Trélévern

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Trélévern
Trélévern
L'Église Saint-Léonore-et-Sainte-Anne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Perros-Guirec
Intercommunalité Lannion-Trégor Agglomération
Maire
Mandat
François Bouriot
2014-2020
Code postal 22660
Code commune 22363
Démographie
Gentilé Trélévernais, Trélévernaise
Population
municipale
1 291 hab. (2015 en diminution de 6,52 % par rapport à 2010)
Densité 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 33″ nord, 3° 22′ 14″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 92 m
Superficie 6,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Trélévern

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Trélévern

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Trélévern

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Trélévern
Liens
Site web Site officiel de la commune de Trélévern

Trélévern [tʁelevɛʁn] est une commune française du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France. Les habitants de cette commune s'appellent les Trélévernais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia de Trieveleveron, Trielevaren, Tresveler,Treslever ou Trezlever[2].
La forme actuelle, Trélévern apparaît dès 1426[3].

La commune de Trélévern tire son nom de treb (village) et de la famille « Levern de Tréléver », située en Guimaëc (Finistère) ; Famille aujourd'hui éteinte et qui portaient pour armes : « bandé de six pièces d'hermines et de gueules »[4].

« Contrairement à ce que pourrait faire accroire la graphie Treleguern en 1395, où -gu- transcrit en fait un -v-, le toponyme ne contient pas le breton gwern « aul-naie, marais », mais un élément meren, lénifié en veren. Cet élément qui apparaît dans les anthroponymes Edmeren au XIe siècle, Glemeren au XIIIe siècle, est ici précédé d'un élément le, dont la forme initiale reste à déterminer. De toute évidence le vieux-breton treb village, en moyen-breton tref, est ici associé à un anthroponyme breton, sans doute à l'origine également de Créac'h-Lévern, village de Plonévez-Porzay »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début de 1790, Trélévern élit sa première municipalité.

Le 28 juillet 1944, la mairie est incendiée par les Allemands.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trélévern Blason Bandé d'hermine et de gueules de six pièces.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours François Bouriot PRG Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 1 291 habitants[Note 1], en diminution de 6,52 % par rapport à 2010 (Côtes-d'Armor : +1,14 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8586597698929031 0421 0831 0201 051
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0141 0391 0861 0961 1001 0011 0651 0831 029
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0311 0331 037918896801770768766
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
8668891 0171 2391 2541 3091 3951 3721 291
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Léonore-et-Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

« L'église a retenti pendant plusieurs jours, vers la fin du XVIe siècle, sous la parole puissante de P.Maunoir, missionnaire d'un rare mérite, que Mgr Balthazar Grangier, avait appelé dans son diocèse.(...)[10] ».

Le territoire de Trévou-Tréguignec est enlevé de la paroisse de Trélévern par ordonnance royale du 23 juin 1842.

Le 26 juillet 1912, fut bénie la première pierre de l'église Saint-Léonore et Sainte-Anne. Pendant les travaux, les offices ont été célébrés dans une église en bois. Cette église fut bénie le 27 juillet 1914 par M. Pennec, Vicaire Général à Saint Brieuc et M Goarin, Recteur.

Le chemin de croix a été sculpté par J. et Y. Paranthoën, Père et Fils, à partir des dessins de L'Abbé Eugène Plétan, qui fut professeur de dessin au Collège Saint-Joseph de Lannion et recteur de Trévou-Tréguignec. Cette œuvre est empreinte de l'influence des Seizh Breur. Ce n'est pas étonnant lorsque l'on sait que la chapelle du collège Saint-Joseph de Lannion a été réalisée par James Bouillé et décorée par Xavier de Langlais.

Château de Kergouanton[modifier | modifier le code]

"Le manoir noble de Kergouanton appartenait au XVIIe siècle, à Pierre de Loz, Sieur de Kergouanton; fondateur de l'Hôtel-Dieu de Tréguier(...)"(contrat du 18 décembre 1655). Kergouanton était aussi une sorte d'hospice où les malheureux étaient reçus. "Pierre de Loz entendait trois messes par jour ; une à l'église paroissiale,la seconde dans une chapelle qu'il avait fait bâtir en l'honneur de son patron, à mi-chemin de son château au bourg, et la troisième dans la chapelle de Kergouanton. Après la mort de son épouse (Françoise de Kergroadez), digne femme qui s'était, elle aussi, consacrée tout entière aux pauvres durant les dernières années de sa vie, il se retira à l'hôpital de Tréguier, et se fit placer parmi les pauvres, sans aucune distinction. Il mourut le 27 mai 1668 et fut inhumé dans la chapelle de l'établissement qu'il avait comblé de bienfaits pendant sa vie et qu'il dota richement à sa mort[10]." En effet, par son testament du 19 mai précédent, il avait laissé aux religieuses hospitalières de la Miséricorde de Jésus de nombreux biens dont son manoir de Kermouster en Langoat.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Préfecture des Côtes-du-Nord ; Bulletin des Maires ; éléments d'histoire et d'archéologie, communes de l'arrondissement de Lannion ; Saint-Brieuc - 1979
  • Le Patrimoine des communes des Côtes-d'Armor - Flohic Editions - 1998

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel du 30 septembre 1934
  2. Citée dès 1330 dans l'enquête du procès de canonisation de Saint-Yves, au diocèse de Tréguier.
  3. Archives le Loire-Atlantique, B 2980
  4. Régis de SAINT-JOUAN : Dictionnaire des communes. Département des Côtes d'Armor. Éléments d'histoire et d'archéologie. Conseil Général des Côtes d'Armor. Saint-Brieuc. 1990.
  5. Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. a et b Benjamin Jollivet (1805-1867) auteur d'un ouvrage sur les Côtes-d'Armor en 1859 (chapitre consacré à Trélévern). Voir L'Écho de l'Armor et de l'Argoat à Guingamp

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]