Kerbors

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Kerbors
Kerbors
L'allée couverte de Men-ar-Rumpet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Gildas Le Béver
2020-2026
Code postal 22610
Code commune 22085
Démographie
Gentilé Kerborzien, Kerborzienne
Population
municipale
289 hab. (2019 en diminution de 7,96 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 43″ nord, 3° 10′ 55″ ouest
Altitude 20 m
Min. 0 m
Max. 70 m
Superficie 6,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tréguier
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Kerbors

Kerbors [kɛʁbɔʁs] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 22085.png

La commune est située dans le nord des Côtes-d'Armor, sur la presqu'île sauvage de Lézardrieux, entre Paimpol et Tréguier. Elle est située sur la rive est de l'estuaire du Jaudy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Kerbors est limitrophe de 3 communes.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 9,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 766 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lanleff », sur la commune de Lanleff, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 18 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,6 °C et la hauteur de précipitations de 839,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 42 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Kerbors est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paimpol, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[17] et 17 674 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,3 %), zones agricoles hétérogènes (47,3 %), zones humides côtières (0,4 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Mariae de Kerportz en 1546 et Kerpors en 1778[27].

Kerbors vient du breton Ker (village) et de Porz (cour), « le village de la cour »[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Époque moderne[modifier | modifier le code]

La commune, réunie à la commune de Pleubian le , en est détachée par loi du [27].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 37 soldats morts pour la Patrie[29] :

  • 30 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 6 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Indochine

En 1943, deux avions B17, touchés par la DCA allemande, s’écrasent autour de Pleubian. Le Yardbird s’écrase le à Pleubian tandis que le Stinky weather tombe à Kerbors le [30].

Mécanicien à Kerbors, Paul Bourdoullous reçut comme mission, le 27 mars 1944, de s'emparer de l'argent de la Trésorerie de Tréguier pour le compte des FTP locaux. Les gendarmes ayant été alertés par le contrôleur de la Trésorerie, Paul Bourdoullous fut arrêté en même temps que son camarade de mission Maurice Le Luc. Il fut jugé le 6 juin 1944 et exécuté dans la nuit qui suivit dans la maison d'arrêt d'Angers[31].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Lannion du département des Côtes-d'Armor.

Elle faisait partie du canton de Lézardrieux. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Tréguier. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Kerbors était membre de la communauté de communes de la Presqu'île de Lézardrieux, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des prescriptions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), promulguée le , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Lannion-Trégor Communauté, dont Kerbors est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron est arrivé en tête aux deux tours de l'élection présidentielle française de 2017[32].

Aux élections européennes de 2019, les électeurs ont majoritairement voté pour la liste soutenue par le Rassemblement national[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1931 1940 Pierre Célestin Jacob    
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1985 Yves Jacob    
1985 2008 Gabriel Mazeau[34]    
2008 2020 Jean-François Le Bescond[35] DVG Cadre du BTP retraité
2020 En cours Gildas Le Béver[36],[37] SE Ingénieur des travaux publics
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0351 0261 0041 044976926912924941
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
923745678668599517551522483
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
427368318321329346355312317
2019 - - - - - - - -
289--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'académie de Rennes. Il n'y a pas d'établissement scolaire sur son territoire.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Neiges.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Lanleff - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Kerbors et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Lanleff - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Kerbors et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Paimpol », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  23. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  24. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  25. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  26. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  27. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Kerbors » (consulté le ).
  28. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Editions Jean-Paul Gisserot, coll. « Les universels Gisserot » (no 22), (ISBN 2877474828, lire en ligne), p. 74.
  29. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  30. « Histoire. Le musée du B17, un lieu à découvrir » (consulté le ).
  31. Prigent Alain et Tilly Serge, Les fusillés et décapités après jugement d'un tribunal militaire allemand (Côtes-du-Nord, 1940-1944)", Les cahiers de la Résistance populaire, mai 2011, page 35..
  32. « Résultats de l'élection présidentielle 2017 Kerbors (22610), Côtes-d'Armor) », sur lexpress.fr (consulté le ).
  33. « Résultat des européennes à Kerbors (22610) », sur linternaute.com (consulté le ).
  34. « Le maire Gabriel Mazeau à l'honneur », sur letelegramme.fr (consulté le ).
  35. « Kerbors. Le maire ne se représentera pas l’année prochaine », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  36. « Municipales à Kerbors. Gildas Le Béver est élu maire », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  37. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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