Trédarzec
| Trédarzec | |||||
La chapelle Saint-Nicolas de Kerhir. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Lannion | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Yvon Le Séguillon 2020-2026 |
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| Code postal | 22220 | ||||
| Code commune | 22347 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Trédarzécois, Trédarzécoise | ||||
| Population municipale |
1 055 hab. (2023 |
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| Densité | 90 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 47′ 15″ nord, 3° 11′ 56″ ouest | ||||
| Altitude | 59 m Min. 0 m Max. 84 m |
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| Superficie | 11,68 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Tréguier (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Tréguier (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Tréguier | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | tredarzec.fr | ||||
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Trédarzec [tʁedaʁzɛk] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Géographie
[modifier | modifier le code]Trédarzec fait partie de la "Presqu’île Sauvage", une appellation touristique regroupant 7 communes (Pleudaniel, Lanmodez, Trédarzec, Pleumeur-Gautier, Lézardrieux, Pleubian et Kerbors).
Localisation
[modifier | modifier le code]La commune est située sur la rive est du Jaudy.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Kerbors, Pleumeur-Gautier et La Roche-Jaudy.
Relief
[modifier | modifier le code]Le finage communal est constitué principalement d'un plateau en pente douce vers l'ouest, atteignant un peu plus de 80 mètres d'altitude à la limite orientale de la commune avec Pleumeur-Gautier, une soixantaine de mètres dans la partie centrale du territoire communal (le bourg est vers 60 mètres d'altitude) et s'abaissant à une quarantaine de mètres aux abords du littoral de la rive droite du Jaudy.
Seul ce littoral est escarpé, formant des falaises échancrées seulement par les vallons encaissés de quelques tous petits cours d'eau (ravins de Pont Bégou à la limite nord de la commune avec Kerbors, du Carpont, de Kerdalo, de Traou Meur (juste au sud du Pont Canada) et vallée du Ruisseau du Moulin de Bizien, qui forme une ria annexe de celle du Jaudy, découvrant totalement à marée basse et qui sert de limite communale avec l'ncienne commune de Pouldouran [en Hengoat désormais] et Troguéry).
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Jaudy et le Moulin de Bizien[1],[Carte 1].
Le Jaudy, un fleuve côtier d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Tréglamus et se jette dans la Manche en limite de Plouguiel et de Kerbors, après avoir traversé 13 communes[2]. Sa ria sépare notamment Trédarzec de Tréguier.
Le Ruisseau du Moulin de Bizien est un petit cours d'eau, d'une longueur de 11 km qui prend sa source dans la commune de Ploëzal et se jette dans le Jaudy ; il sépare Trédarzec et Troguéry[3].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 779 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 6 km à vol d'oiseau[10], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Paysages et habitat
[modifier | modifier le code]Sauf le bourg et les villages de Traou Meur et de Canada, l’habitat rural est dispersé en de nombreux écarts ; la commune compte 17 fontaines et 28 puits[14]. Les restes de nombreux routoirs parsèment le territoire communal, rappelant son passé linier.
La commune a conservé son caractère rural en dépit de la proximité de la ville de Tréguier ; une modeste périurbanisation existe toutefois aux alentours du bourg, traditionnellement d'importance modeste, principalement en direction de Traou Meur et de Crec'h Urustal.
Le littoral est quasi inhabité en raison des falaises d'une quarantaine de mètres de dénivelé qui dominent la rive droite du Jaudy, sauf en de rares endroits (installations piscicoles du Carpont, abords du pont Canada)/
Transports
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par la D 786 (ancienne Route nationale 786 déclassée), axe routier est-ouest venant côté est de Paimpol via Lézardrieux et se dirigeant côté ouest vers Tréguier (le Jaudy est traversé par le Pont Canada) et, au-delà, Lannion. Le bourg de Trédarzec, légèrement à l'écart de cet axe routier, n'est desservi que par des routes secondaires (D 20 et D 70 principalement).
