Jean-Joseph-Xavier Bidauld

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Jean-Joseph-Xavier Bidauld
Defaut 2.svg
Naissance
Décès
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activités
Formation
Maîtres
Élèves
Distinction
Médaille d'or du Salon de Paris en 1812
Œuvres réputées
Vue prise de Subiaco (1789)
Vue de la ville d'Avezzano, au bord du lac de Cellano, royaume de Naples (1789)
Vue du pont et d'une partie de la ville de Cava, royaume de Naples (de 1785 à 1790)
Paysage d'Italie (1793)
Vue de l'île de Sora, royaume de Naples (1793)
Vue de l'Isola di Sora (1817, musée de Fontainebleau),
Le Chevalier Bayard, paysage historique (1817, musée de Valence)
Grotta Ferrata (1844, musée de Carpentras).

Jean-Joseph-Xavier Bidauld est un peintre paysagiste français, né à Carpentras le , mort à Montmorency, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Joseph-Xavier Bidauld est le frère cadet et élève de Jean-Pierre-Xavier Bidauld, peintre de paysage et de natures mortes. Tous deux sont fils de Jean-Baptiste Bidauld, horloger-bijoutier, à Carpentras. C'est son frère qui lui donne sa première formation artistique, puis Jean-Joseph-Xavier étudie à l'École des beaux-arts de Lyon[1]. Il est influencé par la peinture hollandaise, et un voyage à Genève lui fait découvrir les paysages de haute montagne[2].

De Paris à l'Italie[modifier | modifier le code]

Puis, après un retour en Provence, il s'installe à Paris en 1783 et travaille pour Dulac, un marchand d'art, pour lequel il copie les paysagistes des Pays-Bas (Berchem, Potter, Huë)[2]. Influencé par son compatriote Joseph Vernet[2], il se fait financer par son marchand d'art son voyage en Italie (1785-1790) où il peint exclusivement des paysages[1]. Avec Pierre-Henri de Valenciennes, Jean-Victor Bertin et Boguet père, il est un des représentants du paysage néo-classique en France[2].

Commandes officielles[modifier | modifier le code]

Après son retour, il reçoit nombre de commandes officielles[2] : en 1791, Charles IV d'Espagne lui passe commande de quatre toiles pour la Casita del Labrador au palais royal d'Aranjuez. En 1807, il peint quatre toiles pour le salon Murat du palais de l'Élysée à Paris. En 1818, il reçoit commande de deux toiles pour le château de Maisons (aujourd'hui conservées à Paris, au musée du Louvre). Enfin en 1817 puis en 1822, il réalise deux compositions pour la galerie de Diane du château de Fontainebleau.

Membre de l'Institut de France[modifier | modifier le code]

Il est le premier paysagiste à entrer à l'Institut en 1823[2], et siége au fauteuil 2 de l'Académie des beaux-arts.

Il expose au Salon de Paris entre 1791 et 1844, où il remporte une médaille d'or en 1812[1]. Défenseur du paysage historique, incapable de changer de style et de renoncer à néoclassicisme quand la mode évolua avec la nouvelle école naturaliste[2], il ne trouva plus de commande et mourut dans la pauvreté[1].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis
En France
  • Carpentras, musée Comtadin-Duplessis :
    • Vue de l'aqueduc et du mont Ventoux, huile sur toile[4]
    • Carpentras vu du côté Nord, huile sur toile
    • Beaumes-de-Venise, huile sur toile
    • Autoportrait, huile sur toile
    • Les Gorges de Narni, huile sur toile
    • Étude d'eau tombant en cascade, huile sur papier marouflé sur toile
  • Dijon, musée Magnin :
    • Paysage montagneux avec ermitage et torrent, huile sur toile
    • Le Viaduc, huile sur toile
  • Paris, musée du Louvre[3] :
    • Vue de l'île de Sora dans le royaume de Naples, huile sur toile
    • Paysage d'Italie, huile sur toile
    • Vue de la ville d'Avezzano, au bord du lac de Cellano, royaume de Naples, huile sur toile
    • Vue prise de Subiaco, huile sur toile

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Du 19 juin au 4 octobre 2010 : Un siècle de paysages, les choix d'un amateur, Lyon, musée des beaux-arts
  • Du 13 au 22 novembre 2013 : Regards sur la nature, une collection privée, exposition à la galerie Marty de Cambiaire, Fine Art, Paris, Place Vendôme

Réception critique[modifier | modifier le code]

Gustave Planche, surnommé par Alphonse Karr « Gustave le cruel », eut la dent dure contre Bidauld :

« M. Bidauld ne peut approuver les paysages de M. Huet ou de M. Rousseau, et pourtant MM. Huet et Rousseau ont une valeur incontestable, tandis que M. Bidauld ne signifie rien dans l'histoire de son art, quoiqu'il siège dans la quatrième classe de l'Institut »

— Salon de 1840 Revue des Deux Mondes, t. 22, 1840[5].

Par contre, Jean-Baptiste Camille Corot a témoigné de son admiration pour Bidauld[6].

Désiré Raoul-Rochette écrit :

« Mr Bidauld avait poussé la passion du paysage jusqu'à ce point d'aller s'établir des mois entiers devant un site, avec une toile de trois ou quatre pieds, de peindre sur place tout le jour […] en dépit des accidents même de la température, et de ne quitter son poste qu'après avoir fini son tableau »

— Désiré Raoul-Rochette, « Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Bidault » du 6 octobre 1849, dans Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts, 1845-1849, Paris, École des Chartes, 2008, t.VIII, p. 456-457.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Suzanne Gurwith, Jean-Joseph-Xavier Bidauld, [catalogue de l'exposition], Carpentras, Angers, Cherbourg, 1978.
  • Jean-Paul Chabaud, Peintres autour du Ventoux, XIXe et XXe siècle, Éd. Alain Barthélemy, Avignon-Le Pontet, 2001, (ISBN 2-87923-130-2)
  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières,‎ 2007 (ISBN 978-2-906162-92-1)
  • Jean-Baptiste Deperthes, Théorie du paysage, Paris, 1818.
  • Anna Ottani Cavina, Paysages d'Italie, les peintres du plein-air, RMN, Paris, 2001, p. 124.
  • Laurie Marty de Cambiaire, avec Angélique Franck-Niclot, trad. Jane MacAvock, Regards sur la nature, une collection privée, [catalogue de l'exposition], Fine Art, Paris, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Biographie de Jean-Joseph-Xavier Bidauld
  2. a, b, c, d, e, f et g Jean-Joseph-Xavier Bidauld sur Larousse.fr
  3. a et b insecula.com
  4. Jean-Paul Chabaud, Encyclopédie Ventoux, op. cit., p. 189.
  5. Ce texte de Gustave Planche est disponible sur Wikisource
  6. Raymond Lécuyer, « Regards sur les musées de Province », in L'Illustration, 30 mars 1935, p. 371-376.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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