Minihy-Tréguier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Minihy-Tréguier
Église Saint-Yves (classée MH).
Église Saint-Yves (classée MH).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Tréguier
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Jean-Yves Fenvarch
2014-2020
Code postal 22220
Code commune 22152
Démographie
Population
municipale
1 287 hab. (2014 en augmentation de 17,11 % par rapport à 2009)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 34″ nord, 3° 13′ 37″ ouest
Altitude 60 m
Min. 0 m
Max. 67 m
Superficie 12,07 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Minihy-Tréguier

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Minihy-Tréguier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Minihy-Tréguier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Minihy-Tréguier
Liens
Site web http://www.minihy-treguier.com/

Minihy-Tréguier [minii tʁegje] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Minihium beati Tudguali confessoris en 1293, 1371 et en 1374, Minihium seu asylum beati Tugduali en 1334, Le Minihy de Trecoria en 1430, Mynezehy de Treguier en 1437, Le Minihy Plouelantreguier en 1656, Minihy proche Tréguier en 1715, Minihy en Tréguier en 1738, Le Minihy Tréguier en 1788[1].
On trouve l'appellation Ploulantréguier dans un extrait d'aveu de 1655. C'est, semble-t-il, le nom de Minihy-Tréguier avant que le lieu devienne un minihy (« lieu d'asile ») du monastère de Tréguier, du temps de Saint-Yves[1].

Le nom en breton de la commune est Ar Vinic'hi.
Du breton minic'hi, qui désigne un lieu d'asile du latin monachus, moine, Minihy signifie littéralement « terre des moines voisine du monastère »[1]. Le mot breton « minihy » correspond au français « refuge religieux[2],[1], territoire monastique »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de la commune de Minihy-Tréguier sont étroitement liées à celles de la commune voisine de Tréguier. À l'origine "Minic'hy Plou Lan Tréguer", c'est-à-dire le "Minihy de la paroisse du monastère des Trois Rivières". Un Minihy était une terre bénéficiant d'un droit particulier directement rattachée à la juridiction épiscopale. La terre de Minihy était possession de l'évêque de Tréguier qui déléguait son autorité à une famille seigneuriale du type "noblesse paysanne".

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'actuelle église située dans son petit bourg est bâtie sur les fondations d'une chapelle édifiée en 1290 par saint Yves Hélory de Kermartin. Dans le cimetière est visible ce qui localement est appelé "tombeau de saint Yves" mais qui est très probablement une pierre d'autel placée après les transformations de l'église en 1460, dans le chœur, puis remplacée dans l'église par un autel plus important vers 1860. Cette pierre est alors placée dans le cimetière sous une chapelle, aujourd'hui détruite, représentant le cénotaphe des parents de saint Yves. L'édifice est constitué d'un seul bloc de pierre, en granit de Kersanton : il est percé en son milieu d'une arcade cintrée et décoré sus ses faces d'arcatures aveugles flamboyantes. Selon la légende, les pèlerins doivent passer sous cet arc à genoux pour obtenir l'exaucement de leur vœux. Autrefois lors du pardon, le reliquaire de la cathédrale de Tréguier était posé dans un évidement sur la table de l'autel. Lors du passage sous le tombeau, chaque dévot heurtait de la tête le précieux coffret et baisait la terre par humilité[4].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Minihy-Tréguier porte les noms de 59 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, dont au moins un marin disparu en mer[5].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Minihy-Tréguier porte les noms de 12 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont trois au moins sont des marins disparus en mer[5].

Louis Pichouron, né le à Minihy-Tréguier, marin de commerce, communiste, vivant en 1940 à Plouguiel, fut avec Jean Devianne, un instituteur communiste originaire du département du Nord un des principaux responsables du Front national pour la libération de la France dans le Trégor intérieur, organisant en particulier le maquis Tito[6]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1805 1818 Yves Loyer    
1929 1944 Yves Le Cozannet PDP Député
juin 1995 2014 Jean Le Calvez PS Retraité
2014 en cours Jean-Yves Fenvarc'h DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2014, la commune comptait 1 287 habitants[Note 1], en augmentation de 17,11 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : +1,68 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 603 1 376 1 398 1 490 1 449 1 510 1 377 1 607 1 519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 575 1 561 1 601 1 528 1 558 1 522 1 516 1 332 1 272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 195 1 183 1 256 1 031 909 871 868 852 821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
805 717 673 790 1 024 1 063 1 089 1 093 1 096
2013 2014 - - - - - - -
1 275 1 287 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Menhir de Kerfos

Le menhir a été découvert en 1970-1971 couché en bordure de la RN 786. Il mesure 2,80 m de longueur. Les pierres de calage étaient en quartz alors que le menhir lui-même serait en roche volcanique[11]. Il a été déplacé près de la ferme de Kerfos.

Construite en 1280 par Messire Yves en mémoire de sa mère décédée, l'église Saint-Yves fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [12]. Le manoir de Traou-Martin fut construit ensuite derrière l'église pour veiller cette dernière et devait également servir de sacristie.

Construit sous les ordres de Yves Hélory de Kermartin en 1293 face à l'église, pour accueillir les pauvres. Une procession se déroule le 19 mai de chaque année date commémorative du décès de saint Yves, principalement autour de la propriété de Crech-Martin. Le manoir été modifié vers 1860 et devait à l'origine être reconstruit en haut de la propriété. La famille LE BORGNE propriétaire de l'époque ne put aboutir les travaux, puisque dévastée par le choléra. Les héritiers ont donc restauré le manoir à son emplacement initial. Des années 1870 à 1990 il n'a pas changé. Ce n'est qu'en 1992 qu'il fit peau neuve, nouvelles ouvertures, nouvelles toitures, puis une partie de la propriété rénovée pour la création de gîtes ruraux en 2005.

Construit à partir de 1610 pour alimenter en eau la ville de Tréguier depuis les fontaines de Créven à Plouguiel. L'aqueduc enjambe la rivière le Guindy depuis la commune de Plouguiel vers la commune de Minihi-Tréguier. L'aqueduc sur le Guindy fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [13].

Édifié près du Jaudy, Mézo-Bran s'accompagne d'une chapelle Saint-Joseph du XVIIe siècle. où jadis se déroulait un pardon. Près du manoir existe un chêne pluri-centenaire sous lequel saint Yves aurait dit la messe. Le manoir de Mézaubran fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [14]. La propriété a appartenu pendant plusieurs décennies à la famille LE GOAZIOU, puis revendue à la fin des années 1980 à une famille suisse. Le manoir et les dépendances ont été entièrement rénovées. Le propriétaire suivant créa un élevage d'alpagas sur les 28 hectares du domaine. Mézo-Bran appartient désormais a une famille normande. Les souterrains n'ont jamais été retrouvés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  2. Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiastique », Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 326
  3. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 85, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  4. Georges Provost, Saint Yves et les Bretons. Culte, images, mémoire (1303-2003), Presses universitaires de Rennes, (lire en ligne), p. 154.
  5. a et b Memorialgenweb.org - Minihy-Tréguier : monument aux morts
  6. Voir Louis Pichouron, "Mémoire d'un partisan breton Louis Pichouron Commandant Alain", Presses universitaires de Bretagne, 1970
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  11. Pierre-Roland Giot, « Informations archéologiques, circonscription de Bretagne », Gallia préhistoire, vol. 14, no 2,‎ , p. 341 (lire en ligne)
  12. Notice no PA00089332, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00089331, base Mérimée, ministère français de la Culture,et Notice no PA00089700, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no PA00089333, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]