Le sentier de grande randonnée GR34 traverse la partie nord-ouest de la commune, y entrant par le pont Canada ; il longe un temps le littoral du côté de Beg Mezéven et quitte la commune au niveau du vallon de Pont Bégou.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Trédarzec est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tréguier, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tréguier, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].
La commune, bordée par l'estuaire du Jaudy, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[20]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[21].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,8 %), zones agricoles hétérogènes (36 %), zones urbanisées (5,1 %), eaux continentales[Note 4] (2,5 %), forêts (2,2 %), eaux maritimes (0,3 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Tredarzec en 1330, Trederzaco en 1330, Trederzec en 1407, Tredarzec au XVe siècle[23].
Trédarzec vient de l’ancien breton treb (village) et de tarz (« éclat, fracas, crevasse, éruption, jaillissement »)[24].
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]Des débris de tuiles et de briques au village du Cosquer témoignent d'une occupation romaine du territoire.
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Chaudron à carène de type Westland du Ve siècle ou VIe siècle, découvert à Trédarzec sur le site de Crec'h Choupot (Musée de Bretagne).
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Jatte en alliage cuivreux du Ve siècle ou VIe siècle, découverte à Trédarzec sur le site de Crec'h Choupot (Musée de Bretagne).
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]La paroisse de Trédarzec est issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pleumeur-Gautier[25]. Trédarzec fait historiquement partie du Trégor.
Saint Autrom (ou Vautrom), abbé d'origine irlandaise, se fixa à Trédarzec au haut Moyen Âge, on ignore quel siècle précisément[26]. La chapelle Saint-Votrom lui est dédiée.
Trédarzec est mentionné comme paroisse dès 1330 dans le procès en canonisation de saint Yves sous les noms de Trederzacum, Tredarzacum ou Trédarzec.
La famille de Kerdérien fut une famille noble de Trédarzec[27]
L'histoire de Kerhir remonte au début du XVe siècle. Les premiers habitants identifiés sont les Trolong; ils étaient considérés comme fondateurs de l'église de Trédarzec, avec les privilèges afférents.
Les Templiers et les Hospitaliers
[modifier | modifier le code]Les Templiers vécurent au village du Cosquer et les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem y créèrent une léproserie.
Temps modernes
[modifier | modifier le code]En 1589 la ville de Tréguier est prise par des Ligueurs : « un grand nombre d'hommes que l'on disoit estre de l' Isle de Bréhat et des parouesses de Tredarzou (Trédarzec), Ploermur, Pleudaniel, Pleubihan, Lanmodez et autres parouesses » écrit un témoin oculaire[28].

Selon une ordonnance de Louis XV datant de 1759 la paroisse de Trédarzec doit fournir 15 hommes et payer 98 livres pour la défense des côtes de Bretagne,[29].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Trédarzec en 1778 :
« Trédarzec ; sur une hauteur ; à une demi-lieue à l'Est de Tréguier, son évêché et sa subdélégation ; et à 3 lieues de Rennes. Cette paroisse ressortit à Lannion, et compte 1 300 communiants[Note 5] : la cure est présentée par le Chapitre de Tréguier. Ce territoire, borné par la Rivière de Tréguier et arrosé de plusieurs petits ruisseaux, offre à la vue des campagnes riches et bien cultivées. Par lettres, données à Paris au mois d'avril 1579, le roi Henri III accorda à François de Kerouzi, sieur de Quérir, une foire, qui doit se tenir tous les ans à la chapelle de Saint-Nicolas, dans cette paroisse, avec tous les privilèges dont jouissent les autres seigneurs des environs qui ont des foires. Les maisons nobles du lieu sont le Bot , Kerino, la Chapponière, Kervazec, Kervaëc, Kerantrez, Kerderien, Kergroas, Kerguezec, Kerhir, et le Verfer[30]. »
Dieuleveut, médecin à Tréguier, écrit en 1787 : «J'ai vu dans la paroisse de Trédarzec de pauvres malades traînant leurs corps desséchés, empreints des stigmates de la maladie à laquelle ils venaient d'échapper et du cachet de la misère, pire peut-être que le mal lui-même, demander le pain qu'ils n'ont pas. Quelques-uns m'ont dit: «Laissez-nous mourir par le mal, s'il faut mourir par la faim ; la mort sera plus courte ». La paroisse, jusqu'à ce moment, faisait un fonds annuel de 40 écus pour une aumône en pain qu'elle vient de faire cesser, la fabrique, épuisée, ne pouvant plus la continuer »[31].
