Pierre-Paul Prud'hon

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Pierre-Paul Prud’hon
Pierre Paul Prudhon Selbstporträt.jpg

Pierre-Paul Prud’hon, Portrait de l'artiste dans sa jeunesse,
(vers 1788-1790), Paris, musée du Louvre.

Naissance
Décès
(à 64 ans)
Paris
Nom de naissance
Pierre Prudon
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activité
Formation
Maître
Élève
Mouvement
Influencé par
Œuvres réputées
Portrait de Joséphine de Beauharnais, La Justice et la Vengeance Divine poursuivant le Crime

Pierre Prudon, dit Pierre-Paul Prud'hon[1], né le 4 avril 1758 à Cluny[2], et mort à Paris le 16 février 1823, est un peintre et dessinateur préromantique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Paul Prud'hon[3] nait à Cluny, le 4 avril 1758, septième et dernier enfant de Christophe Prudon, maître tailleur de pierre et de Françoise Piremol[4]. Prud'hon est l'élève de Devosge à seize ans ; à dix-neuf ans il épouse, le 17 février 1778, Jeanne Pennet, la fille d'un notaire. Ce mariage ne sera pas très heureux. Il poursuit ses études, et vient, en 1780, à Paris où il est adressé au graveur Wille par son compatriote, de Joursanvault, qui est aussi son bienfaiteur, et pour lequel il illustre une Méthode de basson. À Paris, il se lie avec une famille, les Fauconnier, dont la fille, Marie, s'éprend de lui. Mais apprenant qu'il est marié, elle s'éloigne de lui. Il tisse des liens d’amitié avec Maximilien de Robespierre.

En 1783, revenu à Dijon, il y concourt bientôt pour le Prix de Rome régional des états de Bourgogne. Prud'hon part pour Rome où il arrive le 3 janvier 1783 avec son camarade Petitot. Cependant, malgré ses amis, malgré la sollicitude du cardinal de Bernis, de Canova, il y vit dans la solitude, dans la mélancolie, et parfois dans la gêne. Il voyage en Italie de 1784 à 1788.

Revenu à Paris, il acquiert une certaine renommée avec quelques tableaux allégoriques repris dans des gravures, mais son amitié avec Robespierre l’oblige à quitter Paris et il part vivre en Franche-Comté de 1794 à 1796.

Il vit alors de portraits et d’illustrations pour l’éditeur et imprimeur Pierre Didot. Il est élu membre associé de l’Institut en 1796 et revient alors à Paris où sa carrière prend un nouvel essor. Le Louvre met à sa disposition un atelier pour réaliser La Sagesse et la Vérité descendant sur la terre de 1798 à 1799. Il peint également pour l’hôtel du financier de Lannoy, des décors allégoriques qui sont beaucoup appréciés, et des plafonds au Louvre.

Le gouvernement lui attribue un atelier à la Sorbonne où sa femme Jeanne vient le harceler. Pour lui échapper, le peintre demande la protection de Vivant Denon, directeur des musées. En 1808 il peint La Justice et la Vengeance Divine poursuivant le Crime.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 22 octobre 1808[5].

Il rompt définitivement avec son épouse acariâtre et se lie à l'artiste-peintre Constance Mayer, sa collaboratrice, et s'installe avec elle. Il fait le portrait de l'impératrice Joséphine, (conservé à Paris au musée du Louvre), et, en 1811, nommé professeur de dessin de la souveraine, il fait le portrait du petit Roi de Rome, présenté au Salon de 1812.

Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts, au fauteuil no 3 de la section Peinture, succédant à François-André Vincent, en 1816.

Le 26 mai 1821, Constance Mayer, dépressive, se tue, la douleur de Prud'hon est profonde. Il termine le tableau qu'elle a laissé inachevé, Une famille malheureuse, et l'expose au Salon de 1822. Il meurt l'année suivante et il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

