Ernest Laurent

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Ernest Laurent
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Autoportrait d'Ernest Laurent
(avec mention « Bièvres, 1923 », source Artprice).
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BièvresVoir et modifier les données sur Wikidata
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Ernest Joseph Laurent, né à Gentilly (Seine) le et mort à Bièvres (Seine-et-Oise) le est un peintre et lithographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève d'Henri Lehmann à l'École des beaux-arts de Paris, Ernest Laurent subit l'influence des impressionnistes et se lie d'amitié avec Georges Seurat, Edmond Aman-Jean et Henri Le Sidaner[1]. En 1885, son Annonciation, exposée au Salon, est achetée par l'État, ce qui lui permet de faire un voyage en Italie. De Rome, il se rend à Assise, où il a une expérience mystique profonde qui influencera durablement son art.

En 1889, il obtient le prix de Rome avec Le Christ et le Paralytique. À partir de 1896, il peint essentiellement des portraits féminins, qui compteront parmi ses thèmes préférés. En 1900, lors d'une exposition particulière chez Durand-Ruel, il reçoit une commande de quatre panneaux pour la Sorbonne à Paris.

Le 31 octobre 1912, Ernest Laurent est nommé officier de la Légion d'honneur après avoir été fait chevalier en 1903. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1919. Il est ensuite nommé professeur à l'École des beaux-arts de 1919 à 1929, et membre du Conseil des musées nationaux. En 1923, il partage chez Georges Petit une exposition avec Le Sidaner et Henri Martin.

Héritier de la technique impressionniste, tenté par le symbolisme dans ce qu'il a de plus intimiste[1], Ernest Laurent a accordé une attention particulière à la femme, dont il associe la fragilité aux fleurs et aux mystères de la vie intérieure. Il met une poésie intime dans l'atmosphère dont il entoure ses modèles dans leur vie quotidienne, au salon, au jardin. La profonde dévotion religieuse qui est la sienne parcourt la plupart de ses œuvres. Cet aspect de sa vie ira à l'encontre du matérialisme d'un Seurat dont il se détachera progressivement.

Laurent a produit de remarquables lithographies, qui prennent un aspect fondu, et qui furent publiées entre autres dans L'Estampe moderne (1897), la Gazette des beaux-arts (1901), et L'Art et les Artistes (1906)[1].

Tombe de l'artiste, Paris, cimetière du Père-Lachaise.

Ernest Laurent est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (20e division).

Collections publiques[modifier | modifier le code]

États-Unis
France
Japon

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Laurent, Ernest », in: Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France 1830-1950, AMG-Flammarion, 1985, p. 183.
  2. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p..
  3. Liste des membres de l'Association La Fresque au 8 juin 1933, Archives de Paris, VR 594.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit.
  • Brigitte Bouret, Fenêtre sur… : des post-impressionnistes aux contemporains, le thème de la fenêtre dans la peinture français du XXe siècle : Roanne, Musée des beaux-arts et d'archéologie J. Dechelette, 9 mars-17 juin 2002, catalogue de l'exposition, Roanne, musée Joseph-Déchelette, ville de Roanne, 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]