Église Saint-Nicolas-des-Champs

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Église Saint-Nicolas-des-Champs
L'église Saint-Nicolas-des-Champs.
L'église Saint-Nicolas-des-Champs.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Style dominant Gothique flamboyant
Protection Logo monument historique Classé MH (1887)
Site web www.asaintnicolas.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 56,09″ nord, 2° 21′ 13,22″ est
Géolocalisation sur la carte : 3e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 3e arrondissement de Paris)
Église Saint-Nicolas-des-Champs
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Nicolas-des-Champs

L'église Saint-Nicolas-des-Champs, de culte catholique, est située rue Saint-Martin dans le 3e arrondissement de Paris. Elle est de style gothique flamboyant.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Historique[modifier | modifier le code]

Un document de 1079 montre qu'une chapelle fut érigée pour la population des environs de Saint-Martin des Champs, qualifiée par Calixte II de « capella Sancti Nicolaï prope monasterium Sancti Martini » dans une bulle de 1119. Louis VI fait au même moment allusion à une poussée du peuplement sur ce territoire en direction de Saint-Denis. Le monastère est un centre d'attraction, les Seigneurs religieux font fleurir le désert marécageux, la ville est à l'âge agricole et les marchands sont nomades. En outre, la célèbre foire du Lendit, avec sa procession des Reliques (entre Saint-Denis et Paris) accentue cette croissance.

La chapelle de Saint-Nicolas ouvre ses portes à toute cette population agglomérée qui ne compte pas plus de 1 000 habitants. Les serviteurs du prieuré surtout la fréquentent, car, si l'on en croit un religieux de ce temps, quelque peu pessimiste, les habitants « sont plus prompts à l'appel du diable qu’à celui de Dieu ; ils s'empressent auprès des chanteurs de geste tandis que si Dieu les appelle aux offices, ils se sauvent… » Dès la fin du XIIe siècle (1184), c’est le prieur de Saint-Martin qui confie la charge pastorale à un prêtre, délégué par lui avec l'autorisation du pape Luce III. Il porte le titre de Presbyter Ecclesiæ Sancti Nicolai car le prieuré est toujours propriétaire de la chapelle, ainsi que l’attestent Innocent II (1142) et Eugène III (1147). Le prêtre délégué voit son territoire s'agrandir. Autour de l'église conventuelle, les serfs de Saint-Martin exploitent pour le compte de l'abbaye les terres circonvoisines. Puis, des « bourgs » s'organisent : le Bourg-l’Abbé, rattaché à l'abbaye de Saint-Magloire ; le Beau-Bourg, dérivé de Saint-Martin-des-Champs… Un maire, agent d'ordre agricole (rue Au Maire, dès 1252) est désigné par le prieur pour diriger au civil ces îlots construits. Aux serfs vont se joindre les « hôtes » qui feront du sol cultivé un sol bâti et les « bourgeois » (ceux du bourg) dont le nombre va gonfler le volume de la population.

L'Ecclesia Sancti Nicolai est à cette époque « extra-muros » au delà de l'enceinte de Philippe Auguste. C'est au XIVe siècle qu’elle devient parisienne, enclose dans les murs élevés par Étienne Marcel en 1383 (la rue Meslay et la rue Sainte-Apolline). À l’abri des hautes murailles et des vingt et une tours du prieuré — dont l’une peut se voir encore au coin de la rue du Vertbois —, elle élève sa modeste parure, romane ou gothique, au milieu des marais, des vignes et des plâtrières, des cultures striées de fossés de drainage, des champs coupés d’étroits sentiers. Ici et là se profilent quelques manoirs, des maisons et des granges. La guerre de Cent Ans sème partout les ruines et les deuils.

À l'aube du XVe siècle, elle sera détruite. Il n'en reste qu'une corniche d'une dizaine de mètres, ornée de feuillages, au-dessus des arcades du collatéral sud actuel. En 1420 est posée la première pierre de la nouvelle église. Commencée parmi ces noires misères en 1420, l'église ne verra son complet achèvement qu'au XVIIIe siècle. La Révolution la désaffecta au profit du culte de l' Hymen ou de la Fidélitéen 1793, puis au culte de la Fertilité. Elle sera rendue au culte en 1802. Elle sera restaurée 1823 à 1828 sous l'actif pastorat de l'abbé Frasey, curé.

