Jean-Victor Schnetz

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Charlemagne, entouré de ses principaux officiers, reçoit Alcuin qui lui présente des manuscrits, ouvrage de ses moines (1830), musée du Louvre, Paris.

Jean-Victor Schnetz, né le à Versailles, et mort le à Paris, est un peintre, aquarelliste, pastelliste et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Victor Schnetz est né le 14 avril 1787 à Versailles[1].

Il est d'abord formé par Jacques-Louis David puis Jean-Baptiste Regnault, Antoine-Jean Gros et François Gérard[2].

Il a exposé au Salon à partir de 1808[2] ou de 1812[1] jusqu'en 1867, et a remporté des médailles de première classe en 1819 et lors de l'Exposition universelle de 1855[1].

Ami de Théodore Géricault, Jean-Victor Schnetz partagea sa vie entre la France et l'Italie qu'il avait découverte dans sa jeunesse et dont il était tombé amoureux. Il mène une brillante carrière : élu en 1837 à l'Académie des beaux-arts, il est appelé, en 1841, à succéder à Ingres comme directeur de l'Académie de France à Rome et conserve ce poste jusqu'en 1846. Il le retrouve une seconde fois entre 1853 et 1866.

Il est l’un des quatre peintres appelés pour célébrer les grandes révolutions parisiennes sur les murs de l'ancienne Salle du Trône de l'Hôtel de ville de Paris.

Il a une influence considérable sur les pensionnaires de la Villa Médicis. En effet, il incite les élèves à peindre d’après nature et non d’après les modèles en plâtre et obtient des autorisations pour aller dessiner dans les quartiers gitans de Rome. Le peintre étudie à Rome les thèmes de foi populaire qui l'inspirent et peint des tableaux d'inspirés de thèmes méditerranéens, très en vue au début de la monarchie de Juillet malgré leur caractère exotique qui font l'objet des sarcasmes de Baudelaire.

Il sait conquérir la gloire en pleine bataille entre néo-classiques et romantiques en inventant une voie moyenne consistant à traiter de manière classique des sujets pittoresques tirés de la vie quotidienne des paysans et brigands.

Il est mort le 16 mars 1870 à Paris[1].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (3e division)[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1820 : Un rom qui prédit l'avenir de Sixte-Quint[2]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Caino dopo l'uccisione del fratello (Cain après le meurtre de son frère), huile sur toile, 1817, cm. 200 x 147, Accademia Nazionale di San Luca, Inventaire n°6, Rome.
  • Vœux de la Madone, musée d'Orsay, Paris
  • Deux jeunes filles se baignant dans le lac de Nemi, musée du Louvre, Paris
  • La charité d'Amiens, cathédrale Saint-Gatien, Tours
  • Combat devant l'Hôtel de Ville de Paris le 28 juillet 1830, Petit Palais, Paris
  • Charlemagne, entouré de ses principaux officiers, reçoit Alcuin, 1830, musée du Louvre, Paris[4].
  • La Bataille d'Ascalon, 1843, château de Versailles.
  • Le Vœu à la Madone, musée du Louvre, Paris, exposé au Salon Parisien de 1831
  • Religieux secourant une pélerine blessée, 1826, Valenciennes, musée des Beaux-Arts[5]
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Extrait de la notice de Jean-Victor Schnetz dans le dictionnaire Bénézit sur le site Oxford Index. 2006, (ISBN 9780199773787).
  2. a, b et c (en) Grove Art Online, Oxford University Press, (ISBN 9781884446054, lire en ligne).
  3. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 311
  4. Cette œuvre a été copiée par Jules Laure pour le musée historique de Versailles.
  5. « Religieux secourant une pélerine blessée », sur culture.gouv.fr (consulté le 24 juillet 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurence Chesneau-Dupin (dir.), Jean-Victor Schnetz, 1787-1870 : couleurs d'Italie, Éditions Cahiers du temps.
  • Correspondance de Jean-Victor Schnetz, directeur de l'Académie de France à Rome, de 1841 à 1846 et de 1853 à 1866, édition commentée par Émilie Robbe, thèse de l'École nationale des chartes soutenue en 2001, (édition ?) résumé en ligne..
  • Béatrice Fontanel, Daniel Wolfromm, Quand les artistes peignaient l’histoire de France : de Vercingétorix à 1918, Seuil, Paris, 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]