Il est apprécié par Stendhal, Balzac[6] Delacroix, Millet et Baudelaire pour la qualité de son clair-obscur et son réalisme subtil.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Joséphine de Beauharnais (1805), Paris, musée du Louvre.
La Justice et la Vengeance Divine poursuivant le Crime (1808), Paris, musée du Louvre.
Au Canada
En France
  • Beaune, musée des beaux-arts : La Baronne de Joursanvault, buste en terre crue, esquisse, œuvre de jeunesse, seule sculpture répertoriée de l'artiste[7]
  • Gray, musée Baron-Martin :
  • Lyon, musée des beaux-arts :
  • Montpellier, musée Fabre : Les Arts, la Richesse, les Plaisirs et la Philosophie, quatre huiles sur toile montées sur panneau
  • Paris, département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France : fonds d'œuvres sur papier
  • Paris, musée du Louvre :
    • L'Enlèvement de Psyché, 1808, huile sur toile
    • Vénus, l'Hymen et l'Amour, vers 1793, huile sur bois, 44 × 23 cm
    • Vénus au bain, ou L'Innocence, huile sur toile
    • Minerve éclairant les génies des Arts et des Sciences, ébauche, huile sur toile
    • Diane implorant Jupiter de ne pas l'assujettir aux lois de l'hymen, vers 1800, plafond d'une salle du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
    • L'Étude guide l'essor du génie, vers 1800, plafond d'une salle du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
    • Noces d'Hébé et d'Hercule, 1810, huile sur toile[9]
    • Le Baron Vivant Denon, 1812, huile sur toile, 61 × 51 cm[10]
    • La Justice et la Vengeance Divine poursuivant le Crime, 1808, huile sur toile
    • L'impératrice Joséphine, 1805, dessin au crayon noir, 33 × 24 cm
    • Portait de Joséphine de Beauharnais, 1805, huile sur toile, 244 × 179 cm
    • Portrait du Roi de Rome, 1811, huile sur toile
    • Le Monument du pape Clément XIV par Canova, 1787, huile sur toile, 90,5 × 60 cm[11]
    • Marie-Marguerite Lagnier, 1791, huile sur toile
    • Autoportrait, 1785-1788, dessin à la plume, 15 × 12 cm
    • Le Christ expire sur la croix, 1823, huile sur toile
    • Le Christ en croix, esquisse, huile sur toile, 24 × 16 cm
    • La Sagesse et la Vérité descendent sur la terre, Salon de 1799, huile sur toile[12]
    • L'Âme brisant les liens qui l'attachent à la terre, esquisse, huile sur toile
    • L'Union de l'Amour et de l'Amitié, huile sur toile, 146 × 114 cm
    • Monsieur Vallet, Salon de 1812, huile sur toile
    • Madame Jarre, Salon de 1822, huile sur toile
    • L'Assomption, 1816, huile sur toile
    • Jeune Zéphyr se balançant au-dessus de l'eau, huile sur toile, 128 × 97 cm
    • Étude pour la figure de l'Amour des Apprêts de l'Amour, dit Les Préparatifs de la guerre, vers 1800-1805, pierre noire, craie blanche, estompe, pinceau et lavis d'encre grise, repris à la plume et encre noire, sur papier vergé bleu, 26 × 19,6 cm[13]
    • Étude pour les Apprêts de l'Amour, dit Les Préparatifs de la guerre, vers 1800-1805, pierre noire, crayon noir, craie blanche, repris à la plume et encre noire, encre métallographique sur papier bleu décoloré, 25 × 26,5 cm[13]
    • Portrait de Marie-Françoise Constance Mayer-La Martinière, craie noire, craie blanche et estompe sur papier anciennement bleu
    • Étude de jeune homme pour “Le Rêve du bonheur”, vers 1819, craie noire, craie blanche et estompe sur papier anciennement bleu. Étude pour Le Rêve du bonheur, tableau de Constance Mayer[14]
    • La Fortune. Carton pour l'hôtel de Lannoy, vers 1800, craie noire, craie blanche et estompe sur papier anciennement bleu[15]
    • Thémis et Némésis, vers 1804-1808, craie noire, craie blanche et estompe sur papier anciennement bleu[16]
En Italie
Au Royaume-Uni
En Russie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prud'hon ou le rêve de bonheur, catalogue d'exposition de la RNMN, septembre 1997, p. 333.
  2. Archives départementales de Saône-et-Loire, acte de baptême, registres de la paroisse Saint-Marcel, vue 152/204
  3. En 1781, il orthographie son nom « Prud'hon » et adopte « Paul » comme second prénom, en référence à Jean-Jacques[Lequel ?]
  4. Prud'hon ou le rêve de bonheur, catalogue d'exposition de la RNMN, septembre 1998, p. 35.
  5. « Dossier dans l'ordre de la Légion d'honneur de Pierre Paul Prud'hon », base Léonore, ministère français de la Culture comportant curieusement une date de naissance erronée
  6. La Bourse, 1832, Bibliothèque de la Pléiade, 1976, t. I, p. 141, (ISBN 2070108511)
  7. Notice sur musees-bourgogne.org
  8. (en) Notice sur la base FRESCO
  9. Notice du musée du Louvre.
  10. Notice du musée du Louvre.
  11. Grande Galerie - Le Journal du Louvre, sept./oct./nov. 2011, no 17, p. 10 (acquisition du musée en 2011).
  12. Notice de la RMN.
  13. a et b Nathalie Coural (dir.), Le Papier à l'œuvre, Éd. Hazan et Musée du Louvre, mai 2011, (ISBN 978-2-75410-570-5) et (ISBN 978-2-35031-327-6).
  14. « Étude de jeune homme pour “Le Rêve du bonheur” », base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « La Fortune. Carton pour l'hôtel de Lannoy », base Joconde, ministère français de la Culture
  16. Notice du musée du Louvre

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Delacroix, « Peintres et sculpteurs modernes, 2. Prudhon », dans la Revue des deux Mondes, nouvelle série, t. 16, Paris, 1846, p. 432-451 (texte en ligne) ; repr. La Rochelle, 1997 (Passage à parole) (ISBN 978-2-84327-013-0).
  • Edmond de Goncourt, Catalogue raisonné de l'œuvre peint, dessiné et gravé de P. P. Prud'hon, Paris, 1876.(texte en ligne) ; repr. Genève, Paris, 1986 (œuvres complètes, t. 6) (ISBN 978-2-05100-708-5).
  • (en) John Elderfield, The language of the body : drawings by Pierre-Paul Prud'hon, collab. Robert Gordon, New York, 1996 (ISBN 978-0-81093-585-3) ; trad. par France Valentini, La poésie du corps : dessins de Pierre-Paul Prud'hon, Paris, 1997 (ISBN 978-2-73242-386-9).
  • Sylvain Laveissière, Prud'hon ou Le rêve du bonheur (exposition, Paris, Grand Palais. 1997-1998 ; New York, Metropolitan museum of art. 1998), Paris, 1997 (ISBN 978-2-71183-537-9).
  • Philippe Le Leyzour et Danielle Oger, Balzac et la peinture, Musée des Beaux-Arts de Tours, édition Farrago, 1999, (ISBN 978-2-84490-009-8)
  • Sylvain Laveissière (dir.), Pierre-Paul Prud'hon : actes du colloque organisé au musée du Louvre par le Service culturel le 17 novembre 1997, Paris, 2001 (ISBN 978-2-11004-942-1).

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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