L'oratoire de Saint-Yves-de-Vérité
[modifier | modifier le code]En raison du saccage de la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier en 1793, le culte de Saint-Yves-de-Vérité se déplaça dans la commune voisine de Trédarzec, au lieu-dit Pors-Bihan, où se trouvait un petit oratoire, dédié initialement à saint Sul (un saint inconnu, dont le nom provient sans doute d'un ancien culte solaire), patron de la paroisse.

« Lorsque l'on s'estimait victime d'une injustice, on allait trouver dans cet oratoire celui que l'on nommait Saint-Yves-de-Vérité ("Sant-Erwan-ar-Wirionez"), représentée ce lieu par sa statue. L'objectif était de vouer à la mort celui que l'on accusait d'un tort dont on n'avait pu obtenir réparation. (...) On faisait Saint-Yves-de-Vérité juge de la querelle., mais il fallait être sur de son bon droit. Si l'accusation était fausse, le sort se retournait contre l'accusateur qui séchait sur pied au bout de neuf mois »[32].
En 1879, sur ordre des autorités religieuses, le curé de Trédarzec fit abattre l'oratoire, afin de faire cesser ces pratiques impies. Les pierres de l' oratoire furent transportées en 1896 sur l'île Illiec et servirent à restaurer les maisons d'Ambroise Thomas, de Charles Lindbergh et de la famille Heidsieck[33]. La statue de Saint-Yves-de-Vérité fut brûlée en 1920 au monastère des Augustines de Tréguier.
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La statue de Saint-Yves-de-Vérité provenant de l'ancien oratoire de Trédarzec.
Le XIXe siècle
[modifier | modifier le code]Une Ordonnance du Roi datée du autorise une donation faite à la fabrique de Trédarzec afin que celle-ci puisse être utilisée comme chapelle de secours[34] ; une autre Ordonnance du Roi, datée du , accepte la donation de la chapelle de Traou-Meur et de ses dépendances à la fabrique de Trédarzec afin que celle-ci puisse également être utilisée comme chapelle de secours[35]. Le l'ancienne église, qui menaçait ruine, fut détruite par un ouragan ; une nouvelle église fut construite en 1837-1838[25].

