Anna de Noailles

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Anna de Noailles
Forain - Anna de Noailles.jpg
Anna-Elisabeth, comtesse de Noailles, par Jean-Louis Forain (1914)
Titres de noblesse
Comtesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
(à 56 ans)
Paris, France
Sépulture
Nom de naissance
Ana-Elisaveta Bibescu Basarab Brâncoveanu
Surnom
Anne-Élisabeth Bibesco Bessaraba de Brancovan, puis Anna de Noailles
Nationalité
Domicile
Activité
Père
Grégoire Bibesco (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Constantin de Brancovan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaine
Membre de
Mouvement
Genres artistiques
Distinctions
Prononciation
signature d'Anna de Noailles
signature
Père Lachaise Cemetery @ Paris (30636727413).jpg
Vue de la sépulture.

Anna de Noailles, née Ana-Elisaveta Bibescu Basarab Brâncoveanu, est une poétesse et une romancière française d'origine roumaine, née à Paris le et morte dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Née au 22, boulevard de La Tour-Maubourg à Paris, dans une richissime famille de la noblesse roumaine[1], Anna est la fille d'un expatrié roumain âgé de 50 ans, le boyard Grigore Bibescu Basarab Brâncoveanu[2] lui-même fils du prince valaque Gheorghe Bibescu et de la princesse Zoe Basarab-Brâncoveanu issue de la dynastie des Craiovescu.

Sa mère, plus jeune de 21 ans que son mari, est une pianiste phanariote d'origine romaniote née à Constantinople : Raluca Moussouros, roumanisation et hellénisation de Rachel Moshor, à qui Paderewski a dédié nombre de ses compositions.

Sa tante, la princesse Hélène Bibesco, a joué un rôle actif dans la vie artistique parisienne à la fin du XIXe siècle jusqu'à sa mort en 1902. Anna Bibesco est la cousine germaine des princes Emmanuel et Antoine Bibesco, amis intimes de Proust.

Avec son frère aîné Constantin et sa sœur cadette Hélène, Anna mène une vie privilégiée : elle a ses propres précepteurs et reçoit son instruction au foyer familial, parle l'anglais et l'allemand en plus du français, du roumain et du grec, et reçoit une éducation tournée vers les arts, particulièrement la musique et la poésie. La famille passe l'hiver à Paris et le reste de l'année dans sa propriété, la Villa Bessaraba à Amphion, près d'Évian sur la rive française du lac Léman.

La poésie d'Anna de Noailles portera plus tard témoignage de sa préférence pour la beauté tranquille et l'exubérance de la nature, alors encore sauvage, des bords du lac, contrastant avec l'environnement urbain dans lequel elle passera la suite de sa vie[3].

Un rare guéridon au piétement en bois sculpté d'un sphinx ailé (vers 1800) provenant de la collection Antocolsky dispersée en 1906, fut alors acquis par Anna pour sa maison d'Amphion, décorée par Emilio Terry : il fut exposé par la galerie Camoin Demachy lors de la 14e biennale des Antiquaires de Paris[4].

Le Anne-Élisabeth[5], devient Anna de Noailles en épousant à l'âge de 19 ans le comte Mathieu de Noailles (1873-1942), quatrième fils du septième duc de Noailles. Le couple, qui fait partie de la haute société parisienne de l'époque, aura un fils, le comte Anne Jules (1900-1979), qui, d'Hélène de Wendel (fille de Guy de Wendel et de Catherine Argyropoulos) aura un fils unique, Gilles (1934-1979), mort sans enfants peu avant son père.

Anna de Noailles fut la muse et entretint une liaison avec Henri Franck[6] normalien et poète patriote proche de Maurice Barrès, frère de Lisette de Brinon[7] et cousin d'Emmanuel Berl, mort de tuberculose en 1912.

En 1909, Charles Demange tombe amoureux d'Anna de Noailles, qu'il a connue par son oncle. Pour Anna, qui veut se venger de Barrès, c'est un flirt qui finit mal[8] : Charles se suicide en août 1909, laissant la lettre suivante pour Anna[9] :

« Je me tue.

