Gustave Boulanger

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Gustave Boulanger
Boulanger2.jpg
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gustave Rodolphe Clarence BoulangerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Maîtres
Paul Delaroche (à partir de ), Pierre-Jules Jollivet (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Élèves
Mouvement
Distinction
Œuvres réputées

Gustave Boulanger[1], né le à Paris, mort le à Paris, est un peintre orientaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Boulanger a des parents d’origine créole. Il devient orphelin en 1838. Il est admis en 1846 à l’École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Pierre-Jules Jollivet et de Paul Delaroche[2].

Il remporte le prix de Rome de 1849 avec Ulysse reconnu par Euryclée. Il devient membre de l’Académie des beaux-arts en 1882 et enseigne à l’École nationale supérieure des beaux-arts de 1885 à 1888, et à l’Académie Julian[3].

Il réalise de nombreuses commandes de l’État pour des décorations, dont le foyer de la danse de l’Opérade Paris, une partie du décor de l’Opéra de Monte-Carlo et de celui de la mairie du 13e arrondissement de Paris. Grâce à ces travaux il va devenir un des grands amis de Charles Garnier et il sera souvent son invité à la Villa Garnier à Bordighera en Italie. Mari de Mme Nathalie, de la Comédie-Française, il a fait don du portrait de sa femme peint par lui en 1867 à ce théâtre[4].