Le , vers deux ou trois heures de l'après-midi, se déroula entre Pleumeur-Gautier et Trédarzec, aux confins des deux paroisses, un combat de pomme de discorde (une peau de veau remplie de cendre et bien frottée de graisse) ; elle fut lancée d'un point haut, probablement un arbre). À sa seule vue les gars de Trédarzec sautèrent comme des furieux sur ceux de Pleumeur-Gautier et le combat commença : ce fut un pêle-mêle affreux, certains étant foulés au pied ; le combat a duré quatre heures, 800 personnes au moins y ont pris part ; ä la fin deux corps inanimés, des blessés graves que l'on désespère de sauver. Les trophées de la victoire furent visibles dans une auberge de Trédarzec[36].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Trédarzec en 1853 :
« Trédarzec : commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Saint-Vatron, Pont-Bégou, Le Carpont, Kerilis, Kervoisin, Kervoern, Kerhervy, Kerquiniou, Kerbellec, Kervengant, Poul-ar-Fantan, Pors-Bihan, Kernavarec, Sainte-Marguerite, Traoumeur, Paimpol, Kerbiguet, Kerberennes, Le Cosquer, Saint-Nicolas, Keredern, Trohadiou, Pen-ar-Parcou, couvent Mevello. Maison importante : château de Kerhir. Superficie totale 1 166 hectares 35 ares, dont (..) terres labourables 892 ha, prés et pâturages 37 ha, bois 27 ha, landes et incultes 94 ha, étangs 2 ha (..). Moulins : 7 (à eau, du Verger, de Launay, Duault, Kerguezec, Lescop, de Marée, du Carpont. Il y a, en outre de l'église, les chapelles de Traonmeur, de Sainte-Marguerite et de Saint-Lévias. foire le samedi avant le troisième dimanche de septembre. Géologie : roches feldspathiques au sud, dans le reste schistes modifiés par ces mêmes roches. On parle le breton[37]. »
En 1856 Napoléon III rétrocède à un négociant de Tréguier, Le Goaster, environ 5 ha du domaine public maritime dans l'anse de Traou Meur afin de lui permettre de construire un moulin à marée[38].
En 1860 le maire de Trédarzec interdit dans sa commune la représentation d'Huon de Bordeaux, une pièce de théâtre en breton à thème profane[39].
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Trédarzec possède une école de garçons ayant 68 élèves et une de filles en ayant 20, que « son territoire est accidenté dans les parties sud et ouest, plat et uni au nord et à l'est. Il est assez bien boisé et planté de pommiers ; ses terres sont bonnes, bien cultivées et productives », que « l'église, sous le vocable de saint Pierre, a été reconstruite en 1837 » et qu'« il existe en Trédarzec 7 chapelles, toutes modernes, à l'exception de celle de Saint-Nicolas, qui dépendait du château de Kerhir, le seul des anciens manoirs qui ait été restauré et ait conservé son caractère primitif »[40].
Yves Moreau, né à Trédarzec en 1846, fut zouave pontifical entre mars 1868 et juin 1869 ; il participa ensuite à la Guerre de 1870 et fut tué à l'ennemi à Sedan le [41]. Yves Garel, né le à Trédarzec fut gravement blessé pendant cette même guerre, une balle lui ayant traversé un poumon[42].
Ernest Renan dans son ouvrage Souvenirs d'enfance et de jeunesse (publié en 1883) évoque le village de Trédarzec et le manoir de Kermelle qui en dépendait à travers le récit d'une histoire d'amour qui finit très tristement.
Il décrit le vieux noble qui habitait ce manoir vers le milieu du XIXe siècle : « Un beau vieillard, grand et vigoureux comme un jeune homme (…). Il portait les cheveux longs relevés par un peigne, et ne le laissait tombe que le dimanche quand il allait communier. Je le vois encore (…), sérieux, grave, un peu triste, car il était presque seul de son espèce. Cette petite noblesse de race avait disparu en grande partie ; les autres étaient venus se fixer à la ville depuis longtemps. Toute la contrée l'adorait. Il avait un banc à part à l'église ; chaque dimanche, on l'y voyait assis au premier rang des fidèles, avec son ancien costume et ses gants de cérémonie, qui lui montaient presque jusqu'au coude. Au moment de la communion, il prenait par le bas du chœur, dénouait ses cheveux, déposait ses gants sur une petite crédence préparée pour lui près du jubé, et traversait le chœur, seul, sans perdre une ligne de sa haute taille. Personne n'allait communier que quand il était de retour à sa place et qu'il avait achevé de remettre ses gantelets. Il était très pauvre, mais il le dissimulait par devoir d'état. (…) ».
