René Ménard (peintre)

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René Ménard
E. Ménard.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Auguste Émile René MénardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Distinction

Marie Auguste Émile René Ménard, dit René Ménard, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un peintre symboliste français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile René Ménard

René Ménard est le fils du peintre René Joseph Ménard, secrétaire de l'École des arts décoratifs de Paris, et frère cadet de Louise Ménard (1861-1957), également artiste peintre connue sous son nom de femme mariée : Louise Galtier-Boissière.

Dès l'enfance, René Ménard est baigné dans un milieu artistique : Corot, Millet et les peintres de l'École de Barbizon fréquentent sa famille, le familiarisant avec la nature et le paysage ainsi qu'avec les sujets antiques. Il étudie à l'Académie Julian à partir de 1880, après avoir été élève de Paul Baudry, William Bouguereau et Henri Lehmann.

Connu pour ses paysages symbolistes et crépusculaires, il participe au Salon de la Sécession à Munich, et au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles en 1897. Plusieurs expositions personnelles lui sont consacrées à la galerie Georges Petit à Paris. Il est nommé professeur à l'Académie de la Grande Chaumière en 1904. Il un des membres du groupe dit de la Bande noire.

En 1921, Ménard expose au Salon des douze en compagnie d'Henri Martin et d'Edmond Aman-Jean. Des galeries de Buffalo et de Boston diffusent son art aux États-Unis. De nombreuses commandes de l'État couronnent sa carrière : le cycle pour les Hautes études à la Sorbonne, la Faculté de droit, la fresque Les Atomes pour l'Institut de chimie, ou encore pour la Caisse des dépôts à Marseille. Son art allie un classicisme rigoureux et clair à une facture diffuse et onirique. Victor Soulier en 1894 dans L'Art et la Vie y trouvait « des visions d'une nature pacifiée, baignée d'aube et de crépuscule, où l'âme semble se retremper dans la candeur des aurores, et aspirer l'onction biblique qui découle des aurores[2] ».

René Ménard est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1900, et promu au grade d'officier du même ordre en 1910[3].

Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse (10e division).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Belgique
En France
En Russie

Élèves[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Benezit
  2. Jean-David Jumeau-Lafond, Les Peintres de l'âme : le symbolisme idéaliste en France, Bruxelles, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1999.
  3. « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur d’Émile René Ménard », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. balat.kikirpa.be.
  5. balat.kikirpa.be.
  6. balat.kikirpa.be.
  7. balat.kikirpa.be.
  8. balat.kikirpa.be.
  9. « L'arc-en-ciel », notice no 00650003756, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « La lande de Sainte_Marguerite », notice no 000PE023283, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Aigues-Mortes », notice no 07430001935, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Ces trois diptyques ont été conçus pour le Salle des actes de la Faculté de droit à Paris
  13. a et b Le mystère et l'éclat, Pastels du musée d'Orsay, rmn (ISBN 978-2-7118-5584-1) p. 36
  14. « Bucolique », notice no 000PE018540, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « La Piazzetta », notice no 000PE018538, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Palais des Doges », notice no 000PE018539, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Le troupeau », notice no 000PE018535, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « Charles Cottet », notice no 000PE018536, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. « Louis Ménard », notice no 000PE018165, base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « baigneuse sur la grève », notice no 00980000383, base Joconde, ministère français de la Culture
  21. « Paysage au ciel d'orage », notice no 00980000150, base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-David Jumeau-Lafond, Les peintres de l'âme : le symbolisme idéaliste en France, [catalogue de l'exposition du musée d'Ixelles], Bruxelles, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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