Personnalités ayant marqué la paroisse[modifier | modifier le code]

Le jour de la Pentecôte 1623, Louise de Marillac vécut dans cette église une « effusion de l'Esprit ». À la suite de cette expérience spirituelle forte, et avec comme guide spirituel Vincent de Paul, elle décida de fonder la congrégation des filles de la Charité.

Personnalités inhumées dans l'église[modifier | modifier le code]

Chaque année, le , les anciennes tombes sont bénites avant la grand'messe.

Description[modifier | modifier le code]

Extérieur[modifier | modifier le code]

Enchâssée derrière de nombreux immeubles, l'église est peu mise en valeur et n’attire pas l’œil du passant aussi bien de la rue Réaumur que de la rue Turbigo. Sa taille est toutefois importante avec ses 90 m de long, ses 36 m de large et sa tour campanaire qui s'élève à 32 m.

La façade, rue Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Comme à Saint-Étienne-du-Mont, qui date de la même époque, la façade occidentale apparaît oblique par rapport à l'axe de l'église. Ses pignons inégaux, percés d'oculi et reliés entre eux par des arcs-boutants, annoncent les cinq nefs. Trois grandes fenêtres en arc brisé (à gauche) éclairent la chapelle actuelle des Catéchismes, qui a porté pendant plusieurs siècles le vocable de saint Nicolas. Deux fenêtres seulement (à droite) donnent sur les fonts baptismaux et une chapelle autrefois dédiée à saint Joseph. La grande fenêtre du centre est ornée sur l’extrados de crochets en feuilles de chou et surmontée d'un oculus, petite rose à quatre lobes, qu'entoure une frise sculptée au centre du pignon central que flanquent deux pinacles. Une pomme de pin ornée couronne le sommet.

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Le portail (XVe siècle)[modifier | modifier le code]

Une porte à deux vantaux de bois (École française) s'ouvre sur la nef principale. L'encadrement en forme d'arc brisé est coiffé d’une accolade où rampent griffons et feuillages. Sous dais finement sculptés, des statuettes ornent la voussure. Sur les deux contreforts s'appliquent des niches qui abritent des statues : deux anges ; au sommet, saint Pierre et saint Paul ; de droite à gauche : saint Nicolas, patron titulaire de l’église, sainte Cécile, sainte Geneviève et saint Jean-Baptiste. Refaites par Louis Desprez en 1843, elles témoignent de la dévotion des fidèles depuis la fondation de l'église

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La tour campanaire (XVe siècle)[modifier | modifier le code]

À 32 mètres du sol, le clocher carré et sans flèche s'élève derrière le pignon méridional. Sur trois de ses angles, il est muni de contreforts et sur le quatrième, d'une tourelle hexagonale. La terrasse, au sommet, est bordée d'une balustrade. De grandes fenêtres ogivales rappellent la première phase de construction. Au XVIIe siècle, il fut exhaussé, ainsi qu'en témoigne une inscription gravée dans le marbre (actuellement dans la chapelle de Saint Vincent de Paul) : « Le Beuffroi fut restabli et haussé en l'année 1668 ». Il s'agit sans doute du pavillon carré construit sur la terrasse, destiné à deux cloches supplémentaires. Huit cloches donc, disparues pendant la Révolution, appelaient les fidèles aux offices. Parmi les quatre cloches que possède actuellement Saint-Nicolas, l’une d'entre elles, achetée par les paroissiens à un ferrailleur, viendrait de l'église de Varreddes (Seine-et-Marne). Une inscription se lit à l'intérieur de la tour campanaire : « Amendes pour ceux qui tinteront : 5 sols ; qui se balanceront : 5 sols ; qui ivreront : 5 sols. »

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Le portail sud (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Le portail de l'édifice fut achevé en 1587 et se trouve du côté sud sur la rue Cunin-Gridaine. Il a été construit de 1576 à 1586 sur l'inspiration des dessins de l'architecte Philibert Delorme, également connu pour la réalisation d’une partie du palais du Louvre à Paris et du château d’Anet.