On a souvent voulu voir le manoir du Carpont comme celui ayant servi de modèle à Renan. Cependant contrairement au récit, les propriétaires de ce manoir ne l'occupaient plus au moment présumé des faits[43]. C'est probablement à la suite de la publication d'un conte d'Anatole Le Braz La maison du "Broyeur de lin" en 1901[44] qu'est née cette version. Le conteur se met en scène débarquant du bac de Pors-Bihan, cheminant au hasard et découvrant fortuitement, aidé par une laveuse, la demeure de l'homme au lin, celui à qui tout le pays était redevable de la prospérité née de la culture du lin qu'il avait initiée. Joseph Marie Fidèle Cillart, chevalier de Saint-Louis châtelain de Kerhir et y résidant dans la première moitié du XIXe siècle est proche par de nombreux aspects du personnage de Renan[45].
Dans la nuit du 13 au des portraits du duc d'Orléans[Note 6], entourés de liserés tricolores et portant l'inscription : « Vive le duc d'Orléans ! » furent apposés en grand nombre sur les murs de Tréguier, de La Roche-Derrien et des communes avoisinantes, dont Trédarzec ; la population a fait un très bon accueil à cette manifestation de propagande royaliste, écrit le journal Le Courrier de l'Aude[46].
Un décret du Président de la République en date du autorise la création d'un bureau de bienfaisance dans la commune de Trédarzec[47].
Albert Clouard écrit en 1892 qu'« à Trédarzec l'on invoque les saints évêques Sul et Levias[Note 7] pour la guérison des enfants rachitiques et languissants[48].
L'Arbre de la liberté de Trédarzec fut broyé par la foudre le [49].
Le XXe siècle
[modifier | modifier le code]La Belle Époque
[modifier | modifier le code]Le une représentation en breton d'une comédie de François Jaffrennou Ar bourc'his lorc'luz ("Le bourgeois vaniteux"), avec la participation de Théodore Botrel et de plusieurs bardes bretons, réunit une foule considérable à Trédarzec[50].
Une première tentative d'inventaire des biens d'église ayant échoué, les portes de l'église de Trédarzec restaient depuis fermées et gardées, ne s'ouvrant que pour les cérémonies religieuses , mais le dimanche , « jour du pardon, deux gendarmes rodaient au bourg, sous prétexte de maintenir l'ordre. Profitant d'un moment propice, ils se précipitèrent dans l'église, suivis aussitôt par le percepteur de Lézardrieux », qui procéda à l'inventaire[51].
La création d'un bureau de facteur-receveur des postes est autorisée à Trédarzec en novembre 1906[52].
En 1907 la coupe du goémon eut lieu le lundi 14 janvier ; « le travail a été favorisé par le beau temps et la récolte a été satisfaisante. Tout s'est bien passé et on ne signale aucun incident »[53]. Cette tradition a perduré longtemps : le journal La Dépêche de Brest du annonce par exemple que la coupe du goémon de rive aura lieu le [54].
Le pardon du à Trédarzec est ainsi décrit par le journal L'Ouest-Éclair : « Une foule de promeneurs de Tréguier et des environs s'est rendue dimanche au pardon de Trédarzec. Plusieurs baraques foraines s'étaient installées sur la place du bourg et durent faire une bonne recette, ainsi que les divers débits de boisson qui, par la chaleur quasi estivale de la journée, regorgaient de consommateurs »[55].
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La Place du Bourg au début du XXe siècle (carte postale).
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Intérieur d'une salle commune dans une ferme de Trédarzec vers 1910 : le vaisselier.
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Intérieur d'une salle commune dans une ferme de Trédarzec vers 1910 : un lit-clos à étage.
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Intérieur d'une salle de ferme au début du XXe siècle (carte postale colorisée).
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Le lavoir de Tur-Zunel et une maison de pêcheur au début du XXe siècle (carte postale).
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Minoterie à Traou-Meur vers 1910 (carte postale).
Le « la rivière, grossie par la marée, a débordé, et plusieurs maisons ont été envahies par les eaux. La Place du Marché est changée en lac »[56].
