Ernest Hébert

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Ernest Hébert
Ernest Hébert autoportrait.jpg

Autoportrait (1834), La Tronche, musée Hébert.

Naissance
Décès
(à 91 ans)
La Tronche
Nom de naissance
Antoine-Auguste-Ernest Hébert
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
Élève
Influencé par
Distinctions

Ernest Hébert[1], né à Grenoble le et mort à La Tronche (Isère) le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ophélie (1876), Paris, musée Hébert[2].

Dauphinois d'origine, cousin de Stendhal, Ernest Hébert se forme seul à la peinture, recevant les conseils de Benjamin Rolland, de David d'Angers et de Paul Delaroche. En 1839, il obtient un grand succès au Salon avec Le Tasse en prison. Il entre à l'École des beaux-arts de Paris et il reçoit le prix de Rome en peinture, à la suite de quoi il s'installe à Rome. Il peint essentiellement la campagne romaine avec beaucoup de luminosité. À son retour en France, il devient un peintre renommé du Second Empire. Peintre brillant, il exécute de nombreux portraits et bâtît une grande partie de son œuvre en puisant dans les souvenirs de ses séjours italiens par des tableaux proches du symbolisme[3].

Il est pensionnaire de la Villa Médicis de 1840 à 1844, puis directeur de l'Académie de France à Rome de 1867 à 1873 et de 1885 à 1891. Il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris de 1882 à 1885. Proche de la famille du général Léon de Beylié, il peint son portrait en 1898[4]. Il fut un familier de la Princesse MATHILDE (correspondance 1863-1904).

Il meurt le , dans sa maison de La Tronche, qui est devenue le musée Hébert, et repose dans le parc de la maison[5].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Paris, musée d'Orsay
  • Ernest Hébert conçoit le dessin de la mosaïque du cul-de-four du Panthéon de Paris, représentant Le Christ montrant à l'ange de la France les destinées de la patrie. (ANGELVM GALLIÆ CVSTODEM CHRISTVS PATRIÆ FATA DOCET), mosaïque réalisée de 1875 à 1884, par l'atelier de mosaïstes parisiens Guilbert-Martin :
    • À sa droite l'ange, debout, portant une épée puis, à genoux, la Ville de Paris portant le Scilicet ;
    • À sa gauche, Sainte Geneviève debout et, à genoux, Jeanne d'Arc tenant un drapeau. Cette représentation illustre les débats qui pouvaient agiter les débuts de la Troisième république entre laïcs et catholiques
    • Sur les cinq personnages représentés, quatre ont une auréole, dont celui représentant la ville de Paris ; Jeanne d'Arc, en revanche, n'en porte pas. Elle ne sera canonisée par l'Église catholique qu'en 1920.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Laurence Hualt-Nesme (dir.), Ernest Hébert, Entre romantisme et symbolisme, 1817-1908, Musée Hébert La Tronche-Isère (ISBN 2-905375-53-1)
  • Maurice Wantellet, Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, Grenoble, édité par l'auteur, , 269 p.
  • Isabelle Julia et Ernest Hébert, Le peintre et la princesse, correspondance entre la princesse Mathilde Bonaparte et le peintre Ernest Hébert, Editions de la Réunion des Musées Nationaux, (ISBN 978-2-7118-4747-1)
  • René Patris D'Uckermann et Ernest Hébert, Ernest Hébert 1817-1908, Editions de la Réunion des Musées Nationaux, (ISBN 978-2-7118-0224-1)

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Benjamin Rolland, Portrait d'Ernest Hébert adolescent, huile sur toile, H : 64 × L : 54 cm, signé et daté en bas à droite : « Rolland 1834, gage d'amitié à son élève Ernest Hébert », La Tronche, musée Hébert
  • Autoportrait, 1834, La Tronche, musée Hébert

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Antoine-Auguste-Ernest Hébert.
  2. Article analytique de l'œuvre sur le site histoire-image.org
  3. Laurence Hualt-Nesme, Ernest Hébert, Entre romantisme et symbolisme, 1817-1908
  4. Le Souvenir français en Chine.
  5. a et b Site culture du Conseil général de l'Isère
  6. [PDF] « Hôtel Païva - La fille aux joncs, en page 24 », sur habadisdonc.1cd2.com (consulté le 9 novembre 2015).
  7. Musée d'Orsay, « Ernest Hébert - La fille aux joncs (1871) », sur www.musee-orsay.fr (consulté le 10 novembre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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