Les vantaux sculptés sont l'œuvre de Colo. Pilastres cannelés, chapiteaux d'ordre composite, frise et anges, tenant une palme, ailés et vêtus à la manière de Germain Pilon, forment un ensemble sculptural et architectural de haute qualité. On remarquera la richesse décorative des vantaux : anges agenouillés, torses de femmes, feuillages et arabesques, masques d'anges dans une couronne de roses. Une table de marbre noir présente un texte illisible. Arraché en 1793, le cartouche fut remplacé par l'abbé Frasey qui fit reproduire l’antique inscription en 1835, d'après laquelle prévalait la tradition du palais royal et de l'église de Saint Nicolas « dans les champs au nord de Paris, fondée par le Roi Robert et achevée par Henri III ».

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Intérieur[modifier | modifier le code]

Le porche[modifier | modifier le code]

Franchi le portail du XVe siècle, les yeux sont attirés par le plafond du porche ou tambour, vestibule de l'église. Remarquable travail de menuiserie et de sculpture, il abritait jadis de fréquentes cérémonies, baptêmes, relevailles, bénédictions nuptiales, pénitences canoniques. Les indigents y recevaient l’aumône et les corps y étaient exposés avant la sépulture. Tous ces usages comportaient des prières, que conserve un missel manuscrit du XIVe siècle, aux Archives[Lesquelles ?].

L’édifice[modifier | modifier le code]

Éclairé par 25 hautes fenêtres sans vitraux remarquables — quelques bordures polychromes sont du XVIIe siècle —, l'édifice à cinq nefs nous frappe par son ampleur, démesurée par rapport au millier de fidèles qui la fréquentent. La paroisse de Saint-Nicolas, l’une des douze anciennes premières Cures de Paris, a compté jusqu'à 52 000 habitants. L'église « aux cent colonnes », comme on l'a dénommée, sans transept, a 90 mètres de longueur, 36 mètres de largeur et 20 mètres de hauteur. Les deux constructions juxtaposées du XVe siècle et du XVIe siècle cohabitent sans heurt stylistique.

La construction primitive (1420-1480) comprend les sept premières travées dont les arcades en cintre brisé sont séparées par des piles arrondies, les premiers collatéraux que clôturaient des chapelles, un chœur dont le chevet atteignait l'actuelle table de communion. On remarquera, dans le bas-côté sud, la finesse des guirlandes mutilées qui décorent les piles à faisceaux de colonnettes et l’abaissement des trois premières arcades qui supportent le mur du XIIIe siècle, visible dans les combles, utile pour contrebuter la poussée du clocher.

Au XVIe siècle, le sol bâti empiétant sur le sol cultivé, on décida d'agrandir l'église en élevant un second bas-côté et en reculant les chapelles déjà existantes. Pour la première fois l’anonymat du constructeur fait place à la mention du « maistre maçon tailleur de pierres » : Jean de Froncières. L'œuvre par lui entreprise en 1541 s'étant avérée insuffisante, les marguilliers décidèrent l'agrandissement définitif. Derrière le chevet de l’abside, il y avait un vaste terrain appartenant au prieuré. Les moines en ayant refusé la cession, un arrêt du Parlement (1574) obligea les religieux à accorder 40 mètres de terrain en long et en large. En revanche, Saint-Nicolas offrait au prieuré certains lots sur la rue Saint-Martin et la somme de 7 000 francs. Par étapes successives, la nef est allongée de quatre travées, le double collatéral sud complété, un double bas-côté nord construit avec ses chapelles (1576). La campagne de 1587 voit l'ouverture du portail Renaissance. Enfin, grâce à l’aliénation d'immeubles de la fabrique, on peut à partir de 1613 construire le chœur, les deux dernières travées de la nef, le double déambulatoire et les douze chapelles rayonnantes. Une chapelle centrale surmontée d’une forme de lanterne et coiffée d'un dôme sera édifiée « derrière la coquille ». Ce sont les maçons Jean Touchin, Charles Benoist et Jean Girard qui œuvreront.