La Première Guerre mondiale
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Le monument aux morts de Trédarzec porte les noms de 54 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; par exemple François Benech, marin mort lors du naufrage du cuirassé Bouvet le ; Eugène Le Diouris, mort le lors du naufrage du cuirassé Suffren ; Yves Magueur, mort le lors du naufrage du torpilleur 317 à Dunkerque ; François Adam, marin sue le croiseur cuirassé Gloire, mort (de maladie) le à New-Yok[57]. Sur les 39 cités sur le livre d'or du ministère des pensions, 5 sont morts en Belgique en 1914 ou 1915 (dont Yves André, François Daniel et Jean Le Bescond à Langemarck, Charles Guyomarch à Zuidschote et Olivier Guyomarch à Boezinge) ; Jean Lanlo est mort en captivité en Allemagne ; les autres sont morts sur le sol français[58]. Le monument aux morts de Trédarzec porte à son sommet la statue en fonte d'un poilu avec une couronne de laurier dans sa main droite et son fusil dans la gauche. Cette statue est placée sur un pilier commémoratif en granite orné d'une palme et d'une Croix de guerre ; il porte deux inscriptions : "AUX ENFANTS DE TRÉDARZEC MORTS POUR LA FRANCE" et, en breton, "LEUN A C'HENED, A YAOUANKIZ INT ZO MARO'VIT AR FRANKIZ CANT OC'H EVOR MIROMP'N HON CHREIZ KARANTE FRANS, KARANTE BREIZ"[59].
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Embase bilingue français- breton.
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Statue du soldat victorieux placée au sommet du monument.
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Inscription en langue bretonne à la base du monument.
L'Entre-deux-guerres
[modifier | modifier le code]En 1921 débute la construction par Louis Harel de la Noë du viaduc sur le Jaudy mis en service en 1924 en même temps que la ligne ferroviaire de Tréguier à Paimpol. Ce viaduc fut détruit en 1944 et sa tentative de reconstruction en 1947 échoua, la ligne ferroviaire fermant définitivement en 1950[60].
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Le clocher de l'église et le cimetière de l'enclos paroissial vers 1925 (carte postale Émile Hamonic).
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Vue intérieure de l'église Saint-Pierre vers 1925 (carte postale Émile Hamonic).
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La minoterie de Traou Meur et le Pont Canada sur le Jaudy (carte postale).
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Le Pont Canada sur le Jaudy (carte postale).
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Le viaduc ferroviaire sur le Jaudy (carte postale).
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Annonce immobilière de la vente du Moulin du Verger, qui servait au teillage du lin (journal L'Ouest-Éclair du ).
La culture et le travail du lin était encore pratiqué à Trédarzec comme l'illustre l'incendie d'un atelier de teillage et d'un magasin contenant 17 000 kilos de lin à Traou-Meur le [61].
La Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts de Trédarzec porte les noms de 18 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux trois résistants : Jean André, déporté le depuis Compiègne vers Buchenwald, mort le au camp de concentration de Dora ; Joseph L'Anthoen, déporté d'abord au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, mort le au camp de concentration de Buchenwald et Jean Le Peuch, mort au camp de concentration de Bergen-Belsen. Trois marins au moins : Yves Tréveur, premier maître à bord du chalutier armé Henri-Guégan, qui sauta sur une mine le dans les bouches de l'Escaut ; Jean Le Rhun, matelot canonnier à bord du cuirassé Bretagne, victime de l'attaque anglaise de Mers el-Kébir le et Yves Lamezec, quartier-maître électricien à bord du chalutier armé Vikings des Forces navales françaises libres coulé le au large de Saïda (Liban) par le sous-marin allemand U-81. Pierre Le Chalony, lieutenant au 155e régiment d'infanterie, fut tué à l'ennemi le à Haudainville (Meuse) lors de la Débâcle[57].
L'après Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Lors du recensement de 1946 Trédarzec comptait 86 exploitations agricoles et 41,6 % de la population totale vivait de l'agriculture[62].
