Adolphe Déchenaud

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Adolphe Déchenaud
Adolphe Déchenaud.jpg

Déchenaud photographié pour la 3e collection Félix Potin.

Naissance
Décès
Nationalité
Drapeau : France française
Activité
Formation
Maître
Élève
Distinctions
Œuvres réputées
Judith montre la tête d'Holopherne aux habitants de Béthanie, 1894 - Les noces d'or, 1909.

Adolphe Déchenaud (né le à Saint-Ambreuil - mort à Neuilly-sur-Seine) est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Joseph Deschenaud restaurateur à Paris au 9 rue de la Monnaie et de Jeanne Michel, Déchenaud naît chez ses grands-parents maternels à Saint-Ambreuil le 28 juin 1868[3] et y reste jusqu'à ses deux ans après quoi sa mère le ramène à Paris[4]. De 1879 à 1882, Déchenaud est pensionnaire de l'institution Daix-Borgne de Neuilly[5] puis son père le fait inscrire en 1883 à l'âge de quinze ans à l'Académie Julian où il suit les cours des peintres Jules Joseph Lefebvre, Gustave Boulanger et Jean-Joseph Benjamin-Constant[6]. En 1885, on lui autorise l'accès aux concours de l'École des beaux-arts. Après une interruption d'un an en 1886 pour effectuer une année de volontariat au 13e régiment d'infanterie de Nevers, il poursuit son apprentissage à l'Académie Julian[7].

Second Grand Prix de Rome en 1891 avec le tableau Philémon et Baucis, Déchenaud est lauréat du Premier Grand Prix en 1894 avec Judith montre la tête d'Holopherne aux habitants de Béthanie. La même année, il intègre la Villa Médicis. Il y reste jusqu'en 1898[8] et se lie d'amitié avec divers artistes comme le peintre André Devambez ou le sculpteur François Sicard et l'architecte Emmanuel Pontremoli dont il exécute les portraits. De retour à Paris en 1898, Déchenaud expose au salon de 1899 où il reçoit une mention honorable. L'année suivante, son envoi lui vaut une médaille d'argent et en 1901, on lui décerne une nouvelle médaille pour un portrait de son père[9]. Le 7 juillet 1912, il se marie à Paris avec Marie Louise Rosine Garcin rencontrée en 1910.

À l'occasion du salon de 1913, la toile Dans l'atelier lui vaut une médaille d'honneur[10]. Il n'est pas mobilisé en 1914, année où il peint Le comité des forges, tableau regroupant les vingt-cinq industriels français les plus puissants de l'époque. Au sortir de la guerre, après avoir été fait chevalier de la Légion d'honneur en 1908, Déchenaud devient membre de l'Institut en 1918 succédant à Louis Collin au fauteuil 11 de l'Académie des beaux-arts. Lorsqu'il meurt en 1926, il revient à son successeur le peintre Lucien Simon, de faire son éloge funèbre. Déchenaud avait fait du village de Nanton (Saône-et-Loire) sa patrie d'élection depuis 1904[11], il y repose sous un mausolée. Il y venait fréquemment et les villageois furent ses modèles pour des tableaux comme Les Noces d'or, Les Vendangeurs.

Œuvre[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Karel, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord : peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, photographes, et orfèvres, Presses Université Laval, (ISBN 9782763772356)
  • Académie royale de peinture et de sculpture, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, dessins, modèles, Veuve Hérissant,
  • Académie royale de peinture et de sculpture, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants exposés au Grand palais des Champs-Élysées,
  • Musée des beaux-arts de Tours, Peintures du XIXe siècle, 1800-1914: catalogue raisonné, Le Musée, (ISBN 2903331138)
  • Nelly Rieti et Elisabeth Chaussin, Musée municipal de Tonnerre, Portraits à Tonnerre, Éditions GEDA, (ISBN 978-2-910396-72-5)
  • Georges Lecomte, « Adolphe Déchenaud », La Revue de l'art ancien et moderne, vol. 42,‎ , p. 249-264 (lire en ligne)
  • Louis Collin, Notice sur la vie et les œuvres de M. Adolphe Déchenaud lue dans la séance du samedi 17 décembre 1927,