Je vous ai follement aimée. Votre amitié était le mieux que je puisse rencontrer sur terre.
Merci – et merci à mon oncle qui m’a fait vous connaître. »

Elle fut rendue responsable du suicide du jeune neveu de Maurice Barrès qui s'était pris pour elle d'une passion à sens unique.

Au début du XXe siècle, son salon de l'avenue Hoche attire l'élite intellectuelle, littéraire et artistique de l'époque parmi lesquels Edmond Rostand, Francis Jammes, Paul Claudel, Colette, André Gide, Maurice Barrès, René Benjamin, Frédéric Mistral, Robert de Montesquiou, Paul Valéry, Jean Cocteau, Léon Daudet, Pierre Loti, Paul Hervieu, l'abbé Mugnier ou encore Max Jacob, Robert Vallery-Radot et François Mauriac. C'est également une amie de Georges Clemenceau.

En 1904, avec d'autres femmes, parmi lesquelles Jane Dieulafoy, Julia Daudet, Daniel Lesueur, Séverine et Judith Gautier, fille de Théophile Gautier, elle crée le prix Vie Heureuse, issu de la revue La Vie heureuse, qui deviendra en 1922 le prix Fémina, récompensant la meilleure œuvre française écrite en prose ou en poésie. Elle en est la présidente la première année, et laisse sa place l'année suivante à Jane Dieulafoy.

Le , elle enregistre J'écris pour que le jour et Jeunesse aux Archives de la Parole, documents sonores conservés à la Bibliothèque nationale de France et écoutables sur Gallica[10]. Dans les années 1925, elle fréquente le salon littéraire du docteur Henri Le Savoureux et de son épouse avec d'autres personnalités comme l'abbé Arthur Mugnier, prêtre catholique mondain confesseur du Tout-Paris, ainsi que la princesse et femme de lettres Marthe Bibesco, cousine d'Anna, Berenice Abbott, Henri de Régnier, Julien Benda, Édouard Herriot, Antoine de Saint-Exupéry, Jean Fautrier,Vladimir Jankélévitch, Paul Morand, Jean Paulhan, René Pleven, Francis Ponge, Jacques Audibert, Claude Sernet, Marc Bernard, Gaëtan Gatian de Clérambault, Paul Valéry, Jules Supervielle et Marc Chagall.

Elle meurt à 56 ans en 1933 dans son appartement du 40, rue Scheffer (avant 1910, elle habitait au 109, avenue Henri-Martin[11],[12]) et est inhumée à Paris au cimetière du Père-Lachaise, mais son cœur repose dans l'urne placée au centre du temple du parc de son ancien domaine d'Amphion-les-Bains.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Elle est la première femme élevée au grade de commandeur de la Légion d'honneur[13] et la première femme reçue à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (au fauteuil 33, où lui ont succédé Colette puis Jean Cocteau).

Elle était aussi membre honorifique de l'Académie roumaine et a été décorée de l'ordre du Sauveur de Grèce et de Pologne. En 1902, elle reçoit le prix Archon-Despérouses[14]. En 1920, son premier recueil de poèmes (Le Cœur innombrable) est couronné par l'Académie française. En 1921, elle en reçoit le grand prix de littérature. Plus tard, l'Académie française créera un prix en son honneur[15].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Anna de Noailles a écrit trois romans, une autobiographie et un grand nombre de poèmes.

Son lyrisme passionné s'exalte dans une œuvre qui développe, d'une manière très personnelle, les grands thèmes de l'amour, de la nature et de la mort.

Romans[modifier | modifier le code]

  • La Nouvelle Espérance (1903) ; disponible sur Wikisource ; réédition, LGF, coll. « Le Livre de poche" Biblio » no 33578 (2015) (ISBN 978-2-253-02045-5)
  • Le Visage émerveillé (1904)
  • La Domination (1905) disponible sur Gallica ; réédition, LGF, coll. « Le Livre de poche » (2017)
  • Les Innocentes ou La sagesse des femmes, Paris, Arthème Fayard, s.d.

