Église Saint-Nicolas-des-Champs

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Église Saint-Nicolas-des-Champs
L'église Saint-Nicolas-des-Champs.
L'église Saint-Nicolas-des-Champs.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Style dominant Gothique flamboyant
Protection Logo monument historique Classé MH (1887)
Site web www.asaintnicolas.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 56,09″ nord, 2° 21′ 13,22″ est
Géolocalisation sur la carte : 3e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 3e arrondissement de Paris)
Église Saint-Nicolas-des-Champs
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Nicolas-des-Champs

L'église Saint-Nicolas-des-Champs, de culte catholique, est située rue Saint-Martin dans le 3e arrondissement de Paris. Elle est essentiellement de style gothique flamboyant, mais sa construction s'est faite en cinq étapes, pendant deux cents ans, de 1420 à 1620.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Historique[modifier | modifier le code]

  • Au XIe siècle, vers 1079, le nouveau monastère de Saint-Martin-des-Champs devient prieuré de Cluny et présente le titulaire de la cure à l'investiture canonique de l'évêque de Paris. Le curé du bourg Saint-Martin vient prendre ainsi rang à la suite des onze prêtres-cardinaux qui existaient déjà, dont plusieurs dans l'orbite de la douzaine d'abbayes fondées dans la proche campagne. Quant au choix de saint Nicolas comme patron de cet oratoire, Il convient de noter que son culte connut un grand essor dans toute la chrétienté, à partir de la fin du XIe siècle, avec un grand nombre de léproseries et d'hôpitaux placés sous sa protection [2]. Or, selon la tradition, l'abbaye avait été fondée sur le lieu du miracle de la guérison d'un lépreux, au moment où l' évêque de Tours était sur le point d'entrer a Paris.
  • fin du XIIe (reconstitution)
    Au XIIe siècle, dans une bulle de 1119 du pape Calixte II, il est question d'une « capella Sancti-Nicholai prope monasterium Sancti-Martini ». Au même moment, le roi Louis VI fait allusion à une poussée du peuplement sur ce territoire en direction de Saint-Denis. Le monastère est un centre d'attraction, les seigneurs religieux font fleurir le désert marécageux, la ville est à l'âge agricole et les marchands sont nomades. En outre, la célèbre foire du Lendit, avec sa procession des Reliques (entre Saint-Denis et Paris) accentue cette croissance. La chapelle de Saint-Nicolas ouvre ses portes à toute cette population agglomérée qui ne compte pas plus de 1 000 habitants. Les serviteurs du prieuré surtout la fréquentent, car, si l'on en croit un religieux de ce temps, quelque peu pessimiste, les habitants « sont plus prompts à l'appel du diable qu’à celui de Dieu ; ils s'empressent auprès des chanteurs de geste tandis que si Dieu les appelle aux offices, ils se sauvent… ». Ainsi que l’attestent Innocent II (1142), Eugène III (1147), et Luce III (1184), c’est le prieur de Saint-Martin qui confie la charge pastorale à un prêtre, avec le titre de Presbyter Ecclesiæ Sancti Nicolai, car le prieuré est toujours propriétaire de la chapelle. Le prêtre délégué voit son territoire s'agrandir, car des « bourgs » s'organisent : le Bourg-l’Abbé, rattaché à l'abbaye de Saint-Magloire ; le Beau-Bourg, dérivé de Saint-Martin-des-Champs… Un maire, agent d'ordre agricole (rue Au Maire, dès 1252) est désigné par le prieur pour diriger au civil ces îlots construits. Aux serfs vont se joindre les « hôtes » qui feront du sol cultivé un sol bâti, et les « bourgeois » (ceux du bourg) dont le nombre va gonfler le volume de la population.
fin du XIVe (reconstitution)
  • fin du XIIIe (reconstitution)
    Au XIIIe siècle, l 'église est toujours « extra-muros », c'est-à-dire au-delà de l'enceinte de Philippe Auguste (édifiée de 1190 à 1209). De son bâtiment d'alors subsiste, dans les combles des bas-côtés sud d'aujourd'hui, un mur orné d'un débris de corniche et d'une série de crochets sculptés.
  • Au XIVe siècle, elle devient parisienne, enclose dans les murs élevés par Étienne Marcel de 1356 à 1358 (enceinte de Charles V). À l’abri des hautes murailles et des vingt et une tours du prieuré — dont l’une peut se voir encore au coin de la rue du Vertbois —, elle s'élève modestement au milieu des marais, des vignes et des plâtrières, des cultures striées de fossés de drainage, des champs coupés d’étroits sentiers. Ici et là se profilent quelques manoirs, des maisons et des granges. Le clocher est sans doute construit pendant ce siècle, hors-oeuvre.
  • Début du XVIe
    À l'aube du XVe siècle, la guerre de Cent Ans a semé partout les ruines et les deuils, mais, en 1421, sous l'occupation de Paris par les Anglais (de 1420 à 1436), et peut-être grâce à celle-ci (il s'agissait de gagner le clergé à leur cause), est posée la première pierre de la nouvelle église : une nef de sept travées, avec un bas-côté et une rangée de chapelles. Cette première étape s'étend de 1421 à 1456, mais la chronologie n' a rien d'assuré. Or, "que le vaisseau central remonte au premier tiers ou aux dernières années du XVe siècle importe considérablement. Dans le premier cas, cela en ferait un des premiers exemples du flamboyant parisien, [...], dans le second cas, ce ne serait qu'un chantier de plus [...] sans aucune audace"[3]. En 1490, "attendu l'accroissement du peuple", on décida d'agrandir l'église en élevant un second bas-côté et en reculant les chapelles déjà existantes (deuxième étape, 1490-1501).
  • Au XVIe siècle, pour la première fois, l’anonymat du constructeur fait place à la mention du « maistre maçon tailleur de pierres » : Jean de Froncières. En 1541, il est chargé d'achever ou de reprendre plusieurs voûtes et piliers dans le vaisseau central et dans les collatéraux nord (troisième étape, 1541-1546). En 1567, constatant que "le divin service est la pluspart du temps interrompu au moyen du tumulte proceddant de la presse du peuple", une "grande assemblée" des paroissiens demande un nouvel agrandissement. Un arrêt du Parlement, en 1574, obligea les religieux de Saint-Martin à accorder "vingt toises de place en longueur sur vingt toises de largeur derrière le chevet". En échange, la paroisse payait la somme importante de 7 000 livres tournois et prenait en charge la construction de la nouvelle geôle et d’une nouvelle porte pour le prieuré. Afin de réunir péniblement l'argent nécessaire, il fallut vendre plusieurs maisons, ainsi qu'une moitié du cimetière, constituer ou transférer des rentes. En 1575, après mûre réflexion, on choisit de ne pas faire de "croisée", c'est-à-dire de transept, pour gagner du temps et de l'argent. Pendant cette quatrième étape, entre 1576 et 1586, avec comme maître maçon principal Guillaume Dumas, la nef est allongée de quatre travées, avec double collatéraux et rangée de chapelles, le portail sud Renaissance est inséré. La concession à de riches paroissiens des sept chapelles neuves aida également à faire face aux dépenses. Le presbytère est reconstruit de 1590 à 1597.
  • en 1615
    Au XVIIe siècle, cinquième et dernière étape, de 1613 à 1617, une fois les troubles politiques apaisés et grâce toujours à l’aliénation d'immeubles de la fabrique, on peut construire les deux dernières travées de la nef, le chœur, le double déambulatoire, et les douze chapelles rayonnantes (la concession de celles-ci, pour 1 200 livres tournois chacune, permit d'achever de payer les ouvriers). Une chapelle centrale surmontée d’une forme de lanterne et coiffée d'un dôme est édifiée « derrière la coquille ». Ce sont les maîtres maçons Jehan Touchin, Charles Benoist et Jehan Girard qui œuvrent, selon le "plan et dessein" de 1575. L'église est achevée.
  • en 1739
    Au XVIIIe siècle, les goûts ayant changé, on supprima le jubé, et les vitraux de couleur[4], les colonnes du chœur furent cannelées, et une nouvelle chapelle aménagée au revers du maître-autel. La Révolution ferma l'église en 1793, l'affecta en 1795 au culte théophilanthropique de l' Hymen ou de la Fidélité, puis au culte de la Fertilité.
  • Au XIXe siècle, l'église est rendue au seul culte catholique en 1802. Elle est restaurée de 1823 à 1829, sous l'actif pastorat de l'abbé Frasey, curé, et sous l'autorité du préfet de la Seine, le comte de Chabrol de Volvic. La façade occidentale fut principalement concernée, ainsi que le ré-aménagement des chapelles. Le percement de la rue Cunin-Gridaine, en 1858, puis sa "rectification" entraînent la démolition d'une partie du "charnier", et d'une partie du presbytère. La démolition également rendue obligatoire de la sacristie, accolée aux dernières chapelles sud, et qui datait de 1613-1617, est beaucoup plus houleuse, et ne sera achevée que cinquante ans plus tard, vers 1906. Par exemple, des échauffourées ont lieu à l'intérieur même de l'église, en 1885, malgré la concertation entre le curé Rivié et le préfet Poubelle [5]. Une nouvelle sacristie est construite au nord-est.
  • Au XXe siècle, on redécouvre les peintures murales, en 1902 - en les abîmant quelque peu - , on les restaure en 1966, puis en 2011.

Personnalités ayant marqué la paroisse[modifier | modifier le code]

Le jour de la Pentecôte 1623, Louise de Marillac vécut dans cette église une « effusion de l'Esprit » : "Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu'un temps viendrait où je serais en état de faire voeu de pauvreté, chasteté et obéissance ...". Dix ans plus tard, elle fonde, avec Vincent de Paul, la congrégation des Filles de la Charité.

Personnalités inhumées dans l'église[modifier | modifier le code]

En dehors des inhumations dans le cimetière Saint-Nicolas, à quelques rues de distance, les inhumations dans l'église même se firent longtemps directement dans des fosses sous son pavement, spécialement dans les chapelles privées - les trappes d'accès sont parfois encore visibles -. C'est seulement en 1734 et 1758 que fut creusée une cave - "afin d’éviter la mauvaise odeur des fosses qui incommodent les paroissiens" - , allant du portail jusqu'à la chaire, mais aucun des tombeaux n'a survécu à la Révolution. De façon assez exceptionnelle à Paris, des épitaphes ont été conservées en place ou regroupées.[6],[7]

Chaque année, le , les anciennes tombes sont bénites avant la grand'messe.

