Minihy-Tréguier

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Minihy-Tréguier
Église Saint-Yves (classée MH).
Église Saint-Yves (classée MH).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Tréguier
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Jean-Yves Fenvarch
2014-2020
Code postal 22220
Code commune 22152
Démographie
Population
municipale
1 287 hab. (2014)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 34″ nord, 3° 13′ 37″ ouest
Altitude 60 m (min. : 0 m) (max. : 67 m)
Superficie 12,07 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.minihy-treguier.com/

Minihy-Tréguier [minii tʁegje] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Minihium beati Tudguali confessoris en 1293, 1371 et en 1374, Minihium seu asylum beati Tugduali en 1334, Le Minihy de Trecoria en 1430, Mynezehy de Treguier en 1437, Le Minihy Plouelantreguier en 1656, Minihy proche Tréguier en 1715, Minihy en Tréguier en 1738, Le Minihy Tréguier en 1788[1].
On trouve l'appellation Ploulantréguier dans un extrait d'aveu de 1655. C'est, semble-t-il, le nom de Minihy-Tréguier avant que le lieu devienne un minihy (« lieu d'asile ») du monastère de Tréguier, du temps de Saint-Yves[1].

Le nom en breton de la commune est Ar Vinic'hi.
Du breton minic'hi, qui désigne un lieu d'asile du latin monachus, moine, Minihy signifie littéralement « terre des moines voisine du monastère »[1]. Le mot breton « minihy » correspond au français « refuge religieux[2],[1], territoire monastique »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de la commune de Minihy-Tréguier sont étroitement liées à celles de la commune voisine de Tréguier. À l'origine "Minic'hy Plou Lan Tréguer", c'est-à-dire le "Minihy de la paroisse du monastère des Trois Rivières". Un Minihy était une terre bénéficiant d'un droit particulier directement rattachée à la juridiction épiscopale. La terre de Minihy était possession de l'évêque de Tréguier qui déléguait son autorité à une famille seigneuriale du type "noblesse paysanne".

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'actuelle église située dans son petit bourg est bâtie sur les fondations d'une chapelle édifiée par saint Yves Hélory de Kermartin. Dans le cimetière est visible ce qui localement est appelé "tombeau de saint Yves" mais qui est très probablement l'autel de la chapelle que fit construire le saint et qui serait disposé à cet endroit parce que s'y trouvent les tombes de la famille de saint Yves.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Minihy-Tréguier porte les noms de 59 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, dont au moins un marin disparu en mer[4].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Minihy-Tréguier porte les noms de 12 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont trois au moins sont des marins disparus en mer[4].

Louis Pichouron, né le à Minihy-Tréguier, marin de commerce, communiste, vivant en 1940 à Plouguiel, fut avec Jean Devianne, un instituteur communiste originaire du département du Nord un des principaux responsables du Front national pour la libération de la France dans le Trégor intérieur, organisant en particulier le maquis Tito[5]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1805 1818 Yves Loyer    
1929 1944 Yves Le Cozannet PDP Député
juin 1995 2014 Jean Le Calvez PS Retraité
2014 en cours Jean-Yves Fenvarc'h DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 287 habitants, en augmentation de 17,11 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 603 1 376 1 398 1 490 1 449 1 510 1 377 1 607 1 519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 575 1 561 1 601 1 528 1 558 1 522 1 516 1 332 1 272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 195 1 183 1 256 1 031 909 871 868 852 821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
805 717 673 790 1 024 1 063 1 096 1 275 1 287
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Construite en 1280 par Messire Yves en mémoire de sa mère décédée, l'église Saint-Yves fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [10]. Le manoir de Traou-Martin fut construit ensuite derrière l'église pour veiller cette dernière et devait également servir de sacristie.

Construit sous les ordres de Yves Hélory de Kermartin en 1293 face à l'église, pour accueillir les pauvres. Une procession se déroule le 19 mai de chaque année date commémorative du décès de saint Yves, principalement autour de la propriété de Crech-Martin. Le manoir été modifié vers 1860 et devait à l'origine être reconstruit en haut de la propriété. La famille LE BORGNE propriétaire de l'époque ne put aboutir les travaux, puisque dévastée par le choléra. Les héritiers ont donc restauré le manoir à son emplacement initial. Des années 1870 à 1990 il n'a pas changé. Ce n'est qu'en 1992 qu'il fit peau neuve, nouvelles ouvertures, nouvelles toitures, puis une partie de la propriété rénovée pour la création de gîtes ruraux en 2005.

Construit à partir de 1610 pour alimenter en eau la ville de Tréguier depuis les fontaines de Créven à Plouguiel. L'aqueduc enjambe la rivière le Guindy depuis la commune de Plouguiel vers la commune de Minihi-Tréguier. L'aqueduc sur le Guindy fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [11].

Édifié près du Jaudy, Mézo-Bran s'accompagne d'une chapelle Saint-Joseph du XVIIe siècle. où jadis se déroulait un pardon. Près du manoir existe un chêne pluri-centenaire sous lequel saint Yves aurait dit la messe. Le manoir de Mézaubran fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [12]. La propriété a appartenu pendant plusieurs décennies à la famille LE GOAZIOU, puis revendue à la fin des années 1980 à une famille suisse. Le manoir et les dépendances ont été entièrement rénovées. Le propriétaire suivant créa un élevage d'alpagas sur les 28 hectares du domaine. Mézo-Bran appartient désormais a une famille normande. Les souterrains n'ont jamais été retrouvés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]