Un soldat originaire de Trédarzec est mort pendant la guerre d'Indochine (Marcel Morvan) et deux pendant la guerre d'Algérie (E. Callennec et Jean Nicol). Deux autres sont morts pour la France, l'un en 1953 (René Terrien), l'autre en 1954 (René Derval), sans autre précision[57].
Une entreprise d'aquaculture (notamment d'élevage de turbots), dénommée "France-Turbot", a été créée sur le site du moulin du Carpont en bordure du Jaudy ; elle fonctionnait en 1999[63].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Jumelages
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Marsaneix (Dordogne) (France) depuis 2015[71].
Sanilhac (Dordogne) (France) depuis 2017[72].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[73]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[74].
En 2023, la commune comptait 1 055 habitants[Note 25], en évolution de −1,86 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Les jardins de Kerdalo, sur la commune de Trédarzec, ont obtenu le label « Jardin remarquable » en 2005 et ont été inscrits à l'inventaire des monuments historiques en 2007. Ces jardins, dans un domaine vallonné de 18 hectares situé sur la rive droite du Jaudy, ont été aménagés à partir de 1965 par Peter Wolkonsky.
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Plan des Jardins de Kerdalo.
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Le manoir de Kerdalo vu depuis le jardin.
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Vue d'ensemble des jardins et du manoir.
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Vue partielle des jardins.
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Le bassin avec son escalier d'eau.
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Grotte italienne entourée de Gunnera manicata.
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Mur de la grotte orné de sirènes en coquillages
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L'étang.
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Le manoir de Kerdalo.
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Le colombier de Kerdalo.
- L'église paroissiale Saint-Pierre (reconstruite en 1837-1838) : en forme de croix latine, elle a un clocher-mur en façade[77] et possède un mobilier religieux d'intérêt patrimonial (fonts baptismaux, lutrin, ostensoir, patène, calice, deux reliquaires, etc ..). Son calvaire est classé monument historique.
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L'église Saint-Pierre vue de l'ouest.
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L'église Saint-Pierre vue du sud et le calvaire.
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Le calvaire près de l'église : vue d'ensemble.
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Le calvaire près de l'église : partie sommitale.
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Le calvaire près de l'église : embase.
- La chapelle Saint-Nicolas de Kerhir (XVe siècle) (classée monument historique), chapelle funéraire de la famille de Roquefeuil depuis le XVIe siècle[78] ;
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La façade.
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Vue du côté sud.
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Vue de l'arrière de la chapelle.
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Détail de la rosace avec le bas-relief de saint Nicolas.
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Détail du bas-relief de saint Nicolas.
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Détail du blason (très érodé, presque illisible).
- La chapelle Saint-Votrom, située à Pont-Bégou et restaurée au XIXe siècle; des restes d'un calvaire se trouvent à proximité[79] ;
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La chapelle Saint-Votrom et son calvaire.
- La chapelle de Traou Meur, construite en 1782 ; la fontaine de dévotion et la croix situées à proximité datent aussi de la fin du XVIIIe siècle[80] ;
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Chapelle de Traou Meur : le tableau des martyrs.
- Des fontaines de dévotion, par exemple la fontaine Sainte-Marguerite à Kerviziou[81] ;
- Plusieurs croix de chemin : Keranroux, Kerduault, Kergroas, etc..
- Le moulin à marée de Traou Meur (il date de 1856)[38] ;
- Le moulin à marée de Ty Nod (ancien moulin seigneurial)[82] ;
- Les manoirs :
- Le manoir du Carpont bâti au XVe siècle[83]. (auquel fait allusion Ernest Renan dans Souvenirs d'enfance et de jeunesse sous le nom de manoir de Kermelle)[84].