Description[modifier | modifier le code]

Extérieur[modifier | modifier le code]

Enchâssée derrière de nombreux immeubles, l'église est peu mise en valeur et n’attire pas l’œil du passant aussi bien de la rue Réaumur que de la rue Turbigo. Sa taille est toutefois importante avec ses 90 m de long (une des plus longues de Paris), ses 36 m de large et son clocher qui s'élève à 32 m.

en 2015

La façade ouest, rue Saint-Martin, et son portail (XVe et XIXe siècles)[modifier | modifier le code]

Comme à Saint-Étienne-du-Mont, la façade occidentale apparaît oblique par rapport à l'axe de l'église (il fallut la mettre dans l'alignement de la rue Saint-Martin). Dans cette façade, les pignons inégaux, percés d'oculi et reliés entre eux par des arcs-boutants, annoncent les cinq nefs.

P1340770 Paris III eglise St-Nicolas-des-champs rwk.jpg

Les pignons latéraux sont plats et secs, et sans doute repris au XIXe. A gauche, trois grandes fenêtres en arc brisé éclairent la chapelle actuelle des Catéchismes, qui a porté pendant plusieurs siècles le vocable de saint Nicolas. À droite, deux fenêtres seulement donnent sur les fonts baptismaux et sur une chapelle autrefois dédiée à saint Joseph.

P1340774 Paris III eglise St-Nicolas-des-champs detail statue porche rwk.jpg

La grande fenêtre du centre est ornée sur l’extrados de crochets en feuilles de chou et d'animaux fantastiques. Son remplage présente un beau dessin de soufflets et de mouchettes. Elle est surmontée, au pignon, d'un oculus quadrilobé qu'entoure une frise sculptée. Ce pignon est flanqué de deux pinacles. Une pomme de pin ornée couronne le sommet. La totalité est probablement une reconstitution du XIXe siècle.

Une porte à deux vantaux de bois s'ouvre sur la nef principale. C'est un bon ouvrage du XVe siècle : une frise d'animaux et de feuillages y coupe, aux deux tiers, une série d'arc en tiers point, le tout finement sculpté.

L'encadrement en forme d'arc brisé est coiffé d’une accolade où rampent griffons et crosses de feuillage. Sous dais finement sculptés, six anges tenant les instruments de la Passion ornent la voussure. Ils ont été réalisés en 1842 par Louis Desprez, de même que toutes les autres statues : deux anges, saint Pierre et saint Paul, sainte Cécile et sainte Geneviève, saint Nicolas, patron titulaire de l’église, et saint Jean-Baptiste (représenté par erreur, puisque le second patron de l'église a toujours été saint Jean-l'Evangéliste).

La pollution, entre autres, a endommagé toute cette statuaire : en 1924, une lithographie la montre encore intacte - de même que les marches d'accès, supprimées depuis - [10], alors qu'en 1962, l'architecte en chef de Monuments historiques écrit : "la façade ouest est particulièrement exposée à la pluie et au vent. La pierre des parties anciennes, qui n'était peut-être pas tirée des meilleurs bancs, se désagrège rapidement et des fragments se détachent, surtout en période de gelées et à la sortie de l'hiver. Des dégâts semblables se produisent même dans les parties datant de1848 ..."

Le clocher (XIVe siècle)[modifier | modifier le code]

en 2015

Le clocher carré et sans flèche s'élève derrière le pignon méridional, jusqu'à 32 mètres de hauteur. Il est muni de contreforts sur trois de ses angles, et d'une tourelle hexagonale sur le quatrième angle. La terrasse, au sommet, est bordée d'une balustrade. De grandes fenêtres ogivales rappellent la première phase de construction de ce clocher, probablement au XIVe siècle, et hors-œuvre, puis englobé dans la reconstruction du XVe siècle.

P1340827 Paris III eglise St-Nocolas-des-champs detail tour rwk.jpg

Au XVIIe siècle, un pavillon carré, destiné à deux cloches supplémentaires, fut construit sur la terrasse, ainsi qu'en témoigne une inscription gravée sur une dalle de marbre (actuellement dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul, n°12) : « En Lannée M. VI. LXVIII ... le Beuffroy restably et havssé ». Ce pavillon n'existe plus. En 1782, " les sept cloches de cette église ont été refondues par MM. Desprez, père et fils, fondeurs du Roi, avec l'augmentation d'une huitième". Ces huit cloches, qui appelaient les fidèles aux offices, disparurent pendant la Révolution (afin de convertir le bronze en monnaie - les sous de cloche - ou en canons). Une inscription se lit sur le mur intérieur du clocher : « Amandes pour ceux qui teinteront : 5 s ; qui ce balanceront : 5 s ; qui ivreront : 5 s. ».

Saint-Nicolas possède actuellement quatre cloches dont la plus ancienne, en sol3, est datée de 1570 : elle est dite "la Thomasse" car elle fut parrainée par le sire Thomas Laurens, bourgeois et quartenier de Paris, "pour Dieu qui lui douint paradis" = pour que Dieu lui donne paradis. Une autre, en ré3, fondue en "lan 3e de la liberté 1791", aurait été achetée peu après la Révolution par la paroisse à un ferrailleur, et provient de l'église de Varreddes en Brie, comme attesté sur l'inscription gravée (noms du maire et des "officiers municipaux") : un joli récit, un peu fantaisiste, en a été fait par Eugène de Margerie [11]. Une troisième, en mi3, porte la date de 1794, par un fondeur de Louvain. La dernière est de 1846, sans doute en do3, afin de compléter la gamme du "quadrillon"[12].

Le flanc sud (XVIe – XVIIe siècles)[modifier | modifier le code]

en 2015

Les six premières travées sont probablement de la campagne 1490-1501, peut-être reprises de 1535 à 1546. Leur décor de feuilles de vigne et de choux frisés est conforme à l'esthétique flamboyante.

en 1892, au niveau de la quatrième chapelle

Au niveau des trois premières chapelles, subsistent les vestiges des "charniers" que les marguilliers font "construire et édiffier de neuf" vers 1554. Ce n' était pas un ossuaire ou des galeries entourant le cimetière, comme dans de nombreuses autres églises, car le cimetière de Saint-Nicolas était à quelques rues de distance. C'était en fait comme une petite église accolée, presque carrée (trois nefs de quatre travées), et qui servait de chapelle des catéchismes, de lieu de réunion surtout : "aujourd'hui, date de ces présentes, aux charniers [ ou au petit cloître] attenans l'église, furent présens ...". Le percement de la rue Cunin-Gridaine, en 1858, signa leur condamnation. Ne subsistent que deux travées (en cours de restauration, en 2020-2021).

Au niveau de la quatrième chapelle, fut accordée, en 1603, "la possession d'une place pour faire chappelle, au lieu où est à présent la grande porte qu'il fauldra boucher par laquelle on a entré jusques à huy dans lad. eglise". De cette ancienne porte, il reste les deux niches latérales, et les dais finement sculptés (nettoyage et restauration en cours, depuis ). La nouvelle baie abandonne l'arc brisé pour le plein cintre.

en 1892
en 2012

Au niveau de la sixième chapelle, subsiste le presbytère. Celui construit à la fin du XVe siècle avait été dit "ample et spacieux et l'un des plus beaux logis pour un presbitaire qui sont en ceste ville de Paris". Il semblerait que la partie haute soit contemporaine des chapelles construites en 1490-1501 (même corniche en feuilles de vigne et choux frisés), mais une grande partie a été reconstruite en 1590-1597 : "il estoit de besoing et nécessaire d'héberger monsieur nostre pasteur, qu'il ne peult assiduellement assister au divin service si il nestoit proche lad. église". Sur sa façade est, une porte et plusieurs fenêtres furent créées au XVIIIe siècle. Cet ancien presbytère a été amputé au sud, à l'occasion du percement de la rue Cunin-Gridaine, en 1858.

En haut du mur est de cet ancien presbytère, subsiste, peint et gravé, un cadran solaire qui va être restauré. Il indique les heures classiques, italiques, et babyloniques, avec des lignes de différentes couleurs, et la présence possible d'un saint Nicolas avec sa crosse d'évêque. La devise mentionnée est «Sol momenta, Nicolaus mores» : «Le soleil règle nos heures, Saint-Nicolas, nos mœurs ». L'ensemble porte la date de 1666, année de la création de l'Académie royale des sciences, mais l'initiative en revient probablement à "l'académie Montmor" [13]qui lui servit de modèle : la famille de Montmor jouissait d'une chapelle (n°33) depuis 1598. Ceci explique peut-être que ce cadran solaire ait été un des plus complets de Paris. Un autre cadran solaire se voit au chevet. Liste de cadrans solaires de Paris [14].


Le portail sud (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

en 1898, ph. Atget

Ce portail a été construit en 1581 (comme indiqué sur la tablette de marbre noir, tenue par les deux Renommées), en s'inspirant - on fit de même à Saint-Germain-l'Auxerrois, en 1570 - de la gravure publiée en 1567-1576, dans le Premier livre de l'architecture de Philibert Delorme. Celui-ci avait réalisé cet arc de triomphe pour la décoration d'une salle de fête, lors de la joute à l'hôtel des Tournelles, en 1559, au cours de laquelle le roi Henri II trouva la mort.

en 2011

Plusieurs adaptations au cadre religieux furent faites, par exemple l'ajout, au sommet du fronton, d'un Père éternel, entouré de deux autres anges musiciens, mais que la Révolution supprima. Les deux niches renfermaient les statues des deux patrons de l'église, saint Jean-l' Evangéliste et saint Nicolas.

F1895 Paris III eglise St-Nicolas-des-Champs detail portail sud rwk.jpg

Pilastres cannelés, chapiteaux d'ordre composite, entablement à multiples ornements, anges musiciens et anges tenant une palme (des Renommées), ailés et vêtus à la manière de Germain Pilon, forment un ensemble sculptural et architectural de haute qualité.

On remarquera aussi la richesse décorative des vantaux de la porte en chêne : torses de femmes, feuillages et arabesques, et (sans doute rapportés au XIXe, en compensation d'un bûchage pendant la Révolution) deux anges agenouillés devant des prie-dieu, et deux masques d'anges dans une couronne de roses.