Poésie[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

  • Le Livre de ma vie (1932)

Anthologies posthumes[modifier | modifier le code]

  • L'Offrande, choix et présentation par Philippe Giraudon, Éditions de la Différence, coll. « Orphée » no 80 (1991) ; réédition en 2012 (ISBN 978-2-7291-1981-2)
  • Anthologie poétique et romanesque : « Je n'étais pas faite pour être morte », LGF, coll. « Le Livre de poche. Classiques » no 32973 (2013) (ISBN 978-2-253-16366-4)

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • À Rudyard Kipling (1921)
  • Discours à l'Académie belge (1922)
  • Elle a également écrit la préface du livre du commandant Pierre Weiss, L'Espace (Louis Querelle éditeur, 1929)

Témoignages de contemporains[modifier | modifier le code]

« Impossible de rien noter de la conversation. Mme de Noailles parle avec une volubilité prodigieuse ; les phrases se pressent sur ses lèvres, s'y écrasent, s'y confondent ; elle en dit trois, quatre à la fois. Cela fait une très savoureuse compote d'idées, de sensations, d'images, un tutti-frutti accompagné de gestes de mains et de bras, d'yeux surtout qu'elle lance au ciel dans une pâmoison pas trop feinte, mais plutôt trop encouragée. […] Il faudrait beaucoup se raidir pour ne pas tomber sous le charme de cette extraordinaire poétesse au cerveau bouillant et au sang froid. »

— André Gide, Journal, 20 janvier 1910, Gallimard (Folio : Une anthologie), 1951/2012, p. 109-110.

« Mme Mathieu de Noailles aime les approbations […] Elle voudrait la croix, l'Arc de Triomphe, être Napoléon. C'est l'hypertrophie du moi. Elle est le déchaînement. Elle aurait dû vivre à l'époque alexandrine, byzantine. Elle est une fin de race. Elle voudrait être aimée de tous les hommes qui aiment d'autres femmes qu'elle […] elle aurait dû épouser le soleil, le vent, un élément. »

— Abbé Mugnier, Journal, 24 novembre 1908 - Mercure de France, coll. « Le Temps retrouvé », 1985, p. 174

« Achevé le roman : Le Visage émerveillé […] pour la forme, il y a là du nouveau, des instantanés, et des inattendus. Des sensations qui deviennent des sentiments. Des couleurs, des saveurs, des odeurs prêtées à ce qui n'en avait pas jusqu'ici. Mme de Noailles a renchéri sur Saint-François d'Assise : elle se penche encore plus bas, elle dit au melon blanc : " Vous êtes mon frère", à la framboise, “Vous êtes ma sœur” ! Et il y a encore et surtout des joies subites, des désirs qui brûlent, de l'infini dans la limite[…] »

— Abbé Mugnier, Journal, 1er décembre 1910, p. 197

« Le poète des Éblouissements était au lit, dans une chambre sans luxe […] Une volubilité d'esprit et de paroles qui ne me permettait pas toujours de la suivre […] Elle m'a dit combien elle aimait Michelet, l'idole préférée, admire Victor Hugo, aime moins Lamartine, admire Voltaire, Rousseau, préfère George Sand à Musset […] Aujourd'hui, elle n'a plus de vanité […] Même ses vers les plus lyriques sur le soleil, elle les écrivait avec le désir de la mort. Elle n'était pas joyeuse[…] Très amusantes anecdotes sur la belle-mère, à Champlâtreux, contées avec un esprit voltairien […] Elle avait pensé à cette chapelle en écrivant le Visage émerveillé. Elle a écrit sur la Sicile des vers encore inédits […] à l'intelligence, elle préfère encore la bonté". »