Il a eu pour élèves, entre autres : Jules Benoit-Lévy, Maurice Bompard, Louis-Robert Carrier-Belleuse, Thomas Wilmer Dewing, Henri-Lucien Doucet, à l’École des beaux-arts de Paris, Jacques Drogue à l’Académie Julian, Maximilienne Guyon, François-Maurice Lard, à l’École des beaux-arts de Paris, Théophile Poilpot, Magdeleine Real del Sarte, Georges Rochegrosse, Francis Tattegrain, Henry Tenré, Louis Valtat, de 1886 à 1888 à l’Académie Julian, Jules Bocquet (1840-1931)[5], Henry Coeylas[6], Charles Devevey, élève à l’Académie Julian de 1881 à 1885, Henry Grosjean (1864-1948), René Lackerbauer (1861-1934), Léon Richet.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La mort de Cyrus (esquisse), 1844, 32,5 × 40,5 cm, Paris, école nationale supérieure des beaux-arts.
  • La Maladie d’Alexandre, 1846, localisation actuelle inconnue.
  • La Mort de Vitellius, 1847, localisation actuelle inconnue.
  • Parc de la villa Borghèse à Rome, vers 1847, 36 × 46 cm, La Tronche, musée Hébert.
  • Saint Pierre chez Marie, 1848, localisation actuelle inconnue.
  • Ulysse reconnu par Euryclée (esquisse), 1849, 27 × 22 cm, Dijon, musée national Magnin.
  • Ulysse reconnu par Euryclée, 1849, 147 × 114 cm, Paris, école nationale supérieure des beaux-arts.
  • Portrait de Monsieur Sinclair-Desbrosses, 1849, 46 cm de diamètre, Versailles, musée Lambinet.
  • Acis et Galatée, 1848, 188 × 227 cm, Narbonne, musée d’art et d’histoire.
  • L’Automne, 1850, Cleveland, Museum of Art.
  • Phryné, 1850, Amsterdam, Van Gogh Museum.
  • Deux Maures, vers 1850, 22,7 x 12,9 cm, Baltimore, Museum of Art.
  • Portrait de l’architecte Félix Thomas, 1851, Rome, Académie de France à Rome, Villa Médicis.
  • Le repas des Dieux
    (d’après Raphaël), 1853, 334 × 764 cm, Rennes, musée des Beaux-Arts.
  • Portrait de Charles Garnier, 1854, Rome, Académie de France à Rome, Villa Médicis.
  • Tête d’Italienne, 1854, 35,7 x 29,3 cm, Valenciennes, musée des Beaux-Arts.
  • César arrive au Rubicon (esquisse), 1854, Amiens, musée de Picardie.
  • César arrive au Rubicon, 1854, 312 × 300 cm, Amiens, musée de Picardie.
  • Portrait de l’architecte Denis Lebouteux, 1855, Rome, Académie de France à Rome, Villa Médicis.
  • Répétition théâtrale dans la maison d’un poète romain, 1855, 48 × 76 cm, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage.
  • Répétition du "Joueur de flûte" et de "La femme de Diomède" chez le prince Napoléon (esquisse), 1860, 24 × 32 cm, Paris, collections de la Comédie Française.
  • Répétition du "Joueur de flûte" et de "La femme de Diomède" chez le prince Napoléon, 1861, 83 × 130 cm, Paris, musée d’Orsay.
  • La Danse champêtre (esquisse), Paris, Bibliothèque nationale de France.
  • La Danse bacchique (esquisse), Paris, Bibliothèque nationale de France.
  • La Danse amoureuse (esquisse), Paris, Bibliothèque nationale de France.
  • Les Danses champêtre, bacchique, amoureuse et guerrière (esquisses), Paris, Bibliothèque nationale de France.
  • Portrait de Zaïre-Nathalie Martel, dite Mademoiselle Nathalie, 1867, 108 × 82 cm, Paris, collections de la Comédie Française.
  • Le Bain ; Après le bain, 1867, 51 × 89 cm, Angers, musée des Beaux-Arts.
  • El Hiasseub, conteur arabe, 1868, 56 x 78,5 cm, Collection particulière.
  • Sarrebruck après la bataille, vers 1870, 49 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
  • L’Assaut du cimetière par les troupes régulières, mai 1871, 1871, 49 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
  • Épisode de la Commune, place de la Concorde, 1871, 49 x 64,5 cm, Paris, musée Carnavalet.
  • L’Hôtel de Ville incendié, assailli par les troupes de Versailles, 1871, 50,5 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
  • La Rotonde de la Villette cernée par les troupes versaillaises, 1871, 50 × 65 cm, Paris, musée Carnavalet.
  • La tour Saint-Jacques reprise par les troupes versaillaises, 1871, 50 x 64,5 cm, Paris, musée Carnavalet.
  • Saint Sébastien et l’empereur Maximilien Hercule, 1877, 365 × 270 cm, Marseille, musée des Beaux-Arts.
  • Vertus civiques, mariage, départ à la guerre, vie antique, l’étude, la famille, forge (esquisses), 1878, 89 × 97 cm, Esquisses pour la Salle des mariages de la mairie du xiiie arrondissement de Paris., Paris, musée du Petit-Palais.
  • Le Mariage, 1877, Paris, mairie du xiiie arrondissement.
  • L’Étude, 1877, Paris, mairie du xiiie arrondissement.
  • La Patrie, 1877, Paris, mairie du xiiie arrondissement.
  • Vir esto, 1877, Paris, mairie du xiiie arrondissement.
  • Uxor esto, 1877, Paris, mairie du xiiie arrondissement.
  • Le Marché aux esclaves, v. 1882, coll. privée.
  • Porteur d’eau juif, souvenir du vieil Alger, 1884, 75 × 50 cm, localisation actuelle inconnue, autrefois à Quimper, musée des Beaux-Arts.
  • Portrait de Madame Lambinet, née Nathalie Sinclair, 1887, 150 × 90 cm, Versailles, musée Lambinet.
  • La jeune fille aux fleurs, 1888, 140 × 82 cm, Collection particulière.
  • Portrait de Charles Garnier, Paris, Bibliothèque nationale de France.
  • Sirène, 27,6 x 15,7 cm, Baltimore, Museum of Art.
  • Le Mamillare, œuvre exposée au Salon des beaux-arts de 1867, musée des beaux-arts d'Angers.
  • Décoration de l'Opéra Garnier à Paris

Publications[modifier | modifier le code]

  • À nos Élèves, vers 1882, discours, sans date, ni lieu et nom d'éditeur, imprimerie A. Lahure à Paris, plaquette In-12, 23. p.
  • Octave Mirbeau, « La tristesse de monsieur Boulanger », dans La France, le 13 avril 1885, Combats esthétiques, t.I, p. 150-153.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Gustave Rodolphe Clarence Boulanger.
  2. Lynne Thornton, Les Orientalistes: peintres voyageurs, www.acr-edition.com, 1993, p. 34.
  3. Lynne Thornton, op. cit., p. 35.
  4. Eugène Véron et Paul Leroi, « Courrier de l’art », Courrier de l’art, vol. 8,‎ , p. 312 (lire en ligne)
  5. Catalogue de la 27e Exposition d’Amiens en 1885, p. 12.
  6. Catalogue de la 27e Exposition de 1885 à Amiens, p. 23.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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