Les signes caractéristiques du XVIe siècle, selon le goût du temps, ne peuvent manquer de frapper le visiteur. Le plein cintre a succédé à l'arc brisé ; les arcades sont plus élevées que les précédentes et surmontées de pilastres ioniques ; les colonnes à section ovale sont coiffées de chapiteaux doriques. Par surcroît, ces dernières seront cannelées au XVIIIe siècle. Il n'y a plus que deux clefs pendantes (déambulatoire) et une dans le chœur, toutes les autres ayant été coupées en 1794.

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Le chœur[modifier | modifier le code]

Autrefois fermé par un jubé, le chœur fut clôturé en 1775 par des panneaux percés d'une porte à deux vantaux de fer. On louait cet ouvrage de serrurerie dont le motif était une croix grecque à rayons dorés, emprunté à Boulland. Le chœur, aujourd'hui découvert, frappe par son ampleur et l'alignement de ses 51 stalles. Il y a cent ans, Saint-Nicolas comprenait encore 24 vicaires et 14 employés. Le maître-autel, dont le retable est couronné d'un fronton triangulaire, fut décoré sur commande par Simon Vouet (1590-1649). L'Assomption de Marie en est le thème. Au-dessus du tabernacle dont la porte est finement ciselée, les Apôtres entourent le sarcophage vide. Les uns se penchent étonnés, les autres suivent du regard la Vierge triomphante portée au ciel par des anges. Aux angles, quatre séraphins en matériaux légers, œuvre de Jacques Sarrazin, s'associent au triomphe.

Deux portes latérales, surmontées des tableaux de saint Nicolas et de saint Jean l'Évangéliste, peints par Robin (Jean Baptiste Clément, 1775), censeur et peintre du Roi, donnent accès dans la chapelle dite de la Communion (face postérieure). Derrière le tabernacle en bois sculpté, orné d'une porte de bronze doré et ciselé, représentant le repas d'Emmaüs, deux toiles de Godefroy ont été placées : Saint Charles distribuant la Sainte Communion aux pestiférés de Milan et le Père Éternel (XVIIIe siècle). Au-dessus des portes, se trouvent associés et sculptés dans le marbre les deux titulaires de l'église : saint Nicolas et saint Jean l'Évangéliste.

Les chapelles sud[modifier | modifier le code]

Appropriées jadis à des familles et des personnages célèbres qui les ornaient et y déposaient leurs morts dont certains restes reposent dans le charnier en sous-sol derrière le banc d'œuvre, les chapelles ceinturent l’église et rappellent la dévotion ds paroissiens à l'égard des protecteurs de la paroisse. En commençant par le bas-côté sud se trouvent les chapelles des Morts et des Agonisants avec les tableaux de La Délivrance des Âmes du Purgatoire (don de l'abbé Frasey) et de L’Agonie de Jésus, par Georges Rouget (1824). Sur l'emplacement de la sacristie du XVe siècle, la chapelle Saint-Joseph est ornée d'un retable et d'une statue du saint (bois). Face à l'autel a été placée en 1948 une statue de sainte Rita, religieuse italienne du XIVe siècle, sainte de « l’impossible », sculptée par Pascal Boureille. Dans la chapelle suivante, une toile anciennement attribuée à Antoine Watteau représente Sainte Geneviève gardant ses moutons, œuvre d’Étienne Jeaurat. Après la porte méridionale, la chapelle Saint-Nicolas conserve les reliques du saint évêque de Myre dont un tableau par Brongnart (1821) évoque l’immortelle légende.

Les autres chapelles du bas-côté sud abritent un tableau de sainte Anne par Dassy (1829), un crucifix par Roger Godchaux (1947) (chapelle du Sauveur) ; un retable du XIVe siècle composé de 20 tableaux peints sur bois (Sacré-Cœur) ; La Guérison du lépreux par Saint Martin ; un Saint Vincent de Paul exécuté en 1865 par Léon Bonnat exposé au Salon de 1900 et restitué en 1947 (chapelle de la Sainte Famille).