— Abbé Mugnier, Journal, 2 décembre 1910, p. 198 et 199

« Elle était plus intelligente, plus malicieuse que personne. Ce poète avait la sagacité psychologique d'un Marcel Proust, l'âpreté d'un Mirbeau, la cruelle netteté d'un Jules Renard. »

— Jean Rostand, préface à Choix de poésies d'Anna de Noailles, 1960[16]

« Sacha Guitry admirait infiniment Mme de Noailles, mais qui n'admirait pas Anna de Noailles ? C'était un personnage extraordinaire, qui avait l'air d'un petit perroquet noir toujours en colère, et qui ne laissait jamais placer un mot à personne. Elle recevait dans son lit, les gens se pressaient en foule dans sa ruelle […] et cela aurait pu être un dialogue étourdissant mais c'était un monologue bien plus étourdissant encore […] Sacha m'a dit d'elle : quand on l'entend monter l'escalier on a toujours l'impression qu'il y a deux personnes en train de se parler, et quand elle redescend, il semble qu'une foule s'éloigne. »

— Hervé Lauwick, Sacha Guitry et les femmes[17]

« Elle surgit d'une porte-fenêtre, précédée d'un multitude de cousins multicolores comme dans un ballet russe. Elle avait l'air d'une fée-oiselle condamnée par le maléfice d'un enchanteur à la pénible condition de femme […]. Il me semblait que si j'avais pu prononcer le mot magique, faire le geste prescrit, elle eût, recouvrant son plumage originel, volé tout droit dans l'arbre d'or où elle nichait, sans doute, depuis la création du monde. Puisque c'était impossible, elle parlait. Pour elle seule. Elle parla de la vie, de la mort, les yeux fixés sur Lausanne, moi regardant son profil. Elle ne m'écoutait pas. Il était rare qu'elle le fit. Malheureusement, elle n'avait pas besoin d'écouter pour comprendre […]. Je reçus tout à coup, en pleine figure, ses énormes yeux, elle rit de toutes ses dents et me dit : « Comment pouvez-vous aimer les jeunes filles, ces petits monstres gros de tout le mal qu'ils feront pendant cinquante ans ? »

— Emmanuel Berl, Sylvia, Gallimard, 1952, réédition 1994, p. 89-90

« Octave Mirbeau la ridiculise dans La 628-E8 (passage repris dans la Revue des Lettres et des Arts du ), la montrant comme une « idole » entourée de « prêtresses » : « Nous avons en France, une femme, une poétesse, qui a des dons merveilleux, une sensibilité abondante et neuve, un jaillissement de source, qui a même un peu de génie… Comme nous serions fiers d’elle !… Comme elle serait émouvante, adorable, si elle pouvait rester une simple femme, et ne point accepter ce rôle burlesque d’idole que lui font jouer tant et de si insupportables petites perruches de salon ! Tenez ! la voici chez elle, toute blanche, toute vaporeuse, orientale, étendue nonchalamment sur des coussins… Des amies, j’allais dire des prêtresses, l’entourent, extasiées de la regarder et de lui parler. / L'une dit, en balançant une fleur à longue tige : / — Vous êtes plus sublime que Lamartine ! / — Oh !… oh !… fait la dame, avec de petits cris d’oiseau effarouché… Lamartine !… C’est trop !… C’est trop ! / — Plus triste que Vigny ! / — Oh ! chérie !… chérie !… Vigny !… Est-ce possible ? / — Plus barbare que Leconte de Lisle… plus mystérieuse que Mæterlinck ! / — Taisez-vous !… Taisez-vous ! / — Plus universelle que Hugo ! / — Hugo !… Hugo !… Hugo !… Ne dites pas ça !… C’est le ciel !… c’est le ciel ! / — Plus divine que Beethoven !… / — Non… non… pas Beethoven… Beethoven !… Ah ! je vais mourir ! / Et, presque pâmée, elle passe ses doigts longs, mols, onduleux, dans la chevelure de la prêtresse qui continue ses litanies, éperdue d’adoration. — Encore ! encore !… Dites encore ! » »

— Octave Mirbeau, La 628-E8, 1907, réédition Éditions du Boucher, 2003, p. 400.

