Musée du Nouveau Monde

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Musée du Nouveau Monde
Musée nouveau monde from the outside. La RochelleJPG.JPG
Musée du Nouveau Monde. Vue de l'extérieur.
Dans la cour de style Louis XV : statue en bronze à patine polychrome :
"Toussaint Louverture", H. 266 cm. Ousmane Sow, 2014.
Informations générales
Ouverture
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Site web
Bâtiment
Protection

Logo monument historique Classé MH (1950, Escalier compris grille)[1]

Logo monument historique Inscrit MH (1951, Façades (hors jardin) et Toiture)
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
10 rue Fleuriau à La Rochelle
Coordonnées
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Le musée du Nouveau Monde est un musée situé à La Rochelle, en Charente-Maritime installé dans l’Hôtel de Fleuriau.

Consacré aux relations entre La Rochelle et les Amériques appelées alors « Nouveau Monde », c’est le premier musée à aborder le passé négrier d’un port français et à exposer les éléments liés à la traite négrière et à l’esclavage dans les colonies des Antilles.

Ses collections sont à la fois le miroir du Nouveau Monde exploré par la vieille Europe, et le reflet d’une ville enrichie économiquement et culturellement par le "nouveau continent".

Histoire de l'hôtel de Fleuriau[modifier | modifier le code]

Façade néoclassique, sur jardin.

Un hôtel particulier a été construit à la mode parisienne, avec un corps central et deux ailes en retour enserrant une cour fermée par un grand portail, entre 1740 et 1750, par Jean Regnaud de Beaulieu[2].

Aimé-Benjamin Fleuriau est revenu à La Rochelle en 1755, fortune faite à Saint-Domingue où il possédait l'habitation Fleuriau, exploitation de canne à sucre et sucrerie, à Bellevue, près de Port-au-Prince.

Il a acheté l'hôtel en 1772. Ayant acquis une maison adjacente donnant sur une rue parallèle vers 1780, il a agrandi l'hôtel en adjoignant contre la corps central de l'ancien hôtel un nouveau corps de bâtiment ouvert sur un jardin. La communication entre l'ancien et le nouveau corps de bâtiment s'est faite en perçant des portes à chaque étage.

L'hôtel Fleuriau a été habité par la même famille jusqu'à sa vente en 1974. Le musée du Nouveau Monde a été inauguré en 1982. L'ancien maire de La Rochelle, Michel Crépeau, ayant voulu un musée du Nouveau Monde pour sa ville.

Le cabinet de travail
d'Aimé-Benjamin Fleuriot, fin XVIIIe.

La façade sur jardin et les décorations intérieures ont été classées au titre des monuments historiques le , les autres façades et les toitures le [1].

Présentation du musée[modifier | modifier le code]

La Rochelle a été l'un des principaux ports de commerce et d'émigration vers le Nouveau Monde : Nouvelle France, Antilles... Le musée présente, dans la demeure d'une famille de négociants rochelais, propriétaires d'une plantation et d'esclaves à Saint-Domingue, des peintures, gravures, dessins, sculptures, cartes anciennes et objets d'art décoratif en lien avec le thème du Nouveau Monde des Amériques.

Il a été le premier à parler du passé négrier d’un port français et à exposer les éléments liés à la traite des noirs et à l’esclavage dans les colonies des Antilles[2].

Le musée est équipé d'audioguides[3]. Des livrets de visite et d'activités sont conçus spécialement pour le jeune public et disponibles gratuitement à l'accueil. Un « espace familles » est mis à disposition au premier étage, au sein des salles consacrées aux États-Unis et aux peuples autochtones.

Collections[modifier | modifier le code]

Relation des voyages de Christophe Colomb. Antonius de Herrera. Leyde 1706. Gravure à l'eau-forte[4]
Modèle de frégate, XVIIIe siècle
La Rochelle, ville portuaire
La traite négrière[5]
Les productions coloniales
Les abolitions de l'esclavage
Le cabinet de travail d'Aimé-Benjamin Fleuriot, fin XVIIIe
  • Premier étage, deuxième entresol : La Nouvelle-France
Les explorations au XVIe siècle
Histoire de la Nouvelle-France
La traite des fourrures
Hurons et Iroquois
L'Indépendance américaine
  • Premier étage, deuxième entresol : États-Unis et peuples autochtones
Indiens des Plaines et poussée vers l'Ouest
Les Français et la ruée vers l'or en Californie en 1848
Edward S. Curtis et les peuples Amérindiens aux États-Unis[6]
  • Premier étage, deuxième entresol : L'Amérique vue par les Européens (1650-1850)
Allégories de l'Amérique
Allégories des quatre continents
Images de l'Amérique du Sud
Arts et littérature (1650-1850)
  • Deuxième étage : Art contemporain et exposition temporaire

Galeries[modifier | modifier le code]

Vue du port de La Rochelle en 1762
d'après Joseph Vernet
H. 165 ; L. 263 cm.
Vue de la Martinique. Jenny Prinssay, huile sur panneau, début XIXe siècle
Vue de la Guadeloupe. Jenny Prinssay, huile sur panneau, 1813
Pendule au nègre à la balle de coton
1800-1810
La Mascarade nuptiale. Parodie de mariage entre des nains brésiliens. 1788
H. 2,70 m[7]
Fers de cale (la cheville de l'un était attachée à celle de son voisin durant la traversée sur les bateaux de traite.
Jetons d'habitation. Étain (?)
18e siècle[8]
Rébellion d'un esclave sur un navire négrier. 1839. H. 99 cm
Casse-tête (Gunstock war club). Tribu indienne des Sauks. Bois. Vers 1760
Maquette de canoé. Fin XVIIIe (avant 1782). Région des Grands Lacs. Écorce de bouleau, racine d'épinette, cèdre
Bourse en cuir et pépites d'or fluviales, XIXe siècle. Petit pistolet de jeu à un coup. Acier, laiton, bois ; vers 1850. Cartes à jouer
« Wolf » (pour « Loup »), tribu des Crows. Héliogravure H. 55,5 cm. Edward S. Curtis 1908

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Hôtel de Fleuriau », notice no PA00104886, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Alienor, 2019.
  3. Mathilde Choin, « Le musée du Nouveau Monde de La Rochelle se met à l'audioguide », SUD OUEST,
  4. Relation des voyages de Christophe Colomb, livre de 1706, dans les collections du MNM.
  5. Cette partie présente des documents similaires à ceux-ci : General arrangements of slave ships (sur les bateaux négriers) [Wikimedia Commons].
  6. Le musée possède une très importante collection d'héliogravures qui est exposée par roulement. Consulter : Présentation et Edward S. Curtis. Collection photographique du Musée du Nouveau Monde de La Rochelle, sur Aliénor.org. Catalogue complet, classé, et complété par des notices précises.
  7. La Mascarade nuptiale, sur Aliénor.org.
  8. Référence : [1]. Résumé du cartel du musée : Ces jetons sont d'une grande rareté, témoignage de la vie des esclaves à Saint-Domingue au XVIIIe siècle. En mauvais étain ils sont frappés aux initiales du propriétaire (Aimé Benjamin Fleuriau : ABF) qui possédait cette exploitation de canne à sucre. Les jetons étaient sans doute confiés aux esclaves qui sortaient de la propriété (pour une course du maître, pour le marché du dimanche, ...) pour qu'ils puissent s'identifier et prouver qu'ils n'étaient pas des esclaves en fuite (marrons).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources de l'Internet[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]