externes[modifier | modifier le code]