Charles Müller (peintre)

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Charles Müller
Personnalités des arts et des lettres - Charles Müller.jpg
Naissance
Décès
Nom de naissance
Charles-Louis Müller
Pseudonyme
Muller de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Distinctions
Membre de l'Académie des beaux-arts
Officier de la Légion d'honneur

Charles-Louis Lucien Müller, né à Paris le et mort le dans le 8e arrondissement de Paris[1], est un peintre français.

Biographie[2][modifier | modifier le code]

Élève de deux maîtres réputés de la peinture néoclassique et préromantique, Antoine-Jean Gros et Léon Cogniet, il s'impose comme un talent polyvalent, à la fois peintre d'histoire, peintre de genre, portraitiste et décorateur. Présenté au Salon dès 1834, il y expose jusqu'à sa mort et y est récompensé à plusieurs reprises, obtenant une médaille de 3e classe au Salon de 1838, une de 2e classe à celui de 1846, et deux de 1e classe en 1848 puis et 1855.

Il bénéficie aussi d'une forte reconnaissance institutionnelle. Il est nommé inspecteur des travaux d'art à la Manufacture des Gobelins. Élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1864, Charles Müller siège comme membre des comités d'admission pour l'Exposition universelle de 1878 à Paris. Décoré de la Légion d'honneur en 1849, il est élevé au rang d'officier du même ordre en 1859.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (56e division)[3].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Pinel fait enlever les fers aux aliénés de Bicêtre, hall de réception de l'Académie nationale de médecine, rue Bonaparte à Paris.

Peintre académique de qualité, il a travaillé avec l'architecte Hector Lefuel lors de la création du Nouveau-Louvre (1854-1857) pour Napoléon III. Il a notamment décoré le plafond du salon Denon[4], ainsi que la salle des États[5], dont le décor a été détruit par un incendie.

Salon Denon[modifier | modifier le code]

La décoration de cette salle a été réalisée de 1863 à 1866. Elle est dédiée au mécénat artistique des souverains français Saint Louis, François Ier, Louis XIV et Napoléon Ier. Une composition centrale représente Napoléon III écrivant, symbolisant la France.

Chaque règne est dépeint dans un compartiment semi-circulaire surmontant deux figures féminines représentant chacune une allégorie relative aux qualités des périodes de l'art des règnes représentés, symbolisant L'Observation, L'Étude, La Naïveté, La Fantaisie, La Pensée, L'Inspiration, Le Goût et L'Invention.

Ses méthodes de travail[modifier | modifier le code]

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Charles Müller accorde une grande attention aux visages et aux expressions de ses personnages. Ainsi, il commence toujours par faire des études poussées (dessins ou peintures) des parties expressives du corps (visage, mains, positions) avant de se préoccuper des vêtements et du décor.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Une vingtaine de dessins ou peintures préparatoires à la décoration du plafond de la salle Denon sont conservés au département des Arts Graphiques du musée du Louvre.
  • L'appel des dernières victimes de la Terreur dans la prison de Saint-Lazare, 9 thermidor (1794), Musée de la Révolution française
  • Le Martyre de saint Barthélémy, 1838, église Saint-Sébastien et Saint-Louis de Héry (Yonne)[6]

L’entrée du Christ à Jérusalem , église Notre-Dame du Marthuret ,Riom ,Puy-de-Dôme

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, État-civil numérisé du VIIIe arrondissement de Paris, V2E 6154, registre des décès de l'année 1892, acte no 107 du 11 janvier 1892, vue 15 de la numérisation.
  2. Annuaire publié par la Gazette des beaux-arts, année 1870, p.49.
  3. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 259
  4. Toujours en place.
  5. Où est actuellement conservée la Joconde.
  6. Le Martyre de saint Barthélémy, fiche sur culture.gouv.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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