La grande table de marbre noir, devenue peu lisible, fut posée en 1835 par le curé Frasey, en remplacement de celle arrachée par les révolutionnaires de 1793. Elle reproduit l'inscription de 1581 qui indiquait la tradition - fautive - d'une fondation par le roi Robert le Pieux près de son palais, et un achèvement - provisoire - sous le règne d'Henri III [15].

Ce portail Renaissance, comme l'ensemble de la façade sud, font l'objet d'un nettoyage, d'un déplombage et d'une restauration, commencés en et devant durer un an.

Intérieur[modifier | modifier le code]

La partie flamboyante (1420-1546) des sept premières travées apparaît comme enchâssée entre deux parties du XVIIe-XVIIIe siècles : à l'ouest, le double vestibule d'entrée (1647-1649 et 1775) sert aussi de support au grand buffet d'orgue tandis qu'à l'est la perspective bute sur le maître-autel monumental à deux faces (1620-1629 et 1775) qui dissimule le double déambulatoire et la rangée des chapelles.

Le porche[modifier | modifier le code]

en 2017

Franchi le portail du XVe siècle, le porche en tambour est le vestibule de l'église. Selon un auteur de 1862[16], il abritait jadis de fréquentes cérémonies : baptêmes, relevailles, bénédictions nuptiales, pénitences canoniques. Les indigents y recevaient l’aumône et les corps y étaient exposés avant la sépulture.

Eglise Saint-Nicolas des Champs @ Paris (33425090323).jpg

Au plafond, les yeux sont attirés par le remarquable travail de menuiserie et de sculpture, exécuté en 1647-1649 par Adrien Lepautre et Philippe de Buyster. Ils étaient auteurs également du banc d'œuvre "pour asseoir messieurs les marguilliers en charge et anciens" [17]. Ce banc d'œuvre a disparu, et a été remplacé en 1806 par celui dû au grand atelier d'ébénisterie Jacob-Desmalter (fournisseur attitré de Napoléon), mais privé de ses huit colonnes, en 1856.

La ferronnerie du tympan, qui représente l'emblème IHS de la Compagnie de Jésus, s'insère dans un vitrail losangé transparent. Celui-ci a dû faire partie des aménagements du XVIIIe visant à accroître la luminosité de l'édifice. Ce système de vision du motif à contre-jour est quasi unique[18].

La nef et ses bas-côtés[modifier | modifier le code]

en 2012

Éclairé par 25 hautes fenêtres sans vitraux remarquables — quelques bordures polychromes sont du XVIIe siècle —, l'édifice à cinq nefs nous frappe par son ampleur, démesurée par rapport au millier de fidèles qui la fréquentent aujourd'hui, mais la paroisse de Saint-Nicolas, l’une des douze anciennes premières cures de Paris, a compté jusqu'à 52 000 habitants, au sein du Bourg Saint-Martin-des-Champs.

L'église est dite « aux cent colonnes », mais sans symbolisme particulier. D'ailleurs, il y en a exactement quatre-vingt-dix-neuf : en 1617, chaque "pillier" a été gravé d'un numéro d'ordre, toujours visible, de I à XCIX, mais manque le LXIX, sans doute pour compenser l'oubli du "vrai" pilier XXXVI.

D'une taille imposante, l'église a 90 mètres de longueur (130 m à Notre-Dame), 36 mètres de largeur (48 m à Notre-Dame) et 20 mètres de hauteur sous voûte (33 m à Notre-Dame). Elle est sans transept. Les deux constructions juxtaposées du XVe siècle et du XVIe – XVIIe siècle cohabitent sans heurt stylistique. Des clés pendantes présentes autrefois à presque toutes les voûtes, il n'en reste que deux dans le déambulatoire, et une dans le chœur, toutes les autres ayant été coupées en 1794.

en 2017

La construction flamboyante (1420-1546) comprend les sept premières travées - les arcades en cintre à peine brisé sont séparées par des piles arrondies aux bases polygonales de type buticulaire - ainsi que les doubles collatéraux, et deux rangées de chapelles. L'élévation du vaisseau central est à deux niveaux (grandes arcades et fenêtres hautes). La partie la plus réussie est sans doute la ligne des piliers, au beau profil ondulé, qui séparent les deux bas-côtés nord. Pour résoudre les problèmes d'éclairage, on imagina de surélever progressivement les voûtes entre les grandes arcades et les chapelles latérales[19].

Les signes caractéristiques des parties construites de 1576 à 1586 et de 1613 à 1616, à partir de la huitième travée, ne peuvent manquer de frapper le visiteur : le plein cintre a succédé à l'arc brisé ; les arcades sont plus élevées que les précédentes ; les colonnes - elles ont été cannelées vers 1745 - sont à section curieusement ovale, sont coiffées de chapiteaux doriques et surmontées de pilastres ioniques; les chapelles sont voûtées en berceau. Cependant, à Saint-Nicolas-des-Champs comme dans quatre autres églises parisiennes achevées dans la première moitié du XVIIe, l'unité stylistique avec le style gothique fut maintenue dans ses grandes lignes.

Le chœur et le maître-autel[modifier | modifier le code]

en 2017

Le chœur était autrefois fermé par un jubé en bois de chêne, construit sans doute en 1541, remplacé en 1601 (Jean Lepautre et Jean Warnier), puis en 1638 (Clément Métezeau et Jean Maujan), et définitivement disparu en 1701. La clôture de fer forgé placée alors à l'entrée du chœur fut remplacée en 1775 par des panneaux percés d'une porte à deux vantaux de fer. On louait cet ouvrage de serrurerie dont le motif était une croix grecque à rayons dorés, emprunté à Boulland. Le chœur, aujourd'hui découvert, frappe par son ampleur et l'alignement de ses cinquante-et-une stalles. Il y a cent ans, Saint-Nicolas-des-Champs comprenait encore 24 vicaires et 14 employés (dont des bedeaux, des suisses, et des sonneurs).

en 2013

La perspective sur le rond point de l'abside est coupée par l'imposant retable du maître-autel, ce qui fit souhaiter, à plusieurs reprises, par le clergé de la paroisse, au XIXe siècle, sa disparition ou son déplacement. Il n'en fut rien fait, heureusement - non plus que pendant la Révolution -, et de la soixantaine de maîtres-autels monumentaux dont se sont parées les églises de Paris dans la première moitié du XVIIe - dans le contexte de la Réforme catholique - , celui de Saint-Nicolas-des-Champs est quasiment le seul à nous être parvenu presque intact[20].

Sur toute la largeur du choeur, il s'élève à plus de onze mètres de hauteur. Il a peut-être été commandé par les marguilliers, dès 1620, à l'architecte Clément II Métezeau (ou à Jacques Lemercier). Dans le retable, Simon Vouet, de retour d'Italie, peint en 1628-1629 L'Assomption de la Vierge en deux registres. Au-dessus du tabernacle dont la porte est finement ciselée, les Apôtres entourent le tombeau vide. Les uns se penchent étonnés, les autres suivent du regard la Vierge portée au ciel par des anges. Aux angles, quatre anges en stuc, œuvre de Jacques Sarrazin (lui-aussi de retour d'Italie), s'associent au triomphe : comme l'écrit Henri Sauval, avant 1676, "leur bouche, de la façon qu'elle est ouverte, fait voir ... qu'ils crient bien fort", mais il y a déjà glissement du baroque vers le classicisme,[21].

Eglise Saint-Nicolas des Champs @ Paris (34078508342).jpg

Deux portes latérales, surmontées des tableaux de saint Nicolas et de saint Jean l'Évangéliste, peints en 1775 par Jean-Baptiste-Claude Robin (en remplacement des statues de 1628, peut-être par Thomas Boudin) [22] donnent accès dans la chapelle de la Communion (face postérieure du retable, dit "autel de retro"), réaménagée en trompe-l'œil, en 1775, par les architectes Jacques-Denis Antoine et J.-B.-V. Boulland. Derrière le tabernacle en bois sculpté, orné d'une porte de bronze doré et ciselé, représentant le repas d'Emmaüs, un retable de nouveau sur deux registres. En bas : Saint Charles Borromée donnant la Communion aux pestiférés, - avec le curé Parent en arrière-plan ! - par J.-F.-F. Godefroid, connu surtout comme restaurateur associé à sa mère; en haut : Dieu le Père bénissant, sans doute par J.-B.-Cl. Robin[22]. Au-dessus des portes, sculptés dans le marbre, de nouveau les deux titulaires de l'église : saint Nicolas et saint Jean l'Évangéliste.

Pour mémoire, le choeur était orné autrefois, à l'occasion surtout de grandes cérémonies, d'une tenture de quatorze pièces de tapisserie de haute lice, certaines commandées entre 1557 et 1563, qui étaient consacrées à saint Nicolas. Il y avait d'ailleurs tant d'autres tapisseries dans l'église qu'un règlement de 1732 obligeait "à prendre garde qu'aux jours de grandes festes ... on n'expose ... aucunes tapisseries indécentes".


Les quelque trente-trois chapelles[modifier | modifier le code]

Concédées jadis, chacune à un particulier "pour en jouir et avoir la clef, [en étant tenu] de faire clore de menuiserie à balustres, y mettre vitres, lambris, et l'orner de peintures, tableaux, ornements et autres enrichissements et décorations qu'il avisera; y faire faire un autel et, si bon lui semble, une voûte ou cave à inhumer son corps", les chapelles ceinturent l’église. Il y en eut plus de trente attribuées moyennant finances, dont sept consacrées à la Vierge et sept au Christ. Leur appellation n'est pas toujours évidente sur place, et ne correspond jamais à la dédicace d'origine, puisqu'elles ont toutes été renommées, probablement lors de la restauration de 1823-1829, et même parfois sous l'Ancien Régime, au gré des changements de propriétaire. La fabrique en dressa un inventaire de titres en 1781. On peut les identifier plus facilement par un numéro d'ordre, du nord au sud, grâce aux chiffres en numération romaine gravés en 1617 sur les "pilliers" d'entrée.

De part et d'autre de la chapelle axiale, les douze chapelles n° 12 à 24 ont été attribuées, entre 1616 et 1620, à de riches et puissants paroissiens qui firent appel, pour leur décoration, aux grands noms d'alors : Georges Lallemant, François Pourbus, Quentin Varin, et peut-être Claude Vignon. Quelques années plus tard, intervinrent de nouveaux peintres, élèves de Simon Vouet : Michel I Corneille, Nicolas Chaperon. Au moins deux huiles sur toile et plusieurs huiles sur mur sont encore en place (celles-ci après débadigeonnage et restauration, au début du XXe siècle et au début du XXIe siècle). Elles constituent un témoignage assez extraordinaire de l'évolution de la peinture religieuse dans la première moitié du XVIIe siècle[21].