L'orientation de ce portrait est reprise par l'ambassadeur de France à Bucarest le comte de Saint-Aulaire, dans ses mémoires[18] qui la montre sans-gêne, prétentieuse et monopolisant la conversation.

Charles Maurras fait d'Anna de Noailles l'une des quatre femmes de lettres qu'il prend comme exemplaires du romantisme féminin[19] dont il voit une résurgence à la fin du XIXe siècle, aux côtés de Renée Vivien, Marie de Régnier et Lucie Delarue-Mardrus. Ces qualités sont aussi vantées par les travaux de la critique littéraire antiféministe Marthe Borély[20].

Postérité[modifier | modifier le code]

Les établissements d'enseignement suivants portent son nom :

Le square Anna-de-Noailles, à Paris, dans le 16e arrondissement, porte son nom en sa mémoire.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Le portrait d'Anna de Noailles par Jean-Louis Forain est conservé au musée Carnavalet. Il lui a été légué par le comte Anne-Jules de Noailles en 1979[21].

Célébrité de son temps, plusieurs peintres de renom de l'époque firent son portrait, comme Antonio de la Gandara[22], Kees van Dongen[23], Jacques-Émile Blanche[24], Jean de Gaigneron ou Philip Alexius de Laszlo (illustration sur cette page).

En 1906, elle fut le modèle d'un buste en marbre par Auguste Rodin, aujourd'hui exposé au Metropolitan Museum of Art à New York ; le modèle en terre glaise, qui lui donne comme un bec d'oiseau, comme le portrait-charge de profil par Sem reproduit sur cette page, est lui exposé au Musée Rodin à Paris[25]. Anna de Noailles avait refusé ce portrait, c'est pourquoi le marbre du Metropolitan porte la mention : « Portrait de Madame X »[26]

La Poste française a émis pour le centenaire de sa naissance, en 1976, un timbre-poste à son effigie, dessiné par Pierrette Lambert et gravé en taille-douce par Eugène Lacaque.