La chapelle de la Vierge[modifier | modifier le code]

Faiblement éclairée par suite de l'aveuglement de deux fenêtres (1840) cette chapelle fut le siège de la Confrérie de Notre-Dame de la Miséricorde, dont les membres s'engageaient par vœu au service des malades du quartier. Deux tableaux l'ornent : Le Repos en Égypte par Alexandre-François Caminade (1817) et L'Adoration des Bergers par Antoine Coypel, provenant du prieuré voisin. En 1817, pour répondre à une commande de Louis XVIII, Nicolas Delaistre sculpta dans le marbre le groupe de La Vierge et de l'Enfant, dont le poids atteint 2500 kilos et dont les modèles furent d’authentiques paroissiens.

Les chapelles nord[modifier | modifier le code]

Après la sacristie, où l'on peut voir les tableaux des curés de Saint-Nicolas depuis le XVIIe siècle, et plus spécialement celui de Claude Joly, anciennement attribué à Philippe de Champaigne, peint par Robert Nanteuil (1653), un certain nombre d'œuvres artistiques décorent les chapelles, ainsi que quelques voûtes peintes au XVIIe siècle : sainte Cécile dont le chef avait été confié à Saint-Nicolas par le prieuré. Il ne s'agissait pas de l'illustre patricienne de Rome, mais d'une martyre de Cologne, compagne de sainte Ursule.

Une toile en camaïeu de Saint Nicolas apaisant la tempête (chapelle de la Compassion) est l'œuvre de Jean-Baptiste-Marie Pierre (1713-1789). Sous l'Ancien Régime, elle faisait pendant à saint François d'Assise, en camaïeu, à saint Sulpice. Une prose d'Adam de Saint-Victor (XIIe siècle) semble avoir inspiré l'artiste.

Les chapelles conservent aussi un saint Michel de l’un des Van Loo, d'après Guido Reni ; une statue moderne du saint curé d’Ars par Pascal Boureille (1947) ; un triptyque de l'École allemande représentant le Calvaire (XVIe siècle) ; La Montée au Calvaire et La Descente de Croix, d’après Rubens (XVIIe siècle) (chapelle de Saint-Vincent-de-Paul) ; un saint Bruno de Jean-Paul Laurens ; Le Sacre de saint Augustin, par l'évêque de Calames, Megalius, œuvre d'Hilaire Olivet, peintre du roi (XVIIIe siècle) (chapelle Saint-Louis).

Dans la chapelle des Catéchismes, une toile de Noël Hallé, Le Christ bénissant les petits enfants (1775) provenant du collège des Grassins orne un autel de l’époque de Louis XIII.

Les grandes orgues[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas-des-Champs a été équipée d'orgues depuis 1418. L'orgue actuel, peut-être dû à Pierre Thierry, paroissien de Saint-Nicolas et restaurateur de l'orgue du prieuré, était en place en 1652. Il fut restauré en 1776 par le célèbre organier François-Henri Clicquot. À cette occasion, on estima qu'à cette date l'orgue de Saint-Nicolas « était le plus volumineux et le plus étendu que l'on connaisse encore ». Illustré par de merveilleux artistes, il est remarquable par son buffet style Louis XVI, ses sculptures qui représentent saint Nicolas bénissant, des anges musiciens, des guirlandes de feuillages et des masques d’anges. De 1927 à 1930, le facteur Victor Gonzalez lui appliqua avec succès les progrès de la technique moderne. Il dispose de 58 jeux et de cinq claviers manuels.

