André Devambez

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André Devambez
André Devambez.jpg

André Devambez (c.1900)

Naissance
Décès
Nom de naissance
André Victor Édouard Devambez
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activités
Autres activités
Formation
Maître
Élève
Père
Distinctions
Prix de Rome en peinture de 1890.
Œuvres réputées
La Charge

André Devambez, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un peintre et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

André Devambez est le fils du graveur, imprimeur et éditeur Édouard Devambez, fondateur de la Maison Devambez à Paris. À sa naissance, son père a vingt-trois ans et sa mère vingt-deux. André grandit dans une ambiance artistique et décide très jeune de devenir un artiste. Dès son plus jeune âge, André Devambez travaille également avec son père. Ils conçoivent dans l’atelier du passage des Panoramas, où se situe la Maison Devambez, papiers à lettres, menus, impressions artistiques et diverses publicités, tous animés d’un fourmillement de vie qui font le succès de la Maison. Il étudie à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier du peintre Benjamin Constant, et reçoit aussi des conseils de Gabriel Guay et de Jules Lefebvre à l’académie Julian[1].

Il obtient le grand prix de Rome en peinture de 1890 et se lie d'amitié avec le peintre Adolphe Déchenaud dont il fait le portrait lors de son séjour à la Villa Médicis[2].

Chef d'atelier de peinture à l'école nationale supérieure des beaux-arts de 1929 à 1937.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (42e division).

Le peintre[modifier | modifier le code]

 La Charge - 1902/1903 - Musée d'Orsay
La Charge (1902-1903), Paris, musée d'Orsay.

Devambez oriente son art vers les représentations de scènes de la vie moderne. Le musée d’Orsay à Paris conserve neuf de ses œuvres, dont son tableau le plus connu, La Charge. Cette scène de rue dramatique, peinte en 1902, montre la violente confrontation entre la police et les manifestants sur le boulevard Montmartre, vue de la fenêtre d'un étage élevé. Cette perspective plongeante se retrouve régulièrement dans l’œuvre de Devambez, tout comme les tableaux peints souvent sur bois en petit format, connus sous le nom de « tous-petits »[réf. nécessaire].

Le seul oiseau qui vole au-dessus des nuages - 1910 - Musée d'Orsay
Le seul oiseau qui vole au-dessus des nuages (1910), Paris, musée d'Orsay.

En 1910, il est invité à réaliser des panneaux décoratifs pour la nouvelle ambassade de France à Vienne. Il choisit comme thème les inventions de son temps, peignant le métro, un omnibus, un avion, un aéroplane.

Le dessinateur et graveur[modifier | modifier le code]

André Devambez produit un nombre considérable de dessins, y compris un album de douze eaux-fortes, issues d’un tirage limité à 150 exemplaires en 1915. Les douze gravures de cet album représentent des scènes de la Première Guerre mondiale, aux titres suivants : Le Froid, Les Trous d’obus, Le Bouclier, L’Incendie, Un Schrapnell, La Pluie, L'Espionne, Les Otages, Gare la Marmite, Les Réserves, Le Charbon, Le Fou.

L'illustrateur[modifier | modifier le code]

Devambez écrit et illustre aussi des livres. Auguste a mauvais caractère (1913) est un livre pour enfants avec ses illustrations coloriées à la main par le maître du pochoir stencil technique, Jean Saudé. Les illustrations originales sont présentées à une exposition l’année suivante au palais de Glace. C'est le premier d’un grand nombre de livres pour enfants, Histoire de la petite Tata et du gros patapouf, Les Aventures du Gros Patapouf et Les Aventures du Capitaine Mille-Sabords. Ces histoires trouvent probablement leur origine lorsque André Devambez les racontait à ses deux enfants[interprétation personnelle], l’archéologue et conservateur des antiquités grecques et romaines du Louvre, Pierre Devambez (1902-1980), et Valentine (1907-?), sa fille artiste.

André Devambez illustre également des ouvrages d'Émile Zola (La Fête à Coqueville[3]), Charles Le Goffic (Le poilu a gagné la guerre, 1919), et Claude Farrère (Les Condamnés à mort[4]).

Devambez collabore comme illustrateur pour Le Figaro illustré, Le Rire, et L'Illustration.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En Argentine

Buenos Aires, musée national des beaux-arts d'Argentine : La Place Pigalle, huile sur toile

En France

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1899, André Devambez est élu membre de la Société des artistes français, Salon dans lequel il a l’habitude d’exposer. Il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts, et est élu à l'Institut en 1930. En 1934, il est nommé peintre officiel du Ministère de l'Air.

Citation[modifier | modifier le code]

Arsène Alexandre, du journal Le Rire, écrit en 1913 : « Devambez nous livre un spectacle extrêmement vivant et toujours imprévu, bien qu’il soit emprunté à la réalité la plus stricte. Devambez fait non seulement du fantastique avec le réel, mais il fait aussi du réel avec le fantastique. »

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bénézit, Dictionnaire des peintres, vol. 4, p. 524.
  2. Portrait de Déchenaud
  3. Eugène Fasquelle, 1899.
  4. Édouard-Joseph et L’Illustration, 1920.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noémie Bertrand, Michel Ménégoz, André Devambez, 1867-1944, [catalogue d'exposition, 4 juin-4 juillet 1992], Ville de Neuilly-Plaisance, 1992

Liens externes[modifier | modifier le code]

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