En , le citoyen Croupart, entrepreneur de peinture, reçut l'ordre d'enduire les murs d'une douzaine de chapelles. Ce badigeonnage avait pour but de faire disparaître "les signes de la féodalité et de la superstition".

Tout au long du XIXe siècle, et spécialement entre 1817 et 1827, une bonne vingtaine de toiles et de statues furent commandées par la Ville de Paris et placées dans les chapelles, pour compenser les disparitions révolutionnaires et la fin de la possession individuelle des chapelles.

Une description, chapelle par chapelle, a été faite en 1841 par l'abbé Pascal[15], et en 1920 par Lucien Lambeau[23]. La visite de ces chapelles aujourd'hui permet d'avoir un bel aperçu de la peinture religieuse des XVIIe, XVIIIe, et XIXe siècles :

XVIe siècle : une Crucifixion de l'Ecole de Fontainebleau (1540 ?). Aspertini, Ferrari ?, Trotti.

XVIIe siècle : Chaperon, Corneille l'Ancien, Finson, Lallemant, Pourbus le Jeune, Simpol, Van Mol, Varin, Vignon, Vouet.

XVIIIe siècle : Coypel, Godefroid, Hallé, Jeaurat, Nanteuil, Pierre, Robin, Saint-Hilaire d'Olivet.

XIXe siècle : Bonnat, Brisset, Brongniart, Caminade, Cogniet, Colin, Collet, Coutan, Dassy, Jeanron, Jonvaux, Jouy, Landelle, Laurens, Laviron, Maignan, Michel, Monchablon, Norblin, Perlet, Quantin, Rouget, Souchon, Verrebout, Vibert.

XXe et XXIe siècles : un Chemin de croix en émaux champlevés et cloisonnés par Jean-Paul Froidevaux (2002).

Les chapelles nord[modifier | modifier le code]

chapelle n°1-2


Les sept premières chapelles ont été construites probablement de 1490 à 1501. Elles sont peu profondes.

n°1 et 2 : anciennes chapelles Saint-Roch et Saint-Pierre-Saint-Paul, réunies dès le XVIIIe avec les travées correspondantes de la nef, pour être englobées dans une grande chapelle des catéchismes, orientée du sud au nord. Elle contient une toile de Noël Hallé, Jésus-Christ faisant approcher de lui les petits Enfans pour les bénir (Salon de 1775), provenant du collège des Grassins, et qui orne un autel provenant peut-être de l'église disparue Saint-Benoît-le-Bétourné [22]. On y voyait aussi un tableau de 1627, Le Christ entre la Vierge et saint Jean, restauré en 1968.

n°3 : la chapelle concédée en 1501 à Christophe des Vignes, marguillier, possède la seule voûte à liernes et tiercerons de l'église. Elle fut de nouveau concédée, en 1519, à la confrérie des maîtres tapissiers de haute lisse, avec autorisation de "pendre, accoustrer et afficher l'ymage Sainte-Geneviefve". En 1775, elle est réunie à la suivante "à la condition de faire poser des vitraux blancs en place de ceux de couleurs, et de l'aménager sous la conduite du sieur Bouland", architecte.

n°4 : ancienne chapelle Saint-Fiacre et Sainte-Véronique, concédée en 1518 à la confrérie des jardiniers, une des six qui existaient à Paris en 1621, et qui fêtaient leur saint patron le  : Fiacre(saint). "La chapelle, la corporation et la ferveur ne sont plus que des souvenirs", écrivait l'abbé Pascal, en 1841[15].

n°5 : ancienne chapelle Sainte-Magdelaine, concédée en 1597 à Louis de Machault, maître des comptes, et à sa belle-mère. Devenue chapelle du Calvaire, à cause du monument en plâtre, installé lors de la Mission prêchée en 1822 par le nouvel archevêque de Paris Mgr Hyacinthe-Louis de Quélen Cette mission donna lieu à contestations.

n°6 : ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié, concédée en 1517 à Pierre Riche Villain, acquise en 1597 par Jean Amelot (de la famille Amelot), président des enquêtes du Parlement de Paris. Actuelle chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, à cause de la statue du saint tenant l'enfant Jésus. On y voit aussi une Vierge à l'Enfant entourée de saints, toile peinte vers 1535 par Amico Aspertini (autrefois à Bologne, déposée ici avant 1878, restaurée en 2007[24]).

n°7 : chapelle probablement concédée en 1501 à la confrérie du Saint-Sacrement, créée en 1456 (la confrérie s'installa ensuite dans la chapelle n°17). Ancienne chapelle Saint-Denis, car concédée en 1592 à Denis de Saint-Germain, conseiller du roi et maître ordinaire en sa chambre des comptes, et restée dans la famille jusqu'en 1730.


chapelle n°8

Ici commence la série des quatre chapelles construites de 1576 à 1586.

n°8 : ancienne chapelle L'Annonciation de Notre-Dame, concédée en 1588 à Pierre Le Clerc, sieur du Vivier en France, et à sa femme. Actuelle chapelle Saint-Louis, à cause du Saint Louis faisant l'aumône, toile de 1671 attribuée à tort ou à raison à Jacques Stella, et provenant du couvent des Jacobins de la rue Saint-Honoré. On y voyait aussi Le Sacre de saint Augustin, par l'évêque de Calames, Megalius, œuvre signée, sur la manche gauche, d'Olivet (Jean Saint-Hilaire d'Olivet, "danseur et peintre du Roy") qui le peignit pour le réfectoire des Petits Pères, début XVIIIe (restauration en 1996-1999)[22].

chapelle n°9

n°9 : elle était sous le vocable de saint Jean, car acquise en 1587 par "noble homme Jean Le Comte, vendeur de poisson de mer fraiz et salé, et sa femme". Jean Le Compte était aussi "quartinier et bourgeois de Paris"; il fut trois fois échevin de la ville. En 1730, le marquis de Novion cède la chapelle afin d'établir un passage pour les religieux de Saint-Martin-des-Champs. Actuelle chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc, mais Saint-Etienne au XIXe siècle à cause des deux tableaux toujours en place : à gauche, Saint Etienne portant secours à une famille pauvre, peint en 1827 par Léon Cogniet; à droite, Saint-Étienne allant au martyr, peint en 1861 par Jules Quantin, élève justement de Cogniet, et spécialisé dans la peinture religieuse.

n°10 : ancienne chapelle Nativité de la Sainte-Vierge, concédée en 1587 à René Dollu, secrétaire du roi et de ses finances, et à sa femme, Marie Alleaume. Actuellement chapelle Saint-Jean-l'Evangéliste, à cause du tableau à gauche de Saint Jean l'Evangéliste dans l'île de Patmos, peint en 1863 par Philippe-Auguste Jeanron, et à cause du retable en deux registres : en bas, Saint Jean composant l'Apocalypse, du XVIIIe siècle; en haut, une Cène, peint en 1847-1850 par Jules Quantin.

n°11: ancienne chapelle acquise en 1587 par Anne Le Clerc, veuve de Jean Dugué, seigneur de Champs-sur-Marne, conseiller du Roi et trésorier général de France. Elle passa ensuite, en 1605, à Jean de Creil, conseiller secrétaire du roi Henri IV, et dont l'épitaphe - il mourut en 1609 - a été en partie conservée : on y relève un exemple réussi d'anagramme - en latin ! - dont le siècle était friand [25]. C'est peut-être à lui que l'on doit la dédicace ancienne de cette chapelle, Adoration des trois rois, peut-être aussi à cause du sujet de son retable disparu (remarquons que sont conservées dans les musées de Lille et de Pétersbourg deux Adoration des Mages par Georges Lallemant, peintre célèbre dont il reste justement deux oeuvres dans notre église. Par ailleurs une Adoration des Rois par Claude Vignon est citée en 1690 comme s'étant trouvée dans notre église[26]). A été déposé ici - peut-être en remplacement du grand tableau Le Christ appelle à lui les affligés, commandé en 1877-1879 à Albert Maignan - un petit tableau du Christ en croix, copié vers 1627 d'après Antoine Van Dick, et qui était passé de la collection d'un émigré au Muséum central. On y voit aussi, pour illustrer la nouvelle appellation de la chapelle, un Saint Bruno refusant les offrandes de Roger comte de Calabre, peint en 1874 par Jean-Paul Laurens.



Ici commence la série des douze chapelles construites de 1613 à 1616.

n°12 : ancienne chapelle des Trois vertus théologales, acquise en 1617 par Messire Cardin Le Bret, (on a peut-être joué sur l'expression quatre vertus Cardin ales), avocat général au Parlement de Paris, défenseur intransigeant de l'absolutisme royal. Peinture murale de Nicolas Chaperon, L'Annonce aux bergers, v. 1635[21]. Sur le mur du fond : un beau triptyque sous verre La Montée au Calvaire + la Crucifixion + La Descente de Croix, dans le style de l' Ecole de Fontainebleau pour la partie centrale (1540 ?) et des copies de Rubens (?) pour les volets latéraux. Parmi une quinzaine de dalles funéraires, une, de 1694, en marbre blanc, est exceptionnellement fort lisible : "le ciel l'estimant trop pour la laisser plus lontemps mortele,..." [25]. Actuelle chapelle Saint-Vincent-de-Paul, à cause du tableau La charité de Saint Vincent de Paul, peint en 1856 par Pierre-Nicolas Brisset. Souvenir de Louise de Marillac.

n°13 : ancienne chapelle Saint-Henri, car acquise en 1616 par Henri II de Montmorency, que Richelieu et Louis XIII firent décapiter pour crime de lèse-majesté, à Toulouse, en 1632. Il ne reste rien de sa décoration pourtant admirée en 1639. Au sol, trois dalles funéraires de la famille de Mesmes et de Rochechouart, général des gallères. "Elles étaient chargées d'armoiries et d'épitaphes qui ont été effacées par le marteau des niveleurs, dans les temps de la terreur révolutionnaire"[15]. Actuelle chapelle Saint Jean Baptiste : un tableau d'Hérodiade recevant la tête de saint Jean Baptiste, peint en 1849 par Sébastien Norblin; une statue du saint. Une statue du saint curé d’Ars par Pascal Boureille (1947).