- Le manoir de Kerhir (XVIe siècle, reconstruit partiellement au XIXe siècle)[85] ;
- Le manoir de Kerguezec (XVIe siècle-XVIIe siècle)[86] ;
- Le manoir de Kerviziou (XVIe siècle-XVIIe siècle[87] ;
- Le manoir de Trohadiou (SXVIIe siècle, remanié au XVIIIe siècle)[88] ;
- Le manoir de Langar (XVIe siècle et XVIIIe siècle)[89] ;
- Le manoir de Tronan (XVIe siècle, en mauvais état)[90] ;
- Le manoir du Verger [dit aussi manoir de Kerdalo] (XVIIe siècle et XVIIIe siècle)[91] ;
- Le manoir du Bot (XVIIe siècle au XIXe siècle)[92] ;
- De nombreuses maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[93] ;
- La tannerie de Traou Meur (XIXe siècle)[94] ;
- Les 9 routoirs de Gwazh an Orc'hant (restaurés par l'association Skol ar C'Hleuziou)[95] ;
- Les ponts Canada :
- L'ancien pont Canada (sur le Jaudy) : il date de la première moitié du XIXe siècle ; il a été inauguré le et remplacé en 1886 par un autre pont (disparu) ; seule une arche de l'ancien pont subsiste, côté Trédarzec[96] ;
- Le nouveau pont Canada (1952, en béton armé)[97].
- Le viaduc du Jaudy, ancien pont ferroviaire de la ligne allant de Tréguier à Paimpol, construit par l'ingénieur Louis Harel de la Noë et mis en service en 1924 ; long de 450 mètres, il a été détruit le pour empêcher son utilisation par l'armée allemande. Une tentative de reconstruction échoua en 1947[60] ;
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Des membres de la famille de Roquefeuil-Montpeyroux ont habité le château de Kerhir à la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle ; en 2025 Élisabeth de Roquefeuil et son mari Bruno de La Brosse y habitent[98].
- Jean Balcou (1932-2024), écrivain français.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Trédarzec sur le site de l'Institut géographique national
- Trédarzec sur le site de l'Insee

Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Personnes en âge de communier.
- ↑ Le duc d'Orléans était le prétendant orléaniste au trône de France.
- ↑ Ces deux saints sont totalement inconnus.
- ↑ Probablement Joseph Le Dû, né le à Trédarzec, décédé le à Trédarzec
- ↑ Guillaume Le Berre, né le , décédé le à Trédarzec.
- ↑ Charles Le Bever, né le à Trédarzec, décédé le à Trédarzec.
- ↑ François Le Bever, né le à Trédarzec, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Yves Feutren, né le à Pleumeur-Gautier, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Guillaume Le Guével, né le à Pleubian, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Yves Le Bever, né le à Trédarzec, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Charles Marie Le Bever, né le 18 fructidor an IX () à Trédarzec, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Yves Marie Nouel de Kerangué, né le à Pleubian, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Guillaume Guyomarch, né le à Trédarzec, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Charles Marie Garel, né le à Trédarzec, décédé le à Trédarzec.
- ↑ François Le Coz, né le à Kerbors, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Louis Boulch, né le à Lannion, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Yves Le Carvennec, né le à Trédarzec, décédé le à Saint-Brieuc.
- ↑ Charles Le Noan, né le à Trédarzec, décédé en 1982.
- ↑ Paul Gratiet, né le à Pleumeur-Gautier, décédé le à Trédarzec.
- ↑ Yves Le Coz, né le à Trédarzec, décédé le à Tréguier.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Trédarzec » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Fiche communale de Trédarzec », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
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- ↑ Sandre, « Le Moulin de Bizien ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
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- ↑ Naomie Jourand, « À Trédarzec, les héritiers de Kerhir innovent pour sauvegarder la chapelle du domaine », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- Commune dans les Côtes-d'Armor
- Commune dans l'arrondissement de Lannion
- Commune dans la communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
- Commune abritant une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem
- Alleu, fief ou seigneurie de l'ordre du Temple
- Unité urbaine de Tréguier
- Aire d'attraction de Tréguier
- Trédarzec

