Aimé Morot

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Aimé Morot
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Émile Friant, Portrait d'Aimé Morot (1905).
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DinardVoir et modifier les données sur Wikidata
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Portrait d'Ernest Hébert (d), Rezonville, 16 août 1870, la charge des cuirassiers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Aimé Nicolas Morot né le à Nancy et mort le à Dinard est un peintre et sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aimé Morot étudie à l'école de dessin et de peinture de Nancy sous l'enseignement de Claude-Émile Thiéry et Charles Sellier[1],[2] avant de devenir, sur concours, l'élève du peintre Alexandre Cabanel à l'école des beaux-arts de Paris le 31 mai 1869[3].

Il concourt quatre fois, sans succès, pour le prix de Rome, avant de l'emporter en 1873 avec La Captivité des Juifs à Babylone[2]. En épousant Suzanne Gérôme, il devient le gendre du peintre Jean-Léon Gérôme ; il est l'ami du peintre et sculpteur Édouard Paul Mérite. Il expose au Salon des artistes français de 1880 à 1912, où il obtient une médaille d'honneur lors de sa première participation pour Le Bon Samaritain[2].

Marie Bashkirtseff note son admiration pour Le Bon Samaritain dans son journal, en 1880 : « Je me suis assise en face du Morot avec une lorgnette et je l'ai étudié. C'est le tableau qui me fait le plus complètement plaisir depuis que j'existe. Rien n'accroche, tout est simple, vrai, bien ; tout est fait d'après nature et ne rappelle en rien les affreuses beautés académiques et convenues. C'est adorable à regarder ; la tête de l'âne est bien, le paysage, le manteau, les ongles des pieds. C'est heureux, c'est juste, c'est bien ».[réf. nécessaire]

Il réalise des décors pour les édifices publics, tels que La Danse pour le plafond du salon d'honneur de l'hôtel de ville de Nancy, et La Danse à travers les âges pour le plafond de la salle des fêtes de celui de Paris[2].

En tant qu'académicien et professeur à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts[4], exposant fréquemment au Salon des Artistes Français à Paris et membre du jury de peinture, Aimé Morot était une personne influente dans le centre d'art moderne de Paris, faisant partie des dix-huit membres les plus influents de l'Institut[5]. et étant inclus dans le tableau de Jules Grün, Un vendredi au Salon des artistes français (1911)[6].

Martyre de Jésus de Nazareth, 1883[1]. Musée des Beaux-Arts de Nancy, France.

Il termine sa carrière au grade de commandeur de la Légion d'honneur, nommé le 16 mai 1910[7]. En 1910, M. Morot fait construire une deuxième maison en dehors de Paris, la maison dite « Ker Arlette »[8], à Dinard, dans le nord-est de la Bretagne. Il y a vécu jusqu'à sa mort, le 12 août 1913[9], après une longue maladie[10],[4]. Son masque mortuaire a été coulé en bronze selon la méthode de la cire perdue par Fonderie Valsuani, avec lequel il avait collaboré pour le moulage de bronzes (par ex. Baigneuse debout, Torse de femme). Les nécrologies ont été publiées dans l'édition du 13 août 1913 de Gil Blas[11], l'édition du 16 août 1913 de L'Illustration[10] et l'édition du 24 août de L'Immeuble & la Construction dans l'Est[12]. Il est enterré avec son épouse dans la sépulture familiale de son beau-père Jean Léon Gérôme au cimetière de Montmartre.

Sépulture familiale de Jean Léon Gérôme et Aimé Morot - Cimetière de Montmartre

Distinctions[modifier | modifier le code]

Aimé Morot est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur par décret du , promu officier par décret du et promu commandeur par décret du [13].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Femmes lisant et panthère dans un paysage, 1869. Huile sur toile, 0.65 x 0.54 m.
  • Jésus parmi les Docteurs, 1871. Huile sur toile, 0.32 x 0.47 m. Travail des élèves à l'académie : Esquisse pour le grand prix de peinture[14].
  • Daphnis et Chloé. Exposée au Salon de Paris en 1873[16].
  • Portrait de J.S. Guilloire, contrôleur en chef de la Comédie-Française, 1874. Huile sur panneau, 0.272 x 0.22 m. Musée Carnavalet, Paris[17], France.
  • Médée, 1876. Huile sur toile, 0.232 x 0.160 m. Exposée au Salon de Paris en 1877. Musée Barrois[18], Bar-le-Duc, France.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Commandé par le conseil d'administration de la Banque de Paris et des Pays-Bas pour être placé dans la salle de ses délibérations.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Aimé Nicolas Morot and Charles Moreau-Vauthier, 1906. L'oeuvre de Aimé Morot: membre de l'Académie des Beaux-Arts. Librairie Hachette et Cie., Paris. 7 p., 60 gravures, in folio.
  2. a b c et d 20 ans! Dans les coulisses du Museé des Beaux-Arts de Nancy., Snoeck Ducaju & Zoon, (ISBN 9789461615268 et 9461615264, OCLC 1089218055, lire en ligne).
  3. Fiche élève, base Cat'zArts, ENSBA.
  4. a et b E. Benezit, 1976. Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. Volume 7, p. 553. Librairie Gründ. Paris, France. (ISBN 9782700001495).
  5. Bureau du Livre d'Or des Peintres, 1906. Le livre d'Or des Peintres Exposants 1903-1905. 3e édition, Paris, 653 p.
  6. (en) F. Brauer, 2013. Rivals and Conspirators. The Paris Salons and the Modern Art Centre. Cambridge Scholars Publishing, Newcastle upon Tyne, UK.
  7. « Cote LH/1942/70 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  8. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA35000351
  9. Le Maire, 1913. Extrait du registre des actes de décès de la Commune de Dinard-Saint-Enogat
  10. a et b Anonymous (1913). Le Peintre Aimé Morot. Documents et Informations, L'Illustration, 3677.
  11. L. Vauxcelles, 1913. Les Arts, Aimé Morot. Gil Blas, n° 13323
  12. Anonymous, 24 August 1913. La Famille Morot. L'Immeuble et la Construction dans l'Est, p. 325
  13. « Le dossier de Légion d'honneur d'Aimé Morot », sur La base de données Léonore des archives nationales (consulté le ).
  14. Cat'zArts register - Beaux-arts de Paris, l'école nationale supérieure.
  15. Joconde. Portail des collections des musées de France
  16. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivant, exposé au Palais de Champs-Élysées le 5 May 1873 (1873). Imprimerie Nationale, Paris.
  17. a et b http://www.carnavalet.paris.fr
  18. « Quelques oeuvres du Musée barrois - Musée barrois »
  19. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
  20. « Gérôme exécutant les Gladiateurs, Monument à Gérôme », notice no 000SC013990, base Joconde, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]