n°14 : ancienne chapelle de la Sainte-Vierge, concédée en 1616 à Jean Fabry, trésorier général de l'extraordinaire des guerres et cavalerie légère, et à sa femme Marie Buastier (d'où la dédicace, peut-être). Ils marièrent leurs filles dans les familles Séguier et Pompadour[27]. Actuelle chapelle Saint-Michel , à cause du Saint Michel terrassant le démon, copie 18e d'après un original de Guido Reni qui se trouve à Rome. On voit aussi un Tobie et l'ange se mettant en voyage, peint en 1845 par Gabriel Laviron.

n°15 : ancienne chapelle Saint-Claude, car acquise en 1618 par Claude Péron, bourgeois de Paris et l'un des seize quartiniers, et sa femme. La voûte a gardé sa peinture murale, peut-être par Quentin Varin ou par Georges Lallemant, les deux grands rivaux, entre 1618 et 1623 : Dieu le Père et quatre anges portant des emblèmes de la Passion que Gaston Varenne, en 1905, goûtait peu : "Ils n'ont rien de gracieux ni d'intéressant, les visages sont insignifiants, les chairs épaisses et terreuses, les membres souvent disproportionnés, avec des muscles gros et saillants, comme s'il s'agissait d'athlètes"[28]. On trouve surtout dans cette chapelle le magnifique Notre-Dame de pitié, peint par Georges Lallemant en 1620, pour la chapelle axiale, mais qui a été déplacé là en 1817, d'où la nouvelle appellation de chapelle de la Compassion[29],[21]. On y voit aussi une toile imitant une sculpture en relief de Saint Nicolas apaisant la tempête, œuvre de Jean-Baptiste-Marie Pierre, en 1747. Un texte d'Adam de Saint-Victor (XIIe siècle) semble avoir inspiré l'artiste, selon l'abbé Pascal[15]. Sous l'Ancien Régime, elle faisait pendant à saint François d'Assise méditant dans la solitude, à Saint-Sulpice[22].

chapelle n°17

n°16 : chapelle concédée en 1620 à Claude Charlot, conseiller du Roi, et lotisseur d'un quartier du Marais, "pauvre paysan du Languedoc, que la fortune a nourri, engraissé et étouffé"[30]. La dédicace d'origine est aux Saints-Anges, comme le prouve aussi la magnifique peinture murale de Quentin Varin, La chute des anges rebelles, datée de 1623[21]. Aux retombées des voûtes, les quatre Vertus sont à gauche, la Concorde et la Bonté; à droite, l'Humilité et l'Obéissance [28]. Probablement, la chapelle passa-t-elle ensuite - du fait de la chute de Claude Charlot, dépouillé de son duché de Fronsac par Richelieu - à la famille Habert de Montmor. Ce serait ici (ou bien dans la chapelle n°33) que Henri-Louis Habert de Montmor fit dresser, en 1655, un monument (disparu) en hommage à cet "homme pieux, sage, savant, son ami et son hôte", Pierre Gassendi[8]. Au XIXe siècle, la dénomination nouvelle fut faite à sainte Cécile dont le chef avait été confié à Saint-Nicolas par le prieuré (il ne s'agissait pas de l'illustre patricienne de Rome, mais d'une martyre de Cologne, compagne de sainte Ursule), en ayant oublié que c'est la confrérie des jardiniers qui en avait la garde sous l'Ancien Régime (chapelle n°4). La statue de Sainte Cécile est par Abel Dimier, en 1825-1827, le tableau Sainte Cécile par Charles Landelle, en 1848.

n°17 : l'ancienne chapelle, siège de la confrérie du Saint-Sacrement, sert maintenant d' accès à la sacristie. On y trouve Saint Roch et l'ange, tableau rare de Claude Simpol, vers 1680-1700, anciennement dans l'église Saint-Honoré, située non loin de l'Oratoire[21], ainsi qu'un petit Ecce Homo, une des nombreuses copies d'après l'original disparu de Jacopo Ligozzi, déposé ici avant 1878.

Dans la sacristie : dix-neuf tableaux des curés de Saint-Nicolas depuis le XVIIe siècle, comme signalé plus bas (spécialement celui de Claude Joly, d'après l'original aujourd'hui perdu, un pastel de Robert Nanteuil, en 1673).

La chapelle axiale de la Vierge[modifier | modifier le code]

Cette chapelle ne pouvait en principe être concédée à personne. Elle fut cependant le siège de la Confrérie de Notre-Dame de Miséricorde, dont les membres s'engageaient par vœu au service des malades du quartier. Sa construction en 1613, dans l'axe et en saillie, fut la seule entorse faite à l'imitation du plan de Notre-Dame, mais aussi un des premiers exemples de la reprise de ce modèle, qui connaîtra son plein épanouissement au milieu du siècle. Sa décoration fut commandée en 1620 au célèbre peintre Georges Lallemant qui exécuta, en deux ans, douze petits tableaux (disparus) pour la menuiserie du lambris, trois peintures murales que l'on devine encore (sous les repeints par Jonvaux en 1857), deux grands tableaux latéraux (disparus) - une Notre-Dame au milieu des prophètes, et une Notre-Dame au milieu des "huict docteurs de l'Eglise grecs et latins" -, ainsi que le retable qui a été déplacé, sans doute en 1817, dans la chapelle n° 15 : Nostre Dame de pitié[21]. Son oeuvre peut mieux s'imaginer si l'on se rend à l'église Saint-Joseph-des-Carmes où la chapelle Sainte-Anne a été décorée d'une façon assez semblable, entre 1620 et 1630, par des artistes proches de Georges Lallemant.

Une modification intervint en effet en 1817, avec l'apport des deux toiles et de la statue actuelles. Il s'agit de L'Adoration des Bergers, signé N. Coypel Junior F. (sur la marche à droite), donc par Noël Nicolas Coypel, vers 1710-1715, et du Repos en Égypte par Alexandre-François Caminade, de 1817. Quant à la statue, c'est sur le modèle en plâtre qu'il avait présenté au Salon de 1787 qu'en 1817 Nicolas Delaistre sculpta dans le marbre le groupe de La Vierge présentant l'Enfant [31]. La chapelle est faiblement éclairée par suite de l'aveuglement de deux fenêtres, en 1843, afin d'installer le grand buste du Christ, peinture sur lave émaillée, sur fond d'or dans le style des décors byzantins, par Pierre-Etienne Perlet[32].

Les chapelles sud[modifier | modifier le code]

chapelle n°19

n°19 : autrefois chapelle du Saint-Esprit, comme on peut encore le voir sur la peinture murale de la voûte (le même thème figure dans la chapelle suivante). Elle avait été concédée, en 1618, à Claude Passart, bourgeois de Paris, mais qui deviendra, peu après, conseiller-secrétaire du Roi ("la savonnette à vilains"), et dont l'hôtel existe toujours, rue Chapon. Depuis le XIXe, chapelle Saint-Martin, à cause du bas-relief de Saint Martin guérissant un lépreux, par Auguste Verrebout (1836-1889), fabricant d'origine belge à la tête de la maison La Statue religieuse, à Paris, et à cause du tableau peint en 1870-1873 par Ernest Michel, d'un Saint Martin partageant son manteau avec un mendiant.

n°20 : autrefois chapelle Saint Louis, car acquise en 1616 par Louis Guibert, conseiller du Roi, sieur de Bussy, c'est-à-dire des deux Bussy Saint-Georges, où son nom a été donné à l'une des neuf écoles de la ville, en souvenir de la rente qu'il avait instituée pour "enseigner gratuitement les enfants". Sur la peinture de la voûte (entre 1616 et 1628, anonyme) qui représente un dais avec la colombe du Saint-Esprit, au ciel bordé de lambrequins, quatre anges dévoilent les armoiries de Louis Guibert et de sa femme, Elisabeth Séguier (tante du chancelier Pierre Séguier). Les draperies vertes feintes sont des éléments courants du décor des chapelles privées[21]. Sur le mur de droite, il ne reste que l'empreinte d'un polyptyque de deux panneaux peints sur fond d'or, chacun composé de dix petits tableaux, représentant des scènes de la vie du Christ (XIVe siècle), qui fut volé en 1971[33]. Un retable du Christ montrant son cœur aux fidèles par Jules Vibert, élève de Paul Delaroche, a été commandé, vers 1866, pour s'accorder avec la nouvelle appellation de la chapelle. Une statue Art déco du Sacré-Coeur par Jean Puiforcat.

chapelle n°21

n°21 : autrefois chapelle du Saint Sépulcre, concédée en 1616 à Jean de Choisy, seigneur de Balleroy (Château de Balleroy), et à Charles Moreau, secrétaires du roi. Le saint Sépulcre est bien le thème des admirables peintures murales, par Michel I Corneille, vers 1645-1650 : au centre le Christ qu'encadrent quatre épisodes imitant des reliefs en bronze; sur les retombées, deux soldats - l'un endormi, l'autre éveillé - , et deux anges indiquant le Saint-Suaire (celui de Besançon ?). La restauration de 2011 a révélé tout l'éclat de ces peintures [21],[34]. Actuellement chapelle de la Sainte Famille, à cause du panneau sur bois de La Sainte Famille, peint au XVIIe siècle par Pieter van Mol (restauré en 2007). On y voit aussi Saint Vincent de Paul prenant la place d'un galérien, peint en 1865 par Léon Bonnat (exposé au Salon de 1900, et restitué en 1947 seulement).

chapelle n°22

n°22 : chapelle acquise en 1616 par Jeanne Coustan, veuve de Jean Jacquelin, trésorier général des bâtiments du Roi, autrefois dédiée à Beata Maria Parturiens, à cause du motif principal des peintures murales par Quentin Varin, vers 1623 : L'annonce de la nativité du Christ[21]. Aujourd'hui chapelle du Sauveur, à cause du retable : un Christ glorieux (inscription Ego sum via et veritas et vita sur la banderole tenue par les anges) du XVIIe siècle. En 1967, y fut aussi déposé La Circoncision[35], tableau de Giovanni Battista Trotti, peint en 1590 pour une église de Crémone, cédé par le duc de Parme selon les clauses de l'armistice de 1796, concédé à Saint-Philippe-du-Roule en 1811, et à Saint-Nicolas en 1967. Une plaque de 1903 rend hommage à deux prêtres de la paroisse, victimes de la Révolution : Claude Chaudet pendant les Massacres de Septembre 1792, et P.J. Van Cleemputte, mené à l'échafaud le 1er janvier 1794.