Deux portraits photographiques d'elle, Anna de Noailles au vison (vers 1905) et Anna de Noailles au manchon par Otto Wegener (1849-1924) ont été acquis en vente publique à Paris le 8 novembre 2018, respectivement par les villes d'Évian et de Cabourg, pour 1664 euros et 960 euros[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Beaucoup de familles de boyards et de princes de l'aristocratie moldave et valaque, propriétaires d'immenses domaines agricoles, vivaient à l'époque à Paris, Londres, Nice, Florence ou Rome, laissant la gestion de leurs fortunes à des « arendaches » (affermeurs) dont ils n'attendaient qu'une chose : qu'ils envoient les rentes les plus élevées possible. Ce système qui appauvrissait à la fois des paysans petits propriétaires et des paysans sans terre, est en partie à l'origine de la grande insurrection rurale de 1907 qui fut réprimée, mais entraîna des réformes de l'économie agricole limitant les privilèges de la noblesse : Philip Gabriel Eidelberg & John R. Lampe, The Great Rumanian Peasant Revolt of 1907, Origins of a Modern Jacquerie, ed. E. J. Brill, Leyden 1974.
  2. Francisé en Grégoire Bibesco Bessaraba de Brancovan sur son faire-part de décès à Paris.
  3. (en) « Anna de Noailles - biographie », sur annadenoailles.org
  4. Connaissance des Arts no 439, , p. 75).
  5. « Mnesys visualisation - de la page 137 à 140 », sur archives.hautesavoie.fr (consulté le 10 février 2019)
  6. Emmanuel Berl, dans Sylvia (Gallimard, 1952, p. 89 de la réédition de 1994).
  7. Archives juives
  8. Luc Fraisse, La correspondance de Proust: son statut dans l'œuvre, l'histoire de son édition, Presses Univ. Franche-Comté, 1998 p. 77
  9. Patricia Ferlin, « Je hais moi sans toi », RING, 17 février 2010.
  10. [Archives de la parole]. , J'écris pour que le jour : [extrait de] « Offrande » ; Jeunesse / Comtesse Anna de Noailles, aut. ; Comtesse Anna de Noailles, voix, (lire en ligne)
  11. « Rue Scheffer », Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, t. 2 (« L-Z »), p. 506.
  12. « Avenue Henri-Martin », Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, t. 1 (« A-K »), p. 631.
  13. Dossier sur la base Léonore
  14. http://www.academie-francaise.fr/prix-archon-desperouses.
  15. Prix Anna de Noailles
  16. p. 9 de l'édition Grasset de 1976.
  17. Plon, 1965, p. 195-196
  18. Confessions d'un vieux diplomate, Flammarion 1953
  19. Le Romantisme féminin, première publication 1903 in Minerva, n° du , en ligne, consulté le 25 septembre 2010.
  20. Marthe Borély, L'émouvante destinée d'Anna de Noailles, Paris, 1939.
  21. http://www.carnavalet.paris.fr/fr/collections/chambre-d-anna-de-noailles
  22. http://www.la-belle-epoque.de/gandaraf.htm
  23. http://comtessedenoailles.blogspot.fr/2014_09_02_archive.html
  24. http://comtessedenoailles.blogspot.fr/
  25. http://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/11.173.6/
  26. Jean-Benoît Birck et Véronique Maltussi, « Mon visage et votre génie Réception et déception », Rodin. La Fabrique du portrait, catalogue publié à l’occasion de l’exposition « La fabrique du portrait. Rodin face à ses modèles » présentée en 2009 au musée Rodin de Paris, Paris, Skira Flammarion / Éditions du musée Rodin, 2009, p. 84.
  27. gazette-drouot.com, « La Gazette Drouot - L'hebdo des ventes aux enchères », sur www.gazette-drouot.com (consulté le 20 novembre 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert, Nicole G., « Anna de Noailles et Renée Vivien : des destinées contrastées ou "le Dur désir de durer" » dans Wendy Prin-Conti (dir.), Femmes poètes de la Belle Époque : heurs et malheurs d'un héritage, Paris, Honoré Champion, 2019, p. 125-138.
  • George Hanganu, Les symphonies dans l'œuvre poétique d'Anna de Noailles, Cluj : Tipografia Lumina, 1938 (lire en ligne)
  • René Benjamin, Au soleil de la Poésie, Sous l'œil en fleur de Madame de Noailles, Paris, Librairie des Champs-Élysées, 1928
  • Claude Mignot-Ogliastri, Anna de Noailles, Méridiens-Klincksieck, 1986
  • François Broche, Anna de Noailles, Paris, Robert Laffont, 1989 (ISBN 978-2221056820)
  • Catherine Perry, Dionysian Aesthetics in the Works of Anna de Noailles, Bucknell University Press, 2003 (ISBN 978-0838754993)
  • Sanchez Nelly (avec la collaboration de P. Michel), "Le Courrier d’une neurasthénique. Une lettre inédite d’Anna de Noailles à Mirbeau", Cahiers Octave Mirbeau, no 18, p. 178-181
  • Sanchez Nelly, "Trois autobiographies féminines dans l'entre-deux-guerres", Inverses no 11, "Littérature féminine du début du XXe siècle", p. 121-132, 2011
  • Sanchez Nelly, "Anna de Noailles, romancière de l'ennui", Eidôlon no 105, PUB, 2013, p. 145-155
  • Mihail Dimitri Sturdza, (ro) Aristocraţi români în lumea lui Proust : Anton Bibescu, Martha Bibescu, Anna de Noailles, Elena Bibescu (« Aristocrates roumains dans l'univers de Proust : Antoine Bibesco, Marthe Bibesco, Anna de Noailles, Hélène Bibesco »), Ed. Humanitas, Bucarest 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]