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Composition[modifier | modifier le code]
Positif
56 notes
Montre 8'
Bourdon 8'
1er dessus de Flûte 8'
2nd dessus de Flûte 8'
Prestant 4'
Nasard 2' 2/3
Doublette 2'
Tierce 1' 3/5
Cornet V
Plein-jeu III
Dessus de hautbois 8'
Cromorne 8'
Trompette 8'
Clairon 4'
Grand-orgue
56 notes
Montre 16'
Bourdon 16'
Montre 8'
Dessus de Flûte 8'
Bourdon flûte 8'
Gros nasard 5' 1/3
Prestant 4'
Grosse tierce 3' 1/5
Nasard 2' 2/3
Quarte de nasard 2'
Tierce 1' 3/5
Cornet V
Plein-jeu IV
1ère Trompette 8'
2ème Trompette 8'
Voix humaine 8'
Clairon 4'
Récit
56 notes
Bourdon 8'
Flûte 8'
Dulciane 8'
Voix céleste 8'
Flûte 4'
Flageolet 2'
Plein-jeu V
Cornet IV
Bombarde 16'
Trompette 8'
Hautbois 8'
Clairon 4'
Bombarde
56 notes
Bombarde 16'
Trompette de bombarde 8'
Écho
56 notes
Bourdon 8'
Flûte 8'
Trompette 8'
Pédale
32 notes
Soubasse 16'
Flûte 16'
Bourdon 8'
Flûte 8'
Flûte 4'
Gambe 4'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'
Organistes[modifier | modifier le code]
  • 1700 : Nicolas Gigault (1625-1707),
  • 1770 v. : Claude Balbastre (1724-1799) - Nicolas Séjan (1745-1819)
  • 1773-1783 : Claude-Étienne Luce[3]
  • 1783-1806 : Philippe Antoine Desprez (1713-av.1806). En 1793, l’organiste Nicolas Desprez réussit à l’arracher à une vente organisée par les révolutionnaires en y interprétant La Marseillaise[4].
  • 1806-1808 : Pierre Lecourt
  • 1808-1815 : Eloy Nicolas Miroir
  • 1808-1834 : Jean Nicolas Marrigues
  • 1834-1839 : Louis Braille, inventeur du système d'écriture tactile pour aveugle, fut un de ses organistes titulaires.
  • 1839-1842 : Paul Charreire
  • 1842-1854 : Édouard Batiste
  • 1854-1856 : Xavier Wackenthaler
  • 1857-18.. : Pierre Faubert dit Jules (1828-1912), également maître de chapelle jusqu'en 1893, compositeur et enseignant, 2e second grand prix de Rome de composition musicale en 1857

après 1871 : Arnold Lemaître

Œuvres remarquables[modifier | modifier le code]

  • L'église conserve un des seuls retables monumentaux du XVIIe siècle encore en place dans une église parisienne, peint par Simon Vouet, il s'élève à 12 m de hauteur au-dessus du maître-autel et représente L'Assomption de la Vierge.
  • Frans Pourbus le Jeune, La Madone de Vic, 1617, dans la chapelle de la Vierge.
  • Quentin Varin, L'Annonce de la Nativité du Christ, vers 1623-1624.

Curés[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Animation religieuse de la paroisse[modifier | modifier le code]

L'animation de la paroisse est confiée depuis 1992 à la Communauté de l'Emmanuel.

L'église Saint-Nicolas-des-Champs propose une prière pour ceux qui souffrent, aussi appelée la prière pour les malades, chaque jeudi à 18 h 30. De nombreux témoignages de guérisons avérées ont été recueillis[réf. nécessaire].

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par les stations de métro Réaumur - Sébastopol et Arts et Métiers. Il l'est également par les (BUS) RATP 38 47 20.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00086111, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Ernest Myrand, Frontenac et ses amis, Dussault et Proulx, Québec, 1902.
  3. https://www.musiqueorguequebec.ca/orgues/france/snicolascp.html
  4. [1] Une famille d'organistes parisiens les Desprez
  5. Paul Lieutier, Bourg-la-Reine. Essai d'histoire locale, Paris, Librairie Letouzey et Ané, 1914, réédition Le Livre d'histoire, 2003, pp. 238-239 (ISBN 2-84373-320-0).
  6. Archives nationales de France : F/19/2973-F/19/3064 - F/19/2991-F/19/2993 -Cultes. Curés : dossiers personnels, par diocèse (1830-1905)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Nombreuses guérisons miraculeuses à Paris. Église Saint-Nicolas-des-Champs, réalisé par Philippe Gibert et François-Xavier du Besset, 60 minutes, Media Investigation, 2013.
  • Guérisons miraculeuses à Saint-Nicolas-des-Champs, réalisé par Philppe Gibert et François-Xavier du Besset, 52 minutes, produit par François-Xavier du Besset, 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]