A partir d'ici, presque rien n'est visible, à cause de la restauration de la façade sud, de à .

Retable de la famille de Vic (chapelle n°23)

n°23 : autrefois chapelle de la Vierge, à cause du thème des peintures murales, mais aussi sans doute par référence au prénom Marie de l'épouse de l'acquéreur en 1618, Méry de Vic, "ambassadeur du roi es ligues des Suisses et Grisons". Les peintures murales de l'Assomption de la Vierge sont de Georges Lallemant, entre 1618 et 1622 - le peintre a même fait figurer son autoportrait - et le retable La Vierge de la famille de Vic est dû à Frans Pourbus le Jeune, également entre 1618 et 1622. Ce dernier tableau, outre ses qualités intrinsèques de syncrétisme flamand, italien et français, offre un précieux témoignage sur les instruments du sacre des rois de France, dont l'épée Joyeuse[21]. Actuellement chapelle Sainte-Anne, car on y voit un tableau de L'éducation de la Vierge par sainte Anne par Jean-Joseph Dassy (1829). À signaler aussi un crucifix par Roger Godchaux (1947).

n°24 : autrefois chapelle Saint-Charles, car acquise en 1616 par Charles Amelot (de la famille Amelot), maître des comptes, et sa femme. Aujourd'hui débarras (elle donnait accès à l'ancienne sacristie), mais sur sa paroi de gauche se voit encore la peinture d'un large rideau vert soutenu par deux anges, et une devise en latin.



Ici reprend la seconde série de quatre chapelles construites de 1576 à 1586.

chapelle n°25

n°25 : chapelle acquise en 1587 par Louis Lefebvre de Caumartin, président au Grand Conseil, et sa femme. Il y fut enterré en janvier 1623. Dite autrefois chapelle Ascension de Notre Seigneur, peut-être à cause du sujet de ses peintures murales disparues (il en existerait un dessin préparatoire, par Georges Lallemant[21]), peut-être à cause de son retable (il subsiste un tableau sur ce sujet par Claude Vignon, chapelle n°29, mais de provenance inconnue). La chapelle contient une excellente réplique de la Circoncision de la chapelle du collège des Jésuites à Poitiers, de Louis Finson, datée vers 1615 (presque tous les visages sont rangés sur le même plan, dont un autoportrait)[36]. C'est peut-être un tableau qui aurait été commandé par le propriétaire de la chapelle suivante. Rebaptisée chapelle des Saintes Reliques, car y était conservé, entre autres, le chef de sainte Hilarie.

chapelle n° 26

n°26 : la chapelle avait été concédée en 1588 à Jeanne de Boylève, dame de Persan, veuve de messire Roger de Vaudetard, vidame de Meaux. Elle passa, en 1597, à messire Nicolas Le Prévost, conseiller du Roi, maître des Comptes, puis à André Lefèvre d'Ormesson qui avait épousé la fille de celui-ci, en 1604. Comme elle finit par être recensée sous l'appellation du Saint-Nom de Jésus, on peut imaginer que la Circoncision de Louis Finson, toile présente dans la chapelle précédente, en était le retable d'origine («Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus"). Elle est devenue chapelle Saint-Nicolas, car on y conservait des reliques de l' évêque de Myre. On y voit un Saint Nicolas et les enfants, peint en 1821 par Edouard Brongniart; une Résurrection de Lazare peint en 1827 par François Souchon; un Baptême du Christ par un anonyme véronais du début 16e, anciennement attribuée à Gaudenzio Ferrari (toile prise à Vienne en 1809, et déposée ici en 1811)[37].

n°27 : tambour du portail de 1581.

n°28 : autrefois chapelle Résurrection de Notre Seigneur, attribuée en 1587 à François de Vigny, receveur général de la vile de Paris, seigneur de Villegenis (Château de Vilgénis). Son père, qui fut anobli en 1570, et lui, sont les ancêtres du poète Alfred de Vigny. Une toile du XVIIIe siècle représente Sainte Geneviève lisant et gardant ses moutons, œuvre d’Étienne Jeaurat, et provenant de l'église Saint-André-des-Arts. On y voit aussi un Sainte Geneviève enfant est bénie par saint Germain accompagné de saint Leu, par Joseph-Nicolas Jouy, en 1842, ainsi qu'un Saint Germain, peint en 1841 par Alexandre-Marie Colin.


Ici commence la série des six chapelles probablement construites de 1490 à 1501 (reprises de 1535 à 1546 ?).

n°29 : mur et porte d'accès à l'ancien presbytère, de la fin du XVe également, mais en partie rebâti de 1590 à 1597. Sur ce mur est accrochée une Ascension par Claude Vignon, de format curieusement horizontal (n'apparaissent que les pieds du Christ). Le peintre s'était établi dans la paroisse en 1658.

n°30 : chapelle concédée en 1573 à Raoul Moreau Dutronchet, puis, peut-être, à Jean du Tillet, seigneur de la Bussière qui commanda, en décembre 1587, au peintre Gervais Jouan d'une part plusieurs sujets "le tout peint en huille sur la pierre", d'autre part "une contretable d'autel en laquelle sera painct ung crucifix, ... et les deux guichetz seront aussy painct en huille", d'où, peut-être, l'appellation ancienne de chapelle Sainte-Croix. La chapelle appartint plus tard, vers 1659, à Nicolas Fouquet," chevalier, vicomte de Melun et de Vaux, Ministre d'État, surintendant des finances et procureur général du roi, et dame Marie-Magdelaine de Castille, son épouse". La chapelle actuelle Saint-Joseph est ornée d'un retable et d'une statue du saint en bois (par Charles Colet) ; à droite, La Sainte Famille, peint en 1869-1872 par Xavier-Alphonse Monchablon [38]. Face à l'autel a été placée en 1948 une statue de sainte Rita, sculptée par Pascal Boureille.

n°31 : autrefois chapelle Saint-Jean-et-Saint-Jacques, car la possession fut concédée, en 1603, "à noble homme Jean-Jacques de Mesmes, sieur de Roissy en France, maître des requêtes, à sa femme, enfants et postérité, ... d'une place pour faire édifier une chapelle, au lieu où était la grande porte qu'il fallait boucher". Aujourd'hui chapelle des Ames du Purgatoire, à cause du tableau offert par le curé Frasey, vers 1830, Saint Grégoire le Grand et saint Vital intercèdent auprès de la Vierge pour les âmes du purgatoire, copie d'après l'œuvre de Sebastiano Ricci, conservée dans l'église Saint-Gervais-Saint-Protais.

n°32 : autrefois chapelle Sainte-Catherine et Sainte-Geneviève, concédée - hors-œuvre en 1490 ? et "de novo restauratam" en 1535 - à Robert de Guetteville, conseiller lai du Roy au Parlement (son meuble héraldique est assez peu courant : le chausse-trape). La chapelle fut ensuite concédée, en 1654, "à noble homme Jean de la Briffe, trésorier général de France à Montpellier". En 1841, "le grand dais processionnel y est déposé, ainsi que le candélabre pascal, en cuivre battu, et qui a près de trois mètres de hauteur"[15]. Chapelle actuelle des Agonisants avec un Jésus au jardin des oliviers, peint en 1824 par Georges Rouget [39], et une Cène, anonyme du XVIIe siècle (dont il existe, curieusement, une copie de 1760 dans une église d'Auvergne)[40].

n°33 : la chapelle fut acquise en 1598 par Jean Habert, conseiller du Roi et trésorier général. Il y aurait été inhumé en 1639, mais son fils abandonna sans doute la chapelle à la confrérie des charpentiers - d'où l'appellation de chapelle Saint-Joseph - pour se reporter, lui-aussi, sur une des chapelles plus grandes, libérée dans le déambulatoire nord (n° 16). Contient une toile du Christ portant sa croix, peint en 1827 par Amable-Paul Coutan.

n°34 : ancienne chapelle Saint-Clair acquise en 1625 par la confrérie des "maîtres vuidangeurs" ("maîtres et compagnons des basses œuvres"). Ailleurs, d'autres confréries (les verriers-bouteillers; les lunetiers; les cureurs de puits; les lanterniers) se plaçaient également sous le patronage de Saint Clair, puisque dans chaque cas, il s'agissait de parvenir à de la ... clarté.

à localiser : Saint François d'Assise, attribué à un anonyme bolonais du milieu du XVIe[41]; La conversion de saint Paul, copie ancienne d'un tableau du Dominiquin de 1620-1625[42].

La chapelle des fonts baptismaux (une cuve en marbre rouge de 1648) est inaccessible, en première travée du premier collatéral sud.

Les orgues[modifier | modifier le code]

P1340810 Paris III eglise St-Nicolas-des-champs orgue rwk.jpg

L'église Saint-Nicolas-des-Champs a été équipée d'orgues dès 1418[43],[44].

Pour le grand orgue, certains éléments de 1571 ont peut-être été conservés, mais l'essentiel du buffet actuel est celui reconstruit en 1632-1636 par Guillaume Noyer, maître-menuisier : saint Nicolas bénissant, deux grands anges musiciens - qui répondent à ceux du retable du maître-autel - , deux aigles, deux splendides atlantes, des guirlandes et lambrequins, des têtes d’ange. L'organier qui fut alors choisi est le célèbre et âgé Crépin Carlier, qui confia les deux ans de garantie à son élève Pierre Thierry, paroissien de Saint-Nicolas et restaurateur de l'orgue du prieuré.

Orgue de chœur de 1845

En 1688, l'orgue tombait en ruine : "outre cela, la poussière et l'ordure a engendré des rats en très grande quantitté qui sont monstrueusement gros qui peuvent ronger les tuyaux comme ils ont fait en plusieurs églises".

De 1772 à 1777, il fut restauré par le célèbre facteur François-Henri Clicquot. À cette occasion, on estima que l'orgue de Saint-Nicolas « était le plus volumineux et le plus étendu que l'on connaisse encore ». Il est remarquable aussi par sa tribune de 1774-1775, "en beau bois de chêne d'Hollande, choisi et d'élite".

De 1927 à 1930, le facteur Victor Gonzalez lui appliqua avec succès les progrès de la technique moderne, mais l'orgue de Saint-Nicolas-des-Champs demeure un des témoins les plus authentiques de l'art de Clicquot avec Saint-Gervais à Paris, Souvigny et la cathédrale de Poitiers[45].

Ce grand orgue s'est tu depuis 2018, en attendant sa restauration[46]

L'orgue de chœur, dit d'accompagnement, est un des tout premiers orgues de chœur parisien de John Abbey, de 1845. Il demeure un des orgues de choeur les plus anciens et les plus intéressants de Paris.

Composition du grand orgue[modifier | modifier le code]

Ce grand orgue dispose de 58 jeux et de cinq claviers manuels.

Positif
56 notes
Montre 8'
Bourdon 8'
1er dessus de Flûte 8'
2d dessus de Flûte 8'
Prestant 4'
Nasard 2' 2/3
Doublette 2'
Tierce 1' 3/5
Cornet V
Plein-jeu III
Dessus de hautbois 8'
Cromorne 8'
Trompette 8'
Clairon 4'
Grand-orgue
56 notes
Montre 16'
Bourdon 16'
Montre 8'
Dessus de Flûte 8'
Bourdon flûte 8'
Gros nasard 5' 1/3
Prestant 4'
Grosse tierce 3' 1/5
Nasard 2' 2/3
Quarte de nasard 2'
Tierce 1' 3/5
Cornet V
Plein-jeu IV
1re Trompette 8'
2e Trompette 8'
Voix humaine 8'
Clairon 4'
Récit
56 notes
Bourdon 8'
Flûte 8'
Dulciane 8'
Voix céleste 8'
Flûte 4'
Flageolet 2'
Plein-jeu V
Cornet IV
Bombarde 16'
Trompette 8'
Hautbois 8'
Clairon 4'
Bombarde
56 notes
Bombarde 16'
Trompette de bombarde 8'
Écho
56 notes
Bourdon 8'
Flûte 8'
Trompette 8'
Pédale
32 notes
Soubasse 16'
Flûte 16'
Bourdon 8'
Flûte 8'
Flûte 4'
Gambe 4'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'
Organistes[modifier | modifier le code]
  • 1568 : Jehan Moreau.
  • 1615-1643 : Pierre Richard (en va-et-vient avec Saint-Jean-en-Grève).
  • 1627-1632 : Didier Mercier.
  • 1633 : Nicolas Métru.
  • 1643 : Emery Monnard.
  • 1647 : Guillaume Courrier.
  • 1650 : Étienne Richard.
  • 1652-1701 : Nicolas Gigault (1625-1707)
  • 1701-1756 : Anne-Joachim Gigault
  • 1770 v. : Claude Balbastre (1724-1799) - Nicolas Séjan (1745-1819)
  • 1773-1783 : Claude-Étienne Luce[47]
  • 1783-1806 : Philippe Antoine Desprez (1713-av.1806). En 1793, il "mit à la disposition des chefs du club maratiste ses talens incontestés pour toucher sur cet instrument les airs chéris de la démagogie et accompagner le chant de la Marseillaise. Sa proposition fut acceptée, et l'orgue fut sauvé"[15].
  • 1806-1808 : Pierre Lecourt
  • 1808-1815 : Eloy Nicolas Miroir
  • 1808-1834 : Jean Nicolas Marrigues
  • 1834-1839 : Louis Braille, inventeur du système d'écriture tactile pour aveugle, fut un de ses organistes titulaires.
  • 1839-1842 : Paul Charreire
  • 1842-1854 : Édouard Batiste
  • 1854-1856 : Xavier Wackenthaler
  • 1857-18.. : Pierre Faubert dit Jules (1828-1912), également maître de chapelle jusqu'en 1893, compositeur et enseignant, 2e second grand prix de Rome de composition musicale en 1857
  • après 1871 : Arnold Lemaître
  • 1892-1892 : Félix Fourdrain
  • 1892-1893 : Charles Quef
  • 1893-1946 : Charles Derepas
  • 1947-1954 : Line Zilgien
  • 1954-1972 : Michel Chapuis
  • 1972-1995 : Jean Boyer
  • depuis 1995: Vincent Genvrin
  • depuis 2005: François Ménissier

Œuvres remarquables[modifier | modifier le code]

Plus de soixante-dix "objets" (tableaux, sculptures, peintures murales, cloches...) ont été classés Monuments historiques, la grande majorité dès 1905, au moment de la Loi de séparation des Églises et de l'État [48]. C'est la COARC - Conservation des œuvres d'art religieuses et civiles de la Ville de Paris qui veille sur eux (par exemple, restauration des peintures murales des chapelles, en 2011, ou bien restauration en cours du portail Renaissance)[49]. S'il fallait n'en citer que quelques-uns, en voici quatre qui ont traversé in situ quatre cents ans de vicissitudes :

  • Le retable de la famille de Vic, peint entre 1617 et 1622 par Frans Pourbus le Jeune (dans la chapelle n°23).
  • Notre-Dame de Pitié, peint par Georges Lallemant, en 1620-1622, pour la chapelle axiale de la Vierge (dans la chapelle n°15).
  • Le seul des maitre-autels à retable monumentaux du XVIIe siècle encore en place dans une église parisienne. Le retable en a été peint par Simon Vouet, en 1628-1629. Il s'élève à 12 m de hauteur, et représente L'Assomption de la Vierge. Il est complété de quatre anges sculptés en stuc par Jacques Sarazin. L'architecte en serait ou Clément Métezeau ou Jacques Lemercier.
  • la peinture murale à la voûte de la chapelle jadis du Saint-Sépulcre, par Michel I Corneille, vers 1645-1650 (dans la chapelle n°21).

Curés[modifier | modifier le code]

La sacristie de Saint-Nicolas des Champs possède une série de dix-neuf portraits de ses curés, de 1632 à 1983. Un projet est en cours[50] de mettre à jour cette collection unique[51].

XIIIe, XIVe et XVe siècles[modifier | modifier le code]

  • en 1221 et en 1243 : Gauthier Valtherius
  • en 1258 : Philippe
  • mort en 1397 : Pierre Mignot.
  • 1397-1418 : Guillaume de Kaer.
  • 1418-1440 : Jean Beaurigout. Pendant un temps, on a pu voir en lui l'auteur du Journal d'un bourgeois de Paris.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • en 1508 : Thomas Warnet. Il adapte un ouvrage de saint Bernard de Sienne, sous le titre La petite diablerie dont lucifer est le chef et les...
  • 1545 : Pierre Ravault, qui permute, l'année suivante, avec Pierre Courchon, curé de l'église Saint-Gilles de Bourg-la-Reine.
  • 1546 : Pierre Courchon, qui était curé de Bourg-la-Reine, permute, le , avec Pierre Ravault[52].
  • 1554 : Jehan Vallet.
  • en 1560, et en 1588 : Jean de Ferrières. Sous son nom, fut publié, en 1586, en 1602, et en 1686, un Thrésor des prières ... qui était en réalité un recueil protestant.
  • 1588- après 1593 : (en 1588 Le Geay fut chassé comme huguenot et remplacé par) François Pigenat, "ung des tonnans prédicateurs de la Ligue".

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • en 1601 : Eloy Maignan.
  • 1605-1632 : Jean Dupont. Au couvent des Madelonnettes, il "offrit un refuge de repentir aux femmes de mauvaise vie".
  • 1632-1645 : Nicolas Malingre.
  • 1645-1653 : abbé Jean Obry. Il permute de charges avec l'abbé Claude Joli, mais s'en repent jusqu'à porter l'affaire en justice.
  • 1653-1664 : abbé Claude Joli, célèbre prédicateur, plus tard évêque et comte d'Agen. Son portrait, dans la sacristie, est une copie d'après le pastel du grand portraitiste Robert Nanteuil [53].
  • 1664-1699 : abbé François de Montmignon.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1699-1731 : abbé Philippe-Michel Bonnet.
  • 1731-1745 : abbé Nicolas Parquet. "Il est bien fait, a de l'esprit, et prêche assez bien", selon son contemporain, l'abbé Drouyn.
  • 1745-1767 : abbé Jacques de L'Ecluse. En fuite pendant neuf ans, suite à la crise des refus de sacrements, il fut obligé de démissionner par le Parlement.
  • 1767-1801 : abbé Jean-Etienne Parent. Remplacé en - par le vicaire constitutionnel et principale figure des "Enragés", Jacques Roux -, arrêté en , libéré en Messidor an III, il rouvre l'église peu après.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1801-1816 : l'abbé Michel Bruant.
  • 1816-1823 : l'abbé Placide-Bruno Valayer, plus tard évêque de Verdun.
  • 1823-1854 : l'abbé Jean-Baptiste Frasey, longtemps doyen des curés de Paris, mourut presque nonagénaire. Un de ses vicaires fut l'abbé Jean-Baptiste-Etienne Pascal, auteur d'une monographie sur l'église et la paroisse, en 1841[15].
  • 1854-1868 : l'abbé Pierre-Germain Laurentie, ancien aumônier des pages du Roi.
  • 1868-1875 : l'abbé Antoine Jourdan[54].
  • 1875-1889 : l'abbé Charles-Clément Rivié. Un de ses vicaires fut l'abbé et chroniqueur mondain Arthur Mugnier.
  • 1889-1899 : l'abbé Joseph-Pierre Tuffou.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1900-1906 : l'abbé Elie-Théodore Celles.
  • 1906-1924 : l'abbé Louis Goffinet.
  • 1924-1945 : l'abbé Elie Garin.
  • 1945-1970 : l'abbé Louis Le Rouzic. Il est l'auteur d'une nouvelle monographie sur Saint-Nicolas-des-Champs, en 1949[55].
  • 1970-1977 : l' abbé Pierre Guilbert.
  • 1977-1983 : Michel Petit.
  • 1983-1992 : Gérard Schmitter.
  • 1992-1998 : Dominique de Chantérac.
  • 1998-2004 : Philippe Christory, évêque de Chartres depuis 2018.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 2004-2007 : Matthieu Dupin de Lacoste
  • 2007-2015 : François Gonon.
  • 2015- : Christophe Aubanelle.

Animation religieuse de la paroisse[modifier | modifier le code]

L'animation de la paroisse est confiée depuis 1992 à la Communauté de l'Emmanuel.

L'église Saint-Nicolas-des-Champs propose une prière pour ceux qui souffrent, aussi appelée la prière pour les malades, chaque jeudi à 18 h 30. De nombreux témoignages de guérisons avérées ont été recueillis [56].

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par les stations de métro Réaumur - Sébastopol et Arts et Métiers. Il l'est également par les (BUS) RATP 38 47 20.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00086111, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Bruno Tabuteau, « Le grand saint Nicolas, patron des léproseries : une histoire d'influences », Cahiers Léopold Delisle,‎ 1997 t. xlvi, fasc. 1-2,, p. 1-18 (ISSN 0399-1415)
  3. Bos, Agnès, Les églises flamboyantes de Paris, XVe-XVIe siècles, Paris, PIcard, , 366 p. (ISBN 2-7084-0702-3), p. 242-247
  4. Lours, Mathieu, « Un problème insoluble : l’entretien des « vitres peintes » dans les églises parisiennes au xviiie siècle »,
  5. « Rapport au Conseil municipal de Paris »,
  6. « Eglise et cimetière (disparu) Saint-Nicolas-des-Champs (Paris) - Tombes Sépultures dans les cimetières et autres lieux », sur www.tombes-sepultures.com (consulté le 12 janvier 2021)
  7. Jean Lebeuf, Hippolyte Cocheris, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, nouvelle édition, vol. 2, A. Durand, (lire en ligne), p. 434-467
  8. a et b Tricentenaire de Pierre Gassendi (1655-1955), Actes du Congrès (Digne, 4-7 août 1955), Paris, Presses Universitaires de France, , 316 p. p. (lire en ligne), "Le testament, l'inventaire après décès, la sépulture et le monument funéraire de Gassendi", par Georges Bailhache, archiviste aux Archives de la Seine, et Marie-Antoinette Fleury, archiviste aux Archives nationales
  9. Ernest Myrand, Frontenac et ses amis, Dussault et Proulx, Québec, 1902.
  10. Samuel Chamberlain (American, 1895-1975), « Twenty Lithographs of Old Paris: Saint Nicolas-des-Champs, Paris »,
  11. Eugène de Margerie, Réminiscences d' un vieux touriste, Ch. Blériot, (lire en ligne)
  12. A. Boquet, « Epigraphie campanaire du IIIe arrondissement », La Cité,‎ , p. 179-198 (lire en ligne)
  13. Delorme, Suzanne, « Un cartésien ami de Gassendi : Henri-Louis Habert de Montmor (*) », Revue d'histoire des sciences,‎ tome 27, n°1, 1974, p. 68-72 (lire en ligne)
  14. « CADRANS SOLAIRES », sur CADRANS SOLAIRES (consulté le 5 février 2021)
  15. a b c d e f g et h abbé Pascal, « Notice sur la paroisse de Saint-Nicolas-des-champs », , p. 33-35
  16. Audiganne, Paris dans sa splendeur sous Napoléon III : monuments, vues, scènes historiques, descriptions et histoire. Volume 1,Partie 1, (lire en ligne), p. 62
  17. Françoise de la Moureyre, « Philippe de Buyster : nouvelles interrogations, nouvelles attributions », sur La Tribune de l'Art, (consulté le 10 janvier 2021)
  18. Hervé Cabezas, « Le décor des baies de Saint-Louis-des-Français à Rome : une alternative au vitrail au XIXe siècle », Mélanges de l'école française de Rome, vol. 103, no 2,‎ , p. 681–706 (DOI 10.3406/mefr.1991.4173, lire en ligne, consulté le 11 janvier 2021)
  19. Sanfaçon, Roland, L'Architecture flamboyante en France, , p.97-99
  20. Frédéric Cousinié, Le saint des saints : Maîtres-autels et retables parisiens du XVIIe siècle, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, , 370 p. (lire en ligne), n° 14 des 54 maitres-autels répertoriés; p.180-182
  21. a b c d e f g h i j k et l Les couleurs du ciel : peintures des églises de Paris au XVIIe siècle : [exposition, Musée Carnavalet, Paris, 4 octobre 2012 - 24 février 2013] / sous la direction de Guillaume Kazerouni, Paris Musées, , 371 p. (ISBN 978-2-7596-0204-9)
  22. a b c d et e sous la direction de Christine Gouzi et Christophe Leribault, Le Baroque des Lumières. Chefs-d’œuvre des églises parisiennes du XVIIIe siècle : [exposition, Paris, Petit Palais, 21 mars - 16 juillet 2017],
  23. Lucien Lambeau, « Rapport présenté par M. Lucien Lambeau sur l'origine des chapelles de l'église Saint-Nicolas-des-Champs, leur décoration artistique, et le badigeonnage qu'elles subirent pendant la Révolution », Commission municipale du Vieux-Paris. Procès-verbaux 1920,‎ 27 novembre 1920 (1923), p. 220-233 (lire en ligne)
  24. « Traitements de couches picturales sur bois », sur Restauration de tableaux Bordeaux Nathalie Legillon, (consulté le 26 janvier 2021)
  25. a et b Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris. Tome 1,Série 3 / recueillies et publ. par M. F. de Guilhermy,... [puis par] R. de Lasteyrie,..., 1873-1883 (lire en ligne), p. 164-168
  26. Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Tome 1 / publiés d'après les manuscrits conservés à l'École impériale des beaux-arts, par MM. L. Dussieux, E. Soulié, Ph. de Chennevières, Paul Mantz, A. de Montaiglon..., (lire en ligne), p. 275
  27. Clément-Simon, Gustave, Le vicomte de Pompadour, lieutenant général du roi en Limousin, et Marie Fabry,..., , 79 p. (lire en ligne)
  28. a et b Varenne, Gaston, « Quentin Varin et les peintures murales de Saint-Nicolas-des-Champs », Réunion des sociétés des beaux-arts des départements,‎ , p. 421-441 (lire en ligne)
  29. Michel Dargaud, « Un tableau retrouvé de Georges Lallemant dans l'église Saint-Nicolas-des-Champs », Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français,‎ (année 1974) 1975, p. 17-20 (ISSN 2711-6735)
  30. Fournier, Edouard, Enigmes des rues de Paris, (lire en ligne), p. 193-208
  31. Séverine Darroussat, « François-Nicolas Delaistre et sa Vierge présentant l'Enfant à Saint-Nicolas-des-Champs à Paris : un rendez-vous manqué avec la gloire », Bulletin Monumental, vol. 162, no 2,‎ , p. 101–116 (DOI 10.3406/bulmo.2004.1602, lire en ligne, consulté le 10 janvier 2021)
  32. Josette Saint-Martin, « La peinture sur lave émaillée des façades des églises parisiennes du xixe siècle : une expérience de réintroduction de la polychromie », Les Cahiers de l’École du Louvre. Recherches en histoire de l’art, histoire des civilisations, archéologie, anthropologie et muséologie, no 13,‎ (ISSN 2262-208X, DOI 10.4000/cel.1820, lire en ligne, consulté le 9 février 2021)
  33. Ryckner, Didier, « Autour de Lorenzo Veneziano. Fragments de polyptyques vénitiens du XIVe siècle : compte-rendu de l'exposition de Tours », sur La Tribune de l'Art,
  34. Barbara Brejon de Lavergnée, « Les Corneille. Entre le père (vers 1603-1664) et le fils (1642-1708) », Nouvelles de l’estampe, no 235,‎ , p. 6–13 (ISSN 0029-4888, DOI 10.4000/estampe.1166, lire en ligne, consulté le 10 janvier 2021)
  35. Dumas, Bertrand., Trésors des églises parisiennes : peintures, sculptures, vitraux, mobilier-- les chefs-d'oeuvre de l'art religieux, Parigramme, (ISBN 2-84096-359-0 et 978-2-84096-359-2, OCLC 61701047, lire en ligne)
  36. Foucart, Jacques, Le siècle de Rubens dans les collections publiques françaises : [exposition, Paris], Grand Palais, 17 novembre 1977-13 mars 1978, , 293 p. (ISBN 2-7118-0077-6)
  37. Anonyme véronais-peintre- Début 16e siècle, Le Baptême du Christ, Institut national d'histoire de l'art (France) (lire en ligne)
  38. Alphonse Monchablon, "Esquisse pour l'église Saint-Nicolas -des-Champs : La Sainte-Famille ", (lire en ligne)
  39. Pougetoux, Alain, Georges Rouget, élève de Louis David,
  40. Rykner, Didier, « La peinture religieuse en Haute-Auvergne : compte-rendu du livre de Pascale Moulier », sur La Tribune de l'Art,
  41. Savignac, Monique de, Les tableaux italiens des églises de Paris XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles. Essai de catalogue. Sous la dir. de Schnapper, Antoine., Mémoire de maîtrise : histoire de l'art,
  42. La Conversion de saint Paul, Institut national d'histoire de l'art (lire en ligne)
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  49. « Un patrimoine protégé, restauré », sur www.paris.fr (consulté le 16 janvier 2021)
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  51. « L’exceptionnelle galerie de portraits des curés de l’église Saint Nicolas des Champs – Association Marais-Louvre » (consulté le 8 février 2021)
  52. Paul Lieutier, Bourg-la-Reine. Essai d'histoire locale, Paris, Librairie Letouzey et Ané, 1914, réédition Le Livre d'histoire, 2003, pp. 238-239 (ISBN 2-84373-320-0).
  53. « Claude Joly, évêque d’Agen », sur www.musee-agen.fr (consulté le 16 janvier 2021)
  54. Archives nationales de France : F/19/2973-F/19/3064 - F/19/2991-F/19/2993 -Cultes. Curés : dossiers personnels, par diocèse (1830-1905)
  55. Le Rouzic, Louis (1901-1983), Saint-Nicolas-des-Champs, , 36 p. (lire en ligne)
  56. Philppe Gibert et François-Xavier du Besset, « Guérisons miraculeuses à Saint-Nicolas-des-Champs », Film de 52 mn,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Dargaud, L'église Saint-Nicolas-des-champs à Paris : étude historique et archéologique, thèse pour obtenir le dipl. d'archiviste paléographe, 1975, 325 p., dactyl. [Thèse conservée aux Archives nationales, et à la B.n.F.]; résumé dans École nationale des chartes, positions des thèses ... , Paris, école des chartes, 1975, p. 59-65.
  • Maurice Dumolin et Georges Outardel, Les églises de France : Paris et la Seine, Paris, 1936, 450 p. Saint-Nicolas-des-Champs : p. 87-93. Version numérisée dans Gallica.
  • abbé Pascal, Notice sur la paroisse de Saint-Nicolas-des-champs, ... Paris, Lagny frères, 1841. 184 p. Version